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  • Comment Twitter change la société chinoise

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    Qui aurait pu prédire qu’un système de messagerie textes de 140 caractères -généralement utilisés aux Etats-Unis pour raconter les aléas de son quotidien- deviendrait un symbole d’espoir pour les militants des droits civiques sous un régime quasi-dictatorial ?

    Twitter, le système de messagerie en question est un service Internet permettant  à ses utilisateurs d’envoyer de courts messages textes et de les partager avec de milliers d’abonnés. Ce système devient en Chine un puissant outil  qui aide les dissidents à rester connectés et à se mobiliser. Les utilisateurs de Twitter peuvent suivre les mises à jour (ou «tweets») des personnes qu’ils suivent et sont tout de suite au courant lorsque ces dernières sont harcelées par la  police chinoise et peuvent ainsi leur porter secours immédiatement si le tweet appelle à l’aide.

    C’est justement ce qui s’est passé dans la nuit du 23 Décembre dernier lorsque Teng Biao,  avocat des droits civiques et professeur d’université à Beijing et son ami Zhang Yongpan ont rendu visite à la mère d’un ami Fan Yafeng. Arrivés au domicile de la maison, les deux amis sont tombés sur la police qui leur a réclamé leur papier d’identité.

    Teng, l’avocat leur a rétorqué que les policiers n’avaient pas le droit d’exiger leur papier d’identité. Furieux, ces derniers ce sont saisis des deux amis et les ont conduit au poste où ils ont été battus et maltraités.

    Alors que les choses tournaient mal à la suite de l’arrestation, Teng a utilisé son téléphone portable pour envoyer des tweets aux quelques 20 000 abonnés qui le suivent (qui ont relayé à leur tour les tweets  à leurs propres abonnés) pour les informer qu’il était en danger. Les bloggeurs qui ont eu vite fait de trouver l’adresse du poste de police incriminé et l’ont publié ainsi que les coordonnés du contact et du chef de police.

    En peu de temps, le poste de police a été assiégé  par des militants et des avocats, et avant minuit Teng et son ami étaient libres.

    Dans la nuit du 18 Décembre, un groupe d’avocats des droits de l’homme de Beijing dont Zhang Kai, Li Heping, Wang Quanzhang et d’autres se rendaient au Centre de Recherche de la Montagne Sainte (Shengshan) voir le Dr Fan Yafeng qui venait d’être libéré après une arrestation illégale. Ils ont été arrêtés à leur tour et conduit au poste de police. De la même manière, les avocats ont envoyé des tweets et ils ont été libérés grâce à l’aide des avocats de Beijing, des bloggeurs et des journalistes qui se sont rendus au poste de police réclamer leur libération.

    L’adoption d’outils comme Twitter aide à promouvoir une véritable société civile en Chine, malgré tous les efforts des autorités pour la contrecarrer.

    Tout du moins c’est ce que pense l’avocat des droits de l’homme de Beijing Jiang Tianyong : «Il y a un éveil des consciences civiques à grande échelle, et de nombreux groupes se sont formés, tel que les avocats des droits humains, les médias privés ainsi que des journalistes citoyens» explique t-il. «Grâce à Twitter ils restent en contact pour diffuser leur messages et organiser des activités». Certains utilisateurs de Twitter avaient peur au début, concède Jiang, mais ils ont pris confiance par la suite en voyant les autres réussir. «C’est la preuve qu’un petit groupe de gens qui ose entreprendre des actions peut grandement motiver et devenir une source d’inspiration pour beaucoup d’autres».

    Lorsque les militants, utilisateurs de Twitter se retrouvent face à la police, à la police secrète ou à d’autres groupes de fonctionnaires corrompus de la bureaucratie chinoise, ils ont le sentiment que ce sont les autorités qui ont peur. Il l’explique ainsi : «Les menaces des autorités n’ont généralement aucune base juridique, et une fois que les menaces s’avèrent inefficaces, les autorités n’ont plus aucun moyen de pression sur les utilisateurs de Twitter».

    Zhang Jianping, directeur exécutif du Mouvement de Droits confie que les gens qui voient ou assistent à un incident peuvent le diffuser et faire de la défense du droit une affaire publique.

    Il pense que dans la mesure où les protestations et les poursuites s’avèrent de plus en plus inefficaces, plus de chinois utiliseront Twitter, plus il y aura de personnes pour suivre ou être témoin d’un événement, plus grand sera son impact.

    Cette possibilité unique qu’offre twitter de créer des groupes de participation demeure pour l’instant une mouvance timide, mais Jiang croit que son impact va grandir dans les années qui viennent. «Twitter est en train de changer la société chinoise. Avec un simple téléphone, les gens peuvent envoyer des tweets ou des photos en direct du lieu de l’événement, et réduire à néant le blocus de l’information imposé par le gouvernement»

    Tiré de: http://www.lagrandeepoque.com/LGE/Chine-/-Asie/Comment-Twitter-change-la-societe-chinoise.html

  • La Chine épinglée par le département d’Etat américain début 2009

    chine-police-m.jpgMalgré l'organisation des Jeux olympiques en 2008, les violations des libertés individuelles se sont accentuées en Chine. C'est ce qu'indique, en tous cas, le département d'État américain dans son rapport annuel sur les droits de l'Homme

      

    Les Etats-Unis ont promis mercredi de donner l'exemple dans le monde en matière de droits de l'Homme, tout en épinglant l'Egypte et la Chine pour leurs violations des libertés individuelles, au même titre que l'Iran, Cuba ou le Venezuela.


    Dans son rapport annuel sur les droits de l'Homme, publié par le département d'Etat, Washington cite onze pays dans lesquels la situation s'est détériorée en 2008: la République démocratique du Congo (RDC), l'Erythrée, la Mauritanie, le Zimbabwe, la Chine, l'Arménie, l'Egypte, l'Iran, le Sri Lanka, Cuba et le Venezuela.


    "Le bilan du gouvernement chinois en matière de droits de l'Homme est resté mauvais et s'est aggravé dans certaines régions", note le rapport qui cite notamment la "répression des minorités ethniques dans la région autonome ouïghoure du Xinjiang et au Tibet".


    Le document dénonce aussi les "éliminations et tortures" infligées aux opposants, et le "harcèlement" subi par les dissidents, les défenseurs des droits de l'Homme et leurs avocats, notamment pendant la période phare des Jeux Olympiques.


    En Egypte, le rapport a constaté un "déclin du respect par le gouvernement des libertés d'expression, de la presse, d'association et religieuse" pendant l'année, citant notamment les arrestations de blogueurs.


    Sur la quarantaine de pays mentionnés dans l'introduction du rapport, seuls la Thaïlande, le Bengladesh, l'Irak, la Colombie et le Guatemala sont cités pour les progrès effectués dans l'année en matière de droits de l'Homme.


    Les autres sont des pays où les droits restent violés systématiquement, comme la Birmanie, qui "poursuit ses méthodes oppressives", le Bélarus dont le bilan reste "très mauvais", la Corée du Nord au bilan "abyssal", la Tunisie avec sa "répression systématique et sévère des libertés d'expression et d'association", ou encore l'Ouzbékistan où la torture reste "systématique".


    "La promotion des droits de l'Homme est un élément essentiel de notre politique étrangère", a assuré la secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton, en présentant ce rapport à la presse.


    "Mais nous ne nous limiterons pas à une seule approche pour vaincre la tyrannie et l'asservissement qui affaiblissent l'esprit humain, limitent les possibilités humaines et menacent le progrès humain", a-t-elle ajouté.


    Mme Clinton avait été critiquée lors de son récent voyage en Asie pour avoir voulu éviter que les droits de l'Homme n'occultent de grandes questions telles que les crises économique et climatique.

    Bien que ce rapport concerne une période pendant laquelle l'administration Bush était au pouvoir, il porte la marque du nouveau président Barack Obama qui s'est engagé à respecter les "valeurs" des Etats-unis.

    Le département d'Etat se dit "conscient de l'intérêt que suscite le bilan des Etats-Unis aussi bien dans le pays qu'à l'étranger" et note que les opinions émises par divers acteurs de la communauté internationale sur le respect des droits de l'Homme aux Etats-Unis "ne sont pas des ingérences dans nos affaires internes".


    "De même que tous les autres Etats souverains, nous avons des obligations internationales en matière de respect des droits de l'Homme et des libertés de nos citoyens et il en va de la responsabilité des autres de s'exprimer lorsqu'ils pensent que ces obligations ne sont pas respectées", ajoute le rapport.


    Le document mentionne notamment le camp de détention de Guantanamo, où 245 détenus soupçonnés de terrorisme sont emprisonnés depuis des années sans jugement, pour noter que M. Obama en a décidé la fermeture d'ici un an.


    Mme Clinton a noté que les Etats-Unis devaient se montrer "exemplaires".

     

    Tiré de France24 : http://www.france24.com/fr/20090225-washington-accuse-pekin-bafouer-droits-homme-chine-etats-unis-violations-libertes-individuelles-usa

     

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