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dynastie tang

  • Meng Haoran, le grand poète de la dynastie Tang

    poète, poésie, chine, dynastie Tang, empire, culture chinoise, traditionnelle, intellectuel, littérature

    Meng Haoran (689-740) était un grand poète spécialisé en poésie pastorale de la dynastie Tang. Ses poèmes décrivaient la vie rurale et solitaire, et reflétaient son propre état d’esprit, frais et naturel, plutôt que des compétences littéraires.

    Meng Haoran était issu d’une famille traditionnelle d’intellectuels de la littérature. Jusqu’à l’âge de 40 ans, il vécut comme un ermite, au chevet de sa mère malade. À l’instar de nombreux anciens ermites, il fit des études littéraires et pratiqua l’art martial de l’épée chez lui. Occasionnellement, il plantait lui-même des légumes et des bambous, non pas pour obtenir des récoltes, mais pour cultiver son tempérament noble. Après une tentative infructueuse au service du gouvernement vers la quarantaine, il passa la majeure partie de sa vie, soit solitaire chez lui, soit à voyager afin d’apprécier le spectacle de la nature.

    Vers 40 ans, Meng Haoran se rendit à la capitale pour passer un examen mis en place par le gouvernement pour les candidats potentiels aux postes de fonctionnaires. Avant l’examen, il rencontra des poètes et  récita des poèmes à l’occasion de différents banquets, gagnant ainsi très rapidement une certaine renommée dans la capitale où il était connu du Premier ministre, ainsi que d’autres fonctionnaires amoureux de ses poèmes. Un jour, il eut l’opportunité d’être présenté à des fonctionnaires de la cour impériale à la faveur d’une manifestation. Cependant, ce jour-là, il préféra boire du vin et discuter de poésie avec des amis. Ainsi, il décida de ne pas donner suite à ce rendez-vous. Par la suite, il acquit la réputation de «préférer les plaisirs à la gloire». Toutefois, nombreux ont été ceux qui pensaient que sa décision provenait plus de la confiance qu’il avait dans le fait qu’il pouvait se construire une carrière réussie sans avoir recours à des recommandations.

    Meng fut choqué d’apprendre son échec à l’examen, ainsi que le fait qu’il n’avait pas été sélectionné pour travailler au service de l’administration. Cette frustration l’inspira et il rédigea rapidement un poème le blâmant de ne pas avoir suffisamment travaillé dur en vue de cet examen, en y ajoutant toutefois du ressentiment pour ne pas avoir été apprécié à sa juste valeur. On raconte qu’un jour, un ami a réussi à présenter Meng à l’Empereur; l’Empereur a tout d’abord apprécié ses talents, mais a ensuite été piqué par le ton de ces poèmes. C’est à ce moment que Meng réalisa qu’il devrait renoncer à rechercher une carrière au sein de l’administration.

    Lire la suite sur: http://www.epochtimes.fr/front/14/10/26/n3510403/meng-haoran-le-grand-poete-de-la-dynastie-tang.htm

  • Wu Daozi, homme sage et peintre chinois

    Chine, culture, dynastie Tang, poète,Bouddha, millénaire, mythe, légende Wu Daozi (environ 686-760) était le meilleur artiste de la dynastie Tang. Les peintures de Wu portaient sur des sujets variés y compris les personnages, les divinités, Bouddha, les oiseaux, les fleurs, les paysages, les moyens de locomotion et les armes, les ponts et les bâtiments, etc. Il était spécialement doué pour représenter les personnages et Bouddha. Par ailleurs, il a été considéré comme le «Sage de la peinture» en Chine pendant des millénaires.

    Wu Daozi était par nature direct et ses magnifiques tableaux se composaient de traits fluides, accentuant la force spirituelle intérieure plutôt que les détails insignifiants. La plupart des tableaux et des peintures murales de Wu Daozi étaient réalisés en une seule séance. On dit que pendant que Wu Daozi dessinait le halo autour de la tête de Bouddha, sur une fresque murale, il a tout de suite posé les dernières finitions à la brosse sans mesure préalable. L’empereur des Tang l’a envoyé observer le cours d’une rivière pour ensuite la représenter. Wu est revenu, a demandé un boulon de soie unie et, en un seul jour, il a représenté plus de 483 km de rivière sur la soie, sans esquisse préalable. Ce même travail aurait nécessité quelques mois pour les autres peintres de la cour.

    Une des histoires nous apprend, qu’une fois, il a dû préparer selon la coutume la dot pour le mariage de sa fille. Malgré sa renommée, il réalisait de nombreuses peintures  gracieusement et n’arrivait pas à fournir une riche dot pour sa fille. Donc, il exécuta assez rapidement, des peintures afin que ses œuvres puissent lui servir de dot.

    Le beau-fils était un homme avide et snob. Ne voyant pas d’or et de bijoux dans la dot, mais seulement quelques peintures qu’il ne savait pas apprécier, il a contenu sa rage. Un jour, tandis que la fille de Wu Daozi était de sortie, il a enlevé sans les regarder les peintures de la maison et a commencé à brûler tous les tableaux, un par un. La fille de Wu Daozi revint juste à temps pour sauver la dernière œuvre peinte, un dessin fait sur un boulon en soie. Après s’être querellée avec son époux, l’épouse a dormi seule dans un lit vide avec la peinture.

    Le lendemain matin, son mari se réveilla et vit sa femme recouverte d’une nouvelle couverture en soie. Lorsque sa femme déroula la couverture, elle révéla toute l’oeuvre. Étourdi par l’éclat de la peinture, le mari est resté sans voix en proie à un profond regret.

    Tous ces mythes légendaires reposent sur le haut niveau de réalisation artistique de Wu Daozi. Ses œuvres les plus célèbres furent des peintures bouddhistes où les vêtements et leurs caractéristiques sont représentés avec application. La focalisation sur les thèmes religieux a eu une énorme influence sur les générations futures. Dans l’histoire chinoise, aucun autre artiste ne fut en mesure de rivaliser avec Wu Daozi.

    Tiré de: http://www.epochtimes.fr/front/14/8/20/n3510162/wu-daozi-homme-sage-et-peintre-chinois.htm

  • Cai Lun, inventeur de la fabrication du papier

    inventeur, Chine, fabrication, Papier, Asie, Cai Lun, dynastie Tang, développement, civilisation Avant la création du papier, les pierres, les feuilles, les écorces, la peau des animaux, les os et le textile étaient utilisés comme support à l’écriture. Ces matières, du fait de leurs nombreuses limites, se sont révélées ne pas être de première qualité. Par contre, la maîtrise de la fabrication du papier allait permettre à la Chine de développer sa civilisation. Cette invention a été attribuée à Cai Lun, très connu  dans  la Chine des temps anciens.

    Il est né sous la dynastie des Han orientaux (25-220 ap. J.-C.). À l’âge de 14 ans, il fut envoyé à la Cour de l’empereur pour servir en tant qu’eunuque. Il fut promu à plusieurs reprises du fait de sa diligence, de son ingéniosité et de son efficacité. Au cours de ses quarante années à la Cour impériale, il servit cinq empereurs, dont l’empereur Ming et devint le favori de plusieurs autres empereurs et reines. Il se vit conférer le titre de duc.

    Pendant ses années de service, il fut en charge des dispositifs de fabrication et des armes de la famille royale. À partir de là, il s’intéressa à la technologie en lien avec la fabrication. C’est pourquoi il est devenu rapidement un expert en procédure de fabrication. La qualité des épées et des équipements produits sous sa direction était exceptionnelle.

    Avant la période de la dynastie des Han orientaux, les livres étaient fabriqués avec des matériaux comme le bois, le bambou ou la feuille de soie. La soie était plus onéreuse et le bambou très lourd. Les érudits ne se sentaient pas très à l’aise avec ces genres de matériaux. Bien que le papier de chanvre ait commencé à faire son apparition, la procédure de fabrication du papier en était à ses débuts. La technologie n’était pas suffisamment développée  et le papier de chanvre demeurait un produit rare.

    Cai Lun a conduit certains travailleurs à utiliser l’écorce des arbres, du chanvre, des lambeaux de tissus et des filets de pêche comme matières premières pour fabriquer du papier. Les matières premières étaient réduites en fragments et mises à tremper dans de l’eau pendant de longs moments. Par la suite, la mixture était réduite au pilon, chauffée et répartie en fines lamelles. Après avoir été séchée au soleil, cette pâte devenait du papier prêt à être utilisé pour l’écriture.

    En 105 ap. J.-C., Cai Lun présenta le papier qu’il avait fabriqué à l’empereur de l’époque qui fut enchanté de cette invention qui promulgua un édit impérial pour produire du papier. La procédure de fabrication du papier fut alors adoptée dans toute la Chine et la civilisation chinoise se développa rapidement grâce aux écrits.

    Au VIIIe siècle, la Chine exporta le papier vers les autres pays d’Asie, mais le secret de la technique de fabrication fut soigneusement préservé pendant des siècles. En 751 ap. J.-C., au cours d’un conflit entre la dynastie chinoise des Tang et l’empire arabe, plusieurs employés de la fabrique de papier furent capturés par les Arabes. C’est ainsi que l’industrie du papier se développa rapidement à Bagdad. Elle se répandit progressivement dans tout l’empire arabe. Dans la langue arabe, le mot pour désigner le papier, kagaz, provient à l’origine de la langue chinoise.

    Par la suite, la technologie de la fabrication du papier se répandit du monde arabe vers l’Europe et l’Amérique du nord. Selon les récits historiques, l’Europe élabora sa première fabrication de papier, mille ans après l’invention du papier par Cai Lun. De nos jours, alors que l’industrie du papier est bien développée, elle emploie encore les procédés de base inventés par Cai Lun.

    La technologie de fabrication du papier fut une innovation majeure qui contribua grandement à faciliter les échanges de culture. Elle eut des répercussions considérables sur le progrès de la civilisation humaine.

    Tiré de: http://www.epochtimes.fr/front/13/7/8/n3508585.htm

  • La télévision chinoise NTD accessible en France sur Freebox et SFR/Neufbox

    La télévision en langue chinoise NTD est accessible en France sur Freebox et SFR/Neufbox depuis le mois de mai 2011. (Laurent Gey, La Grande Epoque)
    La télévision en langue chinoise NTD est accessible en France sur Freebox et SFR/Neufbox depuis le mois de mai 2011. (Laurent Gey, La Grande Epoque)

    La télévision chinoise New Tang Dynasty (NTD) est accessible en France sur Freebox et SFR/Neufbox depuis le mois de mai 2011. Elle offrait jusqu’à présent des programmes d’actualités, de culture et de divertissement à destination des communautés chinoises du monde entier, grâce à une couverture par satellite, câble et internet. Depuis plus d’un mois, cette télévision indépendante en langue chinoise (mandarin et cantonais) est accessible au quelque un million de chinois vivant en France et possédant un forfait Adsl chez free et sfr.

    NTD - New Tang Dynasty - tire son nom de la dynastie Tang, la dynastie la plus prospère de l’histoire de Chine. Cette nouvelle télévision chinoise sur le sol français dit être convaincue qu’un monde de libre information est vital pour le bien et le progrès de tous. Elle y contribue en donnant la parole aux communautés chinoises et « en devenant une source fiable d’information et de savoir ». C’est la situation particulière en France de l’accès à l’Adsl qui permet à la population chinoise française d’avoir accès à NTD depuis quelques semaines. En effet, jusqu’à présent, seules les chaines de CCTV et Phoenix TV hautement politisées, leur étaient accessibles dans leur langue maternelle.

    Inspirée par l’héritage culturel chinois, NTD vise également à faire un pont entre l’Orient et l’Occident avec des programmes facilitant les échanges culturels entre l’Est et l’Ouest.Chaque année, NTD organise à New York les 9 compétitions, 9 concours internationaux dans le domaine des arts et de la culture à destination des chinois du monde entier : Haute couture, Peinture picturale, Danse classique, Arts martiaux, Cuisine, Chant, etc. Avec des correspondants dans 60 villes du monde y compris en Chine, NTD propose des reportages sur l’actualité économique et mondiale, des émissions de divertissement et des programmes culturels, sur la santé et le bien être. Elle est notamment la première télévision à avoir révélé en 2003, la nouvelle de l’épidémie du SRAS en Chine trois semaines avant Pékin.

    NTD montre la nouvelle ouverture des chinois sur leur actualité et sur l’actualité internationale, une ouverture basée sur une meilleure coopération et de meilleurs échanges culturels entre l’Orient et l’Occident. Elle est accessible gratuitement sur la chaine 685 avec la freebox et 728 avec la Neufbox, sur internet et par satellite en France, et propose des programmes sous-titrés en anglais pour ceux qui veulent apprendre le chinois.

    Plus d'informations sur: http://www.ntdtv.com/

    Tiré de: http://www.lagrandeepoque.com/LGE/Europe/La-television-chinoise-NTD-accessible-en-France-sur-Freebox-et-SFR/Neufbox.html

  • Culture et esprit durant la Dynastie Tang (2)

    Suite de cet article

    Li Sixun Dynastie Tang.jpgL'âge d'or de la Dynastie Tang a donné naissance à d'innombrables poètes de renom : le 'Dieu de la Poésie' Li Bai, le 'Saint de la Poésie' Du Fu, Meng Haoran et Wang Wei, ces deux derniers ayant été reconnus pour leurs poèmes décrivant des scènes de nature, Gao Shi et Cen Shen dont les poèmes traitaient principalement de la vie dans les régions frontalières, le ''Poète de Confucius'' Wang Changling, et ainsi de suite. Dans les dernières années, Bai Juyi représentait typiquement de nombreux poètes de la seconde partie de la Dynastie tang. Leurs poèmes sont profonds, imposants, et de longue portée. Ils transcendent le matériel et incarnent l'esprit de la Dynastie Tang. ''(Mon coeur est si) inspiré par de hautes aspirations, comme si nous allions nous élever dans le ciel bleu pour cueillir la lune''. Ce poème, écrit par Li Bai, est juste un exemple de leur habileté avec les mots.


    En plus de la poésie, les essais, les romans, et les contes merveilleux de style Tang visaient un très haut niveau artistique. Les disciples de la Dynastie Tang écrivaient sur la vie des gens et dévoilaient la côté sombre de la société, faisaient preuve de compréhensions profondes, de courage, du sens de la responsabilité, de grande clairvoyance, et d'une vision large. Nous pouvons voir entre les lignes leur ambition élevée de ''sauver une multitude de gens, et maintenir la paix et la prospérité de la société''.


    II. Calligraphie et peinture
    Taizong portait une grande attention à la calligraphie. Il a édifié le Palais Hongwen et a engagé des calligraphes de renom pour instruire les étudiants. Il a publié un édit selon lequel tous les fonctionnaires dont le rang dépassait le cinquième niveau devaient se rendre au Palais Hongwen étudier la calligraphie. Taizong appréciait la calligraphie de Wang Xizhi, l'un des plus grands calligraphes, également ''parfait en terme de vertu et d'art'', et défendait le style calligraphique de Wang. La calligraphie était donc placée sur une voie orthodoxe. Sous l'influence de Taizong, les derniers empereurs tels que Gaozong et Zhongzong appréciaient et défendaient également la belle calligraphie. En résultat, la calligraphie a atteint un sommet au cours de la Dynastie Tang. L Dynastie Tang a également donné naissance au plus grand nombre de calligraphes parmi toutes les dynasties. Par exemple, Ouyang Xun, Yu Shinan, Yan Zhenqing et Liu Gongquan pour n'en citer que quelques-uns. Leurs oeuvres font toujours office d'exemples à suivre auprès des amateurs de calligraphie.


    Le milieu de la peinture était très actif sous la Dynastie Tang, et la portée des sujets était plus large que jamais.


    ''Un portrait véritable de Taizong'' et ''Les vingt-quatre Fonctionnaires de Grand Mérite'', du peintre Yan Liben semblaient aussi vrais que nature et représentait avec vie des images et des expressions de Taizong et de ses fonctionnaires, dont les grands faits ont servi de fondation à la prospérité des Tang. Yan a donc été nommé ''Peintre divin''.

    Un autre peintre, Wu Daozi a réalisé plus de 400 peintures murales bouddhistes et taoïstes dans des temples de Chang'an et Luoyang. Chaque personnage bouddhiste ou taoïste était différent des autres. De plus ses peintures représentaient pleinement la puissante dignité des Bouddhas et des divinités, ainsi que la splendeur des pradis. Il était capable de terminer une peinture en un coup de pinceau, et ses tableaux soulevaient l'admiration de toute la ville de Chang'an.

    Les générations suivantes le respectaient comme le ''Saint de la Peinture'' et decrivaient son oeuvre comme suit : " Maniant la brosse tel un tourbillon de vent, comme si un Dieu l'assistait ". Les peintres et les sculpteurs le vénéraient comme ''Maître Fondateur''. Il a eu et a toujours beaucoup d'influence.

    Tiré de: http://fr.clearharmony.net/articles/200908/46871.html

     

  • Culture et esprit durant la Dynastie Tang (1)

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    La Dynastie Tang est considérée comme l'âge d'or de l'histoire chinoise, une époque où la Chine était la nation la plus grande et la plus forte du monde. L'apogée de la Dynastie Tang se situe à l'époque entre le 'Règne de Zhen Guan' (c'est-à-dire le règne de l'Empereur Taizong de Tang) et le 'Règne de Kai Yuan' (c'est-à-dire le règne de l'Empereur Xuanzong de Tang). Durant cette période, la Chine a bénéficié d'un système politique moral et s'est épanouie dans tous les domaines, dont l'économie, la société, ainsi que la littérature et les arts.

    Pourquoi en a-t-il été ainsi? Est-ce parce que l'Empereur Taizong de Tang et ses successeurs ont montré un cœur attentif et aimant envers leur peuple. Ils ont nommé des personnes vertueuses et capables aux postes importants, et arrivaient à accepter les suggestions, voire même les critiques de leurs subordonnés. Bien qu'occupant la position suprême d'empereur, Taizong était humble, respectueux et tolérant. Il a même nommé ceux qui s'étaient opposés à des postes importants. Taizong a toujours été diligent et visait toujours des objectifs élevés. Ainsi, il n'a pas seulement été le fondateur de la Dynastie Tang, mais a aussi joué le rôle de modèle pour les futurs empereurs.

    Le caractère unique des Tang peut se résumer par 'posséder un esprit large et ouvert, allier le meilleur de tout'. C'est précisément cet esprit qui a forgé cette période splendide et culturellement diversifiée dans l'histoire de la Chine.


    I. La littérature et les arts
    L' 'Intégralité des Poèmes Tang', compilés sous le règne de l'Empereur Kang Xi de la Dynastie Qing, est une collection de plus de 48.000 poèmes écrits par plus de 2.200 poètes. Le nombre de poètes accomplis et la diversité de leur poésie a été une étoile brillante dans l'histoire de la littérature chinoise. Non seulement le nombre de poèmes écrits durant la Dynastie Tang était important mais leur valeur artistique était aussi très élevée.

    Les premières pages de l'"Intégralité des Poèmes Tang' se composent des dix poèmes de la ''Capitale Impériale'' de Taizong. " Mon coeur s'est élevé avec le soleil dans le ciel clair. Mon aspiration aussi pure que le chrysanthème d'automne » (In ''Revoir le champ de bataille où j'ai défait Xue Ju'' ) Xue Ju était un seigneur de guerre de la fin de la Dynastie Sui. Ces poèmes avaient un esprit imposant, permettant au lecteur de s'imprégner du niveau élevé et des hautes ambitions de l'auteur.

    Les poèmes suivants des fonctionnaires de la cour royale de Tanzong exprimaient également une vision ouverte et large. Par exemple, le fonctionnaire de haut rang Yang Shidao écrivait dans son poème ''Dans l'attente de rencontrer Sa Majesté au début de l'automne'' : "Dans l'air pur d'un ciel dégagé, j'ai senti mon esprit élargi en récitant un poème". Le caractère droit, pur et simple des poèmes du Règne de Zhen Guan a eu un impact certain sur les générations futures.

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  • L’esprit humain à travers la littérature classique traditionnelle (1)

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    La littérature est un art qui utilise des mots pour refléter la réalité objective ainsi que l’activité psychologique. C’est une partie importante de la culture. Le critère de la littérature classique est sa valeur littéraire et son héritage. Son contenu peut jouer un rôle de modèle, d’inspiration et d’éternité. La Chine a une tradition d’utiliser les poèmes pour véhiculer les ambitions, et la littérature pour l’instruction morale. La littérature classique attire ses lecteurs et cultive leurs esprits avec ses techniques d’art raffiné et ses profondes significations idéologiques et laisse à ses lecteurs une infinité d'arrières goûts.

    La littérature classique inclut des poèmes, des vers, de la prose et des romans ainsi que beaucoup d’autres formes telles que 'ci' (poésie née dans la Dynastie Tang, écrite sur certains refrains avec de stricts schémas de tons et des procédés de rimes, en nombres déterminés de lignes et de mots), 'fu' (une forme littéraire complexe combinant des éléments de poésie et de prose), et la musique. L’influence de l’idée d’ "harmonie entre le Ciel et l'Homme" prêchée par le Confucianisme, le Bouddhisme et le Taoïsme s'agissant des relations entre les mots et le sens, a directement influencé et élevé le monde de la poésie, de la prose, la calligraphie, la peinture et la musique. Les manifestations de la littérature classique peuvent être résumées dans les catégories suivantes : pensées connectant à l’ancien passé, explorant la loi céleste, regardant à l’intérieur aussi bien qu’à l’extérieur, explorant les mystères, permettant à la dévotion immédiate d’être éternelle, et montrer l’éternité. J’explorerai les catégories suivantes.


    1. Prêter attention à l’esprit rationnel de l’homme

    Rechercher la vérité, la loi divine, ainsi que les valeurs humaines est un thème éternel dans la littérature classique. La perception qu'avaient les anciens du caractère éphémère de la vie humaine et éternel de l’univers ainsi que leurs réflexions sur l’histoire et la vie humaine représentaient en fait leur aspiration au monde infini et éternel. Le I Ching : Livre des changements était listé avant tout autre classique. Il montrait la cosmologie de l’ " harmonie entre le Ciel et l'Homme " qui inclut d’imiter le ciel et la terre, embrasser l’univers, connecter les êtres humains avec Dieu et corréler les êtres humains et la nature. Les hommes sont capables d’aider à transformer et de nourrir les pouvoirs du Ciel et de la Terre, et de se mettre en corrélation avec la nature. A part cela, le Livre des changements révélait les principes élémentaires de la relation entre les humains et la nature : les humains devraient prendre soin les uns des autres, être inclusifs de toutes choses et être honnêtes et tolérants.

    Le Tao Te Ching de Lao Tseu (Le livre de la Voie et de sa Vertu), les classiques confucéens, Le Livre des Songs, Le Livre de l’Histoire, Les Analectes de Confucius et le Printemps, parlaient tous de la Voie divine et de respecter et promouvoir les vertus. Éduqués et nourris pas les saints, les gens respectaient le Ciel et Dieu, se conformaient au Ciel et étaient satisfaits de leur destin, étant ouvert et francs mais sans jamais enfreindre les règles. Les diverses écoles de pensée basaient toutes leurs théories sur la Voie. Sima Qian de la Dynastie Han a écrit le chef d’œuvre Shih Chi : Annales historiques. Bien que Sima Qian vivait dans des temps difficiles, il plaçait quand même les idées morales au plus haut niveau de la recherche dans une vie humaine. Dans ces œuvres qui ont été transmises de génération en génération, certaines déploraient en soupirant le passage du temps, certaines réfléchissaient à la raison d’être homme, certaines exploraient les mythes de l’univers et d’autres encore aspiraient à quelque chose transcendant le monde mortel.

    Une fois fixé un but élevé, il doit y avoir une voie pour atteindre ce but ; par conséquent, les saints dans différentes dynasties prêtaient tous attention à la cultivation. La conscience s'examinant elle-même, la valeur conscience et les efforts de cultivation, le constant perfectionnement de soi et la création d’une personnalité idéale, formaient l’esprit humain de " Transcendance interne " de la nation chinoise. Le classique confucéen, Livre des Rites – Le Grand Apprentissage indiquait : " Souhaitant rectifier leurs cœurs, ils cherchaient d’abord à être sincères dans leurs pensées " et à donner l’exemple en prenant personnellement part à "La cultivation de soi, l’harmonie en famille, gouverner l’état et la paix dans le monde. "Confucius disait aussi : " Lorsque nous voyons des hommes de valeur, nous devrions penser à les imiter ; lorsque nous voyons des hommes de caractère adverse, nous devrions nous tourner vers nous-mêmes et nous examiner. " Confucius a dit aussi : " Chaque jour, je m’examine moi-même plus d’une fois. " Ceci demandait un critère strict et complet pour soi-même, mais d’être simple et tolérant des autres. Ce n’est que de cette façon qu’on peut se cultiver soi même et devenir un homme bienveillant

    Lire la suite: http://fr.clearharmony.net/articles/201008/52662.html

     

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  • À propos de l'histoire chinoise

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    La Chine en tant que nation a l'histoire enregistrée la plus longue dans le monde. Liu Zhiji, un historien officiel de la dynastie Tang, a dit : « Le but de l'histoire est d'enregistrer les réalisations, de souligner les erreurs, de promouvoir le bon et de réprimer le mauvais. Ainsi les réalisations et erreurs d'une dynastie peuvent devenir la gloire et la honte qui vont être transmis pendant des milliers d'années. » (Shi Tong – Étude sur l'histoire) En lisant ces lignes, il est donc impératif que les historiens enregistrent l'histoire avec honnêteté.

    Il y avait des historiens officiels même au temps de l'Empereur Jaune (Huangdi). Ju Song et Cang Jie étaient deux historiens officiels de l'Empereur Jaune. Ils ont été responsables de la création des caractères chinois. Il est dit qu'à travers l'observation de la forme des objets naturels et en imitant leurs sons et leurs formes, Cang Jie a créé les pictogrammes et les caractères picto-phonétiques. En comprenant les significations que certains objets naturels pouvaient transmettre, il a créé les idéogrammes.

    « L'histoire, cela signifie enregistrer les choses d'une façon impartiale et honnête. » (Shuo Wen Jie Zi – Expliquer les caractères simples et analyser les caractères composés) Ces mots décrivent clairement les exigences envers les historiens datant de l'ancienne Chine. De plus, il y avait une règle concernant l'enregistrement de l'histoire, qu'un empereur n'est pas autorisé à lire les rapports historiques officiels de la dynastie présente.

    Après la mort de Wei Zheng, un fonctionnaire de la dynastie Tang connu pour critiquer l'empereur, l'Empereur Li Shimin a dit : « Les gens utilisent du bronze pour fabriquer des miroirs qui puissent aider les gens à arranger leurs vêtements. Avec l'histoire comme miroir, on peut voir la montée et le déclin, la prospérité et la disparition des dynasties. Avec les individus comme miroirs, on peut évaluer ce qu'untel a fait correctement et non correctement. Puisque Wei Zheng s'en est allé, j'ai perdu un miroir parfait. » À travers ces paroles, nous savons que Li Shimin a utilisé l'histoire et les paroles des autres gens pour évaluer quelles erreurs il avait faites. Dans la deuxième année de la période Zhen Guan (qui représente la période où Li Shimin a gouverné la Chine pendant la dynastie Tang), Li Shimin a nommé deux chroniqueurs impériaux (Qi Ju Lang) pour noter les paroles et les actes de l'empereur. Dans la dixième année de la période Zhen Guan, Chu Suiliang a été nommé chroniqueur, responsable pour noter les paroles et comportements de l'empereur.

    Le livre de Shi Guan Za Lu (un livre d'histoire) raconte une histoire sur Li Shimin et Chu Suiliang (dont le père était Chu Liang, un des dix-huit érudits du centre littéraire de l'Empereur Li Shimin). Un jour, l'empereur voulait lire le journal des activités et repos (Qi Ju Zhu) le concernant, afin d'apprendre quelles erreurs il avait faites et ensuite les corriger. Il a dit : « L'empereur peut-il lire les choses que vous avez enregistrées ?

    Chu Suiliang répondit : « Qi Ju Lang est le même que l'historien officiel de l'empereur dans le passé. Ils ont tout noté, bon ou mauvais. Je n'ai jamais entendu parler d'un empereur qui veuille lire ces choses. »

    L'empereur a alors demandé : « Si j'ai fait quelque chose de faux, l'avez-vous assurément écrit ? » Chu répondit : « C'est ma responsabilité. J'écris chacune de vos paroles et chacun de vos actes. »

    Liu Ji, qui était Men Shi Lang (un fonctionnaire responsable de prendre soin de l'empereur et de transmettre les ordres et instructions de l'empereur) a dit : « Même si vous aviez ordonnée à Chu Suiliang de ne pas le noter, les gens de la nation l'auraient enregistré. »

    L'empereur demanda à Fang Xueling (un autre fonctionnaire connu et érudit) : « Pourquoi un empereur ne peut-il pas lire l'histoire de sa dynastie ? »

    Fang répondit : « Les enregistrements historiques comprennent tout ce qui est bon ou mauvais. Si les historiens avaient le souci que ce qu'ils ont noté puisse offenser l'empereur, ils pourraient alors vouloir modifier l'enregistrement historique. Alors il y a cette règle de ne pas autoriser l'empereur à lire les enregistrements historiques de la dynastie présente. »

    Li Shimin répliqua : « Mais mon désir de lire les enregistrements est différent des autres empereurs du passé. Si l'enregistrement parle de mes réalisations, je ne veux pas en faire mention. Mes erreurs doivent, bien sûr, être enregistrées, mais j'espère simplement que vous pouvez me dire les erreurs, afin que je puisse faire attention à mes paroles et à mes actes et ne pas répéter ces erreurs. »

    L'histoire chinoise est très complète, en partie à cause des nombreux historiens qui ont osé enregistrer impartialement l'histoire, même s'ils étaient pénalisés et même s'ils ont perdu la vie pour avoir fait ainsi. À cause de cette règle, que les empereurs ne pouvaient pas lire l'histoire de leur dynastie respective, les historiens ont pu enregistrer honnêtement l'histoire. C'est à cause de cette règle que nous pouvons aujourd'hui voir les véritables enregistrements de l'histoire, connaître les vertus des anciens et voir les changements, la montée et la chute des nombreuses dynasties.

    Tiré de: http://www.vraiesagesse.net/news/1001/25/E113912_20100115_FR.html

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