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droits de l'homme chine

  • Les handicapés mentaux, travailleurs esclaves en Chine

    handicape mentaux 1flo.jpgUne enquête réalisée par un journaliste de Hong Kong révèle que des fonctionnaires du parti communiste de la province du Sichuan en Chine sont derrière une structure servant à kidnapper des handicapés mentaux et des sans-abris, pour en faire des travailleurs esclaves. Selon l'enquête, les détenus embauchés au départ comme ouvriers viennent d'aussi loin que  de la province du Xinjiang, dans l’ouest de la Chine. Pour en faire de « bons travailleurs », ils sont battus et reçoivent des décharges électriques dans des conditions de vie inhumaines.

    Exploités et maltraités

    Les premiers éléments de l'histoire ont été publiés par le Xinjiang  Metroplolis News. D'après le reportage, plus de dix handicapés mentaux venus du «Groupe Autonome des Handicapés» du comté de Qu (province du Sichuan) travaillaient dans l'usine chimique Jiaersi de Toksun dans la province du Xinjiang. Depuis plus d'un an, ils n’ étaient pas rémunérés et vivaient dans des conditions décrites comme «pires que celles des porcs et des chiens». Tous ceux qui tentaient une évasion étaient sévèrement battus, poursuit l'enquête.

    Cette histoire a rapidement été relayée par d’autres médias en Chine. Au cours des semaines suivantes, plusieurs journaux ont apporté à l'affaire des éléments nouveaux et des détails parfois saisissants. Par exemple le Quotidien du Yunnan explique que les nouveaux venus sont battus dès leur arrivée au Centre Autonome afin de les rendre dociles, ceci avant d'être formés. Ainsi Zeng Lingquan – le responsable du centre, depuis arrêté – fouettait les fesses nues des handicapés avec des fils électriques. Lorsque ce traitement n'était pas satisfaisant, il se servait d’une matraque électrique, «ce qui rendait les travailleurs particulièrement obéissants».

    Esclavage

    L’enquête publiée sur le blog de Yuan Ling, journaliste à l'hebdomadaire Phoenix a révélé le contrat qui liait l'usine chimique Jiaersi au Centre Autonome afin d'obtenir des travailleurs handicapés. Le contrat stipulait que l'usine devait nourrir les travailleurs, mais que les salaires de ces derniers étaient directement versés à Zeng Lingquand. En outre, l'enquête met en lumière ce qui n'est ni plus ni moins qu’un réseau de trafic d'esclaves, impliquant deux instituts d'aides aux sans-abris et aux handicapés mentaux dans le comté de Qu. Yuan Ling affirme que dans le comté de Qu, un des camps d'esclavage, appelé «centre de secours et d'assistance de la station de Taipingzai», était soutenu par le gouvernement local.

    Le centre de secours de Taipingzhai échangeait des esclaves avec le centre autonome de Zeng Lingquan. Les esclaves étaient envoyés pour travailler jusque dans la province du Xinjiang afin d'être au plus près des usines locales de fabrique de briques, des sites de construction et des champs agricoles dans le comté de Qu. En retour, les salaires revenaient au centre de secours de Taipingzhai – et à ses bienveillants protecteurs dans l’administration locale. La station Taipingzhai était autrefois un site de mise en quarantaine de patients lépreux. En 2000, le site a été loué par la station de logement et de rapatriement du comté de Qu pour en faire un site de rééducation. Dans les faits, c'était un camp de travail. Lorsqu'en 2003, le programme de rapatriement a été officiellement arrêté en Chine, la station Taipinggzhai a été fermée.

    Vingt jours après, elle rouvrait sous le nom de centre de secours et d'assistance, avec pour objectif officiel d'offrir un toit et une assistance aux mendiants, aux sans-abris et aux handicapés mentaux – mais, indique Yuan Ling, c'est en fait devenu un lieu où ces personnes ont été contraintes aux travaux forcés sous la menace de chiens, de coup de bâtons et de fouet.

    Liu Dingming, directeur du Centre de secours et d'assistance du comté de Qu a expliqué à Yuan Ling que c'est entre 2005 et 2006 que l'esclavage a atteint son pic. À cette époque, environ 70 esclaves y besognaient quotidiennement. Le Centre de secours de Taipingzahi a réalisé d'énormes gains grâce au travail des ouvriers. Par exemple, quand une entreprise était facturée 30 à 50 yuans par travailleur et par jour, cette somme revenait au Centre de secours et d'assistance et non aux ouvriers eux-mêmes, peut-on lire sur le blog de Yuan.

    Liu parle d'un contrat avec une usine de fabrication de briques d'un village voisin où des dizaines d’handicapés ont travaillé deux années durant. Les travailleurs esclaves du Centre de secours de Taipingzhai n'avaient pas de nom, juste des numéros ou des surnoms. Ils vivaient dans une cave humide sur un sol en ciment légèrement recouvert de paille. En guise d'alimentation, ils avaient la plupart du temps une bouillie de patates accompagnée d'un peu de riz, la viande n'étant servie que quelque fois dans l'année. Constamment affamés, il leur arrivait de voler du tofu ou de la viande crue lorsqu'ils travaillaient au village.

    Le Centre de secours de Taipingzhai est entouré de falaises abruptes sur trois côtés, rendant toute évasion périlleuse. Certains ont essayé – et échoué. Abandonnés à l'extérieur dans le froid, certains seraient morts de faim. D'autres se seraient suicidés en se jetant dans le vide et d'autres encore auraient succombé de maladies non soignées. Des villageois témoins d'une tentative d'évasion d'un esclave ont raconté à Yuan ce qu'ils ont vu. Le jeune garçon a été pendu et sévèrement battu, puis il a été jeté de la falaise. Lorsqu'un paysan a rapporté les faits à la police, le personnel du Centre s'est dépêché de récupérer le corps et de l'enterrer.

    D'après un villageois, en été, les sans-abris et handicapés mentaux commençaient leur journée de travail très tôt le matin et finissaient à 22 heures. Même au plus chaud de la journée, ils travaillaient sans aucune protection contre le soleil. Yuan déclare que ces faits ont été rapportés par des paysans au comté et aux fonctionnaires, mais personne n'a voulu poursuivre les responsables.

    Enquête

    Lorsque cette histoire a éclaté dans les medias, un hebdomadaire du sud a déclaré...

    Lire la suite: http://www.lagrandeepoque.com/LGE/Chine-/-Asie/Les-handicapes-mentaux-travailleurs-esclaves.html

  • Un procès en Chine (a trial in China)

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    Prélèvements Meurtriers sur les pratiquants de Falun Gong: Rapport d'enquête de David Matas et David Kilgour
    En Français

    http://organharvestinvestigation.net/report0701/report200...

  • Un appel pour stopper l'éradication du Falun Gong en Chine

    Le Falun Gong est une pratique bouddhiste d'amélioration du corps et de l'esprit. Il est basé sur 3 principes Zhen Shan Ren de la culture chinoise traditionnelle: la vérité, la compassion et la tolérance. Il subit depuis 1999, une campagne d'éradication lancée par Jiang Zemin, campagne meurtrière sans précédent et toujours en cours aujourd'hui. Ci dessous un extrait de la lettre ouverte de l'épouse de M. Xu Dawei aux agences gouvernementales chinoises.

    Rappel des faits: M. Xu Dawei, pratiquant du canton Qingyuan, agglomération de Fushun, province du Liaoning, a été torturé dans la prison Dongling, à Shenyang, au point de souffrir d’une défaillance de ses organes internes, son corps était couvert de blessures, et il a souffert un effondrement mental et des pertes de mémoire. En février 2009, 13 jours après sa libération suite à une peine de huit ans de prison, M. Xu est décédé à l’âge de 36 ans. En mars 2010, 376 villageois de cinq villages de la municipalité Ying’emen, canton Qingyuan ont signé conjointement une lettre d’appel au nom de M. Xu. Cet incident a entraîné une enquête de la part du Parti communiste chinois (PCC), qui a eu recours à des menaces et au harcèlement à l’encontre des signataires de la lettre. L’avocat Wang Jinglong, engagé par la famille de M. Xu, a fait face à la répression du département de la justice de la province du Liaoning.

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    (A gauche) Quelques mois avant l’arrestation illégale de M. Xu Dawei

    (A droite) M. Xu Dawei, émacié après avoir été libéré de la prison Dongling

    " Mon nom est Chi Lihua, et je suis l’épouse de Xu Dawei. Voici peu, j’ai mailé le rapport sur la mort de Xu Dawei par torture dans la prison Dongling, à Shenyang avec en pièce jointe une lettre signée par les résidents locaux du canton de Qingyuan. J’écris pour demander le résultat de votre décision sur cette question.

    J’ai récemment appris que le gouvernement semblait considérer sérieusement cette question, et avait mobilisé un grand nombre de fonctionnaires. Le responsable du département de la justice et le chef de la police de la région de Qingyuan, ainsi que les agents du poste de police local et les fonctionnaires du gouvernement municipal, se sont rendus dans le petit village montagneux pour enquêter sur cette affaire. Je me serais considérée chanceuse que mon appel ait provoqué une telle attention si ce n’était ce qu’ils ont fait. Il a été rapporté que mon beau-frère avait été emmené de force par la police. Ils sont venus avec très peu d’accusations et ont même tenté de le menotter. Il a été aussi rapporté que ces personnes sont allées de porte en porte, enquêtant et menaçant ceux qui avaient soutenu mon appel. Encore plus troublante l’enquête faite par la police auprès de mon beau-frère pour savoir où étaient gardés mes documents résidentiels, quelle était ma taille, et à quoi je ressemblais. De plus, ils ont demandé aux villageois s’ils m’avaient vu rentrer chez moi.

    Je me demande comment ces questions sont liées à la résolution de cette affaire soulevée par la lettre signée conjointement. Ce que je ne n’arrive pas à comprendre est si ces personnes se représentaient elles-mêmes ou si elles représentaient le gouvernement. Des employés gouvernementaux mèneraient ils une enquête de cette manière pour des citoyens ? Aujourd’hui, la télévision se vante constamment que le gouvernement trouve des résolutions concrètes pour les citoyens. Est-ce la façon dont ces personnes tentent de résoudre le problème ? S’ils ne représentent pas le gouvernement, alors en tant qu’individu, ils auraient pu montrer un minimum de conscience et de sympathie plutôt que de proférer des menaces. Ne pensez-vous pas qu’ils ont endommagé l’image du gouvernement ? Ce qui est encore plus incroyable est qu’il semblerait que cette lettre signée conjointement ait créé l’émoi au sein du comité central du Parti, qui l’a prise très négativement. Je ne suis pas sûre qu’il en soit ainsi, cependant, ma belle-sœur a été emmenée par les agents du département de police local. Ils lui ont demandé où je me trouvais. Ils ont affirmé que ma situation causait une grande inquiétude au niveau de la direction provinciale du Liaoning. Je devrais probablement me sentir reconnaissante, ce n’est en effet pas n’importe qui peut obtenir l’attention du niveau provincial après avoir déposé une lettre d’appel. Est-il vrai que le gouvernement prête finalement attention aux appels du peuple et soit sur le point de prendre une décision ?"

    Lire la suite: http://fr.clearharmony.net/articles/201008/52518.html

  • De lourdes représailles suivent la révélation du plan du Bureau 610 pour diffamer le Falun Gong lors de l’Exposition mondiale de Shanghai

    L'Exposition internationale de Shanghai s’est ouverte le 1 mai 2010, attirant des foules et un énorme afflux d’information. Le Bureau 610 a exploité l’Exposition comme une opportunité de diffamer un peu plus le Falun Gong. Ils ont fait circuler en interne un document " classé" de sept pages, intitulé : " Préconiser des directives." L’existence de ce rapport, qui s’avère être le projet d'un bombardement de propagande devant être utilisée contre Falun Gong lors de l’Expo mondiale, a été rendu public sur le site Minghui fin avril.

    Le document, "Préconiser des directives " aurait été distribué sous divers formats et différents titres à toutes les branches du Bureau 610 en Chine. Le site Internet Minghui a pu obtenir une copie de la version du rapport émis par le Bureau 610 de Qianxi, province du Hebei. Il est présenté sous la forme d’un mémo intitulé " Directives du bureau du comité de direction pour la prévention et la réponse aux questions relatives aux cultes lors de l’Exposition Mondiale de Shanghai. " (Quelques pages du document, en Chinois, peuvent être vus à : http://minghui.ca/mh/articles/2010/4/22/221953.html. Des informations supplémentaires sont disponibles à http://www.clearwisdom.net/html/articles/2010/5/2/116610.html)


    Réaction rapide et musclée

    Après que le site Internet Minghui ait révélé l’existence de " Préconiser des directives ", le système entier du Bureau 610 a été pris de panique. Les fonctionnaires ont tout fait pour le dissimuler et entrepris une série de mesures de représailles. Le gouvernement central, le gouvernement provincial et les municipalités locales ont tous envoyés leur " équipe de supervision " à Quanxi pour manipuler le Bureau 610, la division de la sécurité intérieure et les postes de police locaux afin qu’ils harcèlent violemment les pratiquants de Falun Gong et d'autres à Qianxi. Trois pratiquantes sont encore détenues à ce jour et font face à un procès.

    Centre de détention de Qianxi (situé dans le village Lixingzhuang, municipalité Baimiaozi, Qianxi) Gouvernement local de Qianxi, le Bureau 610 se trouve au 2eme étage

    Le 18 juin 2010, Wang Zhixin et Ma Yinfeng ont été illégalement arrêtés sous le chef d'accusation de " possession illégale de secrets d’états. " Avant cela, Chen Lihong a également été arrêté pour "utilisation d’une organisation sectaire pour entraver la mise en application de la loi." Le " mandat d’arrêt" ne mentionnait pas le nom de l’agent responsable du cas, qui serait en réalité Wang Liangong, chef de section adjoint de la procurature de Qianxi.

    Procurature du canton de Qianxi (située dans la rue Ziyu) Poste de police local de Qianxi (dans la rue Ziyu)

    Le 6 juillet 2010, les membres des familles des pratiquantes arrêtées ont engagé les avocats de la défense Zhang Chuanli et Lan Zhixue de Pékin. Cet après-midi là, les avocats se sont rendus à la division de la sécurité intérieure de Qianxi, mais il leur a été annoncé que les pratiquantes avaient été transférées à la section des poursuites de la procurature. Ils se sont rendus dans cette section, et après quelques négociations, ont réussi à voir Wang Zhixin, tard ce jour-là. Le lendemain, ils se sont rendus dans le centre de détention de Zunhua pour voir Ma Yinfeng. Au début, ils ont été refoulés. Les avocats ont dû passer quatre ou cinq appels téléphoniques à la section des poursuites et la famille de Ma Yinfeng a dû demander l’aide de connaissances. Finalement, ils ont pu voir Ma Yinfeng. Les avocats ont aussi réussi à rencontrer Chen Lihong dans le centre de détention de Qianxi


    Le Bureau 610 a utilisé tous les moyens pour harceler, menacer et enlever des personnes et fouiller leurs domiciles.

    L'article de Minghui révélant la " Préconisation de directives " a été publié le 22 avril. La preuve qu’il apporte que le Bureau 610 central se trouve derrière les manipulations en coulisse dans la persécution du Falun Gong, est plutôt convaincante. Par conséquent, les autorités du Bureau 610 central étaient furieuses d’apprendre que leur plan secret avait été exposé et ont demandé à leurs subordonnés à divers niveaux de trouver comment cela avait pu se produire.

    Le Bureau 610 de Qianxi a créé une équipe spéciale pour enquêter sur les cas de personnels de la division de la sécurité intérieure et de la division d’investigation criminelle du département de police de Qianxi, ainsi que sur la police locale. Une enquête secrète à grande échelle a été menée et de nombreuses personnes ont été menacées et harcelées.

    Poste de police de Qianxi


    Lors de l’enquête, Zhao Yong, alors Secrétaire du parti de Tangshan (actuellement Gouverneur adjoint de la province du Hebei) a émis des instructions à trois reprises demandant une enquête approfondie sur l’incident. Il a aussi appelé Wang Dongyin, Secrétaire du parti à Qianxi, qu'il a lourdement réprimandé. De fin avril à début 2010, les gouvernements provinciaux et la municipalité ont envoyé leur " équipe de supervision " à plusieurs reprises pour exercer des pressions sur Qianxi. Le Ministère central de la sécurité publique a aussi envoyé son équipe spéciale dans un poste de Qianxi.

    Le 3 mai, le membre du gouvernement municipal de Xingcheng, Mao Fengyong et son épouse ont été enlevés et leur domicile fouillé. Leur ordinateur et leurs téléphones mobiles ont été saisis. Ils ont été libérés aux alentours de 3 heures le lendemain matin après s'être fait extorquer 5000 yuans. La police locale a continué à harceler le couple quelques fois de plus.

    Aux alentours de 19 heures, le 3 mai, plus de dix policiers sont entrés par effraction au domicile de Chen Lihong et l’ont enlevé. Ils ont pris son ordinateur, son imprimante et son récepteur satellite. Parmi eux, se trouvaient Liu Jinying, Zhao Guoqi, Xu Zhigang, Wang Wei de la division de la sécurité intérieure du département de police de Qianxi ainsi que le personnel de la division d’investigation criminelle. C’est la sixième fois que Chen Lihong était arrêtée depuis 1999.

    Le 12 mai, Ma Yinfeng, son époux, Lu Zuojin et Wang Zhixin ont été arrêtés. Ma Yingeng a été arrêtée dés que le bus de passagers qu’elle conduisait est arrivé à Tangshan. Elle a été détenue dans la municipalité de Xinzhuang pendant deux jours avant d’être transférée dans le centre de détention de Qianxi. Plus tard, le même jour, elle a été transférée dans le centre de détention de Zunhua. Son domicile de Xiluzhuang et sa maison en location dans la zone urbaine du canton ont été fouillées et vidées par la police. La maison de Wang Zhixin dans la zone urbaine du canton et la maison de sa mère ont également été fouillées et vidées par la police. Après que la police ait découvert les clés de la maison appartenant à Ma Yinfeng et Lu Zuojin, plus de dix policiers se sont rendus dans la zone résidentielle où elles louaient chacune une maison, et ont tenté d’y pénétrer. Cependant, ils ont rencontré une résistance de la part des voisins

    Les fonctionnaires de Qianxi, en particulier ceux qui avaient accès aux documents et les membres de leurs familles ont été interrogés un par un, encore et encore. Dans une courte période de sept jours, sept personnes ont été arrêtées (Mao Fengyong et son épouse, Lu Zuojin et son épouse, Ma Yinfeng, Chen Lihong, Wang Zhixin et son époux) et six résidences fouillées. Les fonctionnaires ont même suivi, interrogé et menacé leurs enfants. Les maisons de plusieurs voisins ont été aussi fracturées, par erreur.


    Trois pratiquantes sont toujours détenues

    Wang Zhixin, 28 ans, est chef de bureau de la municipalité Xinzhuangzi à Qianxi. En 1996, lorsque des gens de son village ont commencé à pratiquer Falun Gong, sa mère s’est jointe à eux. Peu après, toutes ses maladies ont disparu. Plus tard, Wang Zhixin a elle aussi commencé à pratiquer Falun Gong et suivi les principes d’Authenticité-Compassion-Tolérance dans son comportement au quotidien. Après être sortie diplômée de l’université en 2005, elle est venue travailler dans le gouvernement local de la municipalité. Elle travaille très consciencieusement et a démontré des capacités de travail remarquables. Elle a été choisie chaque année comme travailleuse avancée. Tous ses collègues ont été choqués par son arrestation : Comment une telle personne pouvait-elle être illégalement arrêtée ?

    Ma Yinfeng, 46 ans, est de la municipalité Donghuayuan, Qianxi. Elle travaille comme conductrice de bus sur la ligne de passagers allant de Qianxi à Tangshan. Lorsque Ma Yinfeng a épousé Lu Zuojin, ce dernier était militaire. Un an après la naissance de leur enfant, elle est tombée malade et ne pouvait rien faire. Elle a dû laisser le soin de son enfant aux grands-parents. Le petit revenu de la famille était utilisé principalement dans des médicaments et c'était une véritable lutte financière. Lu Zuojin ne s'est pas plaint, il prenait soin d’elle et préparait des herbes médicinales pour elle tous les jours. Elle était extrêmement faible à l'époque. Sa maladie a continué pendant sept ans. Au cours de l’été 1996, elle a commencé à pratiquer Falun Gong. Depuis, elle se montre bonne envers tout le monde et sa santé s'est spectaculairement améliorée. Elle pouvait faire toutes sortes de travaux ménagers et leur maison était à nouveau pleine de joie et de rires.

    Chen Hongli 38 ans, est de la municipalité Xingcheng. Lorsqu’elle a rencontré son époux, celui-ci venait juste de perdre sa première femme, décédée suite à une maladie, laissant derrière elle un garçonnet de cinq ans. Après s’être mariés, elle a donné naissance à une fille. En 1997, Chen Hongli a commencé à pratiquer Falun Gong. Lorsqu’elle a appris que le père de l’ancienne épouse de son mari était malade, elle l’a pris chez eux pour veiller sur lui. Tous les voisins ont été touchés, disant qu’ils n’avaient jamais vu quelqu’un d’aussi bon. Elle n'en a pas moins enduré de nombreux traitements inhumains depuis 1999. C’est la sixième fois qu’elle a été enlevée et détenue.

    Les trois pratiquantes mentionnées ci-dessus ont été détenues pendant trois mois à ce jour. Actuellement, Wang Zhixin et Chen Lihong sont détenues dans le centre de détention de Qianxi, alors que Ma Yinfeng est détenue dans le centre de détention de Zunhua. Les membres de leurs familles n’ont pas pu les voir durant tout ce temps. La fille de Wang Zhixin, âgée d’un an, est prise en charge par sa grand-mère. Lorsque son père et son oncle l’ont emmenée voir sa maman dans le centre de détention, ils ont été éconduits par la police. La famille de Chen Lihong et les autres villageois ont seulement réussi à la voir une fois, après de grands efforts.

     

    Tiré de: http://www.fr.clearharmony.net/articles/201008/52602.html

  • Hong Kong commémore le 21e anniversaire du massacre de Tiananmen

    Hong Kong est le seul endroit de Chine où le massacre de Tiananmen est commémoré ouvertement et légalement.

    Quelque 150 000 personnes se sont réunies vendredi 4 juin 2010 à Hong Kong, dans un parc de la ville, pour commémorer la sanglante répression des étudiants de 1989, à Pékin, place Tiananmen. Un chiffre jamais atteint. De leur côté, les États-Unis ont appelé Pékin à libérer les prisonniers politiques détenus depuis la répression du mouvement étudiant.

    Avec notre correspondante à Hong-Kong, Florence de Changy

    Au fil des ans, le rassemblement est devenu rituel. Au soir du vendredi 4 juin, ce sont 113 000 personnes selon la police et 150 000 selon les organisateurs, qui se sont rassemblées dans un calme et un ordre assez solennels pour commémorer le 21e anniversaire de la tragique nuit sanglante du 3 au 4 juin 1989.

    Alors qu’en Chine continentale, l’épisode est un tabou dont les jeunes générations n’ont pour la plupart jamais entendu parler, Hong Kong est le seul endroit de Chine où le massacre de Tiananmen est commémoré ouvertement et légalement.

    Le succès de la veillée du 4 juin a surpris même les organisateurs. Une semaine auparavant, treize « militants du souvenir » avaient été brièvement arrêtés pour avoir érigé sur le parvis d’un centre commercial, une statue de la liberté inspirée de la « Déesse de la démocratie » en papier mâché faite à l’époque par les étudiants de la place Tiananmen. Finalement, la déesse confisquée a été rendue par la police aux étudiants.

    Après la veillée, quelques centaines d’entre eux ont donc bravé l’interdiction de l’installer au cœur du campus de leur université. Une petite victoire dans le combat pour la liberté d’expression et pour la démocratie en Chine. Un combat qui se joue aussi pour l’avenir de Hong Kong.

    Correspondante à Hong-Kong, Florence de Changy

    Tiré de:

    http://www.rfi.fr/asie-pacifique/20100605-hong-kong-commemore-le-21e-anniversaire-massacre-tiananmen
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