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histoires sur la musique traditionnelle chinoise

  • Histoires sur la musique traditionnelle chinoise - Partie2

    Xu Yongxin était un maître du chant et il y en avait d‘autres dans la Dynastie Tang, notamment Li Guinian, chanteur bien connu de la Cour Impériale et Nian Nu un chanteur célèbre de la période Tianbao.

    A quoi ressemblait le chant de ces remarquables vocalistes ? Nous ne le savons pas aujourd’hui. Mais une chose est sûre : leur technique vocale était extraordinaire. Dans « Diverses archives de Yuefu » est mentionné l’importance d’utiliser le Qi quand on chante. Il est dit : « Le chanteur doit ajuster son Qi avant de chanter. » Il souligne aussi que le « Qi devrait venir de l'abdomen inférieur » Les chanteurs modernes le comprennent dans le sens que le souffle doit venir du Dantian.

    Un ancien dicton dit : “Le Qi est la source de la voix et c’est l’élément qui fait sortir le meilleur son.” Le « Rapport Guwu » écrit par Wang Dehui et Xu Ranzheng dans la Dynastie Qing dit : « Pour chanter on doit bien maîtriser les quatre tons. Le point essentiel est le travail sur le Qi. » Dans les temps anciens on mettait l’accent sur le Qi pour chanter. Le Qi dont ils parlaient référait non seulement au souffle mais aussi à beaucoup d’autres facteurs. On se référait généralement à l’énergie du corps, et à celle entre le ciel et la terre comme au Qi. La « force » et le « Qi » utilisés dans la chanson étaient complémentaires. Dans les temps anciens on combinait la cultivation du « cœur » et le travail sur le souffle et l’esprit dans le chant. Aussi le Qi venant du Diantan n’est pas un simple souffle. Ce point peut être corroboré par le fait que la plupart des chanteurs d’opéra des temps modernes pratiquent le Qigong. Nous pouvons dire que l’art du chant chinois ancien était étroitement lié à la cultivation traditionnelle chinoise et était analogue aux théories vocales de l’occident bien qu’il eut ses propres éléments ethniques et culturels uniques.

    Parmi les chanteurs remarquables de la Dynastie Tang nous trouvons Zhang Honghong, He Man, Kang Kunlun, Duan Shanben, He Huaizhi, Li Guaner, Cao Gang, Wei Chiqing, and Wang Manu. Bien sûr les autres Dynasties ont eu aussi d’excellents chanteurs. Mais comme la Dynastie Tang a été l'apogée de la civilisation, elle avait de nombreux interprètes remarquables.

    Actuellement, particulièrement les cinquante dernières années, l’art du chant chinois a malheureusement beaucoup souffert. Mais à notre grand bonheur, le Concours International de Chant Chinois et la Tournée Internationale de la Divine Performing Arts permettront à plus de gens de le connâitre, l’apprécier et de participer aux arts du chant traditionnel chinois. Une nouvelle élévation des arts vocaux chinois se profile à l’horizon.

  • Histoires sur la musique traditionnelle chinoise - Partie1

    Y-a-t-il eu des maîtres du chant dans l’ancienne Chine ? De nombreuses personnes peuvent en douter. Dans l’esprit de l’homme moderne, la méthode de chant du Bel Canto vient d’occident et met l’accent sur les effets scientifiques de l’articulation et de la vibration. Dans l’ancienne Chine il n’existait pas de théories du chant aussi les gens peuvent ils penser qu’il n’y avait de maîtres du chant qu’en occident. En réalité il y a eu nombre de maîtres du chant tout à fait remarquables dans l’ancienne Chine.

    La Dynastie Tang a été l’apogée de la culture traditionnelle chinoise. Il y avait de nombreux chanteurs connus à Chang An, la capitale. Xu Yongxin était l’un d’eux. Selon le livre « Diverses annales de Yuefu » écrit par Duan Anjie dans la dynastie Tang, Xu Yongxin était excellait dans le chant et la danse depuis son jeune âge. Une fois lors du festival de Chong Yang, elle chanta au sommet de la montagne et des gens à des dizaines de kilomètres ont pu l’entendre. Depuis, elle est devenue célèbre. Xu a été choisie pour devenir la chanteuse de la Cour Impériale. Même aujourd’hui il y a des histoires populaires à son sujet dans sa ville natale. Le sommet de la montagne où elle avait chanté est connu sous le nom du « Sommet de la beauté ».

    Une année, l’Empereur Tang Xuanzong organisa un banquet pour ses sujets dans la résidence de Qinzheng. Dix milles personnes étaient présentes. C’était tellement bruyant qu’on n’entendait pas la musique sur la scène. Ce bruit irrita l’Empereur qui allait rentrer au Palais quand l’eunuque Gao Lishi eut une idée lumineuse : inviter Xu Yongxin à chanter une chanson afin de faire taire tout le monde. Effectivement quand Xu commença à chanter les invités bruyants se turent immédiatement. La voix de Xu montait très haut dans le ciel. La foule était si silencieuse qu’on aurait dit qu’il n’y avait personne dans la salle. Sa voix toucha tout le monde. « Les gens heureux devinrent plus courageux et les personnes tristes moins inquiètes »

    Nous savons tous que les gens ordinaires chantent avec leur voix d’origine. Comparé à la méthode du Bel Canto, la voix d’origine est faible et de mauvaise qualité, elle doit être amplifiée afin qu’elle soit entendue dans une foule.

    Les méthodes adoptées par les chanteurs professionnels permettent à ceux qui sont assis même à l'extrémité du théâtre d’entendre la voix amplifiée du chanteur. Quand Xu Yongxin chantait au sommet de la montagne, les gens pouvaient l’entendre à des kilomètres. Quand elle a chanté à la résidence de Qinzheng, plus de dix mille personnes ont pu l’entendre. Elle devait maîtriser des techniques vocales extraordinaires.

    Le registre vocal de Xu était très étendu, même davantage que la plupart des instruments. Une fois l’Empereur Tang mit en compétition Li Mo et Xu Yongxin. Li Mo était une virtuose de la flûte et pouvait jouer des dizaines de tons différents. Quand la flûte monte très haut en général les chanteurs ne peuvent pas suivre. Mais quand Li accompagna Xu à la flûte, Xu réussit à chanter dans les tons les plus hauts. Elle chanta des dizaines de chansons et la flûte de Li Mo ne put pas monter plus haut que la voix de Xu.Finalement la flûte de Mao explosa. Il a été consigné dans Les Anecdotes des Périodes de Tianbao et de Kaiyua, qu'aucun instrument musical ne résonnait mieux que le chant de Xu. Même l'Empereur Tang, qui était un connaisseur ne tarissait pas d'éloges sur le chant de Xu : "Le chant de cette dame vaut des milliers de pièces d'or."

    A suivre

    Par Lu Zhenyan ClearHarmonny

    Article complet: http://fr.clearharmony.net/articles/200711/36113.html

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