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département de la propagande chinois

  • Les plus grandes catastrophes naturelles sont-elles provoquées par l'homme?

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    8 août 2010 - Plus de 1.200 morts dans une coulée de boue dans la province de Gansu.

     

    Le Département de la Propagande chinois a diffusé un avis aux organes d'information généraux et en ligne au sujet de la récente catastrophe de Zhouqu. Pour le gouvernement chinois, l'heure est au deuil plutôt qu'à déterrer les erreurs humaines. Les journalistes ont donc été invités à quitter la zone du glissement de terrain. Or, sans reconnaître les erreurs humaines, comment empêcher les prochaines ?

    « La plus grande catastrophe naturelle est de ne jamais reconnaître les catastrophes nées de la main de l'homme. » Cette citation est l'un des textes de micro-blogs les plus actuels mis sur QQ par Lian Yue. « Aussi longtemps que la culpabilité de l'action humaine dans les ‘catastrophes naturelles’ sera ignorée et niée, nous continuerons à voir survenir la souffrance et la perte des vies humaines à travers le monde. Pour rester dans le cadre de ce billet traitant du monde chinois, si nous regardons les huit premiers mois de 2010, nous voyons une énorme perte de potentiel, d'énergies et de vies au travers de ‘catastrophes naturelles' dans lesquelles soit l'action humaine a joué un rôle de premier plan pour engendrer ces événements, soit une meilleure planification, prévoyance et reconnaissance de la réalité auraient pu éviter des conséquences aussi graves. »


    Quel est le rôle de l'homme dans le coût des catastrophes naturelles ?

    Au moment où était écrit ce billet, sur les dix premiers résultats de SOSO, cinq des titres se demandent précisément si ces « catastrophes naturelles » le sont vraiment. Huit sur les dix essaient de déterminer si la véritable responsabilité des graves conséquences humaines et économiques de la « catastrophe naturelle » est à chercher dans l'humanité et non dans la nature.

    Ecrivant le 20 juillet 2010 sur QQ, « Lutte » dit :

    « D'abord des tremblements de terre, ensuite à nouveau les inondations - chaque jour plus d'annonces : les pires inondations de l'histoire, même pires qu'en 98.

    Le barrage de Jiujiang s'est de nouveau rompu - là aussi pire qu'en 1998. Des crédits sont alloués chaque année, des digues sont bâties chaque année, on surveille les inondations chaque année - avec quels résultats ? Des enfants qui pleurent. Des zones supposées submergées sont rayées de la carte. Là où le barrage devrait résister, il cède. En 1998, un projet de construction a été mis en place, du nom scientifique de “fromage de soja” [nom d'un programme hâtivement monté de mauvaise qualité]. A l'examen des effets des tremblements de terre et des pluies diluviennes, ces projets, émaillant l'ensemble de la terre sacrée de Chine, font apparaître que même si Yu le Grand [un empereur chinois mythique du XXIe siècle avant J.-C. qui arrêta les flots] vivait encore, il ne pourrait pas retenir les eaux.

    Chaque fois que ces catastrophes naturelles se produisent, le gouvernement est prompt à réagir. Tout le monde met la main à la poche. Après quoi, la même catastrophe frappe. De nouveau ! En gardant à l'esprit que chacun est un génie après coup, on peut seulement dire que le gouvernement est raisonnablement compétent dans sa gestion de ces questions - mais quant au rapport avec la vie quotidienne des gens, à quoi servent donc ces programmes ? En cas de séisme les écoles et hôpitaux continuent à s'effondrer. Par grosses pluies les barrages continuent à céder. En cas de conflit l'armée est toujours dispersée. Pendant que les gens subissent des dommages il n'y a pas de problème. Il n'y a jamais d'enquête sur les responsabilités. Ne me dites pas que face aux catastrophes naturelles nous pouvons tout bonnement négliger le rôle des causes d'origine humaines. Chaque fois que nous voyons notre cher Premier ministre Wen, nous nous disons toujours “c'est un homme bon”, mais c'est son devoir. Chaque fois que nous voyons l'armée intervenir en urgence nous trouvons toujours cela émouvant - mais c'est son devoir. Faire face à ces problèmes, c'est le rôle du gouvernement - et non pousser par la ruse les gens ordinaires à faire des dons. Le peuple ne devrait pas payer la facture du gouvernement à sa place. »

    En faisant une recherche de blogs pour « catastrophe naturelle » sur 163.com, on trouve également le fil usuel des interrogations sur leur coût si élevé en termes de vies, production, économie et avenir. Au moment de ce billet, huit des dix titres obtenus sur la première page de résultats de 163.com interrogent directement l'implication de la « catastrophe causée par l'homme » dans les conséquences désastreuses de ces événements.

    L'utilisateur de 163.com « Bon Port » écrit :

    « L'irruption soudaine de catastrophes naturelles prend les gens au dépourvu, à regarder d'insupportables scènes de dévastation, qui leur brisent le coeur. Cela nous fait croire d'abord que la nature punit l'humanité. Il y avait des arbres hauts comme le ciel, des forêts touffues. Puis est venu le vrombissement des tronçonneuses, le craquement des chutes [d'arbres], transformés en toutes sortes de plaisants biens de consommation… les eaux claires de la rivière endiguée et la forêt de saules derrière étaient le paradis de mon enfance. Je ne sais plus quand, la forêt de saules a disparu, la digue est devenue un épais mur de sable et de pierre s'étirant sans interruption sur des milliers de mètres. Très spectaculaire - un changement total de décor. Dire que, face à une inondation dévastatrice, il n'a même pas su résister au premier coup ! la destruction imprudente de la forêt pour ouvrir des terres à l'agriculture a eu pour résultat la perte totale de la végétation et de la capacité des sols à absorber et retenir l'eau… Pour le bien du développement économique local, sans plan étudié par les services compétents, une vaste étendue de terrain forestier a été convertie en surface rase sans la moindre inspection de suivi. Les flancs des collines ont perdu leur couverture de forêt et de verdure de toujours. De la même manière, pour le bien du développement économique local et la promotion des investissements, un grand nombre de scieries non prévues ont été implantées à mesure de la production continue de maisons, en ce qui est devenu un soi-disant parc de développement industriel. La direction du gouvernement a barbouillé les rapports d'un trait de plume, mais qui a réfléchi aux conséquences ? On a du mal à croire qu'à l'époque les experts forestiers ne savaient pas ce qui résulterait de ces actes. L'exploitation forestière légale pouvait-elle réellement satisfaire une demande commerciale aussi élevée ? à part la question de qui [est fautif], au vu de cette catastrophe chacun devrait y réfléchir sincèrement. »

    Yoyo conclut un billet intitulé « Après les catastrophes » par cette pensée :

    « Une fois passées ces affaires de catastrophes actuelles, nous devons encore effectuer des enquêtes et recherches soigneuses sur place, absorber soigneusement toute l'expérience et les leçons, faire la synthèse des événements individuels, réfléchir et apprendre en tant que société. Mais tandis que nous faisons, en période de nécessité, un effort suprême pour inciter les autres à entrer dans une période de réflexion, nous faisons toujours des efforts acharnés pour éviter de faire notre propre examen de conscience profondément nécessaire sur ces points essentiels !   Alors que nous pensons et ressentons en individus, ces profondes réflexions, dans la direction appropriée d'avancement de notre nationalité elle-même, la route du développement, sont des enjeux extrêmement importants. Une fois encore en prenant en charge les sujets concernant le peuple, prenez un peu de responsabilité, parlez avec réalisme de projets faisables avec de véritables matériaux et dix millions de fois de plus ne recommencez plus ces ‘projets en fromage de soja', d'accord ? Parce qu'il n'y a aucune garantie que pendant le restant de nos jours ces projets ‘en fromage de soja' ne revoient pas à nouveau le jour, et d'une ; et de deux, dans les moments critiques ces projets ‘en fromage de soja' multiplient des dizaines, des centaines de fois, les pertes en vies humaines et en biens. »

    Tiré de: http://www.lagrandeepoque.com/LGE/International/Les-plus-grandes-catastrophes-naturelles-sont-elles-provoquees-par-lhomme.html

  • Ce que la presse chinoise ne dira pas

    Le pavillon chinois de l’Exposition Universelle, symbole voulu d’une Chine dominatrice. (PHILIPPE LOPEZ/AFP/Getty Images)
    Le pavillon chinois de l’Exposition Universelle, symbole voulu d’une Chine dominatrice. (PHILIPPE LOPEZ/AFP/Getty Images)

    Le Département de la propagande a célébré à sa manière le 3 mai, la Journée internationale de la liberté de la presse, en imposant aux médias chinois des restrictions sur la couverture de la série d’attaques d’écoles, de l’Expo Shanghai, des risques de bulle immobilière, de la visite de Kim Jong-il en Chine et de la situation politique à Taiwan. Reporters sans frontières a obtenu des retranscriptions des directives adressées récemment aux responsables de médias chinois.

    «Il est strictement interdit de rapporter les affaires d’attaques dans les écoles ou de publier des commentaires. Les articles concernant les affaires du Jiangsu et de Leizhou déjà publiés doivent être supprimés d’Internet. Enfin, les reporters du Nanfang Dushi Bao et du Nanfang Zhoumo qui sont allés à Taizhou pour couvrir une attaque doivent quitter les lieux immédiatement», a ordonné le Département de la propagande aux responsables des médias suite à une série d’attaques dans des écoles chinoises. Les autorités locales ont été critiquées pour avoir empêché la presse de rendre compte des événements, notamment de la colère des familles.

    «A propos des activités des autorités centrales lors de l’Expo Shanghai, tous les médias doivent utiliser les rapports de l’agence centrale Xinhua ou des autres organes de presse centraux. Les autres médias ne doivent pas publier leurs propres reportages et ne doivent pas poser de questions aux dirigeants nationaux durant leurs déplacements à Shanghai», a prévenu le département de la Propagande, à la veille de l’inauguration de l’Expo universelle 2010. L’organe de censure précise: «A propos de la cérémonie d’ouverture, vous devez respecter les règles déjà établies. Il est interdit d’émettre des doutes et si un quelconque incident intervient soudainement, il est interdit de l’annoncer sans autorisation ou de publier de commentaire.»

    «Il est interdit de relayer les critiques des médias occidentaux, notamment sur l’inflation qui affecte le marché immobilier. Pour traiter de ce sujet, vous ne pouvez utiliser que les rapports contenant les explications des officiels», a indiqué le Département de la propagande à propos des risques de bulle immobilière annoncés dans des médias étrangers.

    Alors que le dictateur nord-coréen Kim Jong-il vient d’entamer une visite en Chine, la presse en chinois n’a publié aucun article détaillé sur sa présence dans le pays. En revanche, des médias chinois en anglais ont diffusé cette information.

    Par ailleurs, le Département de la propagande a récemment demandé aux médias de ne pas couvrir les récentes déclarations de responsables de l’opposition taïwanaise à propos des relations entre la Chine et Taïwan.

    Ces nouvelles directives font suite à une série de restrictions sur la couverture du tremblement de terre du Qinghai: http://fr.rsf.org/chine-censure-exp...

    Le Département de la propagande, bastion conservateur fidèle au président Hu Jintao, prédateur de la liberté de la presse, a également lancé une nouvelle attaque contre les «forces hostiles» qui utilisent Internet pour déstabiliser la Chine. Wang Chen, numéro 2 du Département, a appelé les députés chinois à adopter une Loi d’administration d’Internet pour bloquer les informations dangereuses et empêcher l’«infiltration d’Internet par des forces hostiles».

    Reporters sans frontières déplore la série de sanctions prises contre des journalistes ou des titres de la presse économique chinoise pour leurs articles sur des entreprises. En l’espace de quelques jours, un magazine a été suspendu pendant un mois et le responsable de la rédaction d’un journal économique a été écarté de son poste.

    Début mai, le magazine Business Watch a été suspendu pendant un mois suite à une enquête datée de mars sur l’entreprise d’électricité d’Etat Grid Corp. Les autorités n’auraient pas apprécié que le journaliste utilise des documents internes. Il y a quelques années, Business Watch, basé à Xiamen, avait été suspendu pendant deux mois après un article sur le maire de Tianjin.

    Bao Yueyang, rédacteur en chef du journal China Economic Times, vient d’être écarté de son poste pour être transféré à une autre fonction au sein de la Development Publishing Company. Cette sanction ferait suite à une enquête sur le scandale de vaccins contaminés dans la province du Shanxi. Cette affaire fait grand bruit depuis mars dans la presse chinoise. Le gouvernement avait restreint la publication d’informations sur ce scandale sur les sites chinois, et les médias traditionnels avaient été priés de se limiter aux dépêches de l’agence officielle Xinhua.

    Déjà, en mars 2010, Zhang Hong, rédacteur en chef adjoint du journal Economic Observer, avait été démis de ses fonctions pour avoir participé à la rédaction d’un éditorial sur la nécessité de réformer la loi sur le passeport intérieur (hukou).

    Par ailleurs, une dizaine de journalistes étrangers et de Hong Kong ont été détenus par la police chinoise au cours des dernières semaines. Lors de la visite de Kim Jong-il en Chine, au moins trois journalistes japonais et plusieurs reporters sud-coréens ont été interpellés à Dalian et à Tianjin. Plus récemment, quatre journalistes de Hong Kong ont été empêchés de travailler et conduits au commissariat par des officiels chinois dans la province du Sichuan. Ils enquêtaient sur une affaire de corruption liée au tremblement de terre de 2008.

    Tiré de:http://www.lagrandeepoque.com/LGE/Chine-/-Asie/Ce-que-la-presse-chinoise-ne-dira-pas.html

  • Fausses couches liées aux maisons toxiques dans le Sichuan

    Les maisons mobiles pour les victimes du séisme au Sichuan
    Les maisons mobiles pour les victimes du séisme au Sichuan contiendraient une forte dose d'un produit toxique pouvant causer des fausses couches. (China Photos/Getty Images)

    Les médias en Chine ont reçu l’ordre de garder le silence lorsqu’on a découvert un taux très élevé de fausses couches parmi les femmes vivant dans les maisons temporaires installées après le tremblement de terre du Sichuan de mai 2008.

    Le 17 avril 2009, le Département de la propagande du Comité provincial du Parti au Sichuan a émis l’ordre suivant aux médias de la province : «Aucune interview, aucun reportage, aucune citation» sur les centaines d’embryons morts parmi les femmes de Dujiangyan, région historique nichée sur les bords de la rivière Min.

    D’après différentes sources, les femmes touchées vivent dans des maisons temporaires construites avec des panneaux de fibres de moyenne densité qui émettent jusqu’à cinq fois la dose de formaldéhyde maximale autorisée selon la réglementation chinoise.
    D’après les médecins, l’exposition au formaldéhyde durant la grossesse peut provoquer une fausse couche.

    Le 2 mars, un reportage d’un média du Sichuan titrait Les mères de Beichuan font des fausses couches, expliquant que les fausses couches n’étaient «pas des cas isolés mais un phénomène fréquent».

    L’Hôpital populaire de Dujiangyan a, par exemple, enregistré plus de 100 fausses couches au sein de la petite communauté, rapporte la Radio Son de l'Espoir.

    À la fois les médecins locaux et les familles touchées suspectent que le problème provient du taux élevé de formaldéhyde contenu dans les panneaux de fibres des maisons temporaires.

    La plupart des femmes enceintes concernées sont des victimes du tremblement de terre du Sichuan qui ont perdu leurs enfants et qui tentent d’en avoir à nouveau.

    D’après une étude réalisée par le programme d’assistance à la fertilité en janvier 2009, 1332 familles affectées par le tremblement de terre désirent un autre enfant.

    Une femme de Dujiangyan, Mme Lee, qui a perdu son fils dans le séisme, explique à la Radio Son de l'Espoir qu’elle était ravie d’aller à l’hôpital pour effectuer un test de grossesse. Cependant, l’embryon était déjà mort.

    «Sept autres femmes sont allées suivre le test, et cinq d’entre elles se sont fait dire la même chose», affirme-t-elle en ajoutant que «les médecins n’ont pas exclu la possibilité d’une intoxication au formaldéhyde.»

    Elle poursuit : «Maintenant, nous habitons tous dans les maisons temporaires. L’été arrive et l’odeur de formaldéhyde est de plus en plus forte. Le gouvernement ne nous donne aucune réponse. Le maire prétend même que les maisons ont passé les tests sanitaires et qu’il n’y a pas de formaldéhyde. Nous sommes si déprimés à l’idée de continuer à vivre dans cet endroit et l’on n’ose plus avoir d’enfants. La souffrance est double.»

    Selon un conseiller bénévole impliqué dans le soutien psychologique aux victimes du séisme, des dizaines de parents – dont l'enfant est décédé dans l'effondrement d'une école primaire – ont demandé de l'aide.

    «Il y a encore beaucoup d’autres parents victimes que nous n’avons pas encore pu interroger» dit-il.

    Le formaldéhyde est connu pour renforcer l’adhésion et la densité des matériaux de construction. Le formaldéhyde en excès est également connu pour être extrêmement dangereux et toxique.

    Le président de l’Hôpital des femmes et des enfants de Shenyang, Chou Weiwei, a indiqué que le formaldéhyde augmente grandement le risque de malformations à la naissance. Le cœur du fœtus se développe dans les cinq premiers mois de la grossesse. Le fait d’être exposé au formaldéhyde durant cette période augmente la probabilité d’une maladie cardiaque congénitale.

    Sur Internet, on trouve également des témoignages de victimes du séisme. D’après un test effectué par un individu, le taux de formaldéhyde dans une maison mobile était de 0,6 mg par mètre cube, ce qui est largement supérieur au maximum permis de 0,12 mg par mètre cube autorisé en Chine.

    Tiré de La Grande Epoque le 08 05 09

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