Avertir le modérateur

gouvernement chinois

  • Génocide en Chine: un secret d'État chinois

    Le 7 mars 2014, Huang Jiefu, ancien ministre adjoint de la santé chinois, a annoncé que la Chine allait continuer à utiliser les prisonniers condamnés à mort et exécutés pour fournir en organes les hôpitaux pratiquant des greffes en Chine.

    Le gouvernement chinois a expliqué que le système de transplantations était, jusqu’à présent, corrompu par des médecins et des policiers malveillants qui se contentaient de proposer des organes au « plus offrant ».En suivant cette stratégie, le gouvernement chinois cherche à incriminer la médecine et les services de police pour le système de transplantation qu’il a lui-même secrètement mis en place et « légalisé » par :

    La loi du 9 octobre 1984 – Réglementation provisoire pour l’utilisation des cadavres et des organes de prisonniers exécutés : Les établissements médicaux peuvent utiliser les corps et les organes des prisonniers exécutés non réclamés ou avec le consentement des familles de ces prisonniers.

    Chine, génocide, gouvernement chinois, prélèvements forcés d'organes, Falun Gong, camps, Le gouvernement chinois propose d’officialiser la collaboration entre les centres de détention et les centres de transplantations qui ont l’autorisation d’utiliser des organes de prisonniers. Et pour rendre ce système, selon lui plus « juste », le gouvernement chinois va intégrer les organes des prisonniers à son nouveau système national de don et de répartition d’organes mis en place en novembre 2013 seulement.

    Les exécutions en Chine sont un secret d’État. La Communauté internationale considère la loi de 1984, depuis sa création, et de par sa nature secrète et son manque de transparence, comme non-éthique et abusive. De plus, la Communauté internationale, ne reconnait pas ce que la Chine prétend, à savoir, que les prisonniers ont la liberté de consentir à faire don de leurs organes. Bien au contraire, il est précisé que les prisonniers, privés de liberté, ne sont pas dans une position pour donner leur consentement libre et volontaire, qui est la condition sine qua non pour le don d’organes altruiste.

    Cette dernière annonce du gouvernement chinois anéantit les efforts de la Communauté médicale internationale, qui soutenait la Chine dans la réforme qui visait à ne plus dépendre des organes des prisonniers condamnés à mort et exécutés et à développer un programme de don d’organe éthique.

    Ce renversement de situation révèle le manque total du respect des lois internationales et des principes directeurs de l’Organisation Mondiale de la Santé et de l’Association Médicale Mondiale par le gouvernement chinois qui siège maintenant au Conseil des droits humains aux Nations Unies.

    Comment le gouvernement chinois peut-il se permettre d’enfreindre des lois et des recommandations internationales alors qu’il est supposé les défendre en tant que membre du Conseil des droits humains aux Nations Unies ?

    La transplantation d’organes était une technique chirurgicale peu développée en Chine mais à partir des années 2000, les transplantations d’organes ont augmenté de façon exponentielle à plus de 10 000 transplantations par année, élevant la Chine au deuxième rang mondial après les États-Unis. Et pourtant sans aucun système de don d’organe public et un nombre d’exécutions en baisse constante, on ne peut que se poser la question de la provenance de tous ces organes.

    En moins d’une décennie, sans aucun programme de don d’organes national et avec une tradition culturelle à « être enterré entier », la Chine est devenue totalement dépendante des organes recueillis à la suite d’exécutions de prisonniers condamnés à mort.

    Le développement de la transplantation d’organes en Chine coïncide statistiquement, d’après le rapporteur spécial sur la torture des Nations Unies, Professeur Manfred Nowak, avec la persécution des pratiquants de Falun Gong qui sont violement torturés et maltraités dans les camps de rééducation par le travail à travers toute la Chine. Ses recherches en Chine ont démontré que les pratiquants de Falun Gong sont les prisonniers de conscience les plus nombreux dans les centres de rééducation par le travail, et ceux qui sont les plus torturés.

    D’autres enquêtes indépendantes, comme le rapport « Prélèvements Meurtriers » en 2007 de Messieurs David Matas et David Kilgour, ont constaté :

    - que les rendez-vous pour la chirurgie de transplantation étaient prévus à date fixe et avec plus d’un mois d’avance,

    - les temps d’attente extrêmement courts (15 jours à un mois),

    - que des sites Internet annonçaient l’utilisation d’organes « frais » ou non cadavériques,

    - le témoignage de gardiens de prisons,

    - le parcours de soins des patients partis en Chine pour se faire greffer un organe,

    - que les médecins du monde entier qui ont participé à aider au développement de la transplantation en Chine ont tous constaté des dysfonctionnements dans la transparence,

    - l’origine des organes transplantés et la rapidité pour trouver un organe correspondant.

    Ces derniers points sont inclus dans les 52 preuves qui ont été recueillies dans le livre de Matas et Kilgour en 2009. Ils ont ensuite continué leur recherche et ont dévoilé une commercialisation d’organes proposée à toute personne capable de payer les sommes demandées. Les organes sont rapidement disponibles à la demande pour le tourisme de transplantation.

    Tiré de: http://www.dafoh.org/petition-au-president-de-la-republique-francaise/

  • Reportage de Télé Bocal: Falun Dafa, non à la répression du gouvernement chinois

    Le Falun Dafa, mouvement spirituel chinois, est devenu bête noire du Parti Communiste chinois qui depuis 14 ans empêche ses pratiquants d’exercer librement. Le gouvernement enferme et torture les chinois du Falun Dafa et pratique également le trafic d’organes.

    Tiré de:http://www.telebocal.org/actu/falun-dafa-non-a-la-repression-du-gouvernement-chinois/

  • Les tactiques du gouvernement chinois

    Jiuping_1er_commentaire.jpgI. S’appuyer sur la violence et la terreur pour conquérir et maintenir son pouvoir

    «Les communistes ne s'abaissent pas à dissimuler leurs opinions et leurs projets. Ils proclament ouvertement que leurs buts ne peuvent être atteints que par le renversement violent de tout l'ordre social passé.» Cette citation est tirée du dernier paragraphe du Manifeste du Parti communiste, le document principal du Parti communiste (PC). La violence est le seul et le principal moyen par lequel le Parti communiste est parvenu au pouvoir. Ce trait de caractère s’est transmis à toutes les formes ultérieures du Parti qui sont apparues depuis sa création.

    En fait, le premier Parti communiste au monde a été établi bien des années après la mort de Karl Marx. L’année qui a suivi la Révolution d’Octobre de 1917, le « Parti communiste (bolchevique) de Russie » (plus tard plus connu sous le nom du « Parti communiste de l’Union soviétique ») est né. Ce Parti s’est développé en employant la violence contre les « ennemis de classe » et il s’est maintenu par la violence aussi contre les membres du Parti et les citoyens ordinaires. Pendant les épurations orchestrées par Staline dans les années 1930, le Parti communiste soviétique a massacré plus de 20 millions de soi-disant espions et traîtres, ainsi que ceux qui étaient soupçonnés d’avoir des opinions différentes.

    Au début le Parti communiste chinois (PCC) a commencé comme une branche du Parti communiste soviétique lors de la Troisième Internationale communiste. Il a donc naturellement hérité de sa propension à tuer. Lors de la première guerre civile entre les communistes et le Kuomintang (KMT), en Chine de 1927 à 1936, la population de la province de Jiangxi est passée de plus de vingt millions à une dizaine de millions d’âmes. Ces seuls chiffres en disent long sur les ravages causés par l’usage de la violence.

    La violence est peut-être un moyen inévitable pour conquérir le pouvoir politique, mais jamais il n’y a eu un régime aussi enclin à tuer que le PCC, notamment lors de périodes par ailleurs paisibles. Depuis 1949, le nombre de morts causées par la violence du PCC a dépassé le total des victimes de la guerre civile entre 1927 et 1949.

    Le soutien fourni aux Khmers rouges cambodgiens est un exemple éclatant des méthodes violentes du Parti communiste. Sous les Khmers rouges, plus d’un quart de la population cambodgienne, incluant la plupart des Chinois immigrés et leurs descendants, a été assassiné. La Chine continue à empêcher la communauté internationale de poursuivre les Khmers rouges en justice dans le but de tenir caché le rôle notoire joué par le PCC dans ce génocide.

    Lire la suite: http://www.lagrandeepoque.com/LGE/9-Commentaires-sur-le-Parti-communiste/Quest-ce-quest-le-Parti-communiste.html

    Tiré des Neuf Commentaires sur le Parti Communiste: En Anglais En Français

  • 90 millions de démissions du parti communiste chinois


    Londres : Défilé pour les 86 millions de démissions du PCC
    envoyé par NTDFrancais. - L'actualité du moment en vidéo.

    Voici la vidéo d'un rassemblement à Londres début janvier 2011, pour célebrer les 86 millions de chinois qui ont démissionné du parti communiste chinois. Ce nombre arrive maintenant aux 90 millions de démissions.

