Avertir le modérateur

guerre

  • Des bombardiers américains apparaissent dans un jeu d’entraînement militaire chinois

    Chine, jeu, entrainement, militaire, bombardier américain, B-52, îles Senkaku, Japon, guerre, Etats Unis

    Dans un article intitulé Une épée à couper la tête des démons!, le site web du journal officiel chinois Global Times a publié une capture d’écran sur laquelle un soldat chinois pointe un lance-roquette vers deux bombardiers B-52 qui le survolent. Cette capture d’écran est tirée d’une des dernières versions de «Mission glorieuse», le jeu vidéo d’entraînement officiel de l’Armée de libération du peuple, dans un niveau qui se déroule sur les îles contestées Senkaku.

    Les deux bombardiers B-52 dans le jeu sont une référence probable aux deux bombardiers B-52 de l’Armée de l’air américaine qui ont survolé la région le 26 novembre dernier après que la Chine ait déclaré une zone de défense aérienne au-dessus des eaux internationales de la Mer de Chine orientale. Ce geste a été interprété comme un acte de défiance envers l’agression croissante chinoise.

    «Glorieuse Mission» était initialement intitulé «Glorieuse révolution» lors de sa première sortie comme outil d’entraînement pour l’armée chinoise. Il a plus tard été disponible au public chinois dans une version lourdement chargée de propagande pour le Parti communiste chinois.

    Alors que le niveau de jeu qui permet aux membres de l’armée chinoise de combattre les Japonais sur les Îles Senkaku a été annoncé en juillet dernier, la scène de survol des bombardiers B-52 n’apparaît que dans une récente extension. Les deux avions ne sont pas non plus les premiers à représenter les forces américaines dans le jeu. Depuis sa première édition, le jeu met en scène des troupes ennemies avec des uniformes et des véhicules des États-Unis et de ses alliés.

    L’article du Global Times explique la mission d’entraînement virtuel avec de nombreux détails enthousiastes. Il commence par décrire une scène de l’invasion de la Chine par le Japon au cours de la Seconde Guerre mondiale, puis replace la dispute sur les Îles Senkaku et l’étudie sous le même angle.

    Traduit du chinois, cela dit: «Au soleil levant, sur la plage animée, des Japonais avides convoitent ce morceau de paradis» et «tentent de piller notre précieux héritage culturel».

    L’article explique ensuite brièvement le rôle du joueur qui devra amener les Japonais à la défaite et «déporter les envahisseurs».

    Les Îles Senkaku, une partie de la chaîne insulaire Ryukyu, ont été sous contrôle japonais depuis 1895. Les îles sont passées sous contrôle américain après la Seconde Guerre mondiale. Lorsque les États-Unis ont rendu les îles au Japon en 1972, la Chine continentale et Taiwan ont revendiqué leurs droits sur ce territoire.

    La tension a monté autour des îles Senkaku, appelées Îles Diaoyu par la Chine. Le 23 novembre dernier, le Ministère chinois de la Défense a déclaré une Zone de défense aérienne d’identification au-dessus des eaux internationales de la Mer de Chine orientale qui inclut les îles disputées. Le Ministère a aussi menacé quiconque s’y opposerait de «mesures militaires d’urgence».

    L’incident a déclenché plusieurs confrontations navales et aériennes. La Chine a envoyé des avions chasseurs  à la poursuite d’avions américains et japonais. La formation de la zone de défense aérienne se produit après une série de confrontations similaires entre la Chine et le Japon autour de ces îles.

    Tiré de: http://www.epochtimes.fr/front/13/12/18/n3509162.htm

  • La Chine et la malédiction de l'opium

    Très bon article historique de La Tribune, sur le passage de la Chine à l'ère "moderne"

     

    Chine, opium, malédiction, ère moderne,Chine, impérial, histoire, guerre, occident, commercial

    La Chine impériale, au XIXe siècle, refuse les règles de la « nouvelle économie » internationale née de la révolution industrielle. L'Occident, le Royaume-Uni en tête, lui imposera deux guerres qui signeront sa fin.

    Pendant près de deux millénaires, de 220 av. J.-C. jusqu'à la proclamation de la première République, l'empire du Milieu aura résisté aux aléas de l'Histoire. Son unité s'est édifiée sur l'autosuffisance alimentaire, obtenue grâce au contrôle de l'eau, sésame permettant d'organiser la culture du riz à grande échelle. Elle s'est reflétée dans une autonomie culturelle fermée aux influences extérieures. Avec l'empereur comme symbole d'unification et la rigoureuse administration de la « bureaucratie céleste » suivant les préceptes de Confucius, la Chine reste un verrou à forcer pour les dynamiques puissances européennes et américaine en cette seconde moitié du XIXe siècle.

    Depuis le XVIe siècle, l'Occident commercial est à l'étroit sur ses terres. Il a rapidement compris que la richesse passe par le commerce hors des frontières et l'ouverture de nouveaux marchés, de gré ou de force. Mais l'empire du Milieu fait figure d'anomalie dans cette nouvelle ère. Il n'a que faire des marchandises venues de l'Ouest. Il s'en tient à une équation simple : du thé, de la soie et de la porcelaine, prisés des consommateurs aisés du continent européen, contre de l'argent métal. Pour cela, les autorités chinoises limitent le commerce extérieur au seul port de Canton et le contrôlent en imposant, sous la houlette d'une administration tatillonne, de lourdes taxes sur les produits importés. Pour les pays occidentaux, cela se solde par une balance commerciale fortement déficitaire. Depuis la moitié du XVIIe siècle, 28.000 tonnes d'argent sont passées du continent européen au continent chinois. Aussi, le Royaume-Uni, qui a adopté l'étalon-or depuis la première moitié du XVIIIe siècle, se retrouve dans l'obligation humiliante d'emprunter de l'argent aux autres pays européens. Pour la couronne de Grande-Bretagne, le protectionnisme strict de l'empire du Milieu ne peut pas se perpétuer.

    Aussi va-t-elle user d'un stratagème diabolique pour faire plier l'empereur. L'idée est d'introduire massivement sur le sol chinois l'opium, un produit dérivé du pavot cultivé sous contrôle britannique en Inde. L'usage de cette drogue mène à une forte dépendance, obligeant ses consommateurs à en soutenir la demande régulière. L'opium se répand rapidement à travers la société chinoise, transformant nombre d'individus en loques miséreuses. Les fumeries se multiplient. De 200 caisses (1 caisse = 64 kg) importées par la Chine en 1729, on passe à 40.000 caisses en 1838. Le paiement s'effectue en argent, inversant le flux du métal précieux des décennies précédentes.

    L'opium devient un fléau social et une tragédie humaine pour la Chine.

    En 1836, le gouvernement impérial de la dynastie Qing bannit son usage. Mais l'interdiction n'est pas suffisante, tant ce juteux commerce a les moyens de corrompre les agents officiels du port de Canton. Le démantèlement va être confié à un fonctionnaire impérial, Lin Tse-su, qui décide de sévir à la source. Il impose un embargo sur l'importation de tous les produits britanniques. L'action est efficace. En mars 1839, Charles Eliot, le commissaire britannique au Commerce, demande à tous les sujets de la reine Victoria qui font commerce d'opium de lui apporter leurs lots, le gouvernement s'engageant à les dédommager. L'équivalent d'une année d'importation d'opium est ainsi livrée à Lin Tse-su qui, en quelques mois, détruit tous les stocks, principalement britanniques, et autorise à nouveau l'importation de marchandises britanniques, sauf l'opium, dont le trafic est passible de la peine de mort. Le fonctionnaire va jusqu'à écrire à la reine Victoria et avance un argument imparable : comment pouvez-vous exporter de l'opium en Chine et l'interdire chez vous en raison de ses dangereux effets ? Le commerce ne devrait-il pas profiter à tous ?


    Lire la fin de l'article sur: http://www.latribune.fr/opinions/tribunes/20130817trib000779527/la-chine-et-la-malediction-de-l-opium.html

  • Un fonctionnaire communiste dit des médias sociaux en Chine, c’est la «guerre»

    fonctionnaire, communiste, Chine, Médias sociaux, guerre, Weibo, microblogs, opinion, psychologique

    En mentionnant l’influence des plates-formes de microblogging chinois du genre Twitter sur l’opinion publique, un officier de l’Armée Populaire de Libération (APL) a déclaré, dans une récente interview, que les microblogs Weibo mettent en danger la sécurité nationale, car ils propagent des idées de gouvernement constitutionnel, de liberté d’expression et d’autres ‘dangereux’ concepts de l’Occident.

    Lors d’une interview avec «Chinese Social Sciences Today», Li Dianren, un général de corps d’armée enseignant à l’Académie militaire d’État – l’Université nationale de Défense de l’APL – a considéré l’Internet comme le nouveau front dans la guerre de propagande contre les avis dissidents. Il a nommé le constitutionalisme, le néolibéralisme économique et le «nihilisme historique» comme les trois principales menaces pour l’idéologie du Parti.

    Li a présenté ce dernier comme des versions de l’histoire qui «nient la révolution, la voie du socialisme choisie par la Chine ou le rôle historique du Parti communiste chinois».

    Li a condamné des idées comme un système multipartite ou séparation des pouvoirs qui provient de l’Occident, en disant qu’elles «diffament et refusent d’admettre le système politique du pays».

    L’interview avec Li a été initialement publiée dans le journal idéologique du Parti mais, a été reprise d’une manière probablement assez ironique par Caijing, un magazine d’affaires avec des penchants libéraux. Les éditeurs ont indiqué, en gras, les parties les plus colorées de l’entrevue, tandis que près de 9.000 internautes ont fait des commentaires.

    À un moment donné, l’interviewer a demandé: «Attaquer et se défendre en ligne est devenu une partie importante de la guerre moderne et mener la bataille sur des microblogs est devenue une partie importante de la guerre en ligne. Alors, quel est l’effet des microblogs sur la défense et la sécurité nationale?»

    Li a donné la réponse suivante: «La guerre psychologique, la guerre juridique et la guerre de l’opinion publique sont toutes des outils importants de la guerre moderne. La bataille sur les microblogs fait également partie des ‘trois guerres’».

    Lire la suite de l'article sur: http://www.epochtimes.fr/front/13/7/2/n3508562.htm

Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu