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ensemble contre la peine de mort

  • Le magazine de la santé de France 5 à propos des prélèvements d'organes forcés en Chine

    mag_sante.jpgLe 3 décembre 2009, suite à une conférence à l’Assemblée nationale organisée par la Coalition d'Investigation sur la Persécution du Falun Gong (CIPFG) en présence de deux députés, deux éminents professeurs de médecine, Francis Navarro et Yves Chapuis de l’Académie nationale de Médecine, deux ONG (Amnesty International et Ensemble contre la Peine de mort) , David Kilgour et Michel Wu ancien chef du Service Chine de Rfi, la télévision internationale de langue française TV5 réalisait un reportage de 6 minutes dénonçant le rôle effrayant du régime communiste chinois dans l’assassinat systématique des pratiquants de Falun Gong après le prélèvement de leurs organes de leur vivant, et les énormes profits engrangés par ces agissements.

    Le 7 janvier 2010, Michel Cymes et Marina Carrère d'Encausse en faisaient à leur tour un des sujets de leur "Magazine de la Santé", une émission de grande écoute sur France 5

    En voici la retranscription :


    Marina Carrère d'Encausse (MCD) s'adressant à leur journaliste Claire Feinstein (CF) – vous surveillez pour nous la santé à l’étranger, et vous avez mis le doigt sur une histoire absolument monstrueuse de trafic d’organes en Chine.

    CF : Oui on a tous en tête effectivement ces histoires qui ne sont malheureusement pas des légendes, de personnes pauvres, très pauvres qui ont été contraintes de vendre un de leurs organes, un rein, leur cornée, effectivement contre une somme d’argent, une somme assez dérisoire en général, c’est ce qu’on appelle le tourisme de transplantation parce que ces organes sont en revanche achetés à prix d’or par des personnes assez aisées en attente d’une greffe. Ce tourisme de transplantation est très développé en Inde, aux Philippines et en Egypte, l’an dernier on comptait effectivement 6800 transplantations rénales soit 10% du nombre total du au tourisme de transplantation. Alors dans ce trafic effectivement la Chine ...

    Michel Cymes (MC) : la Chine ... alors là on a repoussé les frontières de l’horreur

    David Matas et David Kilgour, à l'écran

    CF : Oui, ça va très très loin, il y a quelques années le gouvernement chinois, sous la pression internationale a avoué qu’effectivement la principale source d’organes, c’était les condamnés à mort, un procédé pas très très éthique, mais là ils vont encore plus loin. En 2006, deux éminents avocats canadiens, David Matas, qu’on voit à gauche de l’image et David Kilgour, qui est un ancien ministre du gouvernement fédéral canadien, ont mené l’enquête, alertés par les ONG, notamment Amnesty International, qui s’étonnaient de voir que le nombre d’organes à disposition était bien plus important que le nombre de condamnés à mort. Et effectivement, en fouillant un petit peu, ils ont mis le droit sur un scandale sanitaire absolument hallucinant dont les victimes sont les membres du Falun Gong. C’est un mouvement mystique chinois d’inspiration bouddhiste, donc des gens plutôt pacifistes, les pratiquants sont très nombreux en Chine, et depuis 1999, le gouvernement chinois les réprime violemment, inquiet en fait de voir qu’un mouvement regroupe autant de personnes. Donc depuis 1999, ils sont systématiquement traqués, arrêtés et emprisonnés dans des camps de travail, d’où ils ne ressortent jamais, et pour cause puisqu’ils servent de donneurs d’organes, non consentants évidemment.

    MCD : Est-ce qu’on a des preuves de cette histoire ?

    CF : Oui, les deux avocats ont recueilli des témoignages assez terribles, notamment de médecins repentis, d’anciens médecins militaires qui étaient réquisitionnés pour cette tâche obscure, qui se rendaient dans les différents camps de travail, et prélevaient sur ces prisonniers encore vivants, souvent sans même une anesthésie, les cornées, les poumons, les reins, les cœurs de ces prisonniers.

    MCD : Et après on incinérait les corps et donc on faisait disparaître tout ça ?

    CF : On faisait disparaître tout ça, les familles n’avaient aucune nouvelles donc de ces prisonniers qui n’étaient pas même pas jugés et qui disparaissaient simplement …

    MCD : Et ce qui est étonnant c’est que dans ces camps il n’y avait pas que ces personnes là, mais il n’y avait qu’elles qui avaient un examen de sang à l’arrivée …

    CF: Une des premières choses qui a alerté les ONG c’est effectivement de constater que sur ces donc 300 camps de travail en Chine, sur trois cent mille prisonniers, 150 mille sont des membres du Falun Gong, et seules ces personnes là avaient droit à un bilan sanguin complet. Ce bilan sert en fait à pouvoir établir une compatibilité entre les prisonniers et les receveurs potentiels.

    MC : Alors les deux avocats que vous citiez ont quand même pris des témoignages ...

    CF: Ils ont effectivement publié une enquête qui s’appelle Bloody Harvest, une enquête de 130 pages dans laquelle, ils ont rassemblé 52 preuves et témoignages, notamment de médecins, de victimes miraculeusement sauvées de ces camps, et de médecins d’hôpitaux publics et privés qu’ils ont enregistrés à leur insu et qui expliquent très simplement comment quand ils ont besoin d’un organe, ils vont simplement se servir, en fait c’est une banque d’organes.

    MC : Alors les Chinois ont fait une erreur, parce qu’ils ont invité un jour un chirurgien en chef du service d’hépatologie digestive et de transplantation du CHU de Montpellier, qui est le professeur Francis Navarro, et on l’invite à venir montrer des techniques de transplantation …

    CF : On l’invite pour effectivement former les chirurgiens chinois aux techniques de transplantation, bien maîtrisées par les français, et puis il s’étonne parce qu’on lui fixe une date, très précise, une transplantation prévue c’est forcément sur donneur vivant, donc un père une mère une sœur, on peut la prévoir, donc il demande le dossier médical du donneur, et du receveur pour pouvoir préparer l’opération et là on lui dit " on n'a pas de dossier pour le donneur parce qu’on ne sait pas qui c’est, mais il y en aura un le jour où vous viendrez" , donc il s’en étonne et effectivement il comprend, en fouillant un petit peu qu’une personne sera effectivement exécutée, pour cette opération là.

    MCD : Il faut dire avant qu’on parle de la réaction internationale que ce professeur Francis Navarro prépare un livre avec un journaliste parce qu’il a mené vraiment une large enquête, un livre qui sort dans quelques semaines …Alors la réaction de la communauté internationale devant ça ?

    CF : La première enquête des deux avocats canadiens est sortie en 2006, puis en 2007 peu de temps avant les JO de Pékin, donc pas réellement de réaction, des petites réactions un petit peu offusquées mais pas plus, on n'a pas insisté. Du côté de la Chine, on s’offusque pour le coup de telles médisances, de telles pratiques n’existent pas selon le gouvernement chinois, alors ils considèrent effectivement que tous ceux qui tiennent de tels propos sont forcément des ennemis de la Chine. Et puis ce qu’on a vu après la sortie de ces rapports c’est qu’ils ont fait un petit peu de ménage, moins d’organes disponibles pour les greffes, moins de greffes, ça s’est tassé un petit temps et puis c’est reparti de plus belle et ce tourisme de transplantation en Chine continue à exister et on peut encore trouver des sites internet sur lesquels on propose ces voyages de transplantation

    MC : 30 ,000 dollars pour une cornée, 100 000 pour un foie et 150 000 dollars pour un poumon !

    MCD : On en reparlera quand le livre du Pr Navarro sortira.

     

    Tiré de: http://www.fr.clearharmony.net/articles/201001/49184.html

  • La justice interdit l'exposition anatomique "Our Body"

    L'exposition, qui présente à Paris depuis le 12 février de vrais corps humains au public, entiers ou disséqués, a été interdite en raison de doutes sur la provenance des corps. L'organisateur a fait appel.

    L'affiche de l'exposition "Our Body" (DR)

    L'affiche de l'exposition "Our Body" (DR)

    La controversée exposition anatomique "Our Body" a été interdite, mardi 20 avril, par un juge des référés parisiens. Il a laissé 24 heures à l'organisateur pour suspendre la manifestation qui présente de vrais corps humains au public, depuis le 12 février à Paris. L'organisateur, Encore Events, a aussitôt annoncé qu'il allait faire appel de l'interdiction.
    L'exposition, qui avait déjà été présentée à Lyon et Marseille, devait s'achever le 10 mai à l'Espace 12, boulevard de la Madeleine. Elle devait ensuite déménager au Parc Floral du 22 mai au 23 août.
    Mais deux associations de lutte pour les droits humains – Ensemble contre la peine de mort et Solidarité Chine – ont assigné la société Encore Events en justice, estimant qu'il y avait des doutes sur la provenance des cadavres, et qu'il fallait interdire l'exposition. Une position que le juge des référés a suivie.

    Doute sur la provenance des corps


    Les deux associations estiment que l'exposition porte atteinte aux droits humains. Elles considèrent que la provenance des corps n'est pas clairement établie, et qu'il demeure donc un doute éthique.
    Selon l'importateur en France de l'événement, Pascal Bernardin, ce serait l'Anatomical Sciences and Technologies Fundation, basée à Hongkong, qui aurait fourni les corps, tous chinois selon lui. Le 20 février dernier, il avait expliqué à Rue89 comment il se les était procurés. "Ils m'ont montré comment ils obtiennent leurs corps, ce sont les mêmes conditions en Chine qu'en France, des gens qui ont donné leur corps à la science. Bien sûr, le lien est coupé entre le donneur et le corps exposé, par respect pour celui qui a fait ce geste", avait-il déclaré.
    Le 1er avril, à l'audience, sa société Encore Events avait par ailleurs souligné le caractère pédagogique et scientifique de la manifestation.

    Une exposition controversée


    Mais avant-même qu'elle ne soit présentée à l'Espace Madeleine, deux autres lieux - la Cité des sciences et le musée de l'Homme -, avaient refusé d'ouvrir leurs portes à l'exposition. Ils avaient invoqué notamment l'avis négatif donné par le Comité Consultatif National d'Ethique.
    Pierre Le Coz, vice-président du Comité, s'en est également expliqué à Rue 89 : "Sur 39 membres du comité d'éthique, seuls deux ont estimé qu'il n'y avait rien de répréhensible, les autres ont jugé que la visée scientifique de l'exposition n'était pas suffisante, qu'il n'y avait pas d'autre sens que de flatter le voyeurisme", a-t-il déclaré. Et d'ajouter : "C'est abject ! Un corps peut être utilisé après sa mort seulement à des visées scientifiques, même si les personnes sont consentantes. Qu'est-ce que ça veut dire le consentement d'un Chinois quand on connaît le respect des droits de l'homme dans ce pays ? On n'aurait jamais fait cela avec des Français."

    L'organisateur fait appel


    "Ça me paraît aberrant comme jugement", s'est indigné Pascal Bernardin, interrogé par l'AFP après l'interdiction de l'exposition. "Bien sûr qu'on va faire appel aujourd'hui", a-t-il ajouté. "Il y a 18 à 20 expositions anatomiques du même type qui tournent en ce moment à travers le monde, aux Etats-Unis ou en Europe, et qui n'ont jamais été interdites", a-t-il fait valoir.

    Des corps entiers ou disséqués


    Dans l'exposition, le public pouvait découvrir 17 cadavres de Chinois, hommes et femmes, entiers ou disséqués. Les corps ouverts étaient préservés par plastination, une technique qui consiste à remplacer les liquides organiques par du silicone.
    L'exposition a déjà été proposée par d'autres organisateurs qu'Encore Events dans plusieurs pays avant de venir en France : Etats-Unis, Allemagne et Espagne.
    Ce sont quelque 30 millions de visiteurs qui ont vu, dans le monde, ces expositions anatomiques. (Avec AFP)

    Tiré du NouvelObs
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