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  • Visite du Dalaï-lama en Australie

    5000 personnes étaient rassemblées à Melbourne pour écouter les enseignements du Dalaï-lama sur le bouddhisme tibétain.
    5000 personnes étaient rassemblées à Melbourne pour écouter les enseignements du Dalaï-lama sur le bouddhisme tibétain. (NTD)

    Il n'est pas nécessaire de se convertir au bouddhisme pour suivre les enseignements du Bouddha. Telle était l'idée directrice du séminaire donné en Australie par le Dalaï-lama du 10 au 13 juin 2011. Environ 5000 personnes étaient rassemblées à Melbourne pour écouter les enseignements du Dalaï-lama sur le bouddhisme tibétain.

    Bien que le voyage ait pour but d'éclairer le public sur des connaissances ancestrales, le Dalaï-lama continue d'évoquer la situation problématique du Tibet. Le Dalaï-lama a déjà visité plus de 60 pays pour y parler du Tibet occupé par le parti communiste chinois depuis les années 1950.

    Sa volonté d'informer les responsables gouvernementaux sur les violations des droits et des libertés subies par son peuple n'a pas baissé, même s'il a récemment délégué son titre de dirigeant politique du gouvernement tibétain en exil.

    Julia Gillard, Premier ministre australien, a décidé cette année de ne pas rencontrer le leader spirituel comme l'ont fait deux de ses homologues dans le passé. Le dirigeant de l'opposition Tony Abbott lui, a accepté de rencontrer le Dalaï-lama.

    Le Conseil du Tibet en Australie avait invité le Premier ministre à rencontrer le Dalaï-lama en dépit des tensions diplomatiques que cela pourrait entraîner avec le parti communiste chinois. Julia Gillard a annoncé qu'elle ne rencontrerait pas le Dalaï-lama, en raison des voyages réguliers que celui-ci effectue en Australie. Elle a expliqué: «Je pense qu'il est venu ici quatre fois, au cours des cinq dernières années. Certaines fois, il a rencontré le Premier ministre et d'autres pas».

    NTD News, Melbourne, Australie

    Tiré de: http://www.lagrandeepoque.com/LGE/Chine-/-Asie/Visite-du-Dalai-lama-en-Australie.html

  • M. Li Hongzhi reconnu comme «un leader spirituel remarquable»

    Le gagnant du prix de l'an dernier était le dalaï-lama

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    M. Li Hongzhi est reconnu pour son leadership spirituel remarquable et ses contributions paisibles à l'élévation de la moralité et à la promotion de la culture traditionnelle chinoise. (La Grande Époque)

     

    BALDWIN PARK, Californie - Dans la nuit du 26 septembre 2009, une salle remplie de plus de 200 défenseurs des droits de l'homme et des sympathisants étaient réunis pour la cérémonie de remise des prix de la Fondation des Droits de l'homme d'Asie-Pacifique, pour saluer l'engagement de neuf personnes. La cérémonie a eu lieu au Baldwin Park, à 15 milles à l'est de Los Angeles. Les lauréats sont venus d'aussi loin que de Chine pour recevoir leur prix.

    La Fondation des Droits de l'homme d'Asie-Pacifique a été créée en Nouvelle-Zélande et transférée à Los Angeles en juin 2008. Elle a des représentations à Hong-Kong, en Nouvelle-Zélande, en Australie, au Japon et dans plusieurs pays européens.

    Huit personnes ont été récompensées pour leur travail remarquable dans le domaine des droits de l'homme. Parmi les lauréats le pasteur Eddie Romero, qui a été arrêté en Chine en 2008 lors des Jeux olympiques pour avoir protesté contre les violations des droits de l'homme commises par le gouvernement chinois; Chris Wu, président provisoire du gouvernement chinois ; Wu Gan, un internaute maintenant célèbre qui a aidé à étaler sur la scène publique la tentative de viol des représentants gouvernementaux chinois sur Mme Deng Yujiao; et le docteur Yang Jianli, un lauréat de 2005 toujours en prison en Chine au moment de sa récompense. Le docteur Yang est un étudiant de Harvard qui a été arrêté en Chine en 2002 pour avoir aidé des syndicats à utiliser des méthodes de lutte non violentes.

    Parmi les neuf récompenses, un prix spécial a été attribué à M. Li Hongzhi, le fondateur du Falun Dafa, pour son leadership spirituel remarquable et ses contributions à l'élévation de la moralité et à la promotion de la culture traditionnelle chinoise.
    Le Falun Dafa, aussi appelé Falun Gong, est un qigong qui inclut quatre exercices, plus une méditation et une discipline morale basée sur le principe de «Authenticité-Compassion et Tolérance». En 1999, le gouvernement chinois a estimé à 70, voire 100 millions, le nombre de personnes pratiquant le Falun Dafa, ce qui n'était pas du goût de Jiang Zemin, l'ancien dirigeant communiste chinois.

    En juillet 1999, le gouvernement chinois a interdit la pratique du Falun Dafa, et les médias contrôlés par l'État chinois ont alors entamé une campagne de calomnie à l'encontre de la pratique. Au cours des 10 années qui viennent de s'écouler, les organisations des droits de l'homme et les experts ont constaté que le Falun Dafa a été le groupe le plus durement persécuté en Chine.

    Youfu Li, le président de l'Association occidentale américaine du Falun Dafa, a accepté la récompense. Il a dit, «M. Li Hongzhi a enseigné le principe d' "Authenticité--Compassion et Tolérance" dans le monde entier. Il a élevé la moralité des gens. Au cours de la décennie écoulée, le parti communiste a persécuté beaucoup de gens. Tout au long de ces années, les pratiquants du Falun Gong ont avec compassion dénoncé le parti communiste chinois et sauvé la conscience des gens.»

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    Un auditoire très attentif lors de la cérémonie de remise des prix de la Fondation des Droits de l'homme d'Asie-Pacifique 2009 au Baldwin Park, CA. (La Grande Époque)

     

    Le pasteur chrétien, Eddie Romero, a dit à propos de la récompense de M. Li Hongzhi : «Bien, je pense qu'il est merveilleux que nous soyons du même côté unis sur la même question. Pour faire face à la République Populaire de Chine et dénoncer ses méthodes répressives, je pense que c'est une chose puissante. Je suis heureux d'être ici et de recevoir le prix avec le leader du Falun Gong, parce que, je le redis, nous sommes debout sur la même longueur d'onde sur cette question et pour moi c'est important que nous nous tenions épaule contre épaule sur cette question plutôt que d'être divisé parce que je ne suis pas un pratiquant du Falun Gong et je sais qu'il n'est pas chrétien, mais nous partageons ceci ensemble parce que nous sommes des frères et des sœurs qu'il s'agisse du Falun Gong ou des chrétiens.

    «Nos frères et sœurs souffrent à cause de la République Populaire de Chine. Aussi, je suis heureux et fier d'être debout côte à côte, même si nous ne partageons pas la même foi, nous avons le même point de vue sur la République Populaire de Chine et je pense que tous deux, nous voulons voir une Chine libre.»

    Docteur Yang Jianli, étudiant de l'Université de Harvard et président d'Initiatives pour la Chine, a dit : «Je suis heureux d'apprendre que M. Li Hongzhi a gagné ce prix et je pense qu'il le mérite. Au cours des 10 années écoulées, le Falun Gong a été le groupe le plus persécuté en Chine et depuis que le gouvernement chinois a commencé la persécution contre les pratiquants du Falun Gong, les pratiquants ont travaillé si durement pour démolir le mur érigé par le gouvernement chinois, entre autres choses. Ils travaillent étroitement avec d'autres activistes des droits de l'homme pour essayer d'apporter les idées des droits de l'homme et même des projets concrets sur la façon dont la Chine peut se retrouver et redevenir la Chine, cette entreprise a joué un rôle très important dans ce mouvement les 10 années écoulées. Dans ce sens, je pense que M. Li mérite cette récompense. Nous autres citoyens du monde libre, devrions aussi être conscients de l'impact du gouvernement chinois sur les autres pays. Par exemple, le gouvernement chinois est derrière la Birmanie. Choisissez n'importe quelle dictature dans le monde et vous verrez que le gouvernement chinois est derrière. Aussi, les problèmes des chinois ne sont pas que des problèmes de Chinois; ce sont des problèmes pour le monde entier. C'est pourquoi nous avons besoin que tout le monde s'implique pour changer la situation en Chine et faire en sorte que la Chine devienne un meilleur endroit et faire du monde entier un meilleur endroit.»

    M. William Mei, directeur de la Fondation des Droits de l'homme d'Asie-Pacifique, a dit : «Au cours des années passées, la Fondation des Droits de l'homme d'Asie-Pacifique a récompensé plus de 20 personnes dans la zone Asie-Pacifique. Parmi ces gens, M. Wei Jingsheng qui a reçu la nomination pour le prix Nobel de la Paix, le docteur Wang Bing Zhang et Hu Jia, qui est actuellement emprisonné en Chine.»

    L'an dernier, la fondation a décerné un prix au dalaï-lama ainsi qu'à Dana Rohrabacher, membre du Congrès américain, pour son dévouement en faveur des droits de l'homme en Asie.

    «L'année dernière, selon Mei, la Fondation des Droits de l'homme d'Asie-Pacifique a assisté à pas moins de 31 rencontres de soutien aux droits de l'homme en Asie-Pacifique. Ces évènements ont amélioré la situation des droits de l'homme dans ces pays. Surtout après le mois de mars, lorsque nous avons tissé des liens avec diverses associations et syndicats américains.»

    D'après M. Mei, la fondation a assisté à sept évènements organisés par le Congrès américain et a pu avec succès motiver le gouvernement américain à aborder les questions des droits de l'homme dans leurs rencontres avec les pays asiatiques. Il espère qu’à l'avenir les États-Unis lieront la question des droits de l'homme aux activités commerciales. 

    Tiré de La Grande Epoque : http://www.lagrandeepoque.com/LGE/Header/M.-Li-Hongzhi-reconnu-comme-un-leader-spirituel-remarquable.html

  • Le Congrès américain remet un prix au dalaï-lama

    Le Congrès américain a remis mardi au dalaï-lama un prix pour son action en faveur des droits de l'homme, à l'occasion d'une visite du chef spirituel tibétain à Washington, où il ne rencontrera pas Barack Obama.

    C'est la première fois en 18 ans que le dalaï-lama se rend dans la capitale américaine sans s'y entretenir avec le président des Etats-Unis, qui a repoussé leur rencontre après un sommet prévu en novembre avec son homologue chinois Hu Jintao.

    La Maison blanche déploie des efforts de diplomatie pour améliorer ses relations avec Pékin, jugées décisives sur de nombreux dossiers allant de la lutte contre le changement climatique au programme nucléaire nord-coréen.

    Le dalaï-lama se présente comme un "simple moine bouddhiste" alors que la Chine l'accuse de visées séparatistes.

    A l'occasion d'une cérémonie au Capitole, le dalaï-lama a reçu le prix Tom Lantos, ancien président de la commission des Affaires étrangères de la Chambre des représentants.

    "Si nous ne parlons pas franchement des droits de l'homme en Chine et au Tibet, nous perdons notre droit à parler franchement des droits de l'homme partout ailleurs dans le monde", a déclaré la présidente de la Chambre, Nancy Pelosi, en remettant son prix au leader tibétain.

    Ce dernier a salué les Etats-Unis comme les champions de "la liberté, la démocratie" et les a invités à "préserver ces principes".

    Le sénateur républicain John McCain, adversaire malheureux d'Obama à la présidentielle, a lui aussi rendu hommage à l'hôte du jour.

    "Le dalaï-lama a consacré sa vie à la défense dévouée, sans relâche et non-violente du droit de son peuple à l'auto-détermination et à la dignité", a-t-il souligné.

    L'opposition a aussi fustigé le report de la rencontre en le dalaï-lama et le président américain, que la chef de file des républicains à la commission des Affaires étrangères de la Chambre a accusé dans un communiqué de "faire des courbettes à Pékin".

    Le porte-parole de la Maison blanche, Robert Gibbs, a rétorqué: "Notre relation avec la Chine, avoir une relation forte et un bon dialogue avec eux, nous permet de leur parler des intérêts et inquiétudes du peuple tibétain."

    "Nous sommes totalement favorables à une rencontre qui aura lieu plus tard dans l'année", a-t-il ajouté.

     

    Tiré du Point : http://www.lepoint.fr/actualites-monde/2009-10-07/le-congres-americain-remet-un-prix-au-dalai-lama/924/0/383475

  • Le dalaï-lama déconseille la complaisance envers Pékin

    BRUXELLES - Le dalaï-lama estime que l'Europe ne doit pas se montrer complaisante avec la Chine, comme elle l'aurait été, selon lui, avec Hitler dans les années 1930.

    Le dalaï-lama déconseille la complaisance envers Pékin

    Le dalaï-lama estime que l'Europe ne doit pas se montrer complaisante avec la Chine, comme elle l'aurait été, selon lui, avec Hitler dans les années 1930. (Reuters/Thierry Roge)

    Le chef spirituel des Tibétains, qui effectue cette semaine une tournée en Europe, assure que c'est la fermeté envers les dirigeants de Pékin qui sert le mieux la cause des droits de l'homme.Le religieux bouddhiste de 73 ans doit notamment rencontrer dans trois jours à Gdansk le président français Nicolas Sarkozy en marge d'une réunion des prix Nobel de la paix organisée par Lech Walesa.

    L'annonce de cette rencontre a incité Pékin à annuler le sommet sino-européen prévu ce lundi à Lyon. Mais le dalaï-lama, lui-même prix Nobel de la paix, déclare que les Vingt-Sept ne doivent pas s'alarmer de ce mouvement d'humeur."Il y a un proverbe tibétain qui dit : 'Certaines plaies à la bouche se guérissent d'elles-mêmes' Les Chinois ont eu d'emblée une réaction dure, mais cela se tassera", confie le leader tibétain dans une interview à Reuters"Ainsi en est-il de ma tournée (...) Au début il y a eu une certaine forme de menace, mais finalement pas beaucoup suivie d'effet."

    Le chef spirituel des Tibétains reconnaît que les relations de l'Europe avec la Chine, pays le plus peuplé du monde, sont importantes, mais il souligne qu'une attitude ferme est dans l'intérêt même des Chinois.

    "UNE SOCIÉTÉ HARMONIEUSE"

    "Il y a un autre proverbe tibétain qui dit qu'une amitié plus authentique implique plus de franchise. C'est important."

    "Sous Chamberlain, juste avant la Seconde Guerre mondiale, l'excès de conciliation a échoué", rappelle-t-il, se référant aux efforts du Premier ministre britannique Neville Chamberlain pour trouver un accommodement avec le chancelier allemand Adolf Hitler.

    Le dalaï-lama réaffirme par ailleurs dans son interview ses accusations de "génocide culturel" de la part de la Chine au Tibet et invite les Européens à soulever systématiquement la question de la liberté religieuse et des droits de l'homme dans leurs contacts avec les dirigeants de Pékin.

    "Pour que la Chine devienne un membre à part entière de la communauté mondiale, elle doit respecter ces choses-là.

    "Parfois les gens totalitaires ne voient pas leurs propres fautes aussi est-il important que leurs amis attirent leur attention sur ces erreurs."

    Le dalaï-lama défend sa "voie médiane" vis-à-vis de la Chine, consistant à réclamer une plus grande autonomie pour le Tibet plutôt que l'indépendance.Il la juge compatible avec l'ambition affichée du président chinois Hu Jintao d'aboutir à "une société harmonieuse, stable et unie.

    "J'ai toujours pensé que notre approche, l'approche médiane, aide à apporter la stabilité, l'unité, la prospérité et, en dernier ressort, une société harmonieuse. Donc quiconque, y compris l'UE, qui contribue à cela aide indirectement le gouvernement chinois."

    L'Express

  • La Chine et les Démocraties

    « Paris ne se laissera pas dicter sa conduite par Pékin, » a déclaré Bernard Kouchner, le ministre des affaires étrangères. La Chine, furieuse d'apprendre que Nicolas Sarkozy allait rencontrer le Dalaï-Lama, en Pologne le 6 décembre, a décidé de ne pas venir au sommet qui devait s'ouvrir lundi avec l'Union Européenne.

    La Chine est en mauvaise posture avec la vente de produits trafiqués allant du lait pour bébé contaminé ayant causé la mort d'enfants, jusqu'aux canapés qui rendent malades en passant par des jouets dangereux pour la santé. Sans doute avant les fêtes de Noël, ne voulait-elle pas donner mauvaise presse à son commerce. Ni risquer de mettre sur le devant de la scène le fait que certains de ses produits à bas prix sont fabriqués par des prisonniers dans des camps de travail forcé !

    La volonté de la Chine d'influencer la politique d'un pays souverain est inacceptable. Cela montre à quel point la Chine connaît mal les Européens ou les tient en piètre estime. Car, renoncer à rencontrer le Dalaï-lama, Prix Nobel de la Paix, serait aujourd'hui, renier les valeurs qui fondent la démocratie : la Liberté et le respect des personnes.

    Cette pression inadmissible est une grande erreur qui dessert la Chine elle-même. Ce faisant, elle dévoile à quel point elle est hostile à l'autonomie du Tibet réclamée par les Tibétains et promise de longue date par la Chine mais toujours inexistante. Elle démontre aussi le courage des Tibétains, résistant par la non-violence à la violence de la répression chinoise : «... la multiplication des campagnes de rééducation patriotique, le report sine die des rencontres entre émissaires chinois et tibétains, laissent penser que c'est la méthode forte qui l'emporte », écrivait Françoise Robin.

    Résister à cette pression est l'honneur des démocraties. La voix du Président de l'Union Européenne, Nicolas Sarkozy, s'est élevée clairement sur ce sujet le 13 novembre : « Les Tibétains n'ont pas à souffrir de la répression et ils ont droit à la liberté, » a-t-il déclaré.

    Mais le devoir des populations habitant en pays démocratique est de défendre, elles aussi, ces principes qui fondent la Démocratie. Elles doivent prendre conscience qu'elles sont un îlot de liberté dans un monde aux nombreux régimes autoritaires. Elles doivent savoir que, de plus en plus souvent, elles devront faire face à des pressions commerciales les incitant à renoncer à leur liberté et à leur indépendance politique. Où irait-on alors si l'on commençait à céder au diktat d'un pays aussi puissant que la Chine aujourd'hui, et que d'autres demain ? Ce chemin nous conduirait à perdre et la prospérité et la Liberté.

    Tiré de Ouest France

  • C'est à la France de se montrer forte

    photo_1227772934423-2-0.jpgLa Chine semble coutumière de ces accès de colère. La France en est désormais victime. Il serait impensable que les Etats-Unis, l'Angleterre ou même l'Allemagne soient visés par la fronde chinoise. Pour quelles raisons ? La Chine ne peut se permettre de s'aliéner les Etats-Unis car, malgré leur affaiblissement moral et la crise économique actuelle, ils restent une super-puissance. L'Angleterre et l'Allemagne, au contraire de la France, ne céderont jamais devant une menace de la Chine et les officiels chinois le savent très bien. Par contre, la France a, pour habitude, de courber l'échine devant l'éventualité de boycott ou toute démonstration de force contre ses intérêts et c'est bien dommage.

    Il n'y a aucune raison pour la Chine d'annuler un sommet avec l'Union européenne, en particulier dans un délai aussi court. Il convient à la France de réagir avec vigueur et de dénoncer l'attitude inadmissible des officiels chinois plutôt que de "regretter" leur décision. Si le Président de la République française veut rencontrer une personnalité tibétaine, rien ne s'y oppose. Ce n'est qu'un prétexte utilisé par le gouvernement chinois pour faire pression à la fois sur l'Europe et pour affaiblir la France.

    Notre président de la République ne doit pas s'incliner devant les caprices d'une Chine en mal de puissance. Bien au contraire, M. Sarkozy devrait maintenant inviter le Dalai-lama à venir le voir à l'Elysée. Si la Chine a peur d'un moine tibétain, c'est une preuve de faiblesse de sa part. A la France de refuser ce chantage.

     

    Tiré de le Monde

  • La Chine dit toujours discuter avec le dalaï-lama

    La Chine a dit mardi qu'elle était toujours en contact avec le dalaï-lama, bien que le chef spirituel des Tibétains ait fait savoir dimanche qu'il n'avait plus d'espoir de parvenir avec Pékin à un accord sur l'avenir de la province. "D'après ce que je sais, il y a de nouveaux contacts en cours pour des consultations", a déclaré mardi Jina Yu, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères. "Nous espérons que ces contacts permettront au dalaï-lama de voir la situation clairement et de faire preuve de sincérité et de passer aux actes", a-t-elle ajouté. Agé de 73 ans, le dalaï-lama, qui a fui sa patrie en 1959, a convoqué une réunion spéciale des exilés tibétains pour la deuxième semaine de novembre afin de discuter de l'avenir du mouvement national face à l'"absence de réponse" des Chinois. Pour de nombreux Tibétains, le fait que leur chef spirituel admette avoir perdu espoir vient confirmer l'échec de sa stratégie de médiation, qui consistait à ne pas demander l'indépendance mais une simple autonomie.

    JDD

     

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