Avertir le modérateur

human rights watch

  • Chine: le scandale des prisons secrètes

    L'association Human Rights Watch révèle l'existence en Chine de prisons secrètes, logées dans des hôtels ou des maisons psychiatriques et destinées à incarcérer, sans bases légales, des citoyens à l'origine de pétitions pour dénoncer les abus des autorités locales. Un véritable marché pour les dirigeants locaux qui versent de l'argent pour que leurs plaignants soient arrêtés avant de rencontrer des représentants de l'Etat.

    899607-1064743.jpg

     

    Un exemple de Guesthouse abritant une prison secrète à Pékin

    « Le chemin de l’enfer », c’est le nom que l’association Human Rights Watch a donné au réseau secret de « prisons noires » qu’elle décrit dans un rapport de 55 pages publié ce mois-ci.
    « Depuis 2003, de nombreux citoyens chinois ont été secrètement incarcérés par des agents de l'État pendant des jours ou des mois sans contact avec l'extérieur dans des centres de détention illégale surnommés « prisons noires »», peut-on y lire.

    La plupart des personnes détenues dans ces établissements sont des pétitionnaires. Il s'agit de citoyens chinois résidant pour la plupart dans des régions rurales, et qui se rendent à Pékin afin de demander réparation pour des abus dont ils ont été victimes : saisies illégales de terres, corruption de fonctionnaires locaux et torture par la police. En Chine, les pétitions s’inscrivent dans une longue tradition censée permettre aux habitants des régions rurales de dénoncer les abus des seigneurs des provinces.

    Selon HRW, durant ces cinq dernières années les autorités chinoises s’étaient montrées plutôt bienveillantes à l’égard de ce système considéré comme une bouffée d’oxygène « offerte » à la population. « Le système de pétition a été maintenu pour maintenir l’espoir chez les personnes défavorisées qui ont subi des injustices, mais dans les faits, c'est comme boire du poison pour étancher sa soif » explique He Weifang, professeur de droit à l’Université de Pékin. Car le recours aux pétitions n’a qu’une efficacité très relative sinon nulle.

    Au contraire, l’association a obtenu la preuve que des mesures de rétorsion sont prises contre les fonctionnaires qui font « remonter » trop souvent à Pékin des pétitions mettant directement en cause les autorités locales. En conséquence, les fonctionnaires régionaux cherchent désormais à éviter les sanctions administratives qu'ils risquent de subir lorsqu'il y a une grande affluence de pétitionnaires provenant de leurs régions.

    Des détentions pouvant aller jusqu'à 14 mois

    Plus grave: quand ce ne sont pas les fonctionnaires qui sont sanctionnés pour avoir fait leur travail, des pétitionnaires sont régulièrement interceptés par des forces de sécurité, harcelés et détenus dans ces prisons noires afin d’éviter que leur démarche n’atteigne les hautes autorités de l’Etat. Ces prisons sont souvent situées dans des hôtels, des maisons de repos et des hôpitaux psychiatriques appartenant à l'État.

    Les gardiens des prisons secrètent commettent alors régulièrement des exactions à l'encontre des détenus, notamment des actes de violence physique, de vol, d'extorsion, de menaces, d'intimidations et d'agressions sexuelles, ainsi que de privation de nourriture, de sommeil et de soins médicaux. Si la détention dans ces prisons est provisoire, HRW rapporte des cas de détention allant jusqu’à 14 mois.
    « C'est aussi un commerce et les gouvernements locaux versent beaucoup d'argent pour que leurs plaignants soient incarcérés puis rapatriés ».

    Le gouvernement chinois a formellement nié l'existence de prisons noires. Lors d'une conférence de presse du ministère des Affaires étrangères tenue en avril 2009, un responsable de ce ministère a déclaré catégoriquement que « des choses comme ça n'existent pas en Chine ». En juin 2009, le gouvernement chinois a affirmé dans le rapport final de l'Examen périodique universel mené par le Conseil des droits de l'homme des Nations unies sur la situation des droits humains en Chine : « Il n'y a pas de prisons noires dans ce pays. »

    La Chine possède une longue histoire de détention extrajudiciaire. Pendant la Révolution culturelle (1966-1976), des responsables gouvernementaux et forces de sécurité plaçaient régulièrement des individus en détention soupçonnés de sentiments anti-gouvernementaux dans les installations décrites comme «classes d'étude», sans arrestation officielle, ni procès.

