Avertir le modérateur

expression

  • Chine: Zhou Youguang, l’inventeur du pinyin, 109 ans et dissident

    Chine, intellectuel, dissident, liberté, expression, presse, Zhou Youguang, inventeur, pinyin, alphabétisation, illettrisme, linguiste

    La langue chinoise officielle, le mandarin, est maîtrisée aujourd'hui par plus de 90% de la population, contre environ 20% dans les années 50. Son apprentissage à travers le pays a été facilité par le pinyin, mis au point par ZhouYouguang, plaidant pour un alphabet romain afin de mieux relier la Chine avec le monde extérieur.

    En 1955, le Premier ministre Yü Hung-chün lui confie la co-présidence du comité chargé de réformer la langue chinoise et de combattre l'illettrisme. Ce linguiste amateur, qui pratique un peu l'espéranto, s’inspire alors d’un système élaboré en Union soviétique pour transcrire en caractères romains les sons de la langue officielle, le mandarin. 

    «Un caractère chinois, vous ne pouvez pas le prononcer juste en le regardant. Le pinyin a donc été utile pour l'enseignement», explique Luo Weidong, professeur à l'Université des langues de Pékin. La langue s’avèrera en outre essentielle à l'interface entre le mandarin et l'informatique.

    Approuvé le 11 février 1958 par l'Assemblée populaire nationale de la République populaire de Chine, le pinyin supplante peu à peu le Wade-Giles, système de transcription, mis au point par deux diplomates britanniques au XIXe siècle. Adopté en 1979 par le gouvernement chinois, plusieurs centaines de millions de personnes l’utilisent dans le pays et dans le monde pour apprendre le chinois, langue dépourvue d’alphabet. Quatre accents graphiques différencient les quatre tons du chinois.

    «Je n'ai pas de sentiment de fierté. Je ne crois pas avoir accompli grand-chose», estimait M. Zhou, le 13 janvier 2015, interrogé par l'AFP à Pékin pour son anniversaire, un jour «sans importance», selon lui. 

    La dynastie Qing
    Né en 1906 dans une famille aristocratique, Zhou a connu les dernières années de la dynastie Qing (1644-1911) avant son renversement. Etudiant à Shanghai puis au Japon, il se réfugie ensuite avec sa femme et ses deux enfants à Chongqing (sud-ouest) pendant l'invasion japonaise avant de travailler dans la banque, à Wall Street, après 1945. Il rencontrera deux fois Albert Einstein à Princeton chez des amis.

    De retour en Chine après la victoire de Mao en 1949, il écrira plus tard: «A l'époque, ils (les communistes) se présentaient comme des démocrates». Après avoir enseigné l'économie, il est nommé conseiller de Chou En-lai, numéro deux du régime.

    Cible privilégiée du régime de Mao
    Pendant la révolution culturelle (1966-76), l'intellectuel aux cheveux blancs clairsemés devient une cible privilégiée du régime de Mao et sera interné deux ans en camp de travail. «Quand vous êtes dans l'adversité, vous avez intérêt à être optimiste. Les pessimistes ont tendance à mourir», écrira-t-il à propos de ses compagnons de goulag.

    «En toute honnêteté, je n'ai rien à dire de bon sur Mao Tsé-toung», dira-t-il, après coup jugeant que les 20 années entre 1960 et 1980 sont «perdues». Il leur préfère celles des années de réformes économiques de Deng Xiaoping, mais à ses yeux, «que les Chinois deviennent riches n'est pas important. Le progrès humain, en définitive, c'est le progrès vers la démocratie», dit-il.
     
    Depuis la vague d'arrestations d'intellectuels –certains âgés de 81 ou 71 ans– déclenchée par le président Xi Jinping, ses ouvrages sont de plus en plus scrutés par la censure. Celle-ci s'en est pris à son dernier livre dans lequel il évoque notamment l'immense famine sous Mao et ses dizaines de millions de morts. 

    Le problème n'est pas l'actuel président, dit-il, «c'est le système: nous n'avons pas de liberté de parole en Chine». «Après 30 ans de réformes économiques, la Chine doit encore prendre le chemin de la démocratie», assure le linguiste et dissident vraisemblablement le plus âgé de la terre.

  • Une fois monté sur le tigre il est difficile d’en descendre (騎虎難下)

    Chine, conte, expression, posture, perdre la face, loyauté, tigre, culture

    L’expression chinoise 騎虎難下 (qí hǔ nán xià), littéralement «Une fois monté sur le tigre il est difficile d'en descendre», est utilisé pour décrire une situation dans laquelle on se retrouve coincé dans une posture difficile et sans issue.


    L’expression vient d’une histoire à propos de Wen Jiao tirée du Livre des Jin, un texte officiel couvrant l’histoire de la Dynastie Jin (265-420 ap. J.-C.) Wen Jiao était un homme politique renommé et un gouverneur à l’époque de la Dynastie orientale de Jin (317–420 ap. J.-C.). Il était très loyal envers l’Empereur Sima Yan qui gouvernait alors le pays.


    Un général de haut rang du nom de Su Jun, se rebella contre l’empereur et occupa la capitale. Wen Jiao s’en inquiétait et organisa une alliance pour combattre les forces rebelles de Su. Cependant, un général influent du nom de Tao Kan n’était pas convaincu qu’il devait rester dans l’alliance. L’armée rebelle était très puissante et l’alliance instable avait été plusieurs fois sur le point de se rompre, suite aux nombreuses luttes internes.


    Wen Jiao rendit visite au Général Tao et lui dit: «À la lumière de la situation actuelle, il n’y a pas d’issue. C’est comme être monté sur le dos d’un tigre sans pouvoir en redescendre. La seule solution est de le tuer».

    Wen Jiao finit par convaincre le Général Tao de rester avec l’alliance. Les armées alliées se sont stabilisées et ont vaincu finalement l’armée rebelle.


    La phrase 騎虎難 «Une fois monté sur le tigre il est difficile d'en descendre», est par la suite devenue une expression signifiant faire face à un dilemme ou être coincé dans une posture difficile sans aucune issue si ce n’est d’en attendre la fin.


    Tiré de: http://www.epochtimes.fr/front/14/1/16/n3509291.htm

  • La transmission télévisée indépendante entre Taiwan et la Chine est en péril

    Taiwan, télévision, indépendant, satellite, Parti démocrate progressiste, NTD, New Tang dynasty, Chine, liberté, presse, information, expression, Chungwa Telecom

    Taipei, Taiwan – Chungwa Telecom, la plus grande compagnie de télécommunication à Taiwan, prend à nouveau son temps pour renouveler le contrat avec une succursale de la chaîne de télévision indépendante New Tang Dynasty, qui diffuse ses programmes en Chine et est abhorrée par Pékin à cause de sa couverture assurée des violations des droits de l’homme par le régime communiste.

    Les obstacles rencontrés par la compagnie NTD Asie-Pacifique ( NTD-AP), apparaissent avec régularité tous les deux ans lorsque le contrat arrive à échéance.

    Tout récemment, selon une déclaration faite le 1er mai par Chang Ruey-lan, le PDG de NTD-AP, la chaîne s’est adressée à Chungwa Telecom en mars, puis à nouveau en avril pour le renouvellement du contrat, mais n’a reçu aucune réponse.

    Le 30 avril, Leng Tai-feng, le président de Chungwa Telecom, a refusé de commenter la situation lorsqu’il a été interrogé à ce sujet.

    Selon les commentateurs, ce qui fait obstacle au renouvellement du contrat est la pression du Parti communiste chinois. Le gouvernement de Taiwan a une participation majoritaire dans Chungwa Telecom et il cherche également à développer des liens plus étroits avec la Chine continentale. NTD est bloqué en Chine.

    Chang Ruey-lan, le responsable de NTD-AP, a demandé à Ma Ying-jeou, le président de Taiwan, d’aider à résoudre le problème de renouvellement et de permettre à la station de continuer à servir les Chinois qui sont «privés d’une libre circulation des informations».

    Il y a deux ans, lors du renouvellement du contrat, Chungwa Telecom a d’abord refusé, invoquant des difficultés techniques. Sous la pression publique, l’administration de Ma est intervenue pour assurer le renouvellement du contrat.

    Dana Rohrabacher, un membre du Congrès américain, a passé un appel téléphonique en 2011, demandant au président Ma d’aider à régler la situation.

    La semaine dernière, lors d’une réunion du sous-comité sur l’Asie et le Pacifique de la Chambre américaine des représentants, Rohrabacher a de nouveau demandé à Taiwan d’assurer que NTD-AP renouvelle sont contrat «si l’île veut être reconnue comme un pays démocratique et libre».

    Plusieurs politiciens taiwanais partagent le même avis.

    Weng WenPing, un membre du Comité central du Kuomintang, a déclaré que l’octroi du contrat est une façon de montrer que Taiwan est un pays libre et démocratique.

    Le Dr Chen Chi-mai, un législateur du Parti démocrate progressiste, a déclaré: «Il s’agit de la protection de la liberté d’expression ou, plus en profondeur, s’il y a derrière cela une pression de part de la Chine et une tentative d’interdire la diffusion de la télévision NTD».

    Twu Shiing-jer, l’ancien ministre de la Santé, pense qu’il y a une intention de faire taire NTD parce que la chaîne diffuse des reportages sur des sujets censurés en Chine. «Je pense que c’est très injuste. En tant que dirigeant d’un pays indépendant, le président Ma devrait accorder le renouvellement du contrat à NTD-AP.»

    Hochen Tan, l’ancien président de Chungwa Telecom, a souligné à Epoch Times que Chungwa Telecom plaide en faveur de la diffusion comme un droit de l’homme. Il espère que ses anciens collègues auront le courage de défendre la liberté d’expression à Taiwan.

    Tiré de:http://www.epochtimes.fr/front/13/5/19/n3508365.htm

  • Selon un rapport, l’Internet est de plus en plus censuré en Chine

    Internet, Chine, Censure, Cuba, Iran, Freedom House, régime, liberté, information, expression, microbloggingSelon le nouveau rapport de Freedom House, l’année dernière le régime chinois est devenu plus restrictif dans le contrôle de ce que ses citoyens peuvent regarder sur l’Internet et commet le plus de violations des droits des utilisateurs dans le monde.

    «Les autorités chinoises ont encore amélioré leur système déjà sophistiqué et complexe de censure, surveillance et manipulation d’activités sur Internet, tout en arrêtant ou emprisonnant des dizaines de militants, d’avocats et de blogueurs», indique le rapport, notant que le score de la Chine pour la restriction de la liberté sur Internet a augmenté de deux points entre 2010 et 2011. Cela signifie que la Chine, avec l’Iran et  Cuba, est le pays le plus restrictif au monde.

    En 2011, les autorités chinoises ont arrêté des dizaines de blogueurs et de militants, les ont détenus pendant des semaines, tandis que certains d’entre eux ont été condamnés à des peines de prison, annonce le rapport.

    Freedom House note que les internautes chinois sont de plus en plus créatifs pour contourner la censure du régime, soulignant que les sites de microblogging incluant Sina Weibo ont permis aux internautes «d’outrepasser la censure, d’attirer l’attention sur les scandales surgissant et d’organiser  des campagnes en ligne sur divers sujets».

    Au cours des derniers mois, un bon exemple du contournement de la  censure par les internautes chinois a été la diffusion sur Weibo de la  photo horrible d’une femme qui avait été contrainte d’avorter par les autorités communistes chinoises.

    Suite à la popularité de Weibo et d’autres sites de microbloging, «les autorités chinoises ont établi un contrôle plus strict de ces services, y compris une censure intensifiée et l’obligation d’enregistrer un nom réel, bien que l’effet réel des nouvelles restrictions en ligne reste à voir», constate le rapport.

    Il note que les Chinois ordinaires se heurtent encore à une grande quantité d’obstacles pour un accès intégral et gratuit à l’Internet, par exemple «un contrôle centralisé sur les passerelles de connexion internationales, un fossé notable entre la ville et la campagne et des arrêts localisés d’accès à l’Internet sur les sites reflétant des protestations».

    Récemment, dans plusieurs régions du Tibet et de la province voisine du Sichuan, les censeurs chinois auraient coupé l’Internet afin d’empêcher la propagation de l’information concernant une série d’auto- immolations commises par des moines et d’autres personnes protestant contre les réglementations communistes particulièrement sévères dans cette région.

    De façon similaire, les censeurs ont bloqué de juillet 2009 à mai 2010 l’accès à l’Internet dans certaines parties du Xinjiang après que des protestations aient éclaté contre  la domination chinoise dans cette région, ce qui a déclenché une vague de répression contre les dissidents, constate  le rapport.

    Fredoom House a également critiqué les cybers attaques du régime chinois contre les sites Internet étrangers qui critiquent le Parti communiste chinois, y compris les sites du Falun Gong, une pratique de méditation qui est réprimée depuis 1999.

    Selon le rapport, «le gouvernement chinois a nié vigoureusement toute implication dans ces attaques. Ces affirmations ont été mises en doute par des images d’archives diffusées sur une émission à la télévision d’État en juillet 2011. Elles comprenaient une démonstration d’un logiciel conçu par les militaires chinois et utilisé pour attaquer un site du Falun Gong aux Etats-Unis».

    La Chine représente aussi un modèle pour d’autres régimes répressifs dans le monde, ajoute le rapport.

    «Le rôle de la Chine comme incubateur pour des restrictions sophistiquées est ressenti à travers le monde et les gouvernements des pays comme la Biélorussie, l’Ouzbékistan et l’Iran prennent   la Chine comme modèle pour la mise à jour de leur propre  contrôle d’Internet», mentionne le rapport. L’Ouzbékistan et l’Iran sont parmi les cinq premiers sur la liste des «non libres» de Freedom House.

    Tiré de: http://www.epochtimes.fr/front/12/10/4/n3507209.htm

Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu