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  • Contrôler les discours à propos de la Chine: les pensées impériales du régime

    Chine, débat intellectuel, contrôle de la parole, liberté d'expression, discours scientifique, xinhuaOn aurait pu penser que la participation à une conférence universitaire prévoit un débat intellectuel et un échange libre d’idées. Mais ce n’est pas vraiment le cas en Chine. Christopher Ford, un chercheur de l’Institut Hudson à Washington, après avoir participé à un colloque organisé en novembre en Chine, par la Société chinoise des sciences militaires, a récemment avoué qu’il avait fait l’expérience de «quelque chose de semblable à une session d’auto critique maoïste».

    Il a publié un article de 2.000 mots, rédigé sous la forme d’une analyse du discours scientifique et reflétant les tentatives de ses interlocuteurs chinois, affiliés à l’Armée populaire de libération (APL), pour faire accepter à un participant au colloque, non-chinois, la version officielle des intentions stratégiques chinoises.

    Ford a écrit, par exemple: «Plutôt que de parler de jugement ou de la gestion des revendications débattues dans un monde pluraliste, les participants de l’APL semblaient considérer la prévention des conflits internationaux et l’assurance de l’éventuelle ‘confiance’ comme étant principalement dans la prévention de la formation ou de l’émergence de telles revendications – précisément en obtenant la validation et l’acceptation par les autres des revendications de la Chine, ainsi que de sa propre vision de sa place dans le monde.»

    Ce n’est pas seulement dans le cadre limité des colloques militaires chinois que le Parti communiste chinois (PCC) cherche à imposer ses propres vues et à s’assurer que les autres parties les transmettent. Selon un compte rendu détaillé paru dans le New York Times du 15 janvier, Hollywood est également sous l’emprise de l’important appareil de censure du régime chinois.

    Les studios et les producteurs de films invitent maintenant les censeurs d’Etat chinois à revoir leur travail et à faire les ajustements nécessaires, afin de s’assurer qu’ils puissent accéder au marché du cinéma chinois. Un film, La momie: la tombe de l’empereur dragon a rencontré des problèmes, car il présentait les Occidentaux comme sauveurs de la Chine. Un autre film, Karaté kid 2010, a été initialement rejeté car il mettait en scène un personnage de méchant Chinois.

    Cette tendance s’aligne à celle expérimentée par Ford lors de la conférence militaire. Il a constaté que les intervenants de l’ALP avaient exigé du Japon, comme condition préalable de la «confiance stratégique», de réviser son programme scolaire pour représenter «correctement» les torts fait par le Japon à la Chine, et d’exclure les parties de droite de la sphère politique.

    Ford demande pourquoi cela ne constitue pas une ingérence dans les affaires intérieures du Japon – une accusation fréquemment lancée par les organismes du régime chinois envers les Etats-Unis, quand ces derniers font référence aux violations des droits de l’homme par le Parti.

    «Un général de l’ALP bien connu a expliqué que Pékin ne considère pas comme ingérence dans les affaires intérieures d’autres pays le fait de leur imposer des demandes concernant leur manière de voir et de présenter la Chine, ainsi que leur propre histoire dans la région Asie Pacifique», a écrit Ford. «Parce que ces choses affectent la Chine.»

    Ce «droit de propriétaire» du Parti, comme le nomme Ford, sur la façon dont la République Populaire de Chine est vue et comprise, est «l’impérialisme conceptuel» qui fait partie des objectifs stratégiques du régime pour «contrôler les discours concernant la Chine partout dans le monde». L’acceptation de la version officielle du Parti par d’autres pays «peut contribuer à la légitimité de la version du régime à l’intérieur du pays, et ainsi à la continuation de sa monopolisation du pouvoir», a écrit Ford.

    Alors il «ne s’agissait pas d’une distraction personnelle du but» de la conférence, «mais, en fait, du jeu lui-même».

    Selon He Qinglian, une experte de l’appareil de propagande du Parti qui est actuellement installée aux Etats-Unis, il n’y a rien de nouveau dans les efforts du PCC à vouloir influencer ce que les autres disent et pensent à son sujet, mais la puissance internationale accrue de la Chine grâce à son essor économique, rend la réalisation de ces efforts beaucoup plus facile.

    Lire la suite sur: www.epochtimes.fr/front/13/1/25/n3507836.htm

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