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expression chinoise

  • Expression chinoise : Jouer du Qin à une vache

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    L'expression chinoise "jouer du qin à une vache" ( 對牛彈琴, qui se prononce duì niú tán qín) décrit l'effort inutile d'essayer de parler à quelqu'un qui ne peut pas ou ne pourra pas comprendre.

    Tout comme l’expression française "donner de la confiture aux cochons," elle signifie essayer de raisonner des gens obstinés, ou parler par dessus la tête de quelqu'un—choisissant la mauvaise audience, des gens qui ne peuvent pas comprendre ce que vous dites.

    Il y a longtemps, Gong Mingyi, un maître du gu zheng (cithare chinoise), aussi appelée qin (琴), jouait de la cithare dans un champ lorsqu'il vit une vache brouter tout près de lui. Se demandant si la vache pouvait être touchée par sa musique, il s'approcha d'elle et commença à jouer sa musique de virutose.

    Cependant, bien que Gong Mingyi fût lui-même profondément touché par sa propre musique, la vache ne sembla pas y prêter la moindre attention et continua tranquilement à macher son herbe. Alors, Gong Mingyi réfléchit un moment avant de recommencer à jouer.

    Cette fois-ci, il joua les bruits du bourdonnement des moustiques et du mugissement des veaux. La vache leva le regard, remua sa queue, et bougea même ses oreilles comme pour chasser les moustiques.

    Gong Mingyi réalisa que jouer de la musique raffinée à une vache était une cause perdue car elle ne pouvait tout simplement pas apprécier la musique; et c'était seulement en lui jouant quelque chose qu'elle pouvait comprendre qu'il pouvait parvenir à la toucher.

    "Jouer du qin à une vache" en est ainsi venu à renvoyer au fait d'expliquer des principes de haut niveau à quelqu'un incapable de les comprendre, ou de parler avec quelqu'un de choses pour lesquelles il n'a aucun intérêt ou compréhension.

    L'expression est également utilisée pour conseiller aux gens de tenir compte de leurs interlocuteurs lorsqu'ils déterminent l'approche appropriée à avoir dans la résolution des affaires quotidiennes.

    Tiré de: http://fr.clearharmony.net/articles/a116067-Expression-chinoise-Jouer-du-Qin-a-une-vache.html

  • Histoires de la Chine ancienne: Honorer l’«Enseignant d’un seul mot»

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    L’expression chinoise 一字之師 (yī zì zhī shī), ou 一字師 (yī zì shī), signifie littéralement «enseignant d’un seul mot», ou «enseignant d’un seul caractère [chinois]». Elle décrit une personne de talent capable de magistralement transformer un écrit en améliorant ou en corrigeant la formulation d’un seul mot.

    Le dicton tire son origine d’une histoire à propos de Qi Ji (齊己), un moine et poète de la Dynastie Tang (618-906 ap. J.-C.).

    Un matin, après une nuit de lourde neige, Qi Ji découvrit que les fleurs de prunier sur plusieurs branches s’étaient déjà ouvertes. Il décida d’écrire un poème intitulé Prunier précoce.

    Il y avait dans le poème deux lignes disant: «Dans le village sous la neige profonde, plusieurs branches ont fleuri la nuit dernière».

    Qi Ji était très satisfait de son poème et le montra tout heureux à son ami Zheng Gu (鄭谷), lui aussi poète, pour lui demander son avis.

    Zheng Gu étudia le poème et suggéra: «Si plusieurs branches ont déjà fleuri on ne peut pas dire que ce soit ‘précoce’. Pourquoi ne pas changer le mot plusieurs en ‘une‘ afin que ce soit plus approprié?»

    Son changement d’un seul mot était vraiment la touche finale faisant toute la différence. Qi Ji remercia sincèrement Zheng Gu, et s’inclina devant lui pour exprimer sa gratitude et son respect. Plus tard, les gens firent l’éloge de Zheng Gu comme étant l’«enseignant d’un seul mot» de Qi Ji.

    Exprimer de la gratitude pour la correction d’une erreur

    Il y a une autre histoire semblable à propos de Li Xiang (李相), un haut officier militaire sous la Dynastie Tang.

    Li Xiang adorait lire, en particulier l’ancien classique Chunqui (春秋). Un jour, il était en train de lire le livre à voix haute et prononça de travers le dernier caractère du nom du personnage historique Shu Sun Chuo (叔孫).

    Il remarqua une expression inhabituelle sur le visage d’un de ses subalternes. Li Xiang en fut troublé et demanda la raison à ce dernier.

    Réticent à indiquer l’erreur de son supérieur, l’homme s’inclina et répondit: «J’ai cru entendre le général prononcer le mot (chuò) comme (ruò), et j’ai réalisé que je ne l’avais pas prononcé correctement jusque-là, cela m’a fait honte».

    Li Xiang pensait qu’il avait prononcé le mot correctement d’après le dictionnaire de la Dynastie Tang Jing Dian Shi Wen (經典釋文), littéralement «Écrits explicatifs sur les classiques et les canons», mais n’en était pas sûr.

    «Peut-être ai-je fait une erreur», déclara Li Xiang. Il prit le dictionnaire sur l’étagère, voulant vérifier avec présence de son subalterne. En voyant l’attitude sincère et l’ouverture d’esprit de Li Xiang toujours prêt à apprendre, son subordonné eut alors le courage de corriger l’erreur de Li Xiang.

    Li Xiang lui en fut très reconnaissant. Pour montrer sa gratitude, il observa immédiatement la cérémonie officielle d’hommage à un enseignant.

    Plaçant sa propre chaise contre le mur nord, Li Xiang demanda à son subalterne de prendre un siège puis lui-même s’agenouilla et se prosterna devant lui, l’appelant respectueusement son «enseignant d’un seul mot».

    L’histoire de l’«enseignant d’un seul mot» avise les gens de l’attitude correcte à l’égard de l’apprentissage: nous ne devrions pas attacher d’importance à notre statut social ni à notre âge, mais au contraire considérer comme maître ceux qui ont une connaissance plus étendue que nous sur un sujet donné, et devrions humblement rechercher leur avis.

    Tiré de: http://www.epochtimes.fr/front/14/1/6/n3509218.htm

  • Expressions chinoises: L’apparence naît de l’esprit 相由心生

    Chine, culture chinoise, traditionnelle, expression chinoise, esprit, apparence, beauté, sentiment, Le proverbe xiāng yóu xīn shēng 相 由 心 生, «l’apparence naît de l’esprit» peut aussi être traduit par «l’apparence change selon l’âme».

    Littéralement, ce dicton signifie «l’apparence naît du cœur», mais le caractère 心 xīn (cœur) est souvent utilisé pour indiquer l’esprit ou le sentiment.

    On prétend que l’expression a d’abord été utilisée par Guiguzi 鬼谷 子, ancien philosophe chinois et éducateur durant la période des Royaumes combattants (475-221 av. J.-C.).

    On peut également la trouver dans l’écrit du sage taoïste Chen Xiyi 陳希夷 durant la dynastie des Song (entre 960 et 1279) intitulé Essai sur l’esprit et l’apparence.

    L’histoire qui suit explique la signification du proverbe. Un jour, le jeune Su Dongpo 蘇東坡, grand génie au cours de la dynastie des Song, se rendit dans un temple accompagné du moine Foyin pour méditer. Après sa méditation, Su se sentait très à l’aise. Il demanda au moine de quoi il avait l’air alors qu’il méditait. Foyin répondit: «Tu ressemblais à une statue de Bouddha, très solennel!» Su en fut très satisfait.

    À son tour, le moine demanda à Su de quoi lui-même avait eu l’air durant la méditation. Su, pour plaisanter avec le moine, répondit: «Tu ressemblais à une bouse de vache!»

    Le moine ne répondit rien. Voyant que le moine n’était pas en colère, Su s’imagina avoir pris le dessus sur lui.

    Su avait une sœur cadette nommée Su Xiaomei, très talentueuse. Lorsque Su revint chez lui, il expliqua d’un air suffisant sa conversation avec le moine.

    Sa sœur réfléchit un instant, puis dit doucement: «Mon cher frère, c’est toi qui a perdu. Le moine Foyin a le cœur d’un Bouddha, alors il t’a vu comme un Bouddha. Toi, tu l’as regardé avec un cœur de bouse de vache, c’est pourquoi tu n’as vu que de la bouse de vache».

    En entendant les mots de sa sœur, Su demeura perdu dans ses pensées. Il réalisa que le moine s’était plutôt bien «cultivé». De ce fait, il était toujours en mesure de préserver la bonté dans son cœur, même quand il était lésé.

    Ce n’est qu’avec la compassion au cœur qu’on peut voir les choses sous un jour positif et offrir une réponse constructive, voilà ce que raconte cette histoire.

    Le proverbe xiāng yóu xīn shēng 相 由 心 生, «l’apparence naît de l’esprit», est utilisé à la fois comme un avertissement et comme une manière de décrire comment les apparences peuvent être modifiées lorsqu’on change son état d’esprit.

    Notes:

    1. Guiguzi vécut autour de 400 à 313 av. J.-C. Son vrai nom était Xu Wang. Il a fondé l’École de la diplomatie des Cent écoles de la pensée. Parmi ses élèves, nombreux sont devenus célèbres. L’un d’eux, Sun Bin, a écrit les célèbres 36 Stratagèmes.

    2. Su Dongpo, également connu sous le nom de Su Shi, était écrivain, poète, artiste, calligraphe, pharmacologue, homme d’État et l’un des plus grands poètes de la dynastie des Song.

  • «Mordre la main qui vous nourrit» 忘恩负义

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    L’expression wàng ēn fù yì peut être traduite par «mordre la main de celui qui vous nourrit». Littéralement, cela signifie «oublier les faveurs et trahir la justice».

    Dans le volume 76 du Livre de l’Ancien Han(1), l’histoire de Zhang Chang(2), célèbre érudit et gouverneur pour l’empereur Xuan de la dynastie Han de l’Ouest, illustre ce propos.

    Après la mise en œuvre de nombreuses politiques qui avaient permis de réduire le crime et la rébellion dans la région du Shandong, Zhang Chang était devenu gouverneur dans le district métropolitain. Il participait à tous les conseils de l’État.

    L’empereur Xuan était très attaché à Zhang, parce qu’il avait non seulement réussi à amener la paix parmi le peuple dans de nombreux domaines, mais également parce que ses conseils étaient fondés sur sa grande connaissance de l’histoire.

    Zhang Chang avait un ami du nom de Yang Yun. Il était très arrogant et faisait souvent des commentaires désobligeants à propos du gouvernement de l’empereur. Un jour, Yang critiqua sévèrement l’empereur Xuan et fut condamné à mort.

    À cette époque, les parents et les amis de personnes condamnées étaient également plus ou moins stigmatisés. Elles en perdaient parfois leur position.

    Un jour, Zhang Chang demanda à l’un de ses assistants, Xu Shun, d’enquêter sur un vol. Pensant que Zhang pourrait bientôt perdre sa position, Xu refusa d’obtempérer et regagna son domicile.

    Xu Shun dit aux autres: «J’ai travaillé pour le gouverneur Zhang pendant des années. Maintenant il a des problèmes. Dans les cinq jours, il ne sera plus le gouverneur du district. Pourquoi devrions-nous l’écouter?»

    En apprenant cela, Zhang Chang fut tellement en colère et blessé qu’il tua Xu Shun. Beaucoup se sont demandés  si cette sanction n’était pas trop lourde.

    Les parents de Xu Shun firent appel à l’empereur Xuan et demandèrent que Zhang Chang soit condamné à mort pour avoir tué Xu Shun. L’empereur n’eut pas d’autre choix que de punir Zhang. Aussi le congédia-t-il de l’administration.

    Quelques mois après le départ de Zhang, le district était de nouveau dans le chaos. Personne ne savait comment ramener la paix dans la région. L’empereur Xuan envoya un messager à Zhang Chang, lui demandant de revenir et de reprendre son poste.

    En chemin vers le palais, Zhang écrivit une lettre à l’empereur clarifiant l’incident. Il décrivit de quelle manière il avait toujours été bienveillant envers Xu Shun et l’avait promu, mais que ce dernier s’était retourné contre lui en projetant que Zhang allait rencontrer des difficultés. Il fit part également de la manière dont Xu avait répandu des rumeurs à son propos.

    Parce que Xu Shun avait trahi la personne qui avait été bienveillante envers lui, ou «mordu la main de celui qui le nourrissait», Zhang dit qu’il avait tué Xu pour l’exemple dans le but d’endiguer cette sorte de comportement.

    Zhang Chan mit fin au chaos et le district fut de nouveau en paix.

    Les mots que Zhang Chan utilisa afin de décrire le comportement de Xu Shun – «mordre la main qui vous nourrit» – devinrent une expression largement employée par la suite pour décrire des personnes ingrates.

     

    Notes:

    (1) Le Livre de l’Ancien Han, également connu comme Histoire de l’Ancien Han, est une histoire classique chinoise, laquelle recouvre les Han de l’Ouest de 202 av. J.-C. à 9 ap. J.-C. Elle s’est terminée en 111 de notre ère, principalement avec les érudits de la famille Ban. Un autre texte historique classique chinois sur la dynastie des Han est le Livre des Han postérieurs, qui a été écrit par Fan Ye. Il recouvre la période des Han de l’Est de 25 av. J.-C. à 220 ap. J.-C.

    (2 ) Zhang Chang était un érudit distingué, ainsi qu’un gouverneur et un conseiller de l’empereur Xuan des Han. La date de sa naissance n’est pas enregistrée, mais il est décédé en 48 av. J.-C.

    Tiré de: http://www.epochtimes.fr/front/13/10/28/n3508953.htm

  • Regarder une personne avec de nouveaux yeux: 刮目相看

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    L’expression 刮目相看 guā mù xiāng kàn, qui signifie «regarder une personne avec de nouveaux yeux» est tirée d’une description de Lü Meng(1), remarquable général de l’État de Wu, dans le récit historique chinois Chroniques des Trois Royaumes(2).

    Lorsque Lü Meng était jeune, il n’aimait pas lire. Il préférait pratiquer les arts martiaux. Devenu général, il n’aimait toujours pas lire. Aussi ses pairs le considéraient-ils souvent comme un simple guerrier.

    Un jour, Sun Quan, le roi de l’État de Wu, lui dit: «En tant que général, vous devriez constamment enrichir vos connaissances».

    Lü Meng répondit: «Je suis trop occupé par les affaires militaires et je n’ai pas le temps de lire».

    «Je ne vous demande pas de devenir un érudit», l’encouragea le roi. «Lire davantage peut aider à étendre votre vision et à enrichir votre sagesse. Vous dites être trop occupé pour lire. En tant que roi, il y a toutes sortes d’affaires dont je dois m’occuper, comparé à vous. Pourtant, je trouve quand même le temps de lire et de m’améliorer.»

    Lü Meng fut inspiré par les propos du roi. Il commença à se mettre sincèrement à lire. Peu à peu, il enrichit ses connaissances et il devint un stratège militaire encore meilleur.

    Un jour, le commandant-en-chef de l’État de Wu vint à passer. Il ne voulait pas rendre visite à Lü Meng, pensant qu’il ne pourrait pas discuter d’affaires militaires avec celui qui avait la réputation d’être un illettré. Mais son assistant lui conseilla de rendre visite à Lü Meng, lui disant qu’il était devenu une personne très au fait.

    Ce fut chose faite. Détendus et buvant du vin, ils abordèrent la possibilité d’une bataille avec l’État de Shu. Lü Meng offrit un conseil et suggéra des stratégies à même de gagner une guerre.

    Le commandant-en-chef fut grandement surpris par l’incroyable progression de Lü Meng. Il commenta: «Je pensais que vous ne saviez rien faire d’autre que de vous battre sur un champ de bataille, mais je vois à présent que vous êtes informé et sage. Je dois dire que vous n’êtes plus la personne que je connaissais».

    Lü Meng répondit: «S’agissant d’un homme déterminé, si vous ne l’avez pas vu depuis trois jours, vous devriez le regarder avec de nouveaux yeux».

    «Regarder une personne avec de nouveaux yeux» signifiait à l’origine regarder quelqu’un sous un nouveau jour. Aujourd’hui, cette expression est utilisée pour faire l’éloge de quelqu’un ayant considérablement progressé.

    Note:

    (1) Lu Meng 吕蒙 (178-220 ap. J.-C.) était général des armées, au service de Sun Quan, roi de l’État de Wu, durant la période des Trois Royaumes (220-280 ap. J.-C.)

    (2) Le récit historique Chroniques des trois royaumes, également connu sous le nom de Romance des trois royaumes, couvre l’histoire de la fin des Han orientaux (184 av. J.-C.-ap. J.-C.) et la période des Trois royaumes (220-280 ap. J.C.). Il a été originellement écrit au IIIe siècle par Chen Shou. Luo Guanzhong l’a réécrit sous la forme du roman Romance des trois royaumes au XIVe siècle.

    Tiré de: http://www.epochtimes.fr/front/13/10/15/n3508912.htm

  • Chéngyǔ-成语 Expressions chinoises –Le papier devient cher dans la ville de Luoyang (洛陽紙貴)

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    Luoyang (洛陽) fût jadis la capitale de la Dynastie Jin de l’Ouest (265 Av. J.C–316) en Chine. Cette expression est une allusion classique, ou diǎn gù (典故), et tire son origine du Livre de Jin: Biographies de Zuo. Écrivain et poète, Zuo Si (250 Av.J.C–305) était issu d’humbles origines, mais il travaillait dur et passa dix ans à écrire et à achever L’Ode aux trois capitales. Cette œuvre célèbre décrit les coutumes, habitudes, et vies quotidiennes dans les trois capitales établies durant la période des Trois Royaumes. Elle inclut la Rhapsodie de la capitale “Shu (蜀),” la Rhapsodie de la capitale “Wu (吴)” et la Rhapsodie de la capitale “Wei (魏).”
    Le thème principal du livre aborde comment la bonne manière de gouverner un état est d’encourager la vertu, et non pas l’usage de la force. Une fois préfacé et commenté par de notables érudits d’alors, le livre devint rapidement populaire au sein de la cour royale et des gens de haut rang.
    Nombre d’entre eux étaient impatients de lire le livre et d’en faire des copies pour le garder. En raison de l’intense demande, le prix du papier à Luoyang augmenta soudain. D’où l’expression "le papier devient cher dans la ville de Luoyang " qui dépeint de façon vivante la popularité des écrits de quelqu’un.
    L’expression “Luò yáng -zhǐ guì” (洛陽紙貴) est encore largement utilisée de nos jours pour décrire la popularité remarquable de livres nouvellement publiés et très demandés. Lorsque les médias de langue chinoise rendent compte des bestsellers, ils utilisent souvent cette expression.
    On peut en trouver des exemples dans la couverture des medias chinois à propos de livres populaires tels que la trilogie du Seigneur des Anneaux, les séries Harry Potter, et autres bestsellers.

    Tiré de: http://fr.clearharmony.net/articles/201308/113924.html

  • Là où l’eau coule, un courant se formera: Origine de l’expression 水到渠成

    Chine, succès, patience, stratégie, Tao,Dynastie Song, expression chinoise, gagner de l'argent, philosophie de vie “Là où l’eau coule, un courant se formera ” (shuǐ dào qú chéng) est une expression chinoise qui dit que le succès arrivera naturellement lorsque les conditions nécessaire seront réunies; Rechercher quelque chose avec insistance ne sert à rien. L’expression tire son origine d’une histoire de la Dynastie Song (960–1279 av.J.C.).

    L’histoire se base sur une lettre écrite par un homme du nom de Su Dongpo à son ami Qin Taixu, dans laquelle Su racontait comment il avait surmonté son inquiétude durant une période où il n’avait aucun revenu mais une grande famille à soutenir. Su Dongpo écrivait qu’il se tracassait beaucoup au début mais que par la suite, il devint déterminé à changer sa fâcheuse situation et à faire face à la nécessité de contrôler ses dépenses et économiser de l’argent.


    Il décida de suivre l’exemple de son vieil ami Jia Yun. Le premier jour de chaque mois, il prenait 4.400 unités de l’argent de ses économies qu’il divisait en 30 sommes de 150 unités chaque. Il suspendait ensuite les 30 portions aux poutres de sa maison. Chaque matin, il utilisait une fourche à foin pour descendre une portion de l’argent puis demandait à un membre de sa famille de cacher la fourche.


    Cette portion était le montant alloué pour la journée. S’il restait de l’argent, il le mettait en sécurité dans un épais tube de bambou et l’utilisait pour recevoir les invités.
    “L’argent que j’ai peut encore durer plus d’un an. D’ici là j’élaborerai d’autres plans,” écrivait-il dans la lettre.
    “Là où l’eau coule, un courant se formera; par conséquent, nul besoin de s’en inquiéter jusque-là, et c’est pourquoi je n’ai aucune inquiétude dans mon cœur,” disait-il à son ami.


    Les gens ont par la suite utilisé l’expression de la lettre de Su Dongpo : "Là où l’eau coule, un courant se formera "afin de donner le conseil que lorsque les conditions sont mûres, le succès arrivera naturellement. Cette expression contient aussi le sens qu’il est inutile de s’inquiéter, d’essayer de forcer un résultat, ou de garder un cœur lourd de recherche, car les choses arriveront naturellement ; le moment venu, on verra le résultat des efforts.

    Tiré de: http://fr.clearharmony.net/articles/201301/111623.html

  • L’origine de l’expression chinoise : "Rare et digne d’éloge"

    expression chinoise, dignité humaine, légende chinoise, disciple de confucius, disciple, Chine, culture traditionnelleZi Lu, Zi Gong et Ran You étaient tous disciples de Confucius. Zi Lu était un homme très courageux. A 63 ans, Zi Lu travaillait pour Kong Kui, un haut fonctionnaire de l’état de Wei. Dans la quinzième année du règne du Duc Aikong de l’état de Lu, une guerre civile éclata dans l’état de Wei et Kong Hui fut kidnappé. Aussitôt que Zi Lu apprit la nouvelle, il se précipita à la capitale de l’état de Wei pour porter secours à Kong Kui. Il tomba sur Gao Chai, un autre haut fonctionnaire de l’état de Wei en dehors de la capitale alors qu’il s’enfuyait pour échapper à la guerre civile. Gao Chai conseilla à Zi Lu de ne pas entrer dans la ville. Zi Lu dit : « Je reçois un salaire de Kong kui, je dois donc accomplir mon devoir et tenter de le sauver du danger. » Zi lu finit par être tué après qu’il soit entré dans la ville.

    Zi Gong avait l’éloquence. Personne ne pouvait se mesurer à son talent d’orateur. M. Sunshu Wushu fit une fois une remarque : " Zi Gong est plus talentueux et vertueux que Confucius." Lorsque Zi Gong entendit le commentaire, il répondit : " je vais utiliser un mur comme analogie. Le mur de ma maison est de la hauteur d’une épaule. Un homme se tenant à l’extérieur du mur peut embrasser complètement d’un regard ma maison coûteuse et magnifique. Cependant, le mur de Confucius est de plusieurs mètres plus élevé que le mien. Celui qui se tient à l’extérieur du mur sera incapable de percevoir sa demeure grandiose et somptueuse à mois qu’il ne soit admis dans la demeure. Il n’y a dans le monde que quelques personnes qui ont le privilège de passer la porte. Il est donc tout à fait compréhensible que M. Shusun ait fait ce commentaire."
    L’autre disciple de Confucius, Ran You, était un administrateur talentueux. Un jour un fonctionnaire de haut rang de l’état de Lu du nom de Ji Kang, consulta Confucius en disant : "Selon vous, Ran You est il capable de l’administration du gouvernement ?" " Confucius dit : "Ran You est versatile et a de nombreux talents, des aptitudes et beaucoup d’expérience. Je ne vois pas pourquoi il ne réussirait pas dans l’administration du gouvernement.
    Ji Kang invita donc Ran You à être son conseiller personnel et à l’aider à gouverner l’état de Lu. Dans la quinzième année du Duc Aigong de l’état de Lu, l’état de Qi attaqua l’état de Lu. Ran You insista pour combattre l’armée de Qi et sa proposition prévalut sur les points de vue dissidents. Il mena une troupe au combat contre la puissante armée de Qi et gagna la bataille.

    Le fameux poète Su Dongpo de la Dynastie Song dit une fois : "la valeur de Zi lu, l’éloquence de Zi Gong, et la sagesse de Ran You sont rares et dignes d’éloges. L’expression chinoise “rare et digne d’éloges” sert à louer quelqu’un qui a réussi à accomplir des qualités méritoires et représentant une gageure.

    Tiré de: http://fr.clearharmony.net/articles/200406/14039.html

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