    [M. Richard Hollis, bénévole] : « Plus de 86 millions de braves chinois ont quitté le parti communiste chinois et ses organisations affiliées. Ils ont choisi un bel avenir brillant pour eux-mêmes. »

    En Chine, depuis 2004, des dizaines de millions de personnes ont démissionné du parti communiste chinois —ou PCC— et des organisations qui lui sont affiliées. Ce mouvement apolitique,populaire fait suite à la parution d'une série éditoriale publiée dans le journal «The Epoch Times" et intitulée « Neuf Commentaires sur le Parti communiste.» ( Traduction en français ICI)

    Pour montrer leur soutien et leur solidarité envers les plus de 86 millions de démissions— la branche britannique du « Service mondial pour démissionner du Parti communiste chinois (PCC) » a organisé un rassemblement devant l'ambassade de Chine et un défilé dans les rues de Londres. Le mouvement est soutenu par divers groupes qui ont souffert de la persécution aux mains du PCC. Ces groupes comprennent Falun Gong, également appelé Falun Dafa, une pratique spirituelle dont les adeptes sont arrêtés, torturés et tués par le régime chinois.
    De nombreux citoyens britanniques sont sortis pour manifester leur soutien et leur solidarité.

    [M. Anthony Archer, bénévole] : « Nous sommes venus ici pour informer le monde sur le fait que quelques 86 millions de personnes ont démissionné du Parti communiste, qui est ainsi affaibli et nous attendons impatiemment la fin de la domination du parti communiste chinois et de sa persécution, en particulier envers Falun Gong et d'autres groupes minoritaires, en Chine.» Le défilé était soutenu par une fanfare ayant un lien particulier avec le mouvement.

    [Mme Guihua Li, Service mondial pour démissionner du Parti communiste chinois (PCC)] :
    « Aujourd'hui, nous avons invité la fanfare européenne du Falun Dafa. Nous sommes très reconnaissants qu'ils nous soutiennent dans ce mouvement de démissions du PCC. »

    Les membres de la fanfare «Tian Guo» sont tous des pratiquants de Falun Gong. En raison de la persécution de leurs compagnons en Chine, ils veulent inciter les Chinois à rompre leurs liens avec le parti communiste.

    [M. Felix Hermans, fanfare Tian Guo du Falun Dafa ] : « Chacun d'entre nous pense qu'il est très important que tous les membres de la fanfare «Tian Guo» participent ici, pour montrer aux gens qu'il est important de quitter ce parti, parce que si vous ne le quittez pas, vous êtes liés au parti qui gouverne par la duperie et la torture, en Chine. »

    Début 2009, on comptait 50 millions de retraits, et aujourd'hui, deux ans plus tard, le nombre de démissions est passé à 86 millions et ce mouvement continue.

    Tiré de: http://fr.ntdtv.com/ntdtv_fra/actualite/2011-01-18/320459686974.html

     

  • La question tibétaine, "un défi politique majeur pour la Chine"

    Nicholas Bequelin basé à Hongkong et spécialiste de l'Asie à Human Rights Watch (HRW), s'exprime à la suite de la publication, jeudi 22 juillet, d'un rapport de l'organisation de défense des droits de l'homme basée à New York, sur les exactions policières chinoises au Tibet depuis 2008.


    Qu'est-ce qui a guidé l'équipe de HRW dans la rédaction de ce rapport, présenté notamment comme indépendant des organisations liées au gouvernement tibétain en exil ?

    Human Rights Watch a travaillé sans aucun a priori sur ce qui s'est passé au Tibet, mais avec le souci de répondre à un problème principal, à savoir, qu'est-ce que le gouvernement chinois cherchait à cacher en verrouillant complètement l'ensemble du plateau tibétain depuis les manifestations de mars 2008 jusqu'à aujourd'hui. On peut certes, depuis, s'y rendre, mais il y a des soldats partout, des policiers armés, etc.

    Au moment des évènements au Tibet, quand il a fallu alerter la communauté diplomatique ou les Nations Unis, l'une de nos principales difficultés venait du fait que la majeure partie des informations fournies par le gouvernement tibétain en exil et les organisations pro-tibétaines étaient souvent de seconde main ou invérifiables. Il fallait donc faire une enquête qui s'affranchisse de ces sources et construise un rapport à neuf uniquement sur la base d'information de première main par des témoins oculaires directs.

    Nous proposons un rapport difficilement réfutable, car complètement indépendant. Nous ne pouvons pas nous prononcer sur le nombre de tués mais seulement sur la nécessité absolue de faire une enquête sur cette question, maintenant qu'il est établi que les forces de sécurité ont ouvert le feu sur des manifestants à plusieurs reprises.


