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génocide chinois

  • Une chronologie de la persécution

    La persécution du Falun Gong depuis 1999 connaît censure et propagande de la part du parti communiste chinois même au delà des frontières de la Chine. Les médias internationaux et les gouvernements n'osent pas en parler.  Pourtant cette persécution semble être d'une cruauté et d'une injustice jamais rencontrées auparavant. Elle représente un moment historique clé de la Chine qu'il est important de connaître pour comprendre la complexité de la Chine. Laurent Gey

     

    Nous croyons que lorsque la vérité sur la persécution de Falun Gong en Chine sera totalement révélée, la persécution prendra fin, car le monde ne pourra simplement pas le tolérer. Que les dirigeants communistes en Chine se soient donnés tant de mal pour dissimuler leurs actions depuis 1999 indique qu’ils le pensent aussi.

    À cette fin, l'article qui suit s'intègre dans une série spéciale visant à révéler plus complètement la persécution de Falun Gong en Chine sous tous ses aspects et en faire la chronique. Nous invitons nos lecteurs à prêter attention ce mois-ci, au quotidien, à d'autres articles documentant les crimes contre l'humanité commis par le Parti communiste chinois au cours des onze dernières années de la persécution de Falun Gong.

    **************

    1996
    À mesure que Falun Gong devient plus populaire, les premiers signes de répression par l'état apparaissent. Peu de temps après avoir été nommés best-sellers, les livres de Falun Gong sont interdits de toute publication. Le premier article de critique du Falun Gong parle principal média géré par l'État apparaît dans le Guangming Daily le 17 juin. M. Li part aux États-Unis


    1997
    Le Bureau de sécurité publique mène une enquête afin de déterminer si Falun Gong doit être considérée comme une «secte diabolique», mais l'enquête conclut : "aucune preuve trouvée à ce jour." (http://faluninfo.net/article/518/?cid=4)


    1998-1999
    La police perturbe les pratiques d'exercices matinales du Falun Gong dans les parcs et fouille le domicile d’adhérents de Falun Gong qui aident à organiser des activités de groupe.

    Les attaques contre Falun Gong continuent dans les médias d'Etat. Falun Gong répond aux critiques en rendant visite et parfois en pétitionnant devant les locaux du journal local ou de la télévision afin d'expliquer ce qu'est le Falun Gong et laver sa réputation. De tels événements ont lieu à Pékin, Tianjin, Guangzhou et d'autres grandes villes.

    Les médias chinois et les enquêtes gouvernementales indiquent qu'au moins 70 millions de personnes en Chine pratiquent le Falun Gong.(http://faluninfo.net/article/517/?cid=4


    Avril 1999
    He Zuoxiu, un éminent marxiste-athée, dénigre le Falun Gong et le qigong en général dans un magazine universitaire de Tianjin. Les pratiquants de Falun Gong locaux se rassemblent à Tianjin, et demandent au magazine de réparer les dommages causés à leur réputation.

    Bien que le rassemblement soit pacifique, les 23 et 24 avril, la police anti-émeute est envoyée, et 45 pratiquants sont arrêtés et certains battus. Lorsque les pratiquants demandent aux autorités de Tianjin de libérer ceux qui ont été arrêtés, on leur dit que les ordres sont venus de Pékin et que s'ils veulent faire une requête ils doivent se rendre à la capitale.


    25 avril 1999
    Le lendemain, le 25 avril 1999, plus de 10 000 adhérents du Falun Gong de Pékin, des alentours de Tianjin et d'autres villes de la région se rassemblent à l'extérieur du bureau des appels du conseil d'état à Pékin.

    Le bureau est situé juste à côté de Zhongnanhai, le complexe résidentiel des dirigeants du Parti communiste. Malgré l'accusation ultérieure par le Parti que le Falun Gong avait "assiégé" Zhongnanhai, le rassemblement était en fait remarquablement pacifique et ordonné, avec des pratiquants veillant à laisser libres les entrées et les sorties, et les trottoirs - comme l’ont également rapporté les médias étrangers.

    Les adhérents demandent que ceux qui ont été arrêtés à Tianjin soient libérés, que l'interdiction de publication des livres du Falun Gong soit levée et qu'ils puissent recommencer à pratiquer sans l'interférence du gouvernement.

    Puis, le Premier Ministre Zhu Rongji rencontre les représentants du Falun Gong dans son bureau. A la fin de la journée, ceux ayant été arrêtés à Tianjin sont libérés et le rassemblement se disperse calmement.
    Toutefois quelques heures plus tard, le dirigeant communiste d’alors, Jiang Zemin, s’oppose à la position apaisante de Zhu, et déclare que s’il ne peut pas venir à bout du Falun Gong, le Parti deviendra la « risée » de tous. ( http://faluninfo.net/article/518/?cid=4)


    10 juin, 1999
    Jiang Zemin créé le bureau 610, une agence de sécurité secrète ayant mandat de spécialement éradiquer le Falun Gong. Jiang lui accorde un pouvoir absolu sur chaque niveau de la police, du gouvernement et sur le système judiciaire et plus tard le bureau 610 devient le principal outil servant à arrêter, torturer et assassiner Falun Gong ( http://faluninfo.net/topic/17/)


    Juillet 1999
    Depuis le rassemblement du 25 avril jusqu'à la mi juillet, les pratiquants dans toute la Chine rapportent être suivis et interrogés par des policiers en civil, tandis que le Parti compile des listes de pratiquants et fait ses derniers préparatifs pour l'interdiction qui va suivre.

    Le 20 juillet 1999, la police commence à arrêter des adhérents qu’ils considèrent comme des organisateurs clés. Le 22 juillet 1999, un bombardement médiatique commence. Les ondes, les écrans de télévision et les colonnes des journaux se remplissent d’attaques du Falun Gong. Des camionnettes équipées de haut-parleurs sillonnent les rues et les campus, avertissant les gens que pratiquer Falun Gong est désormais illégal. Parmi les stipulations de l’interdiction, protester de l’interdiction est également interdit. (report)


    Octobre 1999
    Des adhérents de Falun Gong tiennent une conférence de presse secrète pour les médias étrangers à Pékin visant à dénoncer la persécution à laquelle ils font face. A la fin de la conférence, les participants sont arrêtés. Mme Dong Yan, l'une des adhérentes à avoir pris la parole à la conférence de presse a été plus tard torturée à mort en détention.

    Jiang fait voter une loi qui rétroactivement justifie l'interdiction du Falun Gong. (Rapport de Human Rights Watch report)


    Hiver 1999-2000
    Alors que les séries d’arrestation continuent et que les premiers rapports de décès suite à la torture en garde vue voient le jour, les Falun Gong à travers la chine se rendent à Pékin pour faire appel à leur gouvernement et demander l'aide de la communauté internationale en faisant la méditation ou en déployant des banderoles sur la place Tienanmen. Les banderoles énoncent souvent simplement "Falun Dafa hao (Falun Dafa est bon).

    Les médias internationaux saisissent à répétitions des images de la police assaillant des gens en méditation sur la place et les frappant à terre avant de les emmener (report)


    Janvier 2001
    Les médias gérés par l'état affirment que les pratiquants de Falun Gong se sont immolés sur la place Tienanmen pour protester. La soi disant auto-immolation devient la pièce maîtresse de la propagande contre le Falun Gong et est utilisé pour donner du crédit à une campagne devenue de plus en plus impopulaire.

    Bien que la plupart des médias étrangers se contentent de faire un copier coller des rapports du porte parole du Parti l'agence Xinhua et de la Télévision Centrale de Chine, l'incident de l'auto immolation apparait de plus en plus suspect, notamment parce que les enseignements du Falun Gong considèrent le suicide comme un péché. Les enquêtes menées par le Washington Post et d'autres, notamment l'analyse au ralenti de la propre vidéo du Parti, font un trou après l’autre dans la version de l'histoire du Parti et soulève des questions alarmantes. ((http://faluninfo.net/tiananmen/immolation.asp) ).


    Le 20 novembre 2001
    Un groupe de 35 pratiquants de Falun Gong de 12 pays différents se rassemble la place Tienanmen pour méditer sous une banderole avec les mots: "Authenticité, Compassion, Tolérance". –les principes du Falun Gong. Ils ont arrêtés et battus dans les minutes qui suivent. Des manifestations similaires par des pratiquants du Falun Gong étrangers se poursuivent les années suivantes. (report1 / report2)


    Le 5 mars 2002
    Les pratiquants de Falun Gong du nord-est de Changchun interceptent le réseau télévisé officiel chinois. Ils diffusent une vidéo de 45 minutes qui n'aurait aucune chance d'être vue autrement en Chine, montrant notamment comment Falun Gong est librement pratiqué à l'extérieur de la Chine et pourtant persécuté sur le continent chinois.(news)

    De rage, Jiang Zemin donne l'ordre à la police de "tirer pour tuer" sur les pratiquants de Falun Gong attrapés entrain d’afficher des matériaux d'information.

    Pendant plus de trois jours, la ville de Changchun se transforme en scène de chaos, 5 000 personnes étant arrêtés, le nombre de décès pendant cette période reste toujours inconnu (news).. Parmi ceux qui participent à la diffusion, plusieurs sont par la suite torturés en garde à vue, y compris M. Liu Chengjun, objet d'une action urgente d'Amnesty International (news). Des interceptions similaires des signaux de radiodiffusion continuent de façon sporadique dans toute la Chine les années suivantes.


    Novembre 2002
    Hu Jintao commence officiellement à remplacer Jiang, bien que Jiang et ses partisans profondément attachés à la persécution du Falun Gong - principalement Luo Gan, Zhou Yongkang, Jing Liu, Li Lanqing, et Zeng Qinghong – continuent à pousser la campagne.


    Juillet 2004
    Le nombre de cas documentés de pratiquants du Falun Gong décédés suite à la persécution la plupart suite à la torture en garde à vue, atteint les 1 000. Des estimations évaluent le nombre actuel de morts à 10 000.


    Novembre 2004
    Les "Neuf commentaires sur le Parti communiste" une série d'éditoriaux sur le Parti publié outremer par The Epoch Time (www.ninecommentaries.com), commencent à circuler clandestinement à travers la Chine. Les touristes ramènent des copies de Hong Kong, d'autres les téléchargent d’Internet ou les reçoivent dans des mails.

    Les Neuf commentaires incluent un chapitre sur la persécution du Falun Gong, et déclenchent une vague de dénonciations et de retraits du Pari et de ses organisations affiliées à travers toute la Chine et la diaspora chinoise


    Décembre 2004
    L'éminent avocat des droits de l'homme Gao Zhisheng de Pékin écrit au Congrès national du peuple à propos de la persécution du Falun Gong. Les mois qui suivent le cabinet de Gao est fermé, il est radié du barreau, traqué, placé en résidence surveillée et finalement détenu- en grande partie pour sa position ouverte sur la question sensible du Falun Gong et parce qu'il a démissionné du PCC. Le procureur Guo Guoting (report ) s'était déjà prononcé contre la persécution et avait été radié ()


    Juin 2005
    Le nombre de cas documentés de pratiquants du Falun Gong tués suite à la persécution dépasse les 2 500. (news).

    L'ancien diplomate chinois Chen Yonglin et l'ancien policier du bureau 610 Hao Fengjun désertent pour l’Australie en faisant sortir clandestinement des documents. Chen affirme qu'il y a 1000 espions chinois actifs, rien qu'en Australie. Hao dit qu'il a quitté la Chine après avoir assisté à la torture d'une adhérente du Falun Gong (report ).


    Mars 2006
    Une femme ayant travaillé dans un hôpital chinois et un journaliste chinois révèlent que les pratiquants du Falun Gong dans le nord-est de Sujiatun sont tués par milliers pour leurs organes. Alors que les éléments d’enquêtes s’accumulent dans les semaines qui suivent un médecin militaire chinois se présente et révèle que les atrocités ont lieu dans tout le pays (pour en savoir plus Organ Harvesting).).


    Juillet 2006
    L'ancien secrétaire d'Etat canadien David Kilgour et l'avocat international des droits de l'homme David Mathas publient un rapport avec des preuves, montrant que le prélèvement d'organes de pratiquants du Falun Gong en Chine semble plus répandu qu’on imaginait jusque là. ( http://organharvestinvestigation.net/)


    Mars 2007
    Le nombre de cas documentés de pratiquants de Falun Gong tués suite à la persécution dépasse les 3 000 (news)Selon les estimations, le nombre de décès réel serait beaucoup plus élevé.


    Mai 2008
    Le nombre de cas documentés de pratiquants de Falun Gong tués suite à la persécution dépasse les 3 000 (Voir news)Selon des estimations, le nombre de décès réel serait beaucoup plus élevé.

     

    Article original : http://faluninfo.net/print/225/

  • Edward McMillan-Scott réaffirme la brutalité et la paranoia du régime chinois

    CHINE : Dans une lettre adressée à Gao Zhisheng, avocat des droits de l'homme chinois, le Vice-président du Parlement Européen Edward McMillan-Scott réaffirme la brutalité et la paranoia du régime. Il qualifie de génocide le prélèvements d’organes sur les pratiquants de Falun Gong conduisant à leur décès. Il demande à tous les membres du PCC de reconnaître leur responsabilité dans la mort de 80 millions de personnes durant le Grand Bond en Avant, la Révolution Culturelle et le Massacre de la Place Tienanmen – Pour lui, l’effondrement du régime n’est qu’une question de temps et il en est pour preuve les nombreuses contradictions économiques, la corruption administrative, les dissensions dans le milieu rural, le courage toujours croissant des groupes religieux ainsi que l'habileté des jeunes à contourner les restrictions Internet. Pour terminer, il presse ses collègues du Parlement Européen et des assemblées librement élues dans le monde de surveiller systématiquement les violations qui ont été dévoilées et recommande à toutes les ambassades de l'Union Européenne en Chine de fournir un soutien – et même un refuge – aux défenseurs des droits de l'homme tel Gao Zhisheng.

    Rappel de faits ( SOH - mars 2006)

  • Les camps de concentration en Chine: ils existent!

    kilgourmatas1.jpgLes Canadiens David Kilgour, ancien secrétaire d’État et David Matas, avocat des droits de l’homme, ont affirmé dans un rapport d’enquête que les allégations de prélèvements d’organes sur des milliers de prisonniers de conscience encore en vie en Chine étaient vraies.

    Des enquêteurs canadiens indépendants disent être convaincus que les organes des pratiquants de la méthode traditionnelle Falun Gong en Chine sont bien, comme cela a été affirmé par plusieurs témoins au mois de mars cette année, prélevés et vendus.

    « Nous sommes arrivés à la regrettable conclusion que ces allégations sont vraies. Nous croyons qu’il y a eu et qu’il continue à y avoir des prélèvements d’organes à grande échelle sur des membres de Falun Gong, contre leur gré », conclut le rapport de David Kilgour (ancien secrétaire d’état canadien pour la région Asie-Pacifique) et David Matas (avocat international spécialisé dans les droits de l’homme).

    Le document de 46 pages, accompagné de 14 annexes, sanctionne 2 mois d’enquête sur les accusations portées en mars de cette année contre le gouvernement chinois. D’après celles-ci, en Chine des prisonniers de conscience – en particulier les pratiquants du Falun Gong – sont assassinés pour leurs organes vitaux – coeur, reins, foie, cornée – qui sont ensuite vendus. Certains des clients de ce supermarché du vivant sont des occidentaux qui « normalement doivent attendre des années pour des dons volontaires de ces organes dans leur pays d’origine », dit le rapport, qui rappelle que « le prélèvement d’organes sur des personnes non-consentantes, que ce soit systématique ou seulement répandu, est un crime contre l’humanité ».

    Les auteurs font 17 recommandations, parmi lesquelles la fin immédiate de ces pratiques en Chine, l’ouverture d’enquêtes criminelles, la révocation des passeports de citoyens occidentaux voyageant en Chine pour obtenir un organe sain, l’arrêt de la formation à la transplantation des médecins chinois.

    MM. Kilgour et Matas s’adressaient à un parterre de journalistes venus entendre leurs conclusions au Parliament Hill. « Quand vous aurez lu ce rapport, vous comprendrez de quoi il s’agit », a déclaré M.Kilgour.

    David Matas explique que l’enquête a été initiée à la suite des demandes d’une association de défense des droits de l’homme basée à Washington DC, le CIPFG (Coalition to Investigate the Persecution of Falun Gong in China), cette enquête a été menée de façon indépendante afin de garantir l’objectivité des conclusions.

    MM. Kilgour et Matas ont cherché à évaluer 18 éléments pouvant soit étayer, soit affaiblir l’accusation de prélèvement d’organes ; ils ont déclaré avoir découvert des éléments à charge « à chaque fois vérifiables, et dans presque tous les cas indiscutables ». Tous ces éléments rassemblés dessinent d’après les enquêteurs « une image globale terrible ».

    L’un des éléments qu’ils ont considéré comme étant le terreau et l’engrais de cette horreur est le climat de corruption généralisée, de mépris des droits humains et la campagne nationale « d’éradication » du Falun Gong – campagne gouvernementale qui inclut répression, incitation à la haine, et arrestations massives.

    Le rapport prend comme point de départ le nombre de pratiquants de Falun Gong portés disparus et l’inexplicabilité des tests sanguins systématiquement réalisés sur les prisonniers. Certains cas documentés parlent de corps retournés à leur famille avec des organes en moins. Les enquêteurs ont de plus rencontré des victimes de la persécution vivant au Canada et en France.

    L’extraordinaire rapidité de l’obtention d’organes immunologiquement compatibles en Chine – 1 à 2 semaines pour un rein contre 4 à 7 ans en Europe et en Amérique du Nord – et le nombre annuel de transplantations effectuées, comparé au chiffre officiel des donneurs sont autant de facteurs de suspicion. Kilgour et Matas présentent de plus des documents accusant d’eux-mêmes : les pages Internet des centres de transplantation en Chine, informant de la disponibilité immédiate de grandes quantités d’organes venant de donneurs vivants.

    David Kilgour a mentionné durant la conférence de presse que l’un des éléments les plus accusateurs était la rencontre qu’il avait eue avec l’ex-femme d’un chirurgien chinois. Son mari avait reconnu avoir prélevé les cornées d’environ 2.000 pratiquants de Falun Gong emprisonnés. « Personne ne donne ses cornées sans donner également sa vie », pointe M. Kilgour. D’autres chirurgiens étaient responsables du prélèvement d’autres organes, après quoi les corps étaient incinérés.

    Interview de médecins chinois
    Le rapport contient également les enregistrements de conversations téléphoniques avec les responsables de différents hôpitaux chinois, centres de détention, tribunaux, qui admettent utiliser les organes des pratiquants de Falun Gong. Pour cette partie de l’enquête, Kilgour et Matas citent des acteurs qui se sont fait passer pour des Canadiens ou des Américains cherchant un organe.
    La conversation avec un docteur de l’hôpital Minzu dans la ville de Nanning (région autonome du Guangxi), le 22 mai 2006, s’est par exemple déroulée ainsi :

    « Pourquoi est-il facile pour eux [la ville de Guangzhou] de les obtenir [les organes des pratiquants de Falun Gong] ? »
    « Parce qu’ils sont une institution importante. Ils contactent le système judiciaire au nom de toute l’université. »
    « Et alors ils utilisent les organes des pratiquants de Falun Gong ?»
    « C’est ça… » « Les organes que vous avez utilisé avant [venant de pratiquants de Falun Gong], venaient-ils des centres de détention ou des prisons ? »
    « Des prisons. »
    « Et ils venaient de pratiquants de Falun Gong en bonne santé ? »
    « C’est cela. Nous choisissons les bons parce que nous voulons garantir la qualité de notre opération. »
    Un autre entretien a lieu avec un certain M. Li, au centre de détention de Mishan, dans la province de Heilongjiang :
    « Avez-vous des fournisseurs (d’organes) de Falun Gong ? »
    « Oui, nous en avons aussi. »
    « Et maintenant ? »
    « Oui. »
    « Pouvons-nous venir choisir ou est-ce vous qui les fournissez ? »
    « Nous vous les fournissons. »
    « Et le prix ? »
    « Nous en discuterons quand vous viendrez. »

    Tiré de La Grande Epoque

  • Lettre ouverte aux Gouvernements et Médias pour arrêter le Génocide Chinois

    Faire cesser l’extermination des pratiquants de Falun Gong dans les camps de concentration en Chine
    Lettre ouverte aux chefs d’Etat dans le monde, aux médias et aux organisations humanitaires

    L’urgence de réagir : Des informations venant de Chine indiquent qu’un massacre a lieu pour détruire les témoins et les victimes des prélèvements d’organes sur des prisonniers de conscience dans les camps de concentration chinois. Les membres de la communauté internationale doivent réagir de toute urgence

    Résumé
    1-
    La révélation
    « Les organes prélevés sur des corps vivants valent bien davantage que des organes prélevés sur des morts. De nombreux pratiquants du Falun Gong étaient encore vivants quand leurs organes leur ont été prélevés. Après l’opération, certaines de ces personnes ont été jetées directement dans le four crématoire et brûlées, il n’y a donc plus aucune trace. »
    (
    http://french.epochtimes.com/news/6-3-19/3829.html).

    2- Réaction du régime communiste chinois
    « Il a fallu 3 semaines au régime chinois pour nier l’existence du camp de Sujiatun et inviter des observateurs étrangers sur place. C’est suffisamment long pour transférer les prisonniers et nettoyer les lieux. »

    3- Faire disparaître les preuves
    « Le 29 mars 2006, le Daily Shenyang publiait un article: « Á la recherche du monde souterrain de Shenyang » ; le reportage mentionne l’existence de 1,080,000 mètres carrés de bâtiments souterrains à Shenyang. Ce reportage a été retiré des sites Internet le 1er avril. »

    4-  La croissance des « dons » d’organes et des transplantations en Chine
    « 120 transplantations par an au moment du début de la répression du Falun Gong, 3000 deux ans après. »

    5-
    Ne pas répéter l’histoire
    En octobre 1942, un message urgent a été envoyé par les organisations juives aux pays occidentaux tels que la Grande Bretagne et les États-Unis d’Amérique : « Les Juifs polonais sont en train d’être massacrés ». Lorsque le porteur de ce message s’est adressé au président Franklin D. Roosevelt et à d'autres hauts fonctionnaires du gouvernement pour révéler les horreurs à l'intérieur d’un camp de concentration, personne ne l'a cru, y compris le dirigeant, un juif américain.

    6- Demande de soutien
    « Si le régime chinois autorise vraiment l’enquête sur ces sujets, il doit ouvrir les portes de tous les hôpitaux pratiquant des greffes d’organes, des camps de concentration et des camps de travaux forcés, et le faire sans attendre, » dit Sherry Zhang, porte parole de la coalition d’enquête. « Si le régime limitait, ne serait-ce qu’un minimum, cette autorisation, cela trahirait sans aucun doute une tentative de dissimulation. »

    Développement :
    1-
    La révélation
    Au début du mois de mars, trois témoins – un journaliste, l’épouse d’un médecin et un militaire - ont franchi le pas et révélé l'existence d’un camp de concentration souterrain dans le quartier Sujiatun de la ville de Shenyang, en Chine. Ces trois témoins ont fourni des informations qui se recoupaient : en Chine, les organes sont prélevés sur des pratiquants de Falun Gong vivants et leurs corps sont ensuite incinérés ; plusieurs milliers ont été assassinés de cette façon dans le seul camp de Sujiatun. Il existerait 36 camps similaires en Chine.
    D’après plusieurs sources d’informations, y compris des sources proches du parti communiste chinois (PCC), depuis 2001 des camps de concentration semblables à celui de Sujiatun ont été établis dans de nombreuses provinces en Chine pour détenir un grand nombre de pratiquants du Falun Gong. Dans ces camps, les autorités prélèvent leurs organes alors qu’ils sont encore vivants puis incinèrent leur dépouille pour détruire les preuves. Les organes sont l’objet d’un trafic lucratif.
    2- Réaction du régime communiste chinois
    Après que le camp de concentration de Sujiatun a été dénoncé, le régime communiste chinois a publié à la hâte, le 29 mars, la « Loi Intérimaire sur les transplantations d'organes ». Cette nouvelle loi est censée garantir que les organes prélevés en Chine le sont avec le consentement des donneurs. Cependant, la loi n'entrera en vigueur que le 1er juillet 2006 et nous soupçonnons donc le régime de se donner suffisamment de temps pour détruire toutes les preuves des crimes.
    Lorsque le camp de concentration de Sujiatun a été révélé, il a fallu - chose inhabituelle - trois semaines au Parti communiste chinois pour qu’il se décide à nier l'existence de camps de concentration en Chine. Le PCC a invité des journalistes à visiter Sujiatun pour « se rendre compte par eux mêmes. » Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères chinois a qualifié les accusations de « ridicules » et jugé que le but était de déstabiliser la Chine et d’affecter les échanges commerciaux. « Comment un hôpital peut-il enfermer 6000 personnes ? » a-t-il demandé.
    Cependant, le premier témoin parlait des bâtiments souterrains sous l'hôpital. Les Chinois qui ont vécu la période de la guerre froide savent que de véritables villes souterraines ont été construites à cette époque pour se protéger en cas d’attaque nucléaire. Le 29 mars 2006, un quotidien local, le Daily Shenyang publiait un article intitulé « Á la recherche du monde souterrain de Shenyang » ; le reportage mentionnait l’existence de ~108 hectares de bâtiments souterrains à Shenyang. Ce reportage a rapidement été retiré des sites Internet le 1er avril.
    D’après nos informations, après les premières révélations, le camp de Sujiatun a été « nettoyé » très rapidement et les prisonniers transférés vers d’autres camps. L’endroit est donc maintenant complètement vide et vide de preuves. Ceci a été confirmé par des diplomates américains qui n’ont rien pu trouver lors de leur visite sur place. Le porte-parole du département d’Etat américain a cependant affirmé « prendre ces accusations très au sérieux. »
    PLUS INQUIETANT encore, depuis le début du mois d’avril, de nombreux hôpitaux et centres de transplantation en Chine se hâtent d'effectuer des greffes en quantité.
    3-  Elimination de preuves
    Toutes les enquêtes ont confirmé que les hôpitaux et les centres de greffe du Heilongjiang, Hunan, Shanghai, Zhejiang, Yunnan, Anhui, Shan'xi et Xinjiang font des heures supplémentaires pour réaliser ces greffes. Des employés hospitaliers ont dit par téléphone à des enquêteurs que les patients devaient venir rapidement s’ils voulaient avoir une transplantation d’organe, car ils peuvent trouver des organes compatibles en seulement un ou deux jours, mais que ce sera « beaucoup plus long quand ce stock d’organes aura été épuisé ». Rappelons que les organes ne se congèlent pas – quand on parle de « stock d’organes », il s’agit donc en fait de « stock de donneurs ».
    L'augmentation récente et soudaine de l'approvisionnement d'organes en Chine n'est pas une situation isolée, elle est généralisée dans tout le pays. Nous soupçonnons le régime communiste chinois de chercher à éliminer toute preuve en éliminant rapidement les prisonniers enfermés dans ces camps.
    Il n’est évidemment pas possible de prouver cela à l’heure actuelle. Les éléments suivants donnent à réfléchir et appellent à des mesures d’urgence :
    Récemment des enquêteurs privés ont appelé le centre de transplantations de reins du district militaire de Shenyang, l'hôpital PRA 463 (hôpital de l'Armée de l'air) et l'hôpital Chaoyang de la ville de Beijing, ainsi que d'autres hôpitaux, pour obtenir des renseignements. Les docteurs ont dit que leurs donneurs sont tous des prisonniers vivants et que cela n'est un secret pour personne dans les hôpitaux de Chine continentale. Lorsqu'ils ont demandé si les organes des condamnés à mort sont toujours dans de bonnes conditions, les docteurs ont répondu qu’il est absolument garanti que tous les reins appartiennent à de jeunes donneurs en bonne santé, que le taux de réussite des opérations est supérieur à 90 % et que les patients sont rapidement opérés, en moins d'une semaine.
    Situé dans la ville de Shenyang, province de Liaoning, le CITNAC (le Centre d'assistance du réseau de transplantation international de Chine) annonce sur son site Internet que pour une transplantation de rein on doit normalement attendre entre une semaine et un mois maximum pour trouver un donneur compatible. Ce centre est formé par l'Institut de transplantation d'organes et dépend du premier hôpital affilié de l'Université médicale (aussi appelé Centre de transplantation multi-organes de la ville de Shenyang). Son site web est en versions chinoise, anglaise, japonaise, coréenne et russe mais la version chinoise a été récemment retirée d’Internet.
    Manifestement, les organes des prisonniers ne sont pas suffisants pour répondre à la forte demande de greffes d'organes. D'après le site Internet du CITNAC, un deuxième organe serait fourni en une semaine si des problèmes survenaient avec le premier organe, il est donc impossible que le second organe vienne d'un condamné à mort.
    La raison en est que les tribunaux chinois annoncent pour les condamnations à mort une liste de noms par semaine, et il est très rare que deux groupes de prisonniers soient exécutés en une semaine. De plus les prisonniers ne sont pas une source fiable pour les dons d'organes urgents. Etant donné que pour les dons d'organes urgents il existe aussi la question de compatibilité tissulaire et que l'approvisionnement en organes vivants dans le centre de transplantation multi-organes de la ville de Shenyang est supérieure à notre estimation précédente, nous pouvons en déduire qu’une source énorme d'organes, indépendante de celle des prisonniers exécutés, existe dans la ville de Shenyang, et spécialement dans les centres de transplantation comme le CITNAC.
    Á cause du manque de reins, même aux USA où le don d'organe est une pratique courante, la durée d'attente moyenne pour la transplantation d'un rein va de trois à sept ans. D'après les informations fournies par le groupe de patients qui est allé en Chine pour recevoir une transplantation de rein et d’après les recherches de l'organisation mondiale pour enquêter sur la persécution du Falun Gong (WOIPFG), la durée d'attente, y compris la détermination de la compatibilité tissulaire, est de moins de deux mois. Le CITNAC promet aussi qu'un foie compatible, organe unique chez l'être humain, peut être trouvé en un ou deux mois au maximum. Un rein peut être fourni en urgence si un problème survenait lors de la première tentative de greffe, et le second rein serait fourni en une semaine, garantie par le CITNAC.

    En 2005, le Korea Daily révélait que le « plus grand centre de transplantation d'organes du monde » était le Département de Chirurgie de Transplantation du Premier hôpital central de la ville de Tianjin. L'hôpital a pris en charge 507 opérations de transplantation de foie en 2004, et plus de 53% de ces patients clients étaient des étrangers. Le 25 octobre 2005 La Voie d'Allemagne rapportait que presque 2600 transplantations de foie et 6000 transplantations de rein avaient été réalisées en Chine en 2004.

    4. Etonnante augmentation des « dons » d’organes et des greffes en Chine
    D'après les statistiques officielles chinoises, seulement 78 transplantations de foie ont été exécutées pendant les huit ans entre 1991 et 1998.
    Toujours selon ces données officielles, le nombre de transplantations a augmenté en flèche après que la persécution contre le Falun Gong a débuté (juillet 1999). En 1999, 2000, 2001 et 2002, le nombre de transplantations hépatiques est passé respectivement à 118, 254, 486, 996 – le nombre a plus que doublé chaque année. Entre 2002 et 2003, le chiffre a triplé pour atteindre les 3000. Aucune campagne de sensibilisation n’a pourtant eu lieu en Chine, ni aucun autre facteur qui pourrait expliquer ces chiffres.
    Selon une information parue sur le site Clearwisdom.net, début 2001 des gens de Falun Gong venus de toute la Chine se sont rendus à Pékin pour demander la fin de la persécution. Beaucoup ont été arrêtés. Ceux qui refusaient de donner leurs noms et adresses au département de police de Tiananmen ont été sauvagement torturés et envoyés dans divers centres de détention à Pékin. Après le 20 décembre 2000, le nombre de pratiquants envoyés en centre de détention a soudainement augmenté de plusieurs dizaines ou même de plusieurs centaines chaque jour. Les gardes ont dit aux pratiquants qui refusaient de décliner leur identité : « Nous allons vous envoyer dans un endroit où vous parlerez. » En 2001, tous les jours tôt le matin des groupes de pratiquants étaient transportés dans de grands bus. D'après des témoins, plus de 60 bus sont allés au Nord-est de la Chine le 1er et le 2 janvier 2001, et chaque bus transportait 40 pratiquants de Falun Gong. Le fait est que beaucoup ne sont jamais rentrés chez eux.
    5- Ne pas répéter l’histoire
    Nous nous souvenons que le camp de concentration d'Auschwitz a été construit en 1940. Bien que son existence était connue pendant la seconde guerre mondiale, ce n’est que lorsque l'armée soviétique est entrée dans le camp en janvier 1945 que le monde en a obtenu des preuves tangibles.
    Le Lieutenant Kut Gesitan a été le premier à révéler les chambres à gaz secrètes des Nazis. Lorsqu'il est allé trouver l'ambassadeur du pape Pi XII à Berlin dans l’espoir que celui-ci élève la voix pour faire cesser le massacre des camps de concentration, la réponse qu'il a reçue de l'ambassadeur du pape a été : « S'il vous plait sortez, sortez ! »
    En octobre 1942, un message urgent a été envoyé par les organisations juives aux pays occidentaux tels que la Grande Bretagne et les Etats-Unis d’Amérique : « Les Juifs polonais sont en train d’être massacrés ». Avant de quitter la Pologne, le messager est passé par le camp d'extermination de Belzec. Bien qu’il n’y soit resté qu’une heure, la scène horrible dont il a été témoin est restée gravée dans son esprit durant toute sa vie. Lorsqu'il a parlé au président Franklin D. Roosevelt et à d'autres hauts fonctionnaires des horreurs qu’il avait vues au camp de concentration, personne ne l'a cru, y compris le dirigeant, un Juif américain. Un des juges de la cour suprême a dit : « Savez-vous que je suis moi-même juif ? Une personne comme moi doit être complètement honnête. En conséquence, je dois vous dire que je ne peux pas croire ce que vous dites ».
    Lorsque les Alliés se sont emparés des territoires occupés par les Nazis, les gens n'ont rien pu faire d'autre que de s’en remettre à l’évidence : Les Nazis avaient tué plus de trois millions de Juifs polonais.
    Après la deuxième guerre mondiale, la communauté internationale a regretté de ne pas avoir fait cesser l’holocauste plut tôt et a fait une promesse solennelle qui se résume en deux mots : « PLUS  JAMAIS ». Soixante ans plus tard, l'Histoire donne au monde civilisé une occasion de ne pas refaire la même erreur. Nous espérons que cette génération pourra dire fièrement : Nous avons non seulement fait une promesse, mais nous l’avons tenue.
    6-  Demande de soutien
    Une Commission d’enquête non gouvernementale s’est constituée et a fait le 18 avril 2006 une demande collective de visas pour se rendre en Chine. Elle est constituée de médecins, de juristes, de spécialistes des droits de l’homme en Chine.
    La porte-parole de cette Commission, le Dr Sherry Zhang, explique : « Nous avons de nombreuses informations très spécifiques sur les camps de travaux forcés et les camps de concentration dans toute la Chine. Nous savons où les atrocités sont commises et, la plupart du temps, nous avons des récits de témoins oculaires. »
    Nous vous demandons d’exercer toutes les pressions possibles sur les autorités chinoises pour qu’elles « prouvent leur bonne foi » en délivrant des visas pour que ces enquêteurs se rendent en Chine
    Plus généralement, nous invitons d’urgence le gouvernement français, les Nations Unies et les organismes internationaux concernés, à prendre des mesures immédiates et activer tous les mécanismes possibles pour arrêter ce nouveau génocide en Chine continentale. Chaque minute de retard aura pour conséquence la perte irrémédiable de vies innocentes et sera un déshonneur pour la race humaine.

