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inspection de ces camps de travail

  • STOP aux prélèvements d'organes forcés en Chine

    David Kilgour, ancien procureur de la couronne et ex-secrétaire d'État pour l'Asie-Pacifique
    David Kilgour, ancien procureur de la couronne et ex-secrétaire d'État pour l'Asie-Pacifique, à une conférence de presse sur la Colline parlementaire pour le lancement du livre Bloody Harvest, un nouveau livre sur les prélèvements d'organes forcés sur des prisonniers de conscience du Falun Gong en Chine. M. Kilgour est coauteur de ce livre avec l'avocat David Matas. (Samira Bouaou/La Grande Époque)

    Harper exhorté d'aborder les prélèvements d'organes forcés en Chine

    OTTAWA – Les auteurs d'un nouveau livre sur les prélèvements d'organes forcés sur des prisonniers de conscience du Falun Gong en Chine exhortent le premier ministre, Stephen Harper, à soulever la question auprès des autorités chinoises lors de son voyage en Chine.

    David Matas et David Kilgour, qui ont coécrit Bloody Harvest: The killing of Falun Gong for their organs, ont été joints par les députés Borys Wrzesnewskyj et James Lunney en conférence de presse à Ottawa dernièrement lors du lancement de leur livre.

    M. Wrzesnewskyj et M. Lunney représentaient Parliamentary Friends of Falun Gong (PFOFG), un groupe de députés de différents partis et de sénateurs prêtant leur appui aux pratiquants de la discipline spirituelle souffrant d'une décennie de persécution en Chine communiste.

    «J'encouragerais le premier ministre à aborder la question», a déclaré M. Matas, un avocat spécialisé en droits de l’homme de niveau international et récipiendaire de l'Ordre du Canada en 2008.

    «Ceci n'est pas seulement notre préoccupation. C'est aussi une préoccupation des Nations Unies.»

    L'enquête qu'il a menée avec M. Kilgour, ancien procureur de la couronne et ex-secrétaire d'État pour l'Asie-Pacifique, conclut qu'après le début de la persécution du Falun Gong en 1999, le régime chinois a commencé un commerce d'organes illicite. Des dizaines de milliers de pratiquants du Falun Gong emprisonnés auraient été tués dans le but de prélever leurs organes pour alimenter le marché des transplantations.

    M. Kilgour et M. Matas avaient publié auparavant deux rapports sur leurs découvertes, le premier en juillet 2006 et le deuxième en janvier 2007.

    Depuis, les rapporteurs de l'ONU sur la torture et sur l'intolérance religieuse ainsi que le Comité de l'ONU contre la Torture ont pressé la Chine pour qu'elle s'explique sur l’écart entre ses nombreuses transplantations et la source des organes.

    Avec des dons quasi absents et un système national de don d'organes qui a vu le jour seulement récemment, en août 2009, le régime affirme qu'il s'approvisionne en organes presque entièrement de prisonniers exécutés.

    «Le problème avec cette affirmation est que la peine de mort a été assez constante avant et après le début de la persécution. Par contre, le nombre de transplantations a connu une augmentation fulgurante après le début de la persécution», affirme M. Matas.

    «Il y a environ 41 500 transplantations d'organes non expliquées survenues entre l’année 2001 et l’année 2006 environ. Les pratiquants de Falun Gong fournissent beaucoup de ces organes... involontairement», a déclaré M. Kilgour.

    Il a noté que selon un rapport du gouvernement américain, au moins la moitié des détenus dans les camps de travail forcé chinois sont des pratiquants de Falun Gong.

    «Le Canada et d'autres pays devraient interdire les exportations résultant du travail forcé en introduisant une loi qui oblige tous les importateurs à prouver que les marchandises ne sont pas produites par des esclaves», a-t-il ajouté.

    Comme ces prisonniers sont la source des organes, M. Matas a suggéré que M. Harper demande à la Chine de conclure un accord rejetant toute importation au Canada de produits fabriqués par le travail forcé. De plus, il doit y avoir la garantie que l'accord est applicable en permettant l'inspection de ces camps de travail.

    M. Matas affirme que les États-Unis ont déjà un tel accord avec la Chine, mais qu'il n'est pas appliqué, les Américains n'ayant toujours pas la permission d'inspecter les camps.

    M. Wrzesnewskyj met le problème en perspective en tant que consommateur. «Sachant ce que je sais, quand je prends un produit et que je vois l'étiquette Made in China, il y a un malaise», dit-il.

    «Vous ne pouvez pas garder ces choses cachées... Partout, quand des gens convenables prendront ces produits de consommation et qu'ils verront cette étiquette, ils auront ce même genre de malaise qui affectera la Chine de milliers de façons qu'on ne peut peut-être pas quantifier.»

    Quant aux responsables canadiens qui négocient des accords commerciaux avec la Chine, il demande : «Comment pouvez-vous avoir confiance en un pays qui s'engage dans ce genre de crime terrifiant contre son propre peuple? Comment pouvez-vous avoir confiance en eux dans vos relations lorsqu' ils font l'acquisition de compagnie de ressources [naturelles] majeures?»

    Autant que le Canada voudrait augmenter les échanges commerciaux et avoir une relation saine avec la Chine, «lorsque ces questions sont aussi cruciales, cela remet en cause toutes ces relations potentielles», commente M. Wrzesnewskyj.

    Le livre de Kilgour-Matas inclut des recommandations pour la Chine, les États étrangers, les professionnels médicaux et les compagnies pharmaceutiques sur les lois et autres moyens pour empêcher les prélèvements d’organes.

    Une des recommandations est d'adopter une loi extraterritoriale qui rendrait illégal de voyager dans un autre pays pour acheter une transplantation d’un organe obtenu sans consentement.

    Ce «tourisme axé sur la transplantation» n’est un crime nulle part au monde actuellement, mais M. Wrzesnewskyj a proposé un projet de loi au Parlement canadien qui en ferait un crime extraterritorial.
    M. Kilgour compte proposer ce projet de loi au Parlement européen comme modèle pour l’Union européenne.

    «Le noyau des violations des droits de l’homme en Chine»
    Le PFOFG a organisé le lancement du nouveau livre de Kilgour-Matas dernièrement sur la Colline parlementaire, le premier évènement organisé par le groupe depuis sa fondation le mois dernier.

    M. Lunney a fait un rapprochement entre la persécution et le prélèvement d’organes sur les pratiquants de Falun Gong et l’Holocauste, tandis que malgré les signes, les avertissements et les sonnettes d'alarme, «cette monstruosité s'est poursuivie pendant une période avant qu'elle ne soit révélée et comprise».

    «Nous espérons que ce lancement de livre aura un grand effet et passera le message que nous ne pouvons nous permettre d’être silencieux», a-t-il ajouté.

    Le lancement du livre a accueilli un grand nombre de personnes. L’évènement était animé par le député Bill Siksay, président de PFOFG. Étaient aussi présents, M. Wrzesnewskyj, vice-président du groupe, les directeurs et députés Scott Reid et Rob Anders, ainsi que les membres et députés James Lunney et Irwin Cotler.

    Le livre comprend deux parties. La première partie présente les statistiques actuelles et analyses factuelles qui mettent à jour le rapport. La deuxième partie traite des réponses que les auteurs ont reçues et de leurs efforts pour mettre fin aux abus. Il contient aussi une explication philosophique et analytique du pourquoi de la persécution du Falun Gong et comment elle a débuté ainsi que la façon dont les auteurs entrevoient l'avenir.

    Le livre dit aux dirigeants mondiaux et aux gens concernés : «Réglez la persécution du Falun Gong et tous les autres groupes qui sont victimes en bénéficieront.»

    Les auteurs fournissent de nombreux détails. Ils rapportent que les meurtres arbitraires documentés et les disparitions de pratiquants de Falun Gong excèdent annuellement de loin le total des victimes de n’importe quel autre groupe. Le Falun Gong représenterait les deux tiers des victimes de torture et la moitié des gens dans les camps de travail forcé. Les pratiquants de Falun Gong et les prisonniers condamnés à mort seraient les seules victimes tuées pour leurs organes.

    Le livre parle de «ceux qui essaient de plaire à la Chine» et qui sont «en conflit» et ainsi «se compromettent moralement». «Ils sont silencieux parce qu’ils ont de la famille, une carrière, des intérêts sociaux, financiers ou commerciaux qui seraient compromis en confrontant les malfaiteurs […] Ils font passer leurs intérêts personnels avant la prévention de crimes graves.»

    Il y a aussi ceux qui ne savent pas, écrivent les auteurs. C’est ainsi parce que le régime chinois perpétue une campagne internationale de harcèlement, d'intimidation, d’espionnage, de désinformation et de propagande contre le Falun Gong. Entre-temps, le régime fait tout en son possible pour bloquer les informations contraires.

    Pour mettre fin à l’indifférence de ceux qui ne savent pas, les auteurs recommandent «d'entreprendre tous les efforts pour proclamer la vérité sur ce qui se passe [en Chine], ne pas avoir confiance en ce qui est dit par le gouvernement chinois à propos de ses victimes et ne rien répéter de ce qu’il dit contre leurs victimes à moins que cela soit vérifié».

    «En faire moins signifie contribuer à la persécution en Chine», déclarent-ils.

    Ultimement, «En matière de stratégie et de principe, exprimer de l’inquiétude au sujet des violations des droits de l’homme devrait être motivé en premier lieu par la condamnation de la pire violation [...] S'opposer aux violations des droits de l’homme en Chine tout en restant silencieux au sujet des victimes du Falun Gong revient à fermer les yeux sur le noyau des violations des droits de l’homme en Chine.»

    Tiré de The Epoch Times:

    http://www.lagrandeepoque.com/LGE/Header/Harper-exhorte-daborder-les-prelevements-dorganes-forces-en-Chine/Page-2.html

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