    Quels éléments nouveaux le rapport apporte-t-il ?

    Je crois qu'on établit de façon claire que les forces de l'ordre ont tiré à balles réelles, notamment à Lhassa, Ngaba, Tonghor et Gardze (province du Sichuan). Ce sont des informations qu'on a pu recouper : au total nous n'avons utilisé que 10 à 15 % des informations recueillies pour le rapport. La position du gouvernement chinois est que les troupes n'ont jamais tiré sur les manifestants, qu'il n'y a pas eu de morts par balle. Il n'a jamais admis que des manifestants sont morts à Lhassa le 14, ni le 15. Or, on a des témoignages. Officiellement, il y a bien eu à certains moments des communiqués sur des manifestants tués ou touchés par balles, mais ils ont été immédiatement retirés. On peut donc dire que les forces de l'ordre ont bien ouvert le feu, plusieurs fois, dans des régions différentes. Il faudrait maintenant répertorier tous les autres incidents sur lesquels nous n'avions pas assez de témoignages pouvant être recoupés.


    Qu'est-ce qui est caractéristique dans la réaction chinoise au soulèvement tibétain de mars 2008, et la manière dont la " normalisation " de la région a été effectuée ?

    Quand on voit tout l'appareil policier déployé, les abus, la férocité de la répression, les cas de ces moines ayant imprimé à la main une centaine de tracts et qui ont pris 6 ou 7 ans de prison, on constate que les forces de sécurité agissent comme s'il s'agissait d'une situation de conflit armé, de guérilla, ou de terrorisme, et non de manifestations populaires, pour la plupart spontanées, avec des manifestants non armés. Et qui n'ont pas causé de violences graves, avec l'exception de Lhassa, où il y a eu des morts il est la vrai, mais la plupart ont eu lieu au cours d'incendies de boutiques.

    A l'époque Human Rights Watch a condamné sans ambigüité la violence par les manifestants. Les manifestations n'ont pas toujours été pacifiques, il y a eu des postes de police brulées, des jets de pierre, des représentants des forces de l'ordre blessés et le rapport souligne que dans un certain nombre de cas il semble que les forces de sécurité aient exercé une retenue adéquate… Mais dans de nombreux cas, on ne connaît jamais l'enchaînement qui a conduit à la confrontation. Le problème fondamental reste que le gouvernement chinois n'a jamais distingué entre les manifestants violents et non-violents, qui sont tous considérés comme des séparatistes.

    Les procédures judiciaires ont été extrêmement sommaires, avec un appareil judiciaire très politisé. Les sources chinoises officielles ne s'en cachent même pas. Nous détaillons dans le rapport, sur la base de documents officiels chinois, de nombreux cas de Tibetains condamnés à de lourdes peines pour des actes de protestation absolument non-violents : par exemple a Kardze, deux moines d'un monastère sont sortis agiter un drapeau. Les gens prennent peur et ferment leurs boutiques. Les deux moines sont accusés d'incitation au séparatisme et ils écopent de longues années de prison.


    Les informations données par la Chine sur le nombre de personnes arrêtées et condamnées sont-elles crédibles ?

    La presse chinoise a par exemple titré sur le fait que " 8 % seulement des émeutiers ont été condamnés", ce qui reviendrait à 76 personnes. Mais si on commence à regarder hors de Lhassa, donc au Sichuan, au Gansu, dans les zones tibétaines, on trouve des dizaines de condamnations. Et cela a continué dans les mois qui ont suivi. Le nombre total de gens arrêtés et condamnés est beaucoup plus élevé que ce qu'ils ont donné. Tous les accusés sont qualifiés d'"incendiaires, des pilleurs et des casseurs ", mais de nombreuses personnes ont fait des actions qui ne sont absolument pas violentes. Des actions qui selon les comptes rendus chinois eux mêmes, ne sont même pas de l'ordre à troubler l'ordre public.

    Les Tibétains qui tentent de témoigner et de passer des informations à l'étranger sont condamnés très lourdement…


    Tiré de : http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2010/07/24/les-minorites-ethniques-un-defi-politique-majeur-pour-l-equipe-de-hu-jintao_1391621_3216.html

     

  • Politesses américaines sur le système légal chinois

    Symbole – La Cour de justice d’Urumqi, quadrillée par l’armée chinoise. (STR/AFP/Getty Images)
    Symbole – La Cour de justice d’Urumqi, quadrillée par l’armée chinoise. (STR/AFP/Getty Images)

    Pour suivre l’évolution du système juridique chinois et de la situation des droits de l’homme, la Commission exécutive du Congrès américain sur la Chine (CECC) a demandé à un groupe d’experts de dresser un état des lieux. Constat sans concession qui ne devrait pas manquer de provoquer une réaction officielle des autorités chinoises.

