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droits de l’homme chine

  • "Le vol du paon mène à Lhassa"

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    A l’heure ou le Tibet connaissait un nouvel épisode terrible de répression, après le soulèvement de 2008, Elodie Bernard (1), tout juste âgée de 24 ans, ose embarquer à bord d’improbables bus, de camions et parcourir le pays des neiges du Qinghaï à Lhassa, seule, discrète, attentive.

    Malgré la crainte, les rencontres finissent par avoir lieu. Tibétains et parfois Chinois lui confient leurs peines, plus fréquentes que leurs joies, et aussi leur espoir d’une vie apaisée, loin des figures imposées, de l’omniprésence de la police armée et de ses espions. Le choc des paysages, la douceur émouvante des regards, un sens naturel de la protection mutuelle, la curiosité. La jeune française vit une véritable initiation qu’elle retrace avec beaucoup de sensibilité dans un livre passionné autant que passionnant, un road movie sans clichés ni concessions. Finalement repérée par les agents du redoutable Bureau de Sécurité Publique, elle est expulsée vers... Pékin, mais emporte dans sa mémoire ce bouquet que lui glisse un jeune Tibétain, comme pour lui dire "tu seras toujours la bienvenue parmi nous".
    Ceux qui connaissent le Tibet y trouveront confirmation de leurs craintes, mais aussi de cet espoir ténu de lendemains meilleurs. Les autres y découvriront un monde, à mille lieues des stéréotypes de la propagande chinoise, qui développe une capacité de survie inimaginable.

    Un témoignage à lire absolument. En échappant autant que faire se peut à la colère ou à l’amertume.

    Jean-Paul Ribes

    (1) Journaliste et analyste politique, Elodie Bernard décide, à 24 ans, à la suite des événements survenus à Lhassa en mars 2008, de franchir la frontière himalayenne et de pénétrer au Tibet pendant les jeux Olympiques de Pékin. Sans visa de journaliste ni autorisation de séjour au Tibet, elle couvre la répression lors des manifestations sportives pour divers quotidiens (Le Monde, Rue 89, Far Eastern Economic Review…). De ce séjour clandestin à Lhassa, elle tire un récit de voyage, Le vol du paon mène à Lhassa (Gallimard, 2010) qui rassemble témoignages et expériences vécues sur le Toit du monde.

    Ce goût de l’ailleurs, Elodie Bernard l’acquiert très jeune en parcourant avec son père la cordillère des Andes puis l’Himalaya, le Karakorum et l’Hindu Kush. Née en 1984, elle fait des études de relations internationales à la Sorbonne et se spécialise sur la zone Asie du Sud en débutant son apprentissage du persan à l’Institut Dekhoda de Téhéran. Devenue journaliste en 2006 pour La Revue de Téhéran, le premier magazine culturel francophone iranien, dont elle est aujourd’hui la correspondante à Paris, elle séjourne fréquemment en Iran et dans les pays limitrophes. En 2007, elle travaille en tant qu’analyste politique, à New Delhi, puis continue cette activité à Paris l’année suivante.

    Tiré de : http://www.tibet-info.net/www/Le-vol-du-paon-mene-a-Lhassa.html

  • Une femme interviewée par Gao Zhisheng meurt suite à la torture, une photo montre son corps émacié

    D'âge moyen, cette femme avait été détenue 12 fois en 11 ans et soumise à des violences répétées

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    Mme. Sun Shuxiang, émaciée suite à une torture prolongée, photographiée dix jours après sa libération d'un camp de travaux forcés.

    NEW YORK-Une femme de 53 ans, dont le témoignage d'une torture suppliciante et professionnellement administrée a été relayé dans une des lettres ouvertes de l'avocat Gao Zhisheng aux dirigeants de la Chine, est décédée à la mi-octobre suite aux mauvais traitements en détention.

    Selon des sources provenant de Chine, Mme Sun Shuxiang (孙淑香), une pratiquante de Falun Gong de Changchun, est décédée le 10 octobre, quatre mois après avoir été libérée d'un camp de travail, où elle a reçu des décharges de matraques électriques, s'est vue injecter des drogues non-identifiées, et a été soumise à un travail forcé épuisant. Une photo prise immédiatement à son retour à la maison et clandestinement sortie de Chine montre son corps émacié.

    Sun est la troisième des personnes interviewées par Gao à avoir été par la suite torturée à mort. Gao lui-même a disparu depuis avril 2010, et beaucoup craignent qu'il puisse avoir été tué en détention. Cette dernière semaine, sa fille adolescente a fait appel au Président Barak Obama pour obtenir une information concernant la situation de son père à une prochaine rencontre avec Hu Jintao.("Please Return My Father," Wall Street Journal)

    Mme Sun avait été détenue 12 fois en 11 ans depuis que le Parti communiste chinois (PCC) a lancé sa campagne pour éradiquer le Falun Gong. Comme Gao l'a décrit dans sa lettre, elle avait été torturé jusqu'à être à l'article de la mort à plusieurs occasions.

    "Au début de juillet 2002... quelques policiers en civil ont fait irruption [dans la maison de mon père) et m'ont arrêtée." Gao citait Sun témoignant dans sa lettre ouverte de décembre 2005 à Hu Jintao et Wen Jiabao appelant à la fin de la persécution des pratiquants de Falun Gong. "Ils m'ont emmené dans un sous sol obscur. ... [Un ] agent m'a giflée et m'a demandé quels pratiquants je connaissais. J'ai dit que je n'en connaissais aucun. Il a utilisé une matraque électrique pour m'administrer des décharges entre mes côtes inférieures.."

    "Puis il m'a demandé si je me souvenais de numéros de téléphone de pratiquants. J'ai refusé de le dire. Il m'a alors donné des décharges sur tout un côté allant de mes orteils à mes bras et jusqu'à ma tête puis a fait la même chose pour l'autre côté. Il allait et venait lentement deux fois. Il a changé pour une matraque à plus haut voltage et a commencé à l'appliquer de mes pointes d'orteils en remontant tout le long du corps deux fois. Voyant que je ne donnais toujours pas l'information sur mes compagnons de pratique, les agents ont pointé la matraque électrique sur mes yeux, j'ai eu l'impression que mes yeux sortaient de leur orbite et ne pouvais presque plus voir. Ils ont appliqué la matraque électrique sur mes côtes, ma poitrine, tout en continuant à me demander l'information ... j'ai cru mourir ." (full text of Gao Zhisheng's open letter to Hu Jintao and Wen Jiabao; La lettre ouverte de Gao Zhisheng à Hu Jintao et Wen Jiabao en français )

    Le dernier enlèvement de Sun s'est produit en septembre 2009. Elle venait juste de déposer son petit-fils à l'école lorsque, sur son chemin de retour, trois policiers l'ont entourée, lui ont bâillonné la bouche et l'ont emmenée au Département de police de Changchun. Trois jours plus tard, elle a été emmenée au Centre de détention N°3 à Changchun et en octobre 2009 au Camp de ré-éducation par le travail de Heizuizi.

    Selon le récit que Mme Sun a fait à ses proches à sa libération, elle avait été forcée à regarder des programmes vidéo calomniant le Falun Gong quotidiennement et était sous une pression permanente pour la faire renoncer à la pratique. À un moment, le chef de son unité au camp, Yan Lifeng, lui a administré des décharges électriques au visage parce qu'elle refusait de remplir un soi disant "formulaire d'examen" avec des questions anti-Falun Gong.

    Durant son séjour au camp, Sun a été soumise à un travail difficile, y compris pelleter la neige par moins trente degrés. Le personnel médical du camp lui a aussi injecté des drogues non-identifiées . Elle est devenue de plus en plus faible, pouvant à peine marcher, et souffrait de sérieuses douleurs abdominales après les nombreux coups reçus à l'estomac ou aux côtes.

    Les autorités l'ont finalement relâchée en juin 2010 après qu'on lui ait diagnostiqué de graves problèmes abdominaux à l'Hôpital Uni de la Chine et du Japon. Mais ce n'a été qu'après qu'ils aient fabriqué une vidéo dans laquelle ils analysaient ses déclarations pour créer l'impression qu'elle avait commenté positivement la façon dont elle avait été traitée dans les camps de travail. Elle ne s'est jamais remise des blessures contractées en détention et est décédée le 10 octobre.

    "L'épreuve de Sun illustre la cruauté de la persécution contre le Falun Gong et l'usage calculé que font les autorités de diverses méthodes de torture pour briser la volonté des personnes," selon le directeur exécutif du Centre d'information Levi Browde. "Que ce soit dans un camp de travail, un centre de détention, ou dans une chambre de torture à la montagne, Sun et d'autres comme elle à travers toute la Chine ne connaissent pas un moment de repos. Ils sont soumis à une torture physique et psychologique impitoyable et épuisante."

    "La détermination de Sun face à une telle brutalité de non seulement rester fidèle à ses croyances mais aussi protéger les pratiquants autour d'elle d'un sort semblable inspire le respect. Avec sa mort, le monde a perdu une femme véritablement admirable et défenderesse de la liberté humaine fondamentale."

    http://faluninfo.net/article/1094/?cid=84

    Tiré de : http://www.fr.clearharmony.net/articles/201011/53595.html

     

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