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droit chinois

  • Un avocat chinois révèle les brutalités lors des gardes à vue

    L’avocat des droits de l’homme de Pékin, Jiang Tianyong (Epoch Times)
    L’avocat des droits de l’homme de Pékin, Jiang Tianyong (Epoch Times)

    Jiang Tianyong, l’avocat chinois des droits de l’homme, arrêté en février dans le cadre des tentatives du parti communiste chinois d’étouffer dans l’œuf une «révolution de jasmin» locale, a brisé récemment le silence sur ce qui s’est passé alors qu’il était en garde à vue. Isolement, lavage de cerveau, privation de sommeil et torture faisaient partie du quotidien de ces deux mois. Il avait été arrêté par la police devant les membres de sa famille, ils ont simplement déclaré qu’il était «sujet à enquête.» Il a été libéré le 29 avril, mais Jiang n’a raconté son historie qu’à la mi-septembre. La partie la plus douloureuse de l’épreuve était les sessions de lavage de cerveau, a-t-il affirmé le 14 septembre, à la radio Sound of Hope (SOH).

    «J’étais complètement isolé du monde extérieur et n’avait pas d’opportunité pour obtenir des informations autres que celles qui m’étaient données de force, lors des sessions de lavage de cerveau. En fain je mourais lentement mentalement. Vous savez, dans la Chine ancienne, il existait une forme d’exécution, nommée «lent à trancher ou mort lente» [lingchi].» Durant les deux mois de détention, ni Jiang, ni sa famille n’ont reçu d’avertissement ou documentation officielle; personne à l’extérieur ne savait s’il était mort ou vif. Jiang, avocat depuis 2005, est devenu une cible du fait de sa volonté de s’occuper d’affaires de droits de l’homme. En particulier, il a défendu les pratiquants de Falun Gong, un groupe persécuté sans merci par le régime.

    «J’ai passé la période de détention entière dans une pièce, excepté qu’ils m’ont déplacé à deux reprises. Je ne savais pas où je me trouvais, parce que lorsqu’ils m'ont déplacé, ils m’ont couvert la tête» a-t-il affirmé à Voice of América (VOA). Jour après jour, dans cette pièce, je me trouvais dans une lumière blanche aveuglante. Je ne sais pas comment j’ai passé le printemps, je n’ai pas vu un seul rayon de soleil.» Dés le troisième jour de détention, Jiang a été placé sous surveillance stricte. Il devait se lever à une heure précise, puis se présenter à la police, et crier des slogans affirmant qu’il souhaitait accepter l’éducation du gouvernement. Après cela, il a du réciter les paroles de trois chants louant le parti communiste et sil faisait une erreur, il devait recommencer. Lors des cinq premières nuits de sa détention, Jiang a été interrogé de minuit à 05:00 heures.

    Tiré de: http://www.lagrandeepoque.com/LGE/Chine-/-Asie/Un-avocat-chinois-revele-les-brutalites-lors-des-gardes-a-vue.html

  • Liberté ou prison: la «détention souple» en Chine

    Pour certains dissidents chinois, même s'ils ont purgé leur peine, la vie à l'extérieur peut être aussi restreinte. (NTD)
    Pour certains dissidents chinois, même s'ils ont purgé leur peine, la vie à l'extérieur peut être aussi restreinte. (NTD)

    Vous pensez peut-être que sortir de prison signifie que vous êtes libre. Pour certains dissidents chinois, même s'ils ont purgé leur peine, la vie à l'extérieur peut être aussi restreinte que s’ils étaient derrière les barreaux.

    «Souvent, ce qu'on appelle « détention souple» ou «résidence surveillée» n'est pas, la plupart du temps, imposée par un juge», a expliqué Sarah Cook analyste en Asie pour Freedom House, organisation non gouvernementale qui étudie l’état de la démocratie dans le monde.

    Le militant contre le sida, Hu Jia, a été libéré de prison le 26 Juin 2011. Il a purgé une peine de trois ans et demi pour «incitation à la subversion». Pourtant, aujourd'hui la police surveille son domicile et il est restreint dans ses mouvements.

    La condamnation de M. Hu  inclut une interdiction de parler aux médias ou d’assister à des rassemblements publics pendant 12 mois après sa libération, mais les autorités sont allées plus loin et imposent une véritable résidence surveillée.

    Sarah Cook a précisé: «Ce n'est pas comme une certaine procédure, en vertu du droit chinois basé sur tel ou tel article, qu’une personne est soumise à résidence surveillée pour une période indéfinie. C'est le type de détention arbitraire et indéterminée qui peut s’appliquer ou non». Cette assignation à résidence va parfois plus loin et se transforme en violence.

    Le militant aveugle, Chen Guangcheng, est devenu un héros local, dans la province du Shandong. Il avait défendu les victimes d'avortements forcés, suite à la politique chinoise de l’enfant unique. Pourtant Chen a été mis en prison à la suite de ce que beaucoup considèrent comme de fausses accusations. Depuis la libération de Chen, en septembre 2010, il est maintenu en résidence surveillée.

    Lire la suite: http://www.lagrandeepoque.com/LGE/Chine-/-Asie/Liberte-ou-prison-la-detention-souple-en-Chine.html

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