    «Dans son rapport  2009, la Commission a exprimé ses inquiétudes quant aux violations des droits de l’homme continuelles et la stagnation du développement de l’État de droit», a mentionné le sénateur Byron L. Dorgan (Démocrate – Dakota du Nord), coprésident de la Commission, dans sa déclaration d’ouverture. Le rapport annuel 2009 de la CECC a été publié en ligne le 13 octobre.

    «Ce que nous avons vu en Chine n’est pas l’émergence d’un système de loi, mais d’une autorité se servant de la loi. Le développement des structures légales chinoises, des institutions réglementaires, des agences bureaucratiques n’est pas sujet au code de lois, puisque le Parti communiste et le gouvernement n’y sont pas soumis», a déclaré le membre républicain Chris Smith (New Jersey).

    Pour le sénateur Dorgan, il est dans l’intérêt des citoyens américains autant que chinois que le régime cesse de réprimer la liberté d’expression et la primauté du droit. «Le harcèlement et la répression de la critique et de la dissidence empêchent le contrôle des dommages faits à l’environnement, ce qui peut non seulement nuire aux citoyens chinois, mais peut également avoir des conséquences au niveau mondial.»

    «Pour maximiser le progrès dans la sécurité alimentaire, la qualité des produits et même la pureté de l’air, le gouvernement chinois ne doit pas s’aliéner les activistes environnementaux, la presse critique, les ONG, les avocats défenseurs des droits de l’homme, et ils ne devraient pas être réprimés comme des ennemis de l’État», a ajouté le sénateur Dorgan.

    Licences d’avocats non-renouvelées

    Selon Donald Clarke, spécialiste en droit chinois, les avocats bénéficient maintenant de plus d’indépendance. Auparavant, ils étaient traités comme des «employés de l’État exerçant le droit», mais maintenant le régime considère qu’ils sont simplement des «fournisseurs commerciaux d’un service».

    «L’État exerce un contrôle strict sur l’association des avocats et il leur impose des tâches spéciales visant à promouvoir les intérêts de l’État, même lorsque cela pourrait se faire aux dépens de leurs clients», indique M. Clarke. Un exemple bien connu d’interférence de l’État dans la relation normale entre un accusé et son représentant est celui de la règle mise en vigueur suite aux manifestations de Tiananmen en 1989. L’État dictait aux avocats de faire pression sur les accusés pour qu’ils admettent, entre autres,  leur culpabilité de «rébellion contre-révolutionnaire».

    Plus spécifiquement, Donald Clarke a témoigné que les conditions pour les avocats impliqués dans des cas sensibles (Falun Gong, Tibet, confiscation de terres, manifestations environnementales ou le fait de critiquer directement ou indirectement un dirigeant) «se sont aggravées durant les six derniers mois.»

    Exemple saillant, la suspension de la firme d’avocats pékinoise Yitong, qui a pris en charge de nombreux cas «sensibles». Celle-ci a ainsi représenté Hu Jia, un des militants contre le sang contaminé, et Chen Guangcheng, l’avocat autodidacte non voyant qui a lutté contre les avortements forcés et les stérilisations illégales dans sa province natale du Shandong. Plusieurs avocats de la firme Yitong ont également remis en question la direction de l’Association des avocats de Pékin (AAP), demandant que les dirigeants de cette organisation soient élus.

    Les portes de Yitong ont été fermées durant six mois, bien qu’elle ait réussi à rouvrir le mois dernier avec des effectifs réduits et que sa capacité de fonctionner ait été «grandement affectée», affirme M. Clarke. Selon lui, la leçon de cette sanction sera sans aucun doute gravée dans l’esprit des avocats militants potentiels. Plusieurs avocats impliqués dans la contestation des méthodes de l’AAP, qui a échoué, se sont vu retirer leur droit de pratiquer.

    En juillet, l’organisme en charge d’octroyer les permis de pratiquer à Pékin a retiré les licences de 53 avocats parce qu’ils n’étaient pas enregistrés auprès de l’Association des avocats de Pékin. D’autres prétextes ont également été utilisés pour radier un grand nombre d’avocats, dont les plus réputés sont Jiang Tianyong, Li Heping et Teng Biao.

    Les avocats doivent parfois obtenir la permission avant de prendre un « cas » important et ils se font même dire comment le gérer. En 2006, une règle nationale est entrée en vigueur pour forcer les avocats à informer les autorités locales sur toute tentative de recours collectif et ils doivent accepter les conseils et la supervision de l’État, rapporte M. Clarke.

    En 2008, des dizaines d’avocats se sont portés volontaires pour représenter les plaignants dans le scandale du lait contaminé à la mélamine, mais le régime leur a «déconseillé» de le faire, selon M. Clarke.

    Lois et règlements environnementaux

    Les dirigeants communistes chinois savent qu’ils doivent se pencher sur la question de l’environnement en Chine puisqu’il limite les opportunités de croissance économique et qu’il est la cause d’un nombre de plus en plus élevé de problèmes sanitaires. Cette situation est devenue «la source principale du malaise social dans le pays», a déclaré Elizabeth Economy, C.V. Starr, Senior Fellow et directrice d’études pour l’Asie au Conseil des relations étrangères américain.

    La détérioration de l’eau et de l’air par la pollution pourrait expliquer la hausse dramatique du nombre de personnes atteintes du cancer – hausse d’environ 20% depuis 2005 d’après les statistiques officielles du gouvernement. «Plus de la moitié de la population du pays boit de l’eau contaminée tous les jours», affirme Mme Economy.

    Le nombre de protestations environnementales a dépassé le cap de 50.000 en 2005 selon le ministère de la Protection de l’environnement, explique Mme Economy. «Ces protestations vont de la centaine de fermiers qui bloquent une route à 30.000 personnes qui s’opposent à une nouvelle usine chimique au Sichuan, qui causerait des fausses couches chez les jeunes femmes du village», ajoute-t-elle.

    La corruption est également une grande problématique. Les médias ont exposé des fonctionnaires qui dissimulent des problèmes graves de pollution en faisant pression sur la justice, la presse et même les hôpitaux pour que la population n’en sache rien. De plus, «ces fonctionnaires détournent souvent les fonds dédiés à la protection de l’environnement». Mme Economy cite un rapport officiel qui a révélé que «la moitié des fonds pour la protection de l’environnement distribués par Pékin aux fonctionnaires locaux a été détournée vers des projets non reliés à l’environnement».

    Le Parti communiste a permis l’émergence de 3.000 ONG environnementales afin de profiter de leur expertise et dans le but d’amener un peu de transparence aux problèmes environnementaux. Les médias peuvent également parfois jouer le rôle de chien de garde.

    Cependant, «les dirigeants chinois craignent que l’environnement devienne potentiellement la pierre angulaire pour réclamer de plus grandes réformes politiques», fait remarquer Mme Economy. Ainsi, ces ONG sont sujettes à des restrictions sévères et sont surveillées de près. Plusieurs des éminents environnementalistes en Chine sont harcelés ou emprisonnés, comme Wu Lihong, Yu Xiaogang et Tan Kai, pour n’en nommer que trois.

    Tiré de:

    http://www.lagrandeepoque.com/LGE/Header/Politesses-americaines-sur-le-systeme-legal-chinois.html

  • Qu'est ce que le Parti communiste Chinois - Partie 2

    L’utilisation de mensonges pour justifier la violence

    On peut mesurer le niveau de civilisation par le degré de violence qu’un régime utilise. En recourant à la violence, les régimes communistes représentent clairement un immense pas en arrière dans la civilisation humaine. Malheureusement, le Parti communiste a été considéré comme progressiste par ceux qui croyaient que la violence est un moyen nécessaire pour faire avancer la société.

    L’acceptation de la violence doit être observée à la lumière du deuxième trait héréditaire du Parti communiste : l’usage habile et inégalé de la tromperie et des mensonges.

    «Depuis notre plus jeune âge, nous avons considéré les Etats-Unis comme un pays sympathique. Cette idée est due en partie au fait que les Etats-Unis n’ont jamais occupé un autre pays, ni lancé d’attaques contre la Chine. Plus fondamentalement, la bonne impression qu’ont les Chinois des Etats-Unis repose sur leur caractère ouvert et démocratique.»

    C’est ce qu’on pouvait lire dans un éditorial publié le 4 juillet 1947 dans le Xinhua Daily, journal officiel du PCC. A peine trois ans plus tard, le PCC envoyait des soldats combattre les troupes américaines en Corée du Nord et dépeignait les Américains comme les impérialistes les plus pervers du monde. Chaque Chinois vivant en Chine continentale serait surpris de lire ce point de vue écrit il y a plus de 50 ans. Le PCC a interdit toute publication citant des passages similaires et en a publié des versions réécrites.

    Depuis son arrivée au pouvoir, le PCC a employé le mensonge dans l’élimination des contre-révolutionnaires (1950-1953), à l’occasion de la « coopération » entre les entreprises publiques et privées (1954-1957), lors du mouvement anti-droitier (1957), de la Révolution culturelle (1966-1976) et du massacre de Tiananmen (1989), ainsi que plus récemment au cours de la persécution du Falun Gong (1999). L’exemple le plus tristement célèbre a été la persécution des intellectuels en 1957. Le PCC avait demandé aux intellectuels d’exprimer leurs opinions mais il les a après coup persécutés en tant que « droitiers » utilisant leurs discours comme preuves de leurs « crimes ». Lorsque certains ont dénoncé cette persécution comme une conspiration ou un « complot fomenté dans l’ombre », Mao a affirmé publiquement : «Ce n’est pas un complot fomenté dans l’ombre, mais un stratagème visible de tous».

    La tromperie et les mensonges ont joué un rôle très important dans la prise de pouvoir du PCC et son maintien. La Chine a l’histoire la plus longue et la plus complète du monde et les intellectuels chinois croient depuis toujours en l’histoire. Le peuple chinois a utilisé l’histoire pour évaluer la réalité actuelle et même pour parvenir à une évolution spirituelle sur le plan personnel. Pour que l’histoire serve l’actuel régime, le PCC a fait un usage courant de l’altération et de la dissimulation de la vérité historique. Dans sa propagande et ses publications, le PCC a réécrit l’histoire de périodes aussi lointaines que celle des Printemps et Automnes (770-476 av. J.-C.) et des Royaumes combattants (475-221 av. J.-C.), jusqu’à celle de la récente Révolution culturelle. Depuis 1949, de telles altérations ont perduré pendant plus d’un demi-siècle, et tous les efforts pour restaurer la vérité historique se sont heurtés à l’obstruction du PCC.

    Lorsque la violence n’est plus suffisante pour maintenir le contrôle, le PCC recourt à la tromperie et aux mensonges qui servent à justifier et à masquer le règne de la violence.

    Bien sûr, il nous faut admettre que la tromperie et les mensonges ne sont pas des inventions du Parti communiste, mais ce sont de très anciennes infamies que le Parti communiste a utilisées en toute impunité. Le PCC a promis des terres aux paysans, des usines aux travailleurs, la liberté et la démocratie aux intellectuels et la paix pour tous. Aucune de ces promesses ne s’est réalisée. Une génération de Chinois est morte trompée, et une autre génération continue d’être escroquée. À la plus grande tristesse des Chinois, c’est l’aspect le plus malheureux de la nation chinoise.

    Des principes toujours changeants

    Lors du débat télévisé présidentiel américain de 2004, un candidat a dit qu’on pouvait changer ses tactiques si nécessaire, mais qu’on ne devrait jamais changer ses «croyances» ou ses «valeurs essentielles» sans quoi «on n’est tout simplement plus crédible». Cette déclaration fait bien comprendre un principe général.

    Le Parti communiste est un exemple typique. Depuis sa création, il y a plus de 80 ans, le PCC, a tenu 16 congrès nationaux et modifié 16 fois la constitution du Parti. En plus de cinq décennies de pouvoir, le PCC a opéré cinq modifications majeures de la Constitution chinoise.

    L’idéal du Parti communiste est l’égalité sociale menant à une société communiste. Toutefois, sous le contrôle communiste, la Chine est devenue le pays où les inégalités économiques ont creusé l’écart le plus grand. Beaucoup de dignitaires du Parti sont devenus extrêmement riches tandis que 800 millions de gens vivent au-dessous du seuil de pauvreté.

    La ligne théorique directrice du PCC a évolué du marxisme-léninisme, auquel a été ajouté le maoïsme, en y incluant aujourd’hui les pensées de Deng Xiaoping et récemment celle de Jiang, les «Trois Représentations». Le marxisme-léninisme et le maoïsme ne sont pas du tout compatibles avec les théories de Deng et l’idéologie de Jiang, elles leur sont opposées. Ce méli-mélo de théories communistes utilisé par le PCC est en effet une rareté dans l’histoire humaine.

    Les principes du Parti communiste se sont largement contredits les uns les autres en évoluant. Depuis l’idée d’une intégration globale qui transcenderait l’Etat-nation jusqu’au nationalisme extrême d’aujourd’hui, de l’élimination de toute propriété privée et de toutes les classes exploitantes jusqu’au concept actuel qui encourage les capitalistes à rejoindre le Parti, les principes d’hier se sont inversés dans la politique d’aujourd’hui et on s’attend demain à d’autres changements. Peu importe combien de fois le PCC change ses principes, le but demeure clair : prendre et maintenir le pouvoir, prolonger le contrôle absolu de la société.

    Au cours de son histoire, à plus d’une dizaine de reprises, le PCC a connu des luttes internes «de vie et de mort». En réalité, tous ces conflits ont coïncidé avec le transfert de pouvoir à la suite de changements dans les principes de base du Parti.

    Chaque changement dans les principes est venu d’une crise inévitable rencontrée par le PCC, menaçant sa légitimité et sa survie. Que ce soit la collaboration avec le parti du Kuomintang, une politique extérieure pro-américaine, la réforme économique et l’expansion du marché, ou encore la promotion du nationalisme, chacune de ses décisions est survenue à un moment de crise et avait pour but de gagner ou de consolider le pouvoir. Chaque cycle de persécution d’un groupe, suivie d’un renversement de cette persécution, a été lié à des changements dans les principes de base du PCC.$

    Un proverbe occidental dit que la vérité est immuable et que le mensonge est changeant. Il y a là une certaine sagesse.

    Comment la nature du Parti remplace et élimine la nature humaine

    Le PCC est un régime autoritaire de type léniniste. Depuis les débuts du Parti, trois lignes de base ont été établies : la ligne intellectuelle, la ligne politique et la ligne organisationnelle. La ligne intellectuelle se réfère à la philosophie fondatrice du Parti communiste. La ligne politique se réfère à la mise en place de buts. La ligne organisationnelle se réfère, elle, à la manière dont les buts peuvent être atteints dans le cadre d’une organisation stricte.

    Les membres du PCC, tout comme ceux qu’il dirige, reçoivent en premier lieu et avant tout des ordres ; leur obéissance inconditionnelle est requise. Telle est la nature de la ligne organisationnelle.

    En Chine la plupart des gens sont conscients de la double personnalité des membres du PCC. En privé, ce sont des êtres humains ordinaires avec des sentiments de joie, de colère, de chagrin et de gaieté. Ils ont les mérites et les faiblesses de personnes ordinaires. Ils peuvent être parent, mari, femme ou ami. Mais la nature du Parti se place au-dessus de la nature humaine et des sentiments qui, selon les exigences du Parti communiste, transcendent le sentiment d’humanité. De cette manière, le sentiment d’humanité devient relatif et malléable alors que la nature du Parti devient absolue, au-delà de tous les doutes et de tous les défis.

    Pendant la Révolution culturelle, des pères et des fils se sont torturés entre eux, des maris et des femmes ont lutté l’un contre l’autre, des mères et leurs filles se sont dénoncées mutuellement, des étudiants et leurs professeurs se sont traités comme des ennemis. Les principes du Parti ont motivé les conflits et la haine. Dans la première période du règne du PCC, certains de ses hauts dignitaires se sont retrouvés impuissants lorsque les membres de leur famille ont été étiquetés comme ennemis de classe et réprimés. Une fois encore, cela découlait de la nature du Parti.

    L’emprise de la nature du Parti sur l’individu est la conséquence de l’endoctrinement prolongé du PCC. L’entraînement commence à l’école maternelle, où les réponses attendues par le Parti sont récompensées, alors qu’elles ne correspondent ni au bon sens ni à la nature humaine de l’enfant. Les apprenants reçoivent un enseignement politique en primaire, dans le secondaire et jusqu’à l’université. Ils apprennent à suivre les réponses standard validées par le Parti, sinon ils ne sont pas autorisés à passer les examens et recevoir les diplômes.

    Un membre du Parti doit rester dans la ligne du Parti lorsqu’il s’exprime en public quoiqu’il pense en privé. La structure organisationnelle du Parti communiste est une pyramide gigantesque, avec le pouvoir central au sommet qui contrôle la hiérarchie toute entière. Cette structure unique est une des caractéristiques les plus importantes du régime du PCC. Elle participe à produire une absolue conformité.

    Aujourd’hui le PCC a complètement dégénéré en une entité politique luttant pour préserver son propre intérêt. Elle ne poursuit plus aucun des buts élevés du communisme. Toutefois, la structure organisationnelle du communisme est maintenue et son exigence de conformité absolue n’a pas changé. Ce parti, se situant lui-même au-dessus de l’humanité et de la nature humaine, élimine toute organisation ou toute personne considérée comme une menace ou comme une menace potentielle pour son propre pouvoir, qu’il s’agisse de citoyens ordinaires ou de hauts fonctionnaires du PCC.

     Tiré des 9 commentaires sur le Parti communiste chinois:

    http://www.lagrandeepoque.com/LGE/9-Commentaires-sur-le-Parti-communiste/Quest-ce-quest-le-Parti-communiste.html

Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu