Avertir le modérateur

expropriés

  • Aujourd'hui la Chine

    légende : Des pétitionnaires expulsés de leur village montrent les lettres qu'ils ont écrites aux autorités locales. (AFP)
    légende : Des pétitionnaires expulsés de leur village montrent les lettres qu'ils ont écrites aux autorités locales. (AFP)

    Les expropriés de Bijie

    Les autorités de la ville de Bijie dans la province de Guizhou ont commencé l’expropriation forcée de paysans, la saisie de leur terre et la destruction de leur domicile. Près d’un millier de soldats et policiers seraient déployés, comme cela a déjà été le cas dans le passé, pour soutenir les expropriations. Plusieurs personnes ont été blessées et hospitalisées. Des paysans seraient poursuivis par les autorités locales pour avoir écrit des lettres de pétition aux autorités nationales.

    Pour Liu Junchun, « non seulement cette lettre a été inefficace, mais maintenant ils disent que notre comportement est de `participer à une organisation contre-révolutionnaire’. Ils nous chassent partout ; c’est pourquoi nous nous sommes échappés ».

    Mme Wang Li, propriétaire, déclare : « Ils nous ont expropriés de notre terre et dit qu’ils paieraient 28 yuans par mètre carré. Même si nous n’étions pas d’accord sur la vente, nous y avons été forcés. Ils ont démoli notre maison, occupé notre terre et blessé des gens. Ma mère a réagi contre eux et en est morte. Ils ont arrêté et ont détenu mon mari, nous forçant à signer, parce que si nous ne faisions pas, ils ne le libéreraient pas. »

    Entre mai et octobre l’année dernière, et en janvier cette année, les autorités de Bijie ont envoyé des milliers d’hommes pour opérer aux expulsions et aux démolitions. Certains villageois ont à cette époque été arrêtés et n’ont toujours pas été libérés. Pour Wang Li, « les fonctionnaires les utilisent comme des otages pour forcer des familles à accepter de signer le document d’expropriation ».

    Un enquêteur sur le tremblement de terre du Sichuan détenu

    Un défenseur de l’environnement de Chengdu, dans la province de Sichuan a été détenu après que sa maison a été mise à sac par la police le 28 mars. D’après ses proches, il est accusé « d’incitation à la subversion du pouvoir d’Etat ». Avant son arrestation, Tan Zuoren enquêtait sur les bâtiments scolaires peu sûrs qui s’étaient effondrés pendant les tremblements de terre du Sichuan en mai 2008. De très nombreux écoliers ont péri dans ces tremblements de terre.

    Mme Wang Qinghua, l’épouse de Tang Zuoren, explique que le 28 mars la police est venue pour fouiller sa maison et que son mari a été emmené. « Maintenant tout est sens-dessus-dessous dans la maison après le passage de la police. J’ai été invitée à signer la notification de la détention. »

    En 2008, Tang Zuoren a inspecté les écoles effondrées après le tremblement de terre du Sichuan. Il a également enquêté sur les enfants décédés, sur la qualité de construction des bâtiments scolaires, sur la liste de noms des victimes. Pour sa femme « des patriotes se souciant des autres comme lui sont rares. Nous sommes patriotes, accusés d’un crime si grave et ne sommes pas même autorisés à nous voir ».

    Défenseur de l’environnement et ancien rédacteur-en-chef du magasine Culture, Tang Zuoren a par le passé déjà agi pour critiquer une usine chimique et avait soumis un article au gouvernement local intitulé Suggestions sur le projet pétrochimique Pengzhou à Chengdu.

    Écrit par Nouvelles des correspondants de la radio Son de l’Espoir
    12-04-2009
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu