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greffes d’organes en chine

  • Le Parlement Européen s'attaque au trafic d’organes

    FRANCE, Strasbourg. De gauche à droite : M. David Kilgour et les députés européens M. Edward McMillan Scott, M. Peter Liese, Mme Anna Rosbach, M. Miroslav Mikolasik et Mme Satu Hassi, au Parlement Européen le 19 mai 2010 lors de la conférence sur le rapport Kilgour-Matas concernant les prélèvements d’organes meurtriers sur les pratiquants de Falun en Chine. (NTDTV)
    FRANCE, Strasbourg. De gauche à droite : M. David Kilgour et les députés européens M. Edward McMillan Scott, M. Peter Liese, Mme Anna Rosbach, M. Miroslav Mikolasik et Mme Satu Hassi, au Parlement Européen le 19 mai 2010 lors de la conférence sur le rapport Kilgour-Matas concernant les prélèvements d’organes meurtriers sur les pratiquants de Falun en Chine. (NTDTV)

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Le 19 mai 2010 à Strasbourg, David Kilgour co-auteur du livre Prélèvements Meurtriers, a été reçu au Parlement Européen concernant l'enquête qu'il a réalisée avec David Matas, avocat canadien spécialisé dans les droits de l'homme. Son rapport révèle notamment que sur 340 camps de rééducation par le travail en Chine, ayant chacun une capacité de 300 000 personnes, plus de la moitié des prisonniers sont des pratiquants de Falun Gong dont certains sont tués pour leurs organes.

     

    Concernant les greffes d’organes en Chine provenant principalement des condamnés à mort, il y a eu entre 1999 et 2005 une augmentation non justifiée du nombre de greffes d’organes corroborée avec l’emprisonnement de ces personnes. A travers des enregistrements auprès des hôpitaux, des témoignages de médecins, de militaires, de victimes, etc. le rapport (1) détaille 52 preuves attestant que le régime chinois organise des prélèvements d'organes forcés sur ces personnes, alimentant ainsi un réseau de tourisme d’organes à l’échelle mondiale. Pour arrêter ces trafics d’organes, le Parlement Européen a voté le jour même et à la grande majorité la Résolution législative du Parlement européen du 19 mai 2010 sur la proposition de directive du Parlement européen et du Conseil relative aux normes de qualité et de sécurité des organes humains destinés à la transplantation (2) et un Plan d'action sur le don et la transplantation d'organes (2009-2015): renforcement de la coopération entre les États membres. (3)

    Les réactions des députés européens


    Satu Hassi, député finlandaise, est membre du parti des verts au Parlement Européen et membre de la Commission de la Santé Publique et de l'Environnement du Parlement. «Nous avons fait de notre mieux pour veiller à ce que le principe de la greffe volontaire et non rémunérée soit un principe fondamental dans la législation européenne.» a-t-elle dit. «Je pense que c'est de cette façon que nous devons commencer, pour exclure le trafic d'organes et l’acte criminel de tuer des êtres humains pour les transplantations d'organes» a-t-elle ajouté.


    Déjà avant le discours de David Kilgour, Mme Satu Hassi avait eu connaissance que des chirurgiens australiens avaient condamné publiquement l'assassinat de personnes en Chine pour des transplantations d'organes, et que de nombreux pays avaient arrêté la formation des chirurgiens chinois à cause de cette pratique punie pénalement.


    Concernant le fait que ces transplantations d'organes en Chine proviennent pour la plupart de pratiquants de Falun Gong (4), la député a dit : «Tous les éléments de preuve montrent qu'il s'agit d'une forme spécifique de discrimination et de meurtre sur les pratiquants de Falun Gong. Je pense qu'il est justifié de comparer ces crimes organisés à ce qui est arrivé aux Juifs dans l'Allemagne nazie».


    «Je m'oppose fermement à un tel comportement»


    Miroslav Mikolasik, membre de la République Slovaque, est médecin de profession. Il est aussi membre de la Commission de la Santé Publique et de l'Environnement, ainsi que membre du Comité des droits de l'homme. Il a indiqué que la directive en matière de don et de transplantation d'organes humains a été adoptée à une écrasante majorité par les membres du parlement. Selon lui cette directive permet de résoudre de nombreux problèmes pour les patients européens au niveau de la qualité des organes et des possibilités supplémentaires de satisfaire les patients qui attendent un organe.


    Concernant le rapport de M. Kilgour, M. Miroslav Mikolasik a dit qu’il était choqué et horrifié par certaines informations contenues dans ce livre. «Maintenant que je sais que M. Kilgour est un ancien «numéro deux» de la Commission diplomatique canadienne et ancien Secrétaire d'État aux Affaires étrangères, je vais m’intéresser à cela de plus en plus près». «Bien sûr, je m'oppose fermement à un tel comportement, celui de mettre quelqu'un à mort simplement parce qu’un autre a besoin d'un organe, que ce soit en Chine, en Australie, ou dans d'autres pays d'outre-mer». «Il y en a d’ailleurs probablement qui sont venus à Shanghai pour obtenir des organes de personnes exécutées en Chine.» a-t-il ajouté.


    Dans l’article 39 de la résolution du Plan d'action sur le don et la transplantation d'organes (2009-2015): renforcement de la coopération entre les États membres, a été adopté un texte demandant au Parlement Européen et à la Commission Européenne d’agir et d’enquêter sur les prélèvements sur les membres du Falun Gong.


    FRANCE, Strasbourg. Le Parlement Européen a voté le 19 mai 2010 à la grande majorité une résolution encadrant le don d’organe en Europe et un plan d’action sur la coopération entre les états membres. (GEORGES GOBET/AFP/Getty Images)
    FRANCE, Strasbourg. Le Parlement Européen a voté le 19 mai 2010 à la grande majorité une résolution encadrant le don d’organe en Europe et un plan d’action sur la coopération entre les états membres. (GEORGES GOBET/AFP/Getty Images)

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    «Nous devons avoir un système européen commun pour protéger de ce type de trafic illicite»

    Anna Rosbach, député danoise, est membre du groupe EFD (Europe Libertés Démocratie) au Parlement européen et membre de la Commission de l'Environnement. «Nous devons avoir un système européen commun pour protéger de ce type de trafic illicite et être en mesure d'utiliser nos propres ressources» a-t-elle dit.


    Concernant le discours de David Kilgour sur les prélèvements d’organes en Chine, Mme Anna Rosbach a déclaré: «Je pense que c'est un crime, qu’on ne peut décrire totalement. Même si j’en avais déjà entendu parler, à l’entendre aujourd’hui j’ai trouvé que c’était triste, dur et très difficile à écouter. Mais une fois que c’est dit, nous n’avons plus aucune excuse, et il y a d'autres pays où les gens sont traités plus ou moins de la même manière.»


    «Nous sommes complètement contre toutes formes de tourisme d'organes, tous types de commerce d'organes»


    Peter Liese, député allemand, est membre du Groupe du Parti Populaire Européen et membre de la Commission de l'environnement, de la santé publique et de la sécurité alimentaire. Selon lui, le Parlement Européen a adopté ces résolutions sur la transplantation d'organes pour mettre en place à l’échelle européenne un système juridique de don d’organes défendant le principe du don volontaire et non rémunéré, et pour promouvoir ces principes à l’échelle mondiale.


    Concernant l’intervention de M. Kilgour, M. Peter Liese a commenté : «Nous sommes complètement contre toutes formes de tourisme d'organes, tous types de commerce d'organes et nous sommes très inquiets par le rapport de David Kilgour et David Matas. Il est évident que les pratiquants de Falun Gong sont tués pour leurs organes en Chine. Cette situation est totalement inacceptable selon tous les principes de, non seulement l'Europe, mais aussi la communauté mondiale des Nations Unies. Nous devons vraiment demander au gouvernement chinois d’arrêter cela.»


    Le président du Parlement européen Jerzy Buzek se rendra d’ailleurs en Chine la semaine prochaine et posera des questions au gouvernement chinois sur ce sujet.

    A la question de savoir si ces résolutions ne s’appliqueront qu’aux citoyens européens, le député a répondu que naturellement les États membres de l'Europe doivent agir pour ne pas permettre à leur citoyen d'aller en Chine pour obtenir un organe. Il a ajouté qu’il espérait que ces résolutions pourront avoir une influence positive notamment sur l’Organisation Mondiale de la Santé et sur les autres continents: «L’Europe fait campagne pour que le principe du don volontaire et non rémunéré soit accepté dans le monde entier. Nous avons dit maintenant très clairement que nous ne sommes pas prêts à transiger sur les conditions de transplantations d’organes.»


    (1)    Prélèvements Meurtriers, Rapport sur les allégations de prélèvements d’organes sur les pratiquants de Falun Gong en Chine.

    (2)    Résolution législative du Parlement européen du 19 mai 2010 sur la proposition de directive du Parlement européen et du Conseil relative aux normes de qualité et de sécurité des organes humains destinés à la transplantation

    (3)    Plan d'action sur le don et la transplantation d'organes (2009-2015): renforcement de la coopération entre les États membres

    (4)   Informations sur le Falun Gong

     

    Collaboration avec La Grande Epoque: http://www.lagrandeepoque.com/LGE/International/Le-Parlement-Europeen-sattaque-au-trafic-dorganes.html

  • Combattre l'assassinat des pratiquants de Falun Gong pour leurs organes

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    Discours devant la Société Internationale pour les Droits de l'Homme

    Discours de David Matas devant la Société Internationale pour les Droits de l'Homme à Bern en Suisse, le 16 janvier 2010, à l'occasion de l'attribution du Prix des Droits de l'homme de la branche suisse

    Quatre messagers viennent trouver Job, l'un pour raconter la perte de son bœuf et de ses ânes avec leurs gardiens; le suivant pour raconter la mort de son mouton et de ses bergers; le troisième pour raconter la mise à mort de tous ses chameaux avec les serviteurs; et le quatrième pour raconter le décès de tous ses fils et de toutes ses filles. Chaque messager dit: "Moi seul en ai réchappé pour vous le raconter." Ce sont aussi les mots d'Ishmael, dans le roman de Moby Dick de Herman Melville, à la fin de son tragique récit du Capitaine Ahab et du navire Pequod.

    À proprement parler, je ne suis pas un survivant de l'Holocauste, car mes quatre grands-parents sont arrivés au Canada avant la Première Guerre Mondiale. Cependant, stricto sensu, chaque juif est un survivant de l'Holocauste. Six millions de juifs ont été tués. Tous les juifs étaient visés. C'est uniquement le hasard de la guerre qui a donné la victoire aux Alliés plutôt qu'à l'Axe durant la Seconde Guerre Mondiale. Si les forces de l'Axe avaient remporté la victoire, ni moi, ni aucun juif ne serait vivant aujourd'hui.

    J'en ai réchappé pour raconter. Bien que nous ne puissions donner aucune signification au massacre insensé de tant de millions d'innocents, nous devons tirer des leçons de l'Holocauste. Il est facile de dire "Jamais plus". Mais que cela soit effectif n'est pas si facile. La réalité est que depuis la Seconde Guerre Mondiale, des génocides se sont produits encore et encore, pas sur des juifs, mais sur des cambodgiens, des Hutus, des Tutsis, des bosniaques, des somaliens et maintenant des pratiquants de Falun Gong.

    Une des leçons que j'ai tenté de tirer de l'Holocauste est de ne jamais accepter en silence les brutales violations des droits humains, où qu'elles se produisent. L'Holocauste ne serait pas arrivé si partout les gens avaient protesté contre les violations brutales des droits humains, n'importe où, et aussitôt apparues.

    Je me suis engagé dans le travail des droits de l'homme pour que cette leçon perdure, afin de rejoindre la lutte en faveur des droits de l'homme sur ce front. En luttant au premier rang, j'ai dû combattre un ennemi qui rôde sur le champ de bataille des droits humains, un cavalier de notre propre apocalypse, causée par l'homme, le cavalier de l'impuissance.

    Il existe un sentiment trop répandu que les violations des droits de l'homme sont si énormes, et si lointaines et que rien ne peut être entrepris contre cela. Je suis d'avis que non seulement les individus dans des pays comme le Canada, très éloignés de violations brutales et incontestables, peuvent avoir un impact positif sur le respect des droits de l'homme, mais que c'est la voix des individus à travers le monde qui sera le plus à même de conduire au respect des droits de l'homme.

    On a habituellement tendance à se tourner vers les gouvernements ou les Nations unies pour promouvoir le respect des droits de l’homme. Pourtant, les droits de l’homme appartiennent aux individus. À moins que les individus ne promeuvent le respect des droits, ces droits sont voués à disparaître.

    Lorsqu’on m’a demandé, ainsi qu’à David Kilgour, d’investiguer les allégations que les pratiquants de Falun Gong étaient assassinés pour leurs organes. J’ai accepté sans hésitation. Je n’avais aucune idée quant à la véracité des allégations. Mais je savais que le Gouvernement de la Chine avait une politique et une pratique de persécuter les pratiquants de Falun Gong. Et je savais aussi, par ma propre expérience avec les organisations non-gouvernementales des droits de l’homme, que c’était une allégation que ces organisations auraient du mal à confirmer.

    Pour ce prétendu crime, il était peu probable qu’il y ait un quelconque témoignage de témoin oculaire. Les personnes présentes sur la scène du prélèvement d’organes de pratiquants de Falun Gong, s’il avait bien lieu, auraient été soit les auteurs soit les victimes. Il n’y aurait pas eu de témoins. Parce que les victimes, selon les allégations, étaient assassinées et incinérées, il n’y aurait pas de corps à trouver, ni d’autopsie à faire. Il n’y aurait pas de victimes ayant survécu pour dire ce qui leur était arrivé. Il était peu probable que les auteurs de tels crimes confessent ce qui serait, s'ils avaient lieu, des crimes contre l’humanité.

    La scène du crime, si le crime s’était produit, n’aurait laissé aucune trace. Une fois qu’un prélèvement d’organe est effectué, la salle d’opération dans laquelle il a lieu ressemble à n’importe quelle autre salle d’opération.

    Le Gouvernement chinois réprime les journalistes et les défenseurs des droits de l’homme. Il n’y a pas de liberté d’expression. Ceux qui rendent compte des violations des droits de l’homme en Chine sont souvent emprisonnés et parfois accusés de communiquer des secrets d’état.

    Le Comité international de la Croix rouge n’est pas autorisé à visiter les prisonniers en Chine. Pas plus que n’importe quelle autre organisation concernée par les droits de l’homme des prisonniers.

    Ces obstacles probatoires me disaient clairement que les organisations non-gouvernementales avec lesquelles je travaillais ne feraient rien à propos des allégations. C’était une allégation appelant à une investigation, mais sans aucune organisation non-gouvernementale établie pour enquêter. J’ai donc accepté de m’impliquer avec David Kilgour pour combler la brèche.

    Comment nous avons été capables d’avoir prise sur les allégations, la preuve sur laquelle nous nous sommes appuyés, je vous laisse le découvrir par vous-même en lisant notre travail. Notre conclusion est qu’il y a eu et qu’il continue à y avoir aujourd’hui des saisies d’organes à grande échelle sur des pratiquants de Falun Gong non-consentants.

    Nous avons conclu en Juillet 2006 que le gouvernement de la Chine et ses agences dans de nombreuses parties du pays, depuis 1999, avaient mis à mort un grand nombre quoique inconnu de prisonniers de conscience du Falun Gong. Leurs organes vitaux, reins, foies, cornées et cœurs, avaient été prélevés sans consentement pour la vente à bons prix, quelquefois à des étrangers, qui font face normalement à de longues attentes pour des donations volontaires de tels organes dans leurs propres pays.

    Notre conclusion n’est pas venue d’un seul élément de preuve, mais plutôt de l'assemblage de tous les éléments de preuves que nous avons considérés. Chaque portion de preuve que nous avons considérée est, en soi vérifiable et, dans la plupart des cas incontestable. Prises ensemble elles dépeignent un terrible tableau. C’est leur combinaison qui nous a convaincus.

    Parce que nous sommes tous les deux des activistes des droits de l’homme, nous ne pouvions pas rester sans rien faire après avoir conclu que des innocents étaient tués pour leurs organes. Notre activisme, nos voyages pour cet activisme, nous ont amenés à découvrir une nouvelle preuve. Nous avons produit une seconde version de notre rapport en juillet 2007 et une troisième version sous la forme d’un livre en novembre 2009, sous le titre de Bloody Harvest: The Killing of Falun Gong for their Organs. (Prélèvement meurtriers – l’assassinat des Falun Gong pour leurs organes)

    Depuis l’annonce de notre investigation en mai 2006, il y a eu de nombreux changements en Chine et à l’étranger. Les changements en Chine concernant les greffes d’organes sont les suivants :

     

    * Le Gouvernement de la Chine a interdit la vente d’organes. Le 1er juillet 2006, une loi interdisant la vente d’organes a pris effet [1].
    * Les hôpitaux civils engagés dans les transplantations doivent aujourd’hui être enregistrés auprès du Ministère de la Santé. Les hôpitaux civils non enregistrés ne peuvent pas s’engager dans les transplantations.
    * Les patients chinois ont aujourd’hui priorité d’accès aux greffes d’organes par rapport aux étrangers. Le Ministre de la Santé a annoncé ce changement le 26 juin 2007. [2].
    * Le Gouvernement de la Chine s’est engagé à promulguer une loi pour légaliser le prélèvement d’organes sur des personnes en état de mort cérébrale. La proposition d’origine pour le changement de loi concernant les transplantations d’organes qui a pris effet le 1er juillet 2006, incluait une provision à cet effet.
    * Les sites internet en Chine qui faisaient la publicité des prix et des courts délais d’attente pour les transplantations ont disparu. Nous avons archivé les sites, mais ils ne sont plus visibles à partir de leurs sources.
    * Le Gouvernement de la Chine a annoncé en Août 2009 un système de donation d’organes en tant que projet pilote dans dix endroits.
    * Lorsque nous avons commencé notre travail, la position officielle du gouvernement chinois était que tous les organes avaient pour origine des donations volontaires, ceci en dépit de l’absence d’un système de donation d’organes. Aujourd’hui, le Gouvernement de la Chine reconnaît que sa source prédominante d'organes ce sont les prisonniers.    
    * De surcroît, le Gouvernement de la Chine accepte à présent que s’approvisionner en organes sur les prisonniers est erroné. Le Ministre adjoint de la Santé, Huang Jeifu, au moment de l’annonce d’un projet pilote de dons d’organes en Août 2009, a déclaré que les prisonniers exécutés ne “sont assurément pas une source appropriée pour les transplantations d’organes ". [3]

    Depuis que nous avons débuté nos travaux, il y a eu aussi des développement significatifs hors de Chine :

    *Israël a adopté une loi interdisant la vente et le courtage des organes {4].
    *Israël a aussi mis fin à son financement par le biais du système d’assurance maladie pour les greffes pour ses ressortissants en Chine
    *Taiwan a interdit la visite de médecins chinois venant effectuer des greffes d’organes [5].
    * Les principaux hôpitaux de greffes de Queesland, Australie ont interdit la formation de chirurgiens chinois [6]
    * Un sénateur belge Patrik Vankrunkelsven et un membre du parlement canadien Borys Wrzesnewskyj ont tous deux présenté au parlement de leur pays une législation extraterritoriale interdisant le tourisme de greffes. La législation proposée devrait, une fois édictée, pénaliser tout patient de greffe ayant reçu un organe sans le consentement du donneur dans le cas où le patient connaissait ou aurait dû connaitre l’absence de consentement.
    *L’Association médicale mondiale a conclu un accord avec l’Association médicale chinoise, selon lequel les organes des prisonniers et autres personnes en garde-à-vue ne doivent pas être utilisés pour des greffes, excepté pour les membres de leur famille immédiate.
    *La société de transplantation s’est opposée aux greffes d’organes provenant de prisonniers ainsi que les présentations d’études impliquant des données du patient ou des échantillons provenant de récipiendaires d’organes ou de tissus issus de prisonniers.

    Ces changements ne sont pas suffisants pour résoudre les abus dont nous avons parlé. Au contraire, pour les pratiquants de Falun Gong, le problème ne s'est pas amélioré mais a empiré. Depuis le début de nos travaux, le nombre de prisonniers condamnés à mort, puis exécutés a décru de façon significative, mais le nombre de greffes, au début, a diminué juste un peu, puis est revenu aux niveaux traditionnels. Puisque la seule autre source substantielle d’organes pour les greffes en Chine, en plus des pratiquants de Falun Gong, sont les prisonniers condamnés à mort, une décroissance des sources issues de prisonniers condamnés à mort signifie une augmentation des sources issues des pratiquants de Falun Gong.

    Bien que les violations à l’encontre des pratiquants de Falun Gong soient devenues plus intenses depuis le début de nos travaux, le changement significatif dans la politique et la pratique à la fois à l’intérieur et à l’extérieur de Chine nous encourage. La volonté de changement est présente. Nous devons continuer à exercer des pressions pour obtenir des changements jusqu’à ce que les abus cessent.

    La récompense que vous nous donnez ici aujourd’hui, va certainement aider. J’ai reçu, au cours des années, de nombreuses récompenses pour mon travail sur les droits de l’homme, et je les ai toutes appréciées. Mais cette récompense est spéciale du fait du séminaire de cette dernière journée et demi sur l’essentiel de notre travail et l’engagement de la Société internationale pour les Droits de l’homme de se joindre à nous pour combattre ces abus.

    Il semble que ces jours-ci, tout le monde veuille un raccourci. Les personnes préparées à étudier nos écrits, vérifier nos sources et tirer leur propre conclusion sont rares et éparpillées. Mais elles existent – Kirk Allison, un universitaire de l’université du Minnesota, Tom Treasure, un chirurgien en greffes britannique, Howard Wang, un étudiant en premier cycle de thèse de Yale, et je les applaudis ici pour cela.

    Mais pour les médias, pour les parlementaires, pour les bureaucrates, ce qui importe souvent, n’est pas tant la qualité de notre travail que de savoir qui est d’accord avec lui. Le seul fait que David Kilgour et moi étions pratiquement seuls était, en soi, pour beaucoup, une raison de remettre notre travail en question. Avoir une organisation non gouvernementale respectée comme la Société internationale pour les Droits de l’Homme (et Droits de l’Homme sans frontières dont la maison mère se trouve en Belgique, qui s’est aussi joint à nos efforts) ajoute à la crédibilité de notre travail, soulage le fardeau sur nos épaules, renforce notre campagne de promotion et soutient la capacité de recherche pour le travail en cours.

    Donc, je vous remercie pour cette récompense. Et je me réjouis de travailler avec vous dans les mois à venir dans la lutte pour mettre fin à l'assassinat des Falun Gong pour leurs organes.


    David Matas est un avocat international des droits de l’homme, installé à Winnipeg, Manitoba, Canada
    [1] Article 27, Application clinique des dispositions provisoires pour la gestion de la technologie de greffes d’organes humains
    [2] Jim Warren, la Chine bouge rapidement pour changer le systéme de greffes, Informations Greffes, Septembre 2007
    [3] ‘’Réforme des organes en Chine’’, Quotidien de Chine, 26 août 2009
    [4] Shahar Ilan, Avec la benediction des principaux rabbis, la Knesset approuve la donation d’organes, Haaretz 24/03/2008
    [5] Wang Changmin, Les médecins effectuant des greffes d’organes seront interdits de venir à Taiwan, Liberty Times à Taiwan, 26/10/2007
    [6] Les hôpitaux interdisent la formation de médecins chinois, le Sydney Morning Herald, 5 décembre 2006

    Tiré de ClearHarmony: http://www.fr.clearharmony.net/articles/201001/49331.html

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