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  • Chine: un modèle de croissance non «viable» selon Washington

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    Le modèle de croissance chinois fondé sur un faible coût de la main d'oeuvre et des investissements «sur-dimensionnés» n'est pas «viable», a affirmé mercredi un haut responsable du Trésor américain.
    «L'expansion du pays au cours des trois dernières décennies --même si elle a été à tous égards exceptionnelle-- a été étroitement liée à une main d'oeuvre abondante et à bas coût, des investissements sur-dimensionnés (...) et une croissance rapide des exportations», a détaillé Nathan Sheets, sous-secrétaire au Trésor chargé des questions internationales.

    «Ce n'est plus un modèle de croissance viable pour la Chine, ou pour l'économie mondiale», a-t-il déclaré dans un discours à Washington, dont le texte a été transmis à la presse.

    Deuxième puissance économique mondiale, la Chine a récemment donné de légers signes d'essoufflement. La progression de son produit intérieur brut (PIB) s'est établie à 7,3% entre juillet et septembre, son plus bas niveau depuis le premier trimestre 2009.

    Selon le responsable américain, la Chine doit «rééquilibrer» sa croissance en mettant l'accent sur l'industrie des services et sur la consommation intérieure plutôt que sur les exportations.

    Washington accuse régulièrement Pékin de pratiques commerciales déloyales --dont la sous-évaluation de sa monnaie-- visant à rendre ses produits plus compétitifs à l'étranger.

    Dans son discours, le haut responsable du Trésor américain a également déploré la reprise «faible» et «inégale» en Europe et exhorté les pays de la région disposant de forts excédents, principalement l'Allemagne, à prendre des mesures pour «stimuler la demande».

    Tiré de: http://www.20minutes.fr/economie/1494014-20141203-chine-modele-croissance-non-viable-selon-washington

  • Effondrement du secteur du prêt privé

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    Ces derniers mois en Chine, on a fréquemment observé la disparition de propriétaires de sociétés de financements privés, laissant les principaux investisseurs impayés. Selon la presse chinoise, ce phénomène largement répandu dans le sud et l’ouest du pays témoigne de l’effondrement du secteur de prêts privés.

    En octobre dernier, le poste de police de Xi’an, capitale de la province du Shaanxi dans le nord-ouest de la Chine, a reçu plus de 100 plaintes  d’investisseurs de la société Shihe Investment dans la province du Shaanxi, déclarant ne pas avoir reçu les intérêts qui leur étaient dus ni pouvoir récupérer leurs capitaux investis.

    Zhang Chao, propriétaire de cette société d’investissement, a disparu le mois dernier. Selon China Business, un des journaux financiers les plus lus en Chine, non seulement le bureau principal  de la société à Shaanxi a fermé ses portes, mais ses succursales de Shenzhen, Lanzhou, Qinghai, Jinan, Chengdu et Xianyang ont également fermé.

    Selon China Business, le montant des pertes des investisseurs individuels dans Shihe Investment s’étale de milliers à plus d’un million de dollars. La police est toujours en train de compter le nombre de victimes et la somme totale d’argent perdu. 

    Selon le rapport, certains investisseurs ont affirmé avoir obtenu des documents comptables via une source interne à la société, montrant que 1.300 investisseurs et plus de 260 millions de yuan (34 millions d’euros) sont impliqués.

    Le propriétaire Zhang Chao est actuellement recherché par la police. Zhang Chao a été vu pour la dernière fois en septembre. Il avait alors promis aux investisseurs que le capital et les intérêts étaient garantis. Il avait déclaré que la société avait pour objectif d’entrer en bourse en 2015.

    Le 5 novembre, des centaines de victimes ont manifesté devant le siège des autorités de la province du Shaanxi, demandant l’arrestation de Zhang Chao et le retour de leur argent.

    Mme Zhao, une des victimes parmi les manifestants, a confié lors d’un entretien téléphonique à Epoch Times que l’un des investisseurs s’était suicidé sous la pression, tandis qu’un autre est décédé d’une attaque cardiaque après avoir appris la disparition du propriétaire.

    «Nous avons fait faillite du jour au lendemain», a déclaré Mme Zhao. «Tant de personnes ne peuvent plus dormir la nuit et leurs vies sont devenues très difficiles. Certaines familles sont ruinées et des personnes âgées sont hospitalisées, incapables de surmonter le choc.»

    La société Shihe Investment du Shaanxi compte un milliard de yuan (plus de 130 millions d’euros) d’actifs, investis dans plus de 40 secteurs économiques tels que les supermarchés, l’immobilier, la livraison rapide, etc.

    Selon China Business, avant les événements du Shaanxi, plusieurs  propriétaires de sociétés d’investissements de la province du Sichuan ont aussi disparus, sans avoir remboursé les investisseurs depuis juillet.

    Les propriétaires de quatre sociétés d’investissement ont été portés disparus ces derniers mois, tandis qu’un propriétaire s’est suicidé, vraisemblablement à cause des dettes élevés de sa société. De nombreuses autres sociétés du secteur de l’investissement dans le Sichuan font aussi face à de graves problèmes financiers.

    Yang Xiaobing, directeur général d’une société de micro-finance dans la zone de haute technologie de Chengdu dans le Sichuan, a confié à China Busines: «Près de 100 sociétés de gestion financière ont rencontré des problèmes et ce  nombre ne cesse de croître.»

    Il a poursuivi: «Comme la plupart de ces sociétés financières ont été créées au cours des trois dernières années et que la durée d’un projet est d’environ un ou deux ans, le remboursement des montants dus atteindra son pic vers la fin de cette année. Davantage de projets rencontreront des problèmes financiers. De telles conditions persisteront probablement jusqu’en 2015 et 70 à 80% des sociétés rencontreront des difficultés au cours de la récession.» 

    De nombreuses sociétés financières dans le Sichuan ont cessé de proposer de nouveaux projets d’investissements, affirme le rapport.

    Dans la province du Sichuan, près de 4.000 nouvelles sociétés de finance ont été créées au cours de la seconde moitié de 2013.

    Selon le rapport, de nombreuses sociétés offraient des taux d’intérêts élevés pour attirer des investisseurs, tandis que la majorité des investissements alimentaient le secteur immobilier. L’an dernier, un fort ralentissement dans le secteur immobilier a entraîné de graves problèmes financiers.

    Selon Yang Xiaobing, environ 80% des prêts privés ont été investis dans l’immobilier. Suite au ralentissement du secteur immobilier, les sociétés de financement ont de graves difficultés à rembourser les taux d’intérêts élevés qu’elles avaient promis. 

    Tiré de: http://www.epochtimes.fr/front/14/11/26/n3510578/effondrement-du-secteur-du-pret-prive-.htm

  • Chine: Le secteur de la souscription de prêts marque le ralentissement de l’économie

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    Plus de 60% des sociétés de souscription de prêts à Shanghai ont annoncé une  faillite. Selon un article du First Financial Daily, un journal basé à Shanghai, cette ville compte 72 sociétés de souscriptions de prêts enregistrées, mais seules 30 sont encore opérationnelles.

    Les sociétés de souscription de prêts reçoivent en plus d’une commission une prime de l’entreprise souscriptrice et s’engagent en retour à payer la banque ayant offert le prêt à l’entreprise en cas de problème.

    Une entreprise présentant un mauvais dossier de crédit nécessite l’aide d’une société de souscription pour s’assurer de recevoir un prêt bancaire.

    Fin juin, le secteur de la souscription de prêts annonçait un défaut de paiement de 2,8 milliards de yuan (près de 368 millions d’euros), un taux de défaut atteignant les 11%.

    24 sociétés de souscription de prêts, qui avaient ciblé l’industrie de l’acier dans leurs affaires, sont toutes tombées en faillite.

    Un problème national

    Shanghai n’est pas le seul endroit où le secteur de la souscription de prêts est malmené.

    Dans la ville d’Urumqi, dans la région autonome du Xinjiang, le bureau de sécurité local a fermé près de 90 sociétés souscription de prêts.

    Dans la province du Sichuan, dans le sud-ouest de la Chine, 12 sociétés de souscription ont vu leurs licences révoquées et 23 nécessitent une réorganisation.

    En octobre dernier, dans la province du Henan dans le centre de la Chine, dix sociétés locales de souscription ont fermé leurs portes.

    Dans la province du Shandong, dans le nord-est de la Chine, 26 sociétés de souscription d’actions ont fermé leurs portes au cours des six premiers mois de 2014.

    Le 19 juin, STCN.com, un site financier chinois, rapportait que dans la province du Guangdong, dans le sud-est de la Chine, 30 sociétés de souscription ont décidé de se retirer du  marché.

    Les prêts non-productifs dans le Guangdong ont grimpé de 6 milliards de yuan (plus de 789 millions d’euros) à la fin de l’an dernier jusqu’à près de 200 milliards de yuan (plus de 26 milliards d’euros) à la fin juillet dernier. Près de la moitié des prêts de souffrance étaient liés au secteur de la sidérurgie. 

    Les cadres exécutifs s’enfuient avec l’argent

    Le 10 juillet, le site Sina annonçait que plusieurs hauts dirigeants avaient disparu dans la société de souscription de prêts Ht-Sinyong dans le Sichuan.

    Le 12 juillet, le site Sina Finance annonçait que Xia Xiaolong, président de la société  de souscription de prêts PengRun, également dans le Sichuan, avait pris la fuite avec près de 200 millions de yuan (plus de 26 millions d’euros). 

    «Après le remaniement du secteur, seules quelques grandes sociétés ont pu rester dans le domaine de la souscription de prêts», a confié Chang Hong, président du groupe chinois Create Financial Holding.

    Tiré de: http://www.epochtimes.fr/front/14/11/12/n3510504/le-secteur-de-la-souscription-de-prets-marque-le-ralentissement-de-leconomie.htm

  • La Chine possède-t-elle les États-Unis? Pas vraiment...

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    NEW YORK – La semaine dernière, la Chine a vendu 48 milliards de dollars de bons du Trésor. C’est le plus gros montant jamais vendu. Les Américains devraient-ils avoir peur? Pas vraiment.

    La Chine possède encore près de 1.300 milliards de dollars en obligations américaines. Elle est le plus grand détenteur étranger de la dette fédérale américaine, ce qui explique pourquoi beaucoup de gens disent que la Chine possède les États-Unis.

    En réalité, la Chine s’est elle-même enfermée en prenant cette position importante et c’est vraiment les États-Unis qui ont la plus grande marge de manœuvre pour exercer leur pouvoir.

    D’où vient l’argent?


    Comment les Chinois se sont-ils retrouvés avec cette dette fédérale américaine plus importante que leur réserve de devises? Ils l’ont accumulé sur une période de plus de 20 ans lorsqu’ils exportaient des biens réels aux États-Unis. Depuis, les États-Unis n’ont pas exporté beaucoup en retour, les Chinois ont obtenu un papier américain à la place.

    Au début, la Chine avait un réel avantage concurrentiel: la terre et le travail peu chers, et un effort centralisé pour produire des biens peu coûteux, aidé par un taux de change artificiellement bas.

    Que peuvent-ils faire avec?
Que la première puissance mondiale vous doive 1.300 milliards de dollars semble être une bonne chose en apparence, en fait les Chinois ne peuvent pas faire grand chose de cet argent.

    En raison de son modèle économique inflexible, elle ne peut pas inverser les échanges commerciaux. Si la banque centrale vend des bons du trésor et achète des yuans, deux choses vont se produire. Premièrement, le taux de change va augmenter de façon spectaculaire. Cela rendra les exportations chinoises encore moins compétitives, alors que les salaires et les prix des terrains ont augmenté au cours des années. Cela entraînera également un chômage généralisé.

    Deuxièmement, le bilan de la banque centrale va diminuer, en drainant la masse monétaire sur le continent. Ce n’est pas une bonne nouvelle pour un système de crédit qui est plus grand que celui des États-Unis.

    Diversification


    Il peut vendre les bons du trésor et acheter de l’or et d’autres actifs en dollars, mais dans quelle mesure? Le marché américain du Trésor est le plus grand, le plus fluide et le plus profond des marchés de capitaux du monde. Aucun autre marché ne peut absorber 1.300 milliards, sauf s’ils étaient étalés sur une période de plusieurs années.

    Ainsi, la Chine est obligée de garder un actif qui, grâce à la Réserve fédérale, porte un taux d’intérêt réel bas voire négatif et ne peut être vendu en vrac.

    Si les Chinois veulent jouer dangereusement et vendre en vrac, la Réserve fédérale pourrait l’absorber comme un acheteur de dernier recours.

    J. Paul Getty a inventé l’expression «Si vous devez à la banque 100$ c’est votre problème. Si vous devez à la banque 100 millions de dollars, c’est le problème de la banque.»

    Les États-Unis doivent à la Chine 1.300 milliards de dollars. La Chine est la banque, et elle a un problème.

    Tiré de:http://www.epochtimes.fr/front/14/3/2/n3509448/la-chine-possede-t-elle-les-etats-unis-pas-vraiment.htm

  • Les écarts de richesse atteignent la cote d’alerte

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    La Chine aurait franchi la cote d'alerte en matière d'inégalité de richesse, en témoigne son indice Gini. Ce coefficient est l'un des les plus utilisés pour mesurer les inégalités de richesse au sein d'une société, sur une échelle de 0 à 1 : plus il est proche de 0, plus la société est égalitaire ; plus il se rapproche de 1, plus la société est inégalitaire. En 2013, en Chine, il était de 0,473 d'après les informations publiées le 22 janvier par le Bureau national des statistiques, rapporte le quotidien économique Jingji Cankao Bao.
    Au-dessus de 0,4 on considère que la cote d'alerte est franchie et qu'il y a des risques de troubles sociaux. Or depuis plus de dix ans ce chiffre n'avait plus été publié, regrette le quotidien. La dernière référence à ce coefficient par le Bureau national des statistiques datait de 2010. Il se bornait alors à indiquer qu'en 2010, l'indice Gini avait été "supérieur à celui de 0,412 observé en l'an 2000".

    De son côté, le site Caixin Wang affirme que la Chine fait désormais partie des pays où les écarts de richesse sont les plus grands. Selon une enquête réalisée en 2012 auprès de 5 344 foyers citadins par l'économiste Wang Xiaolu, pour la Société d'étude de la réforme du système économique, le coefficient Gini était de 0,501 en 2011. Or, pour la même période, le même calcul effectué sur la base des chiffres fournis par le Bureau national des statistiques donnait un coefficient de 0,324.

    Wang Xiaolu précise que si son étude avait inclus les ruraux, le coefficient Gini obtenu serait encore supérieur, le revenu rural moyen étant bien moindre que le revenu urbain.

    Tiré de: http://www.courrierinternational.com/article/2014/01/24/les-ecarts-de-richesse-atteignent-la-cote-d-alerte

  • Le prix de la croissance économique chinoise: 85 millions d’enfants abandonnés en Chine

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    Douze des dix-huit enfants du village de Poqi (dans la province de Guizhou), ont été abandonnés par leurs parents lors du Nouvel An chinois. Selon une estimation de la Deutsche Welle, la Chine compte 85 millions d’enfants laissés pour compte. (Weibo.com)

    «Je me suis levée très tôt ce matin pour préparer le petit déjeuner de mon jeune frère avant qu’il aille à l’école», écrit Yang Haijiao, élève de sixième dans son journal récemment. Il y avait une distribution d’eau gouvernementale en bordure de route, et elle a dû s’absenter de l’école une journée pour faire sa provision.

    «Nous n’avions plus une goutte d’eau à la maison, les deux derniers jours », écrit-elle. « Grand-mère était malade depuis plusieurs jours. Elle ne pouvait pas nous trouver d’eau».

    À l’image de la plupart des 85 millions d’autres «enfants abandonnés», les jeunes élèves de la province de Guizhou manquent trop souvent l’école pour assumer les responsabilités des adultes, alors que leurs parents vivent et travaillent dans une ville loin de la maison. C’est l’un des prix à payer pour garantir le modèle de la croissance économique chinoise, qui affiche un PIB avec des chiffres impressionnants, mais aussi plus de 30 ans de familles éclatées et d’enfants émotionnellement brisés.

    Dans leur lutte quotidienne pour soutenir leur famille, des millions de parents ruraux quittent leur village pour chercher du travail dans les usines des villes. Ils laissent leurs enfants à la maison avec les grands-parents âgés ou avec d’autres parents, voire seuls. La prise en charge des enfants se résume souvent à un soutien alimentaire de base et à la sécurité, alors que les besoins en éducation, en encadrement et psychologiques sont souvent négligés.

    La radio Deutsche Welle rapporte qu’en raison de leur faible revenu et du strict système d’enregistrement des ménages en Chine, qui rend difficile pour les enfants de fréquenter l’école ailleurs que dans leur ville d’origine, les enfants des travailleurs migrants ne peuvent pas suivre leurs parents. Dans les villes, il y a peu de pensionnats et d’écoles pour ces enfants de migrants.

    Paroles d’enfants

    Le journal des enfants chinois laissés-pour-compte est un recueil de réflexions écrit par 26 enfants de la province du Guizhou (sud-ouest du pays). Ce recueil documente le quotidien des enfants avec leurs propres mots. Yang Yuansong, leur enseignant, a compilé et édité les récits qui décrivent ce que ni les statistiques, ni les études ne peuvent montrer.

    Embourbées dans les responsabilités d’une adulte, Yang Haijiao a manqué l’école tous les jours afin de s’occuper de sa grand-mère et de la ferme familiale.

    «La météo est catastrophique. La sécheresse dure depuis trop longtemps. S’il pleuvait, nous aurions de l’eau et je n’aurais pas à manquer l’école. Je ne veux vraiment pas continuer à manquer l’école!». Lorsque la pluie est enfin tombée, eh bien, elle devait semer les graines de maïs.

    Les responsabilités écrasantes sont alourdies par la douleur de la séparation. Yang Haijiao décrit la souffrance qu’elle a ressentie en voyant son père partir: «Je n’arrêtais pas de pleurer chaque fois que je pensais qu’à l’arrivée du bus, mon père s’en irait et qu’on allait se retrouver avec toute la corvée de la maison sur les bras et sans même savoir quand il reviendrait».

    Quand son père lui a demandé pourquoi elle pleurait, elle n’a pas pu répondre. Il lui a rappelé qu’elle devait «être studieuse à l’école». Yang a écrit: «J’ai  pleuré sans arrêt jusqu’au moment où mon père est monté dans le bus».

    Xia Min, un autre étudiant écrivait au sujet de sa camarade de classe Xia Congli, qui se retrouvait seule à la maison. «Un jour, sur le chemin de l’école, Xia Congli me racontait que son papa et sa maman partaient travailler loin de la maison et elle a commencé à pleurer. Je lui ai dit de ne pas être malheureuse, car ses parents sont certainement désolés aussi.»

    La note poursuit: «Quand nous lui rendons visite, nous essayons de la distraire avec nos jeux, pour qu’elle oublie sa tristesse. Mais en vain. Sa tristesse est comme au premier jour. Je me sens si mal.»

    Les traumatismes psychologiques

    La pression quotidienne de cette vie ardue a occasionné des problèmes psychologiques chez de nombreux enfants. Selon une enquête réalisée par la fédération des femmes de Chine, 57% des enfants abandonnés, qui ont l’âge d’aller au lycée souffrent de difficultés psychologiques. La gravité des difficultés psychologiques est proportionnelle à la durée d’absence des parents. L’enquête montre que la majorité des enfants laissés seuls présente des problèmes psychologiques en raison de carence affective, de l’absence d’encadrement familial et d’orientation. Ils deviennent fragiles, introvertis et développent une faible estime d’eux mêmes. La séparation d’avec leurs parents cause souvent chez ces enfants du ressentiment et des sentiments de solitude.

    Les troubles de l’apprentissage sont courants chez les enfants abandonnés. Les absences scolaires fréquentes, le manque d’aide aux devoirs, ainsi que le traumatisme émotionnel des familles fracturées donnent aux enfants peu de ressources pour acquérir une bonne éducation. L’enquête menée par la Fédération des femmes de Chine révèle que 45% des grands-parents n’ont jamais fréquenté l’école et 50% d’entre eux seulement ont reçu une éducation primaire. Ils ne peuvent donc pas aider les enfants à faire leurs devoirs.

    Les enfants abandonnés du village de Youji dans le Guangxi sont en pension à l’école primaire. Lu Lipeng, le directeur de l’école s’est confié à la Deutsche Welle: «La responsabilité est immense. Leurs parents ont tout quitté pour aller travailler et ils ont laissé leurs enfants à l’école. En tant que responsable, leur sécurité personnelle est ma priorité numéro un. La deuxième est leur hébergement et leur encadrement. Je me soucie d’eux comme de mes propres enfants».

    D’autres enfants abandonnés n’ont pas cette chance et ils doivent affronter des situations difficiles, voire dangereuses, tous seuls. Certains de ces enfants vulnérables perdent même la vie. En 2005, une inondation dans le comté de Hetang, (province du Hunan) a tué 12 enfants, dont onze avaient été laissés seuls par leurs parents.

    Tiré de: http://www.epochtimes.fr/front/13/2/26/n3507962.htm

  • Une décision à soixante millions de dollars

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    Jeffrey Van Middlebrook, inventeur et entrepreneur, a refusé 60 millions de dollars en recherche et développement de la Chine pour respecter ses principes. (Jasper Fakkert/Époque Times)

    «J’ai refusé de prendre l'argent d'un gouvernement qui tue sa propre population », annonce l’inventeur de la Sillicon Valley, Jeffrey Van Middlebrook.

    Jeffrey Van Middlebrook, un inventeur au génie universel de Silicon Valley, a découvert en 2006 un procédé pour isoler le gaz produit par les combustibles fossiles. Une telle invention, déployée à l'échelle industrielle, pourrait valoir une fortune.

    M. Van Middlebrook a inventé le système dans son atelier et l'a baptisé le liquéfacteur de gaz polyvalent à isolation fractionnelle de la combustion (broad-spectrum fractional sequestration combustion gas liquefier). Après l'avoir fait fonctionner à petite échelle, il est parti à la recherche de financement domestique. Ni le gouvernement ni l'entreprise privée n'étaient intéressés à fournir les fonds nécessaires pour faire fructifier l'invention à l'échelle industrielle.

    Puis, en 2011, la Chine a frappé à la porte. À deux reprises, M. Van Middlebrook a rencontré des délégations du Parti communiste : l’une de la province du Hubei à San Jose en 2011 et l’autre de la province du Jiangsu à San Francisco en février 2012.

    Étant affiliées à une université en Chine et étant soutenues par les vastes ressources du Parti communiste, elles lui ont offert, ainsi qu’à un partenaire d'affaires, 60 millions de dollars pour la recherche et le développement. Il aurait eu un laboratoire en Chine, avec les scientifiques, les ingénieurs et l'équipement nécessaires pour déployer son invention à un niveau industriel. C'était au début de 2012 et les négociations avaient commencé sur une bonne note.

    En mai 2012, l'associé chinois de M. Van Middlebrook, un scientifique diplômé du Massachusetts Institute of Technology (MIT) qui dirigeait les négociations avec les délégations chinoises, planifiait pour eux un voyage en Chine en septembre 2012.

    Les Chinois étaient très intéressés par l'invention de M. Van Middlebrook, en raison de son potentiel pour faire avancer les technologies du charbon propre. La Chine est le plus important consommateur de charbon, et la pollution qui découle de sa combustion pour générer de l'électricité est immense. Près d'un demi-million de personnes meurent chaque année en Chine de maladies reliées à la pollution de l'air, et la combustion du charbon contribue grandement au smog dense qui étouffe les villes chinoises.

    C'est alors que M. Van Middlebrook a commencé à lire dans Époque Times que les hôpitaux militaires chinois avaient prélevé de force les organes de dizaines de milliers de prisonniers de conscience, principalement des pratiquants de Falun Gong, une discipline spirituelle pacifique. Il a lu au sujet de la torture inimaginable et d'une persécution sans merci orchestrée par l'État. Il s'est donc retiré.

    «Quand j'ai commencé à lire ça, j'ai commencé à être déchiré sur le plan moral», explique M. Van Middlebrook. «D'un côté, il y a la Chine qui agite 60 millions de dollars au-dessus de ma tête. C'est très attrayant. Il est très difficile d'obtenir du financement en recherche et développement pour de nouvelles technologies. C'est un processus difficile, peu importe la technologie.»

    Il ajoute :...

    Lire la suite de l'article sur: http://www.epochtimes.fr/front/13/5/28/n3508396.htm

  • Sonnette d'alarme sur le système bancaire en Chine

    Selon les experts réunis, dimanche, au forum de Boao, une crise de la dette pourrait surgir pour la Chine. Alors que la crise de la zone euro s’est invitée au centre de la scène au cours des dernières années, certains affirment que la dette en Chine a créé un " phénomène alarmant. "

    Hu Shuli, rédacteur en chef du magazine d’affaire chinois, Caixin, a fait une évaluation lors de la journée d’ouverture de Boao, dans la province septentrionale du Hainan. Hu a déclaré que le système bancaire de l’ombre chinois attise la dette du gouvernement local, et demande à ce qu’une institution indépendante évalue la capacité du gouvernement à rembourser la dette.

    Combien doivent les gouvernements locaux chinois? Au moins 3,2 milliards de dollars, selon l’ancien ministre des finances chinois, Xiang Huaicheng. Ce chiffre est presque le double des chiffres officiels pour 2011 et Xiang Huaicheng affirme qu’il pourrait être plus élevé parce qu’il n’y a pas de transparence.

    Xiang Huaicheng nie que la dette se trouve à un niveau critique, parce que son taux par rapport au PIB n’est pas élevé. Mais certains affirment que la nature de la dette du gouvernement local chinois est différente de celle des autres pays, et ceci affecte sa capacité à être remboursé.

    [Xie Tian, professeur, Université de Caroline du Sud]:
    « Dans les pays occidentaux, la dette des gouvernements locaux est une véritable dette publique, créée sur les services ou l’infrastructure publiques. En Chine, la dette est surtout dans l’investissement immobilier, mais les actifs appartiennent finalement aux fonctionnaires. Ainsi, la dette est pour le développement public, mais remplit plutôt, les coffres des fonctionnaires corrompus. »

    Lever des créances douteuses parmi les gouvernements locaux de Chine a porté un coup au système bancaire chinois. Larry Lang, éminent économiste de Hong Kong, a déclaré lors d’un sommet économique le mois dernier, que 10 des 16 banques chinoises cotées ont enregistré un cours des actions en deçà de la valeur comptable. Ceci ne se produit dans aucun autre pays.

    Le 8 avril, lors du forum de Boao, l’investisseur milliardaire George Soros a mis en garde contre le fait que ce système bancaire de l’ombre s’étende rapidement. Il a déclaré, je cite " de la plus haute importance que les autorités chinoises la mette sous contrôle, non seulement pour la Chine, mais pour le monde. "

    Tiré de: http://www.youtube.com/watch?v=lV_CFHTCL30&list=UUIWw8PPP5OPNkDCLBrG9zVA&index=2

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