    Tiré de Marianne 2 : http://www.marianne2.fr/Chine-le-scandale-des-prisons-secretes_a182760.html

  • Chine : les condamnés à mort fournissent 65% des greffons

    Caroline Politi (lefigaro.fr)  

    980324ec-9231-11de-ad4c-0bdd0e9ff4c9.jpg


    Pour faire face au manque de donneurs d'organes, la Chine utilise ceux des personnes exécutées comme ici à Wenzhou en 2004. Crédits photo : AFP

    Pour faire face à la pénurie d'organes, les hôpitaux chinois utilisent régulièrement des organes provenant des personnes exécutées.

     

    La Chine pense avoir trouvé une parade pour faire face au déficit du don d'organes. Une parade bien moins chère qu'une campagne de sensibilisation, mais qui suscite plus de polémiques. Pour répondre aux besoins en greffons, les autorités sanitaires prélèvent les organes des condamnés à mort. China Daily, un quotidien officiel chinois, a rapporté mercredi que plus de 65 % des organes greffés dans le pays proviennent de prisonniers exécutés. D'après l'ONG Human Rights Watch, ces « dons » s'élèveraient même à 90%. Un chiffre considérable lorsque l'on sait que l'Empire du milieu exécute plus de condamnés qu'aucun autre pays au monde. Amnesty International estime ainsi qu'en 2008, 1.718 prisonniers chinois ont été tués, ce qui représente 72% des exécutions mondiales.

    La Chine avait déjà admis que des reins, foies, cornées et autres organes étaient parfois prélevés sur les prisonniers exécutés sans toutefois préciser l'ampleur du phénomène. Le vice-ministre de la Santé Huang Jiefu, interrogé par le quotidien, a reconnu que les détenus exécutés «ne sont absolument pas une source appropriée pour des greffes d'organes» mais a précisé que le consentement écrit des prisonniers condamnés étaient requis avant le prélèvement d'organes. Une information que dément Human Rights Watch. D'après Nicolas Bequelin, chercheur dans le bureau Asie de l'organisation, « le principe fondamental d'un choix libre et informé de la part du donneur » n'est pas respecté.

     

    Des prélèvements officiellement interdits

    Ces prélèvements sur les condamnés à mort sont pourtant interdits en Chine. Un décret de 2007 stipule, en effet, que les dons d'organes de personnes sans relations familiales ou affectives avec le greffé ne sont pas autorisés. Mais la Chine justifie ces prélèvements par le manque de dons d'organes dans le pays. D'après les chiffres officiels, seules 10.000 transplantations sont réalisées chaque année alors que 1,5 million de personnes ont besoin d'une greffe.

    Pour tenter de remédier à ce phénomène, la Société chinoise de la Croix-Rouge a lancé mardi un système national de dons d'organes qui devrait permettre à terme de mettre fin à ces prélèvements sur les prisonniers. Elle est également chargée de mettre fin au marché noir et au trafic d'organes qui ne cessent d'augmenter. Ainsi, au début du mois, plusieurs hôpitaux ont été condamnés pour transplantations illégales d'organes humains

    Tiré du Figaro : http://www.lefigaro.fr/international/2009/08/26/01003-20090826ARTFIG00379-chine-les-condamnes-a-mort-fournissent-65-des-greffons-.php

  • Une vision sans l'élement humain

    Droits de l'homme en Chine: une vision sans l'élément humain

    De nombreux observateurs ont qualifié de pauvre la protection des Droits de l'Homme en République Populaire de Chine. Parmi ces observateurs, on trouve notamment les États - en particulier les démocraties occidentales - ainsi que des organisations internationales et des organisations non gouvernementales.

    Les activistes dénoncent des violations des Droits de l'Homme passées, notamment lors du Grand Bond en avant, une politique qui a causé la mort de vingt à trente millions de Chinois sous-alimentés, ou après les manifestations de la place Tian'anmen en 1989, lors de la répression amnesty_international.jpgqui a suivi et qui a fait de 400 à 2 000 morts et de 7 000 à 10 000 blessés (estimations). Bien que le gouvernement chinois ait reconnu l'existence de manquements majeurs, il affirme que la situation des droits de l'Homme progresse et qu'elle est aujourd'hui meilleure que jamais. Il affirme que la notion de Droits de l'Homme doit prendre en compte les conditions de vie, la santé ainsi que la prospérité économique. La conjonction des Jeux Olympiques d'été de 2008 de Pékin, et les manifestations au Tibet qui ont débuté quelques mois plus tôt et ont été sévèrement réprimées, ont été l'occasion de remettre au premier plan de la scène internationale la violation des Droits de l'Homme en République populaire de Chine.

    La situation

    De nombreuses sources[1], notamment le rapport sur les droits de l'Homme du département d'État des États-Unis, et d'autres études d'organisations non gouvernementales telles que Amnesty International et Human Rights Watch ont inventorié les violations de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, par le parti communiste chinois.[2],[3]

    En mars 2004, la constitution chinoise a été amendée, ajoutant que "l'État respecte et préserve les Droits de l'Homme." [4] Les États occidentaux avaient espéré que cet amendement serait suivi de changements dans la politique du gouvernement chinois, mais des violations subséquentes des droits de l'Homme et des droits civiques ont démontré le contraire.[5]

    Position du gouvernement chinois: Parti Communiste Chinois

    Depuis la fin du XIXe siècle, le gouvernement chinois a prôné l'établissement d'un état fort pour assurer la prospérité économique et l'harmonie sociale. La conception chinoise des droits, telle qu'elle est formulée par des penseurs comme Liang Qichao, se concentre sur les obligations du citoyen d'assurer un état prospère et puissant et non sur l'obligation du gouvernement de garantir des libertés. Suivant cette tradition, les autorités chinoises ont toujours souligné « des droits positifs (matériels) » (par exemple nourriture, abri, vêtements) et non « des droits négatifs (immatériels) » (tel que le droit à la parole, l'expression, la liberté d'assemblée) comme droits fondamentaux devant être assurés par le gouvernement. Le gouvernement chinois soutient que la notion de Droits de l'Homme devrait inclure des normes de qualité de vie, des mesures de santé et de prospérité économique[7]. En analysant la situation des Droits de l'Homme dans sa propre nation ou à l'étranger, le Parti Communiste Chinois décide de tenir compte des tendances sociales telles que le crime et la pauvreté. En d'autres termes, le gouvernement chinois voit l'augmentation du niveau de vie des chinois comme indicateur de l'amélioration de la situation des Droits de l'Homme ; il y a donc une différence significative des points de vue quant au contenu de la notion de Droits de l'Homme, rendant difficile la comparaison directe entre les analyses à partir des deux côtés.

    Le gouvernement chinois rencontre des problèmes significatifs en matière de Droits de l'Homme, tels que l'accès impartial aux cours ou bien le recours à la torture. Cependant, le gouvernement rappelle que ces questions peuvent être et devraient être adressées au système politique de parti unique actuel, et que pousser à un changement fondamental serait malvenu, étant donné le risque du point de vue des gains économiques énormes que la RPC a accompli sur la dernière génération.

    Officieusement, beaucoup de fonctionnaires chinois croient de manière injustifiée qu'en tant que pays en voie de développement, la Chine ne peut avoir les moyens de respecter les Droits de l'Homme comme le font les pays développés. Ils arguent du fait que beaucoup de pays occidentaux ont eux-mêmes négligé les droits de l'homme (esclavage, travail des enfants) lors de leur ascension économique. Beaucoup de Chinois sont d'accord avec leur gouvernement sur le fait que la religion organisée est une menace pour le pays et la stabilité sociale : par exemple, la rébellion de Taiping, ayant des motivations religieuses, a causé des millions de morts. La méfiance commune envers les cultes est peut-être un héritage durable de ce conflit, ou bien le résultat de la propagande gouvernementale.

     

    Source Wikipédia

Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu