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culture socialiste

  • «La Réforme du Système Culturel Chinois», synonyme de plus de répression

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    En vertu d'un règlement du Bureau d’État de la Radio, du Film et de la Télévision qui a pris effet à compter du 1er Janvier 2012, les autorités chinoises ont supprimé les deux tiers des émissions de divertissement du pays, diffusées par 34 satellites. Lors de la 6e Session plénière d'octobre 2011, Hu Jintao déclarait: «Notre parti a toujours donné au développement culturel une importance stratégique, et nous avons suivi une voie de développement culturel avec des caractéristiques chinoises». Sur l'écran on peut lire «divertissement», mais sur le panneau les caractères disent «Stoppez le trop plein de divertissement». (The Epoch Times)

    L'année 2012 est placée, en Chine, sous ce que le leader du régime Hu Jintao appelle «la réforme du système culturel». Pour les spécialistes, il ne s'agit pas d'une réforme politique qui apporterait davantage de libertés et de droits aux citoyens chinois, mais plutôt le contraire: le régime prend une direction plus conservatrice, à l'esprit plus fermé, et lance une campagne ressemblant à celle de la Révolution Culturelle afin de restreindre la liberté d'expression du peuple et de rejeter les demandes des citoyens pour plus de droits humains.

    Lors de cette 6e Session plénière du 17e Congrès National en octobre dernier, Hu a annoncé la décision «d'approfondir la réforme du système culturel» et «de bâtir une nation avec une forte culture socialiste».

    Le magazine Qiushi, une publication importante du parti communiste et le Journal du Comité Central qui se veulent «en quête de la vérité» ont publié une partie du discours du 1er janvier de Hu, composé de 5.000 caractères. Hu avertissait «que des forces hostiles sont en train d'intensifier leurs stratégies pour occidentaliser et diviser la Chine» et que «pour une infiltration sur le long terme, ces forces hostiles ont choisi les champs idéologique et culturel comme domaines de prédilection».

    Selon l'économiste Chen Xiaonong, un ancien membre de l'équipe du dernier chef du Parti libéral évincé Zhao Ziyang, la publication de cet article le jour du Nouvel An sert des buts de propagande pour le 18e Congrès du parti. Cela met aussi en lumière la vision que le parti communiste a de la situation actuelle du pays et de son développement futur, confie Chen à The Epoch Times.

    Chen explique ensuite qu’ «après le 18e Congrès du parti, le PCC maintiendra ses  anciennes pratiques et sera plus conservateur et plus étroit d'esprit et les appels à l'aide du peuple tomberont toujours dans l'oreille d'un sourd».  

    Le contrôle des médias  
    Depuis le 1er janvier 2012 les chiens de garde du régime, qui surveillent les médias, ont commencé à appliquer le nouveau règlement pour restreindre la diffusion de certains programmes de divertissement à la télévision.  

    En vertu d'un règlement du Bureau d’État de la Radio, du Film et de la Télévision qui a pris effet à compter du 1er Janvier, les autorités chinoises ont coupé les deux tiers des émissions de divertissement du pays diffusées par 34 satellites, de sorte que le nombre de programmes de divertissement, prévu aux heures de grande écoute, est passé, en une semaine, de 126 à 38. Aucune chaîne satellitaire n'a le droit de diffuser plus de deux programmes de divertissement par semaine. Au même moment, les programmes «d'information» ont bondi de 33%.  

    Les talk shows et les émissions de téléréalité à l'occidentale sont devenus très populaires sur les chaînes satellitaires chinoises. Ces spectacles qui ont l'avantage d’offrir aux gens la possibilité d'exprimer leurs sentiments et leurs points de vue sur des sujets personnels et sociaux, provoquent, semble-t’il, la nervosité du parti communiste.  

    Dans son émission du 5 janvier, la Télévision New Tang Dynasty expliquait que la fermeture de ces programmes de divertissement et leur remplacement par des programmes de propagande politique «font partie d'une campagne plus large du PCC qui veut renforcer ses principes socialistes, alors même que les citoyens chinois réclament des valeurs telles que la liberté d'expression et la démocratie».  

    Fin 2011, dans une province, les autorités ont commencé à resserrer leur contrôle sur les  journalistes. Le département Médias de la Province de Zhejiang a mené une enquête auprès de 182 correspondants. La Maison de la Presse et des Publications de Chine, dans son rapport du 15 Novembre 2011, révélait que 14 médias avaient reçu l'ordre de procéder à une réorganisation disciplinaire, 4 médias d'état avaient échoué à l'examen de passage de fin d'année et 4 autres stations ont été rejetées.  

    En octobre dernier, afin de lutter contre la propagation de «rumeurs», le régime a commencé à sévir sur Internet. Beijing et la Province de Guangdong sont allées plus loin en décembre, en exigeant des internautes l'utilisation de leur identité réelle sur les sites de micro blogs et en censurant les micro blogs de plusieurs dissidents

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