    Rappel
    Le Falun Gong, ou Falun Dafa, est une méthode de méditation et d’exercices avec un enseignement basé sur le principe universel « Authenticité Bienveillance Patience ». Depuis son introduction en 1992, la méthode s’est transmise rapidement de bouche à oreille à travers la Chine et on la pratique maintenant dans plus de 70 pays. D’après les estimations du gouvernement, le nombre de pratiquants en Chine ayant atteint les 100 millions, en juillet 1999 le parti communiste chinois a lancé une violente campagne de répression à l’échelle nationale pour « éradiquer » la pratique. Le Centre d’Information du Falun Dafa a pu documenter 2870* cas de morts et plus de 44 000 cas de torture, sans compter les cas qui n’ont pas encore été découverts. Amnesty International estime qu’il y actuellement à environ 7 millions de prisonniers dans les camps de travaux forcés en Chine.


    Contacts :
    Association Falun Gong France, Christel Gassie : 01 42 01 97 81
    15 avenue Ambroise Rendu, Paris 75019
    Commission d’enquête: Xérès Zhang, téléphone:00- 1-415-845-5295 (parle anglais)

    *chiffre au 20 avril 2006

     

  • Le génocide Chinois devant la Cour Suprême des Etats Unis

    Publié: Lundi, 18. avril 2005
    CIFD : : Le procès pour génocide en Chine est déposé devant la Cour Suprême des États-unis
    Les victimes d’atrocités pressent la Cour de soutenir les « Droits Inaliénables » de tous
    medium_2005-04-14-court.jpg
    Dans un cas récent soumis à la Cour Suprême des Etats-Unis, l’ancien chef du Parti Communiste de la Chine a été accusé de génocide, de torture et de crimes contre l’humanité pour son rôle joué dans la campagne pour « éradiquer le Falun Gong».
    WASHINGTON DC (IFD) – Avec les mains attachées derrière le dos, M. Liu Yonglai 36 ans est étendu nu et grelotte sur le sol. L’odeur de la chair brûlée est dans l’air.

    Après avoir arrosé le corps de Liu avec de l’eau glacée pour augmenter l’intensité des chocs électriques, plusieurs gardiens du camp de travail ont choqué son corps avec des matraques électriques – chacune émettant une décharge de 36,000 volts -- visant les parties sensibles du corps tel la bouche, le cou, l'anus et les organes génitaux.

    Dans le corridor tout près, à l’extérieur, d’autres victimes se lamentent, étendues sur le sol ou vomissent à la suite de semblables tortures.

    De l’autre coté du camp, Mme Fu Shuying, 60 ans, Mme Chen Hui, 27 ans et Mme Sun Yan, 30 ans sont attachées dans la position de l’aigle étendu pendant que les tortionnaires enfoncent à plusieurs reprises de longues baguettes dans leur vagin, causant l’inflammation et de graves saignements. D'autres femmes souffrent de tortures semblables avec des brosses à toilette et des brosses à chaussure.

    C'est le camp de travail de Dalian en Chine, l’un parmi des centaines de camps où la police et les gardiens chinois, sous des ordres des plus hautes autorités du Parti communiste, utilisent « tous les moyens nécessaire » pour contraindre les pratiquants de la méditation chinoise traditionnelle, Falun Gong, à renoncer à leur foi et à jurer allégeance à la ligne du Parti.

    Pour M. Liu, Mme Fu et d'innombrables autres, qui devraient survivre à leur « ré-éducation », il n'y aura aucune justice sous le système juridique de la Chine. En fait, pour nombre des 100 millions de personnes en Chine qui pratiquent le Falun Gong, le système judiciaire chinois est l’un des organes d'État utilisé contre eux pour mener, depuis plus de cinq ans, une persécution que de nombreux avocats des droits de l'homme qualifient de génocide.

    De l’autre coté du globe, cependant, l'espoir -- ou du moins une lueur d’espoir -- se trouve sur les marches de la Cour Suprême des États-unis où se joue le sort d'une poursuite judiciaire en recours collectif contre l'ancien dirigeant de la Chine Jiang Zemin.

    Le temps fort du procès

    En octobre 2002, les pratiquants du Falun Gong ont déposé un recours collectif en justice contre l’ancien dirigeant du Parti communiste, Jiang Zemin, l’homme qui a « mobilisé un mouvement de masse de l’ère Mao, contre [ Falun Gong] selon Willy Lam, principal analyste de CNN, en Chine.

    La cour du District Nord de l'Illinois a démis la cause en s’appuyant sur la suggestion d'immunité déposée par le Département d’État des Etat-Unis. Cette suggestion, cependant, était basée sur leur caractérisation de l'ancien dirigeant du Parti en tant que chef légitime de la République Populaire de Chine, malgré le fait que ses tactiques de l’ère Mao rivalisent de cruautés avec celles des Nazis lors de la deuxième guerre mondiale, les Bosniaques en Bosnie-Herzégovine et les Khmers rouges au Cambodge. Plus tard, le septième circuit a confirmé la décision de la cour du District-- malgré le fait que le défendeur se soit retiré du Parti Communiste et de son poste au gouvernement, peu après le dépôt du cas.

    Cependant, la politique sur laquelle le Département d’État a appuyé son opposition à ce procès disparaît rapidement de la scène américaine. La tyrannie -- comme indiquée récemment par Mark Palmer dans « L’Axe Véritable du Mal » est une pépinière pour le genre de terrorisme dont nous avait fait l'expérience le 11 septembre 2001 et une recette pour le désastre, si on le laisse sans contrôle.

    Dans son livre, Palmer -- un ancien ambassadeur des États-Unis et vétéran de 26 ans de service au Département d'État des États-unis – présente un manuel, modèle de politique étrangère sur comment débarrasser le monde des derniers dictateurs: une collection de 45 dirigeants, que M. Palmer appelle « les 45 moins désirés au monde».

    Le journal Wall Street a qualifié le livre de M. Palmer de « un des meilleurs et des moins remarqués de tous les livres traitant d’une quête de paix après l’ère du 11 septembre. »

    Pour sa politique d’ « élimination » du Falun Gong et son exécution des autres atrocités des droits de l'homme, Palmer place Jiang Zemin de Chine parmi les pires d'entre eux.

    Dr. Terri Marsh, l’avocate des demandeurs, a dit : « Le défendeur passera à l’histoire comme l’un des hommes du vingtième siècle ayant eu le moins de scrupules, un homme qui a torturé et a assassiné des milliers et des milliers d’adhérents du Falun Gong, une pratique basée sur les principes moraux et spirituels de l’authenticité, de la bienveillance et de la tolérance. » Sans compter le fait que Jiang n’a jamais été légitimement élu à son poste comme il est requis par la Constitution de la Chine, Dr. Marsh soutient le fait que « les moins désirés » comme Jiang Zemin, Saddam Hussein, Adolph Hitler et le Khmer Rouge ne sont pas intrinsèquement, en soi, des chefs d'État légitimes, à cause de l’ampleur de leurs crimes contre l'humanité.

    Les avocats internationaux des droits de l'homme sont d’accord, et ont, un à un, déclenché une réaction mondiale en chaîne de poursuites judiciaires contre Jiang -- dans les pays tels que la Belgique, l'Espagne, la France, l'Irlande, le Canada, l'Islande, la Suisse, l'Afrique du Sud, la Grèce, la Corée et Taiwan.

    Selon Thérésa Chu, avocate responsable du dépôt de plusieurs de ces procédures contre Jiang Zemin, toutes ensembles elles forment « la plus grande cause des droits de l'homme depuis la 2e guerre ».

    Le 7 février 2005, la cause contre Jiang aux Etats-Unis a été soumise à la Cour Suprême.

    Selon Dr. Marsh, il est d’un intérêt vital pour les États-unis de traduire le défendeur en justice. « Démettre ce cas, dit-elle, minerait le cadre entier de Nuremberg et les principes sur lesquels notre nation a été fondée. D'ailleurs, l’opinion du Septième Circuit est la seule parmi les Circuits qui soutient que les crimes de génocide et de torture de l'ancien chef (légitime ou illégitime) peuvent être considérés comme protégés et immunisés. »

    Un témoignage américain

    Même dans les débuts des États-unis en tant que nation, on comprenait bien le rôle du pays dans la protection de l’autorité de la loi et des droits de l'homme à l'étranger. En 1775, Alexander Hamilton a écrit : « Les droits sacrés de l'humanité sont écrits par la main de la divinité elle-même et ne peuvent jamais être effacés ou obscurcis par une puissance mortelle. » Selon la résolution du Massachusetts du mois d'octobre 1765 : « Il y a certains droits essentiels qui sont fondés dans la loi de Dieu et de la nature et qui sont les droits communs de l'humanité. » Ainsi, dans la déclaration de l'indépendance, les pères fondateurs déclarent que toutes les personnes « sont dotées par leur créateur de certains droits inaliénables ». Ces droits incluent le droit de se régir, de suivre sa foi spirituelle et de pratiquer librement.

    Comme indiqué par les sénateurs Lieberman, McCain et le membre du Congrès, M. Wolf et Lantos lors de leur récente introduction du Bill pro démocratique, la politique étrangère des Etats-Unis doit être basée sur l'appui de ces droits et l’autorité de la loi partout. Selon le sénateur Lieberman, « au cours des trente dernières années, l'autorité politique légitime basée sur le consentement du gouverné a pris sa juste place. Mais la tyrannie prospère encore dans de trop nombreux endroits dans le monde. »

    Le droit de réclamer la protection de la loi

    En 1803, le maréchal en chef de la justice a indiqué (dans Marbury vs. Madison) alors que les droits de l'homme avaient déjà reçu l'attention de nos cours: « L'essence même de la liberté civile consiste dans le droit de chaque individu de réclamer la protection de la loi quand il est lésé.» De plus, dans un autre cas devant la Cour Suprême, le Schooner Amistad, le conseil a présenté un argument que les personnes qui étaient détenues comme esclaves à bord d’un bateau, amenées plus tard sur nos rivages, devaient être libérées sinon les secteurs administratifs et juridiques des Etats-Unis deviendraient complices dans la privation des droits humains fondamentaux. En réponse, la Cour Suprême des États-unis avait ordonné que les anciens captifs soient libérés, notant que la question devait être décidée sur les éternels principes de justice et du droit international.

    En 1980 le secteur exécutif a exprimé clairement que l’Acte des Réclamations des Torts à l’Étranger, décrété dans la loi en 1789, permet à des étrangers de poursuivre devant des cours aux États-unis, pour des tortures et d'autres crimes contre l'humanité. En 1992, la Loi de la Protection des Victimes de Torture a été décrétée comme loi, par le Congrès des États-unis pour protéger les victimes de torture autour du globe. Selon le Président Bush, qui a signé le bill pour en faire une loi, malgré le souci de son administration pour les interférences potentielles avec la politique étrangère des Etats-Unis, « cette législation est importante parce qu'elle maintient et renforce notre engagement d'assurer le respect des droits de l'homme partout ».

    Pour M. Liu, Mme Fu et d'autres qui sont étendus, nus et ensanglantés sur le plancher du camp de travail de Dalian, que les États-Unis se dédient fermement à la cause de la liberté dans le monde peut signifier la différence entre la vie et la mort. En effet, des millions de personnes à travers la Chine sont pleins d'espoir pour que les délibérations de Cour au sujet de cette cause, soient enracinées dans les principes qui ont fondé notre nation. Thomas Jefferson savait que la République qu'il aidait à créer, mènerait le monde, par l’exemple. Quel meilleur exemple pourrait-il y avoir là que de protéger loyalement les droits des gens dans le monde d'être libérés des chaînes de la tyrannie et de la torture?

     


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    Article – 1 avril 2005
    Centre d’Information du Falun Dafa, www.faluninfo.net

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