Avertir le modérateur

françois fillon et pékin

  • Les dirigeants chinois peu empressés de recevoir François Fillon

    francois_fillon.jpgFrançois Fillon avait prévu de se rendre à Pékin fin août. Ce devait être la première visite, sur le plan bilatéral, d'un haut responsable du gouvernement français, depuis la brouille spectaculaire entre Paris et Pékin à propos du Tibet, en 2008. Le déplacement a dû être repoussé à la demande des Chinois, qui ont invoqué le calendrier chargé du premier ministre, Wen Jiabao.

    Le report de ce voyage, au cours duquel le premier ministre français devait poser la première pierre d'une des deux centrales nucléaires EPR vendues à la Chine par Areva, signale, selon des connaisseurs du dossier, la persistance d'une mauvaise humeur chinoise à l'égard des autorités politiques françaises. Malgré les multiples efforts de l'Elysée, depuis des mois, pour rétablir la relation avec Pékin. Le voyage de M. Fillon reste programmé. Selon des sources autorisées à Pékin, il devrait avoir lieu d'ici à la fin de l'année, avant une visite prévue en France du président Hu Jintao.

    "PRINCIPE DE NON-INGÉRENCE"

    M. Sarkozy avait provoqué la colère de Pékin à deux reprises en 2008. En conditionnant sa venue aux JO de Pékin à la reprise d'un dialogue entre les émissaires du dalaï-lama et la Chine (le chef de l'Etat fit malgré tout le déplacement pour la cérémonie d'ouverture). Puis en annonçant abruptement, en novembre, qu'il rencontrerait le chef de l'Eglise tibétaine en Pologne.

    Paris avait cherché à dissiper ces tensions, décrites par des diplomates comme la plus grave crise dans les relations bilatérales depuis des décennies. Dans un communiqué publié en avril, avant une rencontre à Londres, en marge du G20, entre M. Sarkozy et son homologue chinois Hu Jintao, la France s'engageait, "dans le respect du principe de non-ingérence", à ne jamais, "sous quelque forme que ce soit", soutenir le principe d'une indépendance du Tibet.

    Certains passages du texte avait été interprétés par des observateurs comme une façon pour Paris de promettre aux Chinois qu'aucune nouvelle rencontre entre le dalaï-lama et M. Sarkozy ne serait désormais envisageable. Côté français, on assurait toutefois n'avoir que réitéré la position traditionnelle de la France à l'égard du Tibet, ajoutant que, le dalaï-lama ne revendiquant pas lui-même l'indépendance, la formule ne pouvait donc s'appliquer à lui. Le geste français était censé en tout cas solder le contentieux avec Pékin. Les diplomates notaient des améliorations dans la relation. Mais cela a-t-il suffi ?

    Certains facteurs internes chinois pourraient aussi avoir joué. Le report de la visite de M. Fillon est annoncé au moment où Wen Jiabao, qui incarne l'aile plus modérée du régime, est curieusement absent de la scène politique publique depuis des semaines.

    Natalie Nougayrède (avec Bruno Philip à Pékin)

    Tiré de Le Monde

    http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2009/07/30/les-dirigeants-chinois-peu-empresses-de-recevoir-francois-fillon_1224157_3216.html

Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu