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esclavage moderne

  • Nous sommes témoins de travailleurs-esclaves appelant à l’aide

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    Depuis la publication de l’article Un appel à l'aide venant d’un camp de travaux forcés en Chine pousse à une enquête du gouvernement américain (http://fr.clearharmony.net/articles/201212/111371.html),sur Minghui, de nombreux pratiquants de Falun Gong qui ont été soumis à la persécution en Chine et qui vivent à présent à l’étranger se sont manifestés et ont témoigné des pratiques de travail d’esclave dans les prisons et les camps de travail chinois.

    Voici des témoignages de première main de pratiquants de Falun Gong, rendant compte de leur expérience de travail forcé brutal dans les camps de travail et les centres de détention de la Chine.

    L’obscur secret des parapluies Tiantang

    Mme Huang Zhijiao, qui vit aujourd’hui au Canada, a été arrêtée trois fois en Chine pour sa pratique du Falun Gong. Elle a été détenue au Centre de détention Laodongyue durant ses deux arrestations les plus récentes. Elle a dû y fabriquer les fameux parapluies Tiantang (paradis célestes).

    Mme Huang Zhijiao a failli devenir professeur pour une célèbre académie des arts, mais après que la persécution du Falun Gong a commencé en 1999, elle n’a pas été autorisée à enseigner. En août 2000 des agents des Services de police du district de Shangcheng dans l’agglomération de Hangzhou, province de Zhejiang, sont entrés par effraction à son domicile sous le prétexte d’un recensement, et l’ont emmenée au Centre de détention de Laodongyue.

    “Je comprends fort bien la situation décrite dans lettre d’appel provenant du Camp de travail de Masanjia, car j’y ai moi aussi été soumise au travail forcé pendant ma detention,” a déclaré Mme Huang.

    “Les parapluies Tiantang sont protégés aux ultraviolets et l’intérieur est peint avec de l’argent colloïdal, qui est toxique. En fabriquant les parapluies, nos mains frottaient souvent l’intérieur des parapluies. Ayant à travailler constamment pour ne pas perdre de temps, nos mains étaient souvent tâchées de sang. Alors l’argent colloïdal pénétrait ainsi dans notre sang de cette façon ; Cela démangeait et était douloureux. On nous demandait de fabriquer 50 à 60 parapluies par jour et de travailler plus de 15 heures. Celle qui était lente était battue ou avait le corps aiguillonné avec une aiguille ou des ciseaux.

    " Tout est conduit par le profit en Chine. Les centres de détention y exploitent les détenus en les utilisant comme esclaves sans les payer, alors les entreprises en profitent en passant des contrats avec les centres de détention. Les gardiens de prison profitent de ces opérations de business. Les chefs des détenus supervisent d’autres détenus effectuant le travail d’esclaves en échange de réductions de peine. Les parties prenantes ne visent que le profit et travaillent dur en exploitant les détenus. Normalement, je devais fabriquer plus de 50 parapluies. Si je travaillais 15 heures par jour sans manger ni boire, je terminais un parapluie toutes les 18 minutes. Lorsque j’ai été emprisonnée [pour la pratique du Falun Gong) la première fois, les agents de police du district de Shangcheng de l’agglomération de Hangzhou ne me laissaient pas porter mes lunettes. Comme j’étais très myope, ils savaient que je serais forcée de coudre. C’était pour moi un défi de maintenir la qualité du travail en cousant sans mes lunettes. En conséquence, la chef des détenues m’attaquait souvent verbalement et physiquement. Une chef détenue en particulier était spécialement cruelle. Lorsque je n’arrivais pas à suivre ou ne cousais pas bien, elle me giflait au visage, me pinçait, ou m’aiguillonnait avec des aiguilles ou des ciseaux. Elle utilisait tout ce qu’elle avait à portée de mains pour me battre.

    “Une femme enfermée dans la même cellule que moi ne pouvait plus supporter le travail forcé. Un jour, alors que personne ne regardait après le travail, elle a avalé une paire de ciseaux pour en finir. La chef détenue n’a pas cru qu’elle avait avalé des ciseaux. Elle a continué à battre férocement ma compagne de cellule avec un bambou de la grosseur d’un bras jusqu’à ce que le bambou se fende. Sa tête saignait. Néanmoins, elle était déterminée à mourir, et elle n’a pas pleuré aussi durs fussent les coups. Une gardienne de prison lui a alors ordonné de faire des pompes jusqu’à ce que les ciseaux pointent de son estomac. Ensuite elle l’a forcée à s’accroupir. Finalement elle a cédé et demandé pitié alors qu’elle était accroupie. Les centres de détention, les prisons et les camps de travaux forcés sont un enfer sur terre sous les règlements du Parti communiste chinois. Chaque jour semblait un an dans de tels endroits. Mais les pratiquants de Falun Gong incarcérés étaient soumis à une torture mille fois pire que les détenus ordinaires."

    Mme Huang a ajouté que les parapluies Tiantang ont une grande part de marché. À la recherche de profits, la société des parapluies Tiantang a signé de nombreux contrats avec les centres de détention. Après avoir signé les contrats, les gardiens de prison assignent le travail à chaque cellule afin de s’acquitter de ces gros contrats. Afin de réduire leurs peines de prison, les chefs détenus doivent s’assurer que les contrats sont remplis à temps. Par conséquent, ils travaillent très dur en poussant les détenus à leurs limites.

    Mme Huang a assisté à une exposition de marques connues à Pékin, envoyée par son entreprise en décembre 2003. Lorsqu’elle a vu que les parapluies Tiantang y étaient un des exposants, elle s’est rappelée ses souvenirs douloureux dans le centre de détention.

    “Je me suis rappelée ce que les autres prisonniers m’avaient dit: 'Si nous avons une chance de sortir d’ici, nous devons révéler les crimes des parapluies Tiantang, lorsque nous en aurons l’occasion,'” a-t-elle dit.

    Lire l’article en totalité sur : http://fr.clearharmony.net/articles/201301/111488.html

  • Les handicapés mentaux, travailleurs esclaves en Chine

    handicape mentaux 1flo.jpgUne enquête réalisée par un journaliste de Hong Kong révèle que des fonctionnaires du parti communiste de la province du Sichuan en Chine sont derrière une structure servant à kidnapper des handicapés mentaux et des sans-abris, pour en faire des travailleurs esclaves. Selon l'enquête, les détenus embauchés au départ comme ouvriers viennent d'aussi loin que  de la province du Xinjiang, dans l’ouest de la Chine. Pour en faire de « bons travailleurs », ils sont battus et reçoivent des décharges électriques dans des conditions de vie inhumaines.

    Exploités et maltraités

    Les premiers éléments de l'histoire ont été publiés par le Xinjiang  Metroplolis News. D'après le reportage, plus de dix handicapés mentaux venus du «Groupe Autonome des Handicapés» du comté de Qu (province du Sichuan) travaillaient dans l'usine chimique Jiaersi de Toksun dans la province du Xinjiang. Depuis plus d'un an, ils n’ étaient pas rémunérés et vivaient dans des conditions décrites comme «pires que celles des porcs et des chiens». Tous ceux qui tentaient une évasion étaient sévèrement battus, poursuit l'enquête.

    Cette histoire a rapidement été relayée par d’autres médias en Chine. Au cours des semaines suivantes, plusieurs journaux ont apporté à l'affaire des éléments nouveaux et des détails parfois saisissants. Par exemple le Quotidien du Yunnan explique que les nouveaux venus sont battus dès leur arrivée au Centre Autonome afin de les rendre dociles, ceci avant d'être formés. Ainsi Zeng Lingquan – le responsable du centre, depuis arrêté – fouettait les fesses nues des handicapés avec des fils électriques. Lorsque ce traitement n'était pas satisfaisant, il se servait d’une matraque électrique, «ce qui rendait les travailleurs particulièrement obéissants».

    Esclavage

    L’enquête publiée sur le blog de Yuan Ling, journaliste à l'hebdomadaire Phoenix a révélé le contrat qui liait l'usine chimique Jiaersi au Centre Autonome afin d'obtenir des travailleurs handicapés. Le contrat stipulait que l'usine devait nourrir les travailleurs, mais que les salaires de ces derniers étaient directement versés à Zeng Lingquand. En outre, l'enquête met en lumière ce qui n'est ni plus ni moins qu’un réseau de trafic d'esclaves, impliquant deux instituts d'aides aux sans-abris et aux handicapés mentaux dans le comté de Qu. Yuan Ling affirme que dans le comté de Qu, un des camps d'esclavage, appelé «centre de secours et d'assistance de la station de Taipingzai», était soutenu par le gouvernement local.

    Le centre de secours de Taipingzhai échangeait des esclaves avec le centre autonome de Zeng Lingquan. Les esclaves étaient envoyés pour travailler jusque dans la province du Xinjiang afin d'être au plus près des usines locales de fabrique de briques, des sites de construction et des champs agricoles dans le comté de Qu. En retour, les salaires revenaient au centre de secours de Taipingzhai – et à ses bienveillants protecteurs dans l’administration locale. La station Taipingzhai était autrefois un site de mise en quarantaine de patients lépreux. En 2000, le site a été loué par la station de logement et de rapatriement du comté de Qu pour en faire un site de rééducation. Dans les faits, c'était un camp de travail. Lorsqu'en 2003, le programme de rapatriement a été officiellement arrêté en Chine, la station Taipinggzhai a été fermée.

    Vingt jours après, elle rouvrait sous le nom de centre de secours et d'assistance, avec pour objectif officiel d'offrir un toit et une assistance aux mendiants, aux sans-abris et aux handicapés mentaux – mais, indique Yuan Ling, c'est en fait devenu un lieu où ces personnes ont été contraintes aux travaux forcés sous la menace de chiens, de coup de bâtons et de fouet.

    Liu Dingming, directeur du Centre de secours et d'assistance du comté de Qu a expliqué à Yuan Ling que c'est entre 2005 et 2006 que l'esclavage a atteint son pic. À cette époque, environ 70 esclaves y besognaient quotidiennement. Le Centre de secours de Taipingzahi a réalisé d'énormes gains grâce au travail des ouvriers. Par exemple, quand une entreprise était facturée 30 à 50 yuans par travailleur et par jour, cette somme revenait au Centre de secours et d'assistance et non aux ouvriers eux-mêmes, peut-on lire sur le blog de Yuan.

    Liu parle d'un contrat avec une usine de fabrication de briques d'un village voisin où des dizaines d’handicapés ont travaillé deux années durant. Les travailleurs esclaves du Centre de secours de Taipingzhai n'avaient pas de nom, juste des numéros ou des surnoms. Ils vivaient dans une cave humide sur un sol en ciment légèrement recouvert de paille. En guise d'alimentation, ils avaient la plupart du temps une bouillie de patates accompagnée d'un peu de riz, la viande n'étant servie que quelque fois dans l'année. Constamment affamés, il leur arrivait de voler du tofu ou de la viande crue lorsqu'ils travaillaient au village.

    Le Centre de secours de Taipingzhai est entouré de falaises abruptes sur trois côtés, rendant toute évasion périlleuse. Certains ont essayé – et échoué. Abandonnés à l'extérieur dans le froid, certains seraient morts de faim. D'autres se seraient suicidés en se jetant dans le vide et d'autres encore auraient succombé de maladies non soignées. Des villageois témoins d'une tentative d'évasion d'un esclave ont raconté à Yuan ce qu'ils ont vu. Le jeune garçon a été pendu et sévèrement battu, puis il a été jeté de la falaise. Lorsqu'un paysan a rapporté les faits à la police, le personnel du Centre s'est dépêché de récupérer le corps et de l'enterrer.

    D'après un villageois, en été, les sans-abris et handicapés mentaux commençaient leur journée de travail très tôt le matin et finissaient à 22 heures. Même au plus chaud de la journée, ils travaillaient sans aucune protection contre le soleil. Yuan déclare que ces faits ont été rapportés par des paysans au comté et aux fonctionnaires, mais personne n'a voulu poursuivre les responsables.

    Enquête

    Lorsque cette histoire a éclaté dans les medias, un hebdomadaire du sud a déclaré...

    Lire la suite: http://www.lagrandeepoque.com/LGE/Chine-/-Asie/Les-handicapes-mentaux-travailleurs-esclaves.html

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