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  • Les agriculteurs chinois confrontés à l'expropriation

    JIANGZHUANG, Chine (AP) — Après l'eau courante, Sun Yueming redoute que l'électricité de sa maison, située dans un village déserté du nord de la Chine, soit coupée. Sa famille est l'une des deux dernières à résister au gouvernement local, qui veut les forcer à quitter la terre de leurs ancêtres et les installer dans des appartements.

    Ces relocalisations, la plupart du temps forcées et faiblement compensées, font monter les tensions dans les campagnes, déjà agitées par des manifestations contre les méfaits du gouvernement.

    La maison de Sun, en bois et briques rouges, haute d'un étage, est certes vieille et mal isolée, mais elle dispose de neuf pièces, d'une cour et de parcelles de terre pour cultiver concombres et tomates. Et c'est surtout le fief familial depuis des générations.

    Les autorités locales veulent que Sun s'installe en échange dans un deux-pièces, avec chauffage central et des toilettes modernes, pour un coût de 30.000 yuans (3.273 euros).

    "Ils prennent ma maison. Ils devraient me donner de l'argent. Pourquoi aurais-je à payer?", s'indigne Sun Yueming, dans sa maison, située à une heure de route de Pékin.

    A l'origine, cette nouvelle politique territoriale partait d'une bonne intention, mais elle a été récupérée par des responsables locaux corrompus et avides.

    Cette politique, qui n'est en qu'à sa phase expérimentale, vise à conserver les terres agricoles, tout en encouragement le développement commercial. Les agriculteurs sont transférés dans des appartements afin que le terrain sur lequel leur maison est construite puisse être reconverti en terres cultivées. Le gouvernement local est alors autorisé à augmenter le quota de terre à développer ailleurs pour la même surface.

    Aujourd'hui, les terres cultivées ont été réduites à 120 millions d'hectares, ce que le gouvernement considère le minimum nécessaire pour les cultures alimentaires: cela représente un perte de plus de 8 millions d'hectares par rapport à la dernière décade.

    Certains responsables locaux s'empressent de délocaliser ces agriculteurs car la vente des terres représente la moitié des revenus du gouvernement local, et dans certaines zones plus de 80%.

    Ils y gagnent beaucoup, en compensant au final très peu les agriculteurs, déplore...

    Lire la suite sur: http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/monde/20110315.FAP6423/les-agriculteurs-chinois-confrontes-a-l-expropriation.html

  • Des Tibétains victimes du tremblement de terre protestent contre la saisie de leurs terres

    Un convoi de camions militaires, apportant des vivres pour soulager les victimes du tremblement de terre, roule le long du Plateau de Qinghai au Tibet le 19 avril 2010. Elle a été la première région touchée par le séisme d’une ampleur de 6.9 sur l’échelle de Richter, le 14 avril. (Frederic J. Brown/AFP/Getty Images)
    Un convoi de camions militaires, apportant des vivres pour soulager les victimes du tremblement de terre, roule le long du Plateau de Qinghai au Tibet le 19 avril 2010. Elle a été la première région touchée par le séisme d’une ampleur de 6.9 sur l’échelle de Richter, le 14 avril. (Frederic J. Brown/AFP/Getty Images)

    Alors qu’ils tentent péniblement de se remettre du tremblement de terre qui a dévasté une grande partie de la région Autonome Tibétaine de Yushu le 14 avril, les Tibétains doivent faire face à une autre menace et défendre leurs biens contre les autorités qui veulent les confisquer au nom de la «reconstruction» de la région sinistrée.

    Le tremblement de terre qui a secoué la région de Yushu a transformé la ville de Jiegu en un tas de ruines. Près de 100.000 personnes ont été touchées par le séisme. L’agence de presse officielle Xinhua confirme que le Département d’État a approuvé un projet de reconstruction de la région –  mais celui-ci ne fait pas l’unanimité dans les populations locales.

    Un professeur de la ville de Jiegu a raconté à La Grande Époque que les fonctionnaires locaux ont envoyé une deuxième notification pour le plan de reconstruction le 14 juin, laquelle interdit aux habitants toute reconstruction de bâtiments. Les habitants ont répondu en protestant pendant plusieurs jours. Les autorités ont alors mobilisé la police armée et maintiennent depuis une présence dans les rues.

    Un habitant tibétain raconte que selon le plan de reconstruction, ils ne sont pas autorisés à reconstruire leurs propriétés parce que le gouvernement local a prévu de transformer la région dévastée en attraction touristique.

    «Nous avons perdu nos maisons, nous avons tout perdu. Le gouvernement ignore nos vrais besoins et fait comme il veut. Nous n’en resterons pas là», dit-il.

    Il a indiqué que des milliers de familles de la zone sinistrée se sont jointes à la protestation. Pendant plusieurs jours, des centaines d’entre eux sont allés tous les jours au quartier général du gouvernement régional pour protester contre ce qu’ils estiment être une expulsion pure et simple. «Nous voulons reconstruire nos maisons au même endroit. Cela ne nous dérange pas de le faire doucement, par nous-mêmes», exprime-t-il.

    Selon un autre habitant de Jiegu, le gouvernement ne leur a pas seulement interdit de reconstruire au même endroit, mais veut aussi les obliger à déménager en banlieue. «Le gouvernement va prendre la meilleure terre, alors que nous allons devoir déménager pour reconstruire nos maisons», s’inquiète un habitant.

    «Cela fait maintenant deux mois que la terre a tremblé et la plupart des victimes n’ont même pas une tente. Ils doivent vivre avec les autres. C’est un gros problème», explique un autre.

    La Grande Époque a appelé le gouvernement régional de Yushu. Un fonctionnaire a répondu que les Tibétains n’avaient pas d’objection à avoir concernant le plan de reconstruction et qu’ils n’avaient pas à protester.

    D’autres habitants ont raconté qu’un mois après le tremblement de terre, le 25 mai, ils avaient reçu la première notification de plan de reconstruction et ont été brisés par cette saisie. Plusieurs centaines ont protesté devant le gouvernement de Yushu.

    Un protestataire a dit que les soldats de la base militaire de Yushu étaient mobilisés pour supprimer les manifestations, ajoutant «certains d’entre nous ont été battus et arrêtés».

    Tiré de: http://www.lagrandeepoque.com/LGE/Chine-/-Asie/Des-Tibetains-victimes-du-tremblement-de-terre-protestent-contre-la-saisie-de-leurs-terres.html

  • Un paysan chinois résiste à son expropriation

    Yang Youde et son canon fait-maison, dans le centre de la Chine

    Un paysan du centre de la Chine, qui résiste à son expulsion par les autorités locales, a transformé sa maison en une véritable forteresse équipée d'un canon artisanal, a rapporté mercredi le quotidien Les Nouvelles de Pékin.

    Yang Youde, 56 ans, a repoussé par deux fois les équipes venues détruire sa maison dans la province du Hubei en faisant usage de son canon, qui peut tirer jusqu'à 100 mètres des projectiles, notamment des pétards utilisés pour les feux d'artifice, a ajouté le journal.

    Yang a fabriqué son canon avec des tuyaux de poêle et a dépensé pour 2.000 yuans (245 euros) de feux d'artifice.

    «Je suis un citoyen respectueux des lois. Je ne crois pas que ces pétards peuvent tuer», a dit Yang au journal. «Je dois protéger mes droits. Je pense que les responsables locaux de rang inférieur sont là pour nuire au peuple, mais les dirigeants des niveaux supérieurs sont éclairés», a-t-il ajouté.

    «Je suis un paysan. Toute ma vie dépend de l'agriculture. Si j'abdique, je n'aurai nulle part où aller» conclut-il. Lors de la dernière confrontation en mai, des ouvriers ont cependant battu Yang, qui s'est trouvé à court de munitions.

    Expropriations à répétition

    Les expropriations foncières, non seulement dans les campagnes mais aussi dans les villes, sont l'une des principales sources de tensions sociales en Chine. Fin avril, un responsable du Parti communiste dans la province du Henan avait été arrêté après avoir ordonné à un chauffeur de camion de poursuivre sa route, alors qu'un manifestant s'était couché sous les roues. Ce dernier avait été tué.

    En novembre, dans la province du Sichuan (sud-ouest), une femme de 47 ans s'était immolée par le feu pour protester contre la destruction de l'usine de son mari. Elle était morte de ses blessures deux semaines plus tard.

    Tiré de: http://www.liberation.fr/monde/0101640418-un-paysan-chinois-resiste-a-son-expropriation

     

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