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crise économique

  • Les statistiques douteuses de la Chine masquent la crise économique

    Extrait:
    Des doutes ont été émis sur les statistiques économiques chinoises affichant des taux de croissance en hausse. Les évaluations du produit intérieur brut (PIB) effectuées le 1er août par 31 gouvernements provinciaux et municipaux s’élevaient à 15,38 billions de yuan sur la première moitié de cette année, un chiffre nettement supérieur au chiffre de 13,99 billions de yuan publié par le Bureau national des statistiques de Chine (NBS).


    Les gouvernements locaux subissent la pression de Beijing pour maintenir cette année la croissance du PIB à plus de 8 pour cent même si leurs économies continuent d’être maltraitées par la crise financière mondiale. En conséquence, de nombreux dirigeants de partis ont tout simplement décidé de fournir des statistiques fausses pour impressionner leurs supérieurs, et ce, jusqu’au secrétaire général du Comité central, Hu Jintao, au plus haut niveau de l’échelle. Vu l’importance grandissante de la Chine pour l’économie mondiale, ces données font l’objet d’un examen minutieux en Chine et internationalement.


    Les incohérences des statistiques sur le PIB soulèvent des questions quant à l’ampleur des manipulations auxquelles s’est livré le régime chinois pour dissimuler la situation réelle de l’économie. Le Financial Times avait prévenu qu’ : « alors que le reste du monde considère la Chine comme un phare en matière d’expansion, cet écart est un rappel de ce que les statistiques n’y sont souvent pas fiables pour être régulièrement manipulées par les mandataires à des fins personnelles et politiques. »

    Lire la suite sur : http://www.wsws.org/francais/News/2009/aou2009/chin-a18.shtml

  • Avis d'un chinois sur la crise économique en Chine

    Le Parti communiste chinois n'est pas la réponse pour une bonne économie chinoise

    Depuis que le Parti communiste chinois (PCC) a commencé ses réformes économiques, le peuple chinois a vu toutes sortes de conflits sociaux et d’agitation émerger et escalader. Le matin du 10 mars 2009, pendant la réunion annuelle du congrès du peuple, un membre du comité consultatif politique de la province du Sichuan a dit en colère : « Le principal jugement et la prévision dominante des économistes pour l'économie est simplement erroné--nous devrions renvoyer certains d'entre eux ! » Je veux préciser que la première cause de l'échec de ces économistes est la corruption du PCC. Naturellement, il est tout à fait possible que le PCC puisse employer certains des économistes comme boucs émissaires pour son échec.

    Il est bien connu que le niveau de vie des personnes dans les pays communistes est généralement de beaucoup, inférieur. Seulement comparez l'ancienne Allemagne de l'Est à la Rép. Féd. d'Allemagne, la Corée du nord avec la Corée du sud, et la Chine continentale avec Taiwan.

    Les pays communistes sont tout à fait experts pour lancer un mouvement politique contre d’autres [personnes] pour supprimer leurs citoyens. Comment peuvent-ils avoir le temps de se concentrer sur l'économie ? Les communistes dans l'ex-Union soviétique et un certains pays européens de l’Est se sont effondrés, et les gens en Corée du nord et à Cuba luttent toujours dans la pauvreté.

    Beaucoup de personnes se rappellent toujours comment le PCC a dû admettre que son économie était sur le bord de l'effondrement après la révolution culturelle, et par conséquent, elle a commencé une réforme économique. Cependant, la réforme a été menée par des groupes de composés des personnes ayant un intérêt spécial pour la puissance politique et/ou l'argent et qui ont utilisé la réforme comme un prétexte pour piller le peuple chinois moyen, ayant pour résultat une économie chinoise polarisée et une extrême injustice sociale. Selon un rapport de la banque mondiale 2006, 0.4 % pour cent de la population chinoise possède 70% pour cent de toute la richesse, tandis qu'aux USA, c’est 5 % pour cent de sa population qui possède 60 % pour cent de la richesse sociale. En Chine, les riches deviennent plus riches et les pauvres deviennent plus pauvres. Un très petit groupe a accumulé de vastes quantités de richesse dans une courte période. En fait, il y a deux Chine, une représentée par le riche et le puissant, et l'autre par le reste de la population.

    Le PCC clame que le socialisme qu'il met en application, est à une étape préliminaire avec des caractéristiques chinoises. Le but d'une telle déclaration, c’ est pour tromper les gens. L'histoire a prouvé que le PCC est seulement bon pour persécuter les personnes et mettre en application des politiques nocives. À l’ère de Mao Zedong, le mouvement socialiste a condamné les gens à lutter dans la misère. Plus tard, la réforme économique était, en fait, le capitalisme avec une saveur chinoise, bien qu'elle soit loin du vrai capitalisme mise en application à l'ouest.

    Avec l'avarice et la corruption dans son sang, le PCC ne peut pas améliorer, ni amplifier l'économie chinoise. La croissance élevée du PIB bénéficie seulement ce petit groupe. L'économie polarisée en Chine signifie une économie ardente pour un petit segment de la population et une économie froide pour le reste du pays.

    Il est impossible pour le PCC de partager son monopole des ressources politiques et économiques avec ses citoyens. La difficulté que beaucoup d'entreprises privées ont en empruntant l'argent des banques de l'État, est un tel exemple. Le PCC est plus soucieux du potentiel renversement de son pouvoir, ainsi il est effrayé de voir ses citoyens accumuler une bonne quantité de richesse. Le PCC craint qu'ils puissent perdre son pouvoir quand il y a trop de citoyens de classe moyenne. Par conséquent, le PCC a toujours considéré les intérêts du parti au-dessus de ceux du pays et des personnes, et il est résolu de ne pas partager les ressources avec ses citoyens. Ainsi la majorité de la population chinoise demeure où elle est. Étant donné que, il est presque impossible pour qu'une bourgeoisie d’émerger en Chine sous le pouvoir du communiste.

    Selon le rapport du Quotidien Jeunesse de la Chine du 5 juillet 2006, la Chine a dépensé la moindre somme d'argent (comme pourcentage du PIB) sur l'infrastructure et le bien-être, les rangeant complètement à la fin. Ceci suggère que le PCC ne s'inquiète pas du tout de ses citoyens. Le PCC est le plus grand obstacle à l’amélioration et la prospérité de la Chine.

     

    Tiré de http://www.vraiesagesse.net/news/0903/28/E105869_20090324_fr.html

  • La Chine s’approche de la crise économique - Partie 2

    Nous parlons de tout cet argent, mais personne ne semble comprendre ce que cela signifie. Il s’agit de sommes énormes.

    Ce n’est pas tout, car de nouveaux problèmes continuent à apparaître. Le prochain en vue est celui des établissements financiers de cartes de crédit. Selon le Frankfurter Allgemeine Zeitung, ces sociétés ont enregistré des dettes énormes de l’ordre de 900 milliards de dollars. Ces dettes ont été revendues à d’autres investisseurs, qui les ont également revendues. Dès que les sociétés de cartes de crédit stopperont les paiements, nous serons face à un nouveau dilemme.

    Cela semble être un vieux problème récurrent. Pourquoi les gens ne le reconnaissent-ils pas?

    En effet. Et qui va payer ? Vous et moi (dit-il en riant), les contribuables ! Il ya un principe économique : vous démarrez une grande roue tournante, et lorsqu’elle heurte le mur de briques, ce sont les autres qui doivent faire face au problème. Nous connaissons cela avec les banques : lorsque quelqu’un a une dette de 10.000 euros et ne peut rembourser, alors l’emprunteur a un problème. Mais lorsque quelqu’un a une dette de 10 millions d’euros, alors cela devient le problème de la banque. 
    De même pour la Chine, il suffi t de regarder tout autour pour être frappé par la très grande diversité des problèmes chinois. Beaucoup d’entreprises du Dongguan ont été déclarées en faillite. Les gens ont été licenciés et n’ont pas reçu de salaire depuis plusieurs semaines. On dit que le trésor chinoisa alloué l’équivalent de 200 millions de dollars pour construire des lignes de chemins de fer, dans le but de donner du travail aux chômeurs. La Chine fait face à d’énormes problèmes économiques.

    Quels sont ces problèmes?

    Dès que les consommateurs américains et européens arrêteront d’acheter autant d’articles importés de Chine, et tout indique que nous allons dans cette direction, alors les problèmes de la Chine s’amplifieront. Pourquoi acheter des produits dont on n’a la plupart du temps aucun besoin, comme par exemple un troisième plat à gâteau pour la forêt noire aux cerises? Les gens ne seront bientôt plus intéressés à acheter ces choses. Et lorsque nous n’en aurons plus besoin, alors les problèmes chinois vont devenir profonds. Je ne veux pas appeler cela le leadership chinois, mais ceux qui ont le pouvoir devront faire face à d’énormes problèmes sur leur propre territoire.  Les dirigeants ne pensent qu’à le maîtriser et le contrôler, ils ne veulent pas s’occuper des évènements internationaux. Je suis convaincu que l’élite politique chinoise et la plupart des citoyens chinois sont l’impression que les «mauvais occidentaux, ces impérialistes», ne s’intéressent qu’à tenir les riches chinois et leur argent entre leurs mains et tromper la Chine. Les Chinois aiment les histoires de conspirations, plus que n’importe qui. Aussi, en résumé, n’attendez aucune aide de la Chine!

    Que signifie pour les banques chinoises le fait qu’elles ont investi dans des emprunts américains douteux qui ont échappé à la sagacité de leurs organes de contrôle?

    Toutes les banques chinoises sont en faillite! Le régime est en train d’injecter l’équivalent de 20 milliards de dollars dans le système, en particulier pour la Banque agricole de Chine dont j’ai déjà parlé. Mais on ignore d’où vient l’argent? Impriment-ils de nouveaux billets?

    Revenons aux réserves, peut-on en faire quelque chose?

    Les Chinois sont incapables de les utiliser pour leurs besoins propres, car ils viennent des exportations. Cet argent est libellé en euros et en dollars, et ne revient en Chine que lorsqu’il a été changé en yuans. La banque centrale chinoise est assise sur des dollars et des euros, qui sont de nouveau dans le système économique sous la forme de yuans, ce qui signifie que tout l’argent est retourné dans l’économie. On ne peut pas dépenser l’argent en dollars, à moins qu’on en imprime soi-même.

    Si cet argent devait d’une quelconque manière être dépensé aux Etats-Unis ou en Europe, génèrerait-i lde l’inflation chez nous?

    Aux Etats-Unis, il est investi en emprunts d’Etat, mais une partie est également en Europe.

    Peut-on dénombrer les banques chinoises touchées par les emprunts douteux?

    Des emprunts douteux en Chine? Il y a beaucoup de spéculation. Ernst &Young (une société d’audit internationale) a publié un rapport qui a soulevé beaucoup de critiques, et elle l’a retiré. Personne ne connaît le nombre actuel, mais les évaluations se situent à environ 900 millions de dollars.  Il est difficile de le garder secret. Nous ne devons pas oublier que le régime chinois manque d’expérience dans beaucoup de domaines (comme diriger un pays ou négocier de sujets compliqués et internationaux). Regardez ces personnes, HuJintao et Wen Jiabao. Quelle expérience ont-ils, mis à part celle de rester au pouvoir? Ils ne voudront jamais intervenir sur des sujets comme celui d’annoncer les lourdes pertes dues à leurs bêtises. C’est déjà comme ça pour Morgan Stanley, Fortis ou Blackstone.

    On dit que les banques chinoises n’ont aucunement souffert de la crise américaine du crédit.

    Beaucoup de choses sont venues plus tard nous éclairer! Evidemment qu’ils parient, les Chinois sont des joueurs invétérés, ils adorent aller au casino. C’est pareil avec les banques, si certaines d’entre elles sont impliquées, elles ont simplement joué sur une plusl arge échelle. Nous devons considérer cela avec sérieux. Nous avons des sources fiables qui nous ont dit que les banques chinoises ont dilapidé leur argent par des gestes somptueux.

    Ces derniers temps, les médias allemands ont souvent cité cette phrase de Hu Jintao: «L’espoir dans l’avenir est beaucoup plus important que tout le reste».

    (rire) Et l’éthique, n’oubliez pas cela! Mais partout le système économique manque d’éthique, pas seulement en Chine.

    L’absence d’éthique est-elle inévitable?

    Toute économie est dépourvue d’éthique. Nous faisons du profit! Rien ne donne plus de succès que le succès lui-même. La Chine doit actuellement se débrouiller avec d’insurmontables problèmes. Et tous ces problèmes se pointent au même moment. Les producteurs d’acier ne peuvent plus trouver d’acheteurs, surtout à cause de la récession dans l’industrie automobile. Comme vous l’avez peut-être remarqué, les prix chutent.

    Quelles perspectives voyez vous pour la Chine?

    Les prix ont été en augmentation pendant des années, et maintenant ils tombent. Le régime a diminué les critères de garanties pour les prêts et les dirigeants recourent maintenant à ce que les Etats-Unis ont fait pour leurs subprimes, les Chinois suivent actuellement la même tendance. Dès que la classe moyenne chinoise ne pourra plus rembourser ses prêts immobiliers ou le paiement de ses voitures, alors un énorme problème surgira.

     

    Tiré de la Grande Epoque

  • La Chine s’approche de la crise économique - 1ere partie

    Dr Jörg Rudolph, professeur à l’Institut d’économie de l’Asie de l’Est à Ludwigshafen en Allemagne, ne croit pas que la Chine pourrait être en mesure de jouer un rôle dans l’atténuation de la crise financière mondiale. Son postulat, qui semble difficile à accepter, est que l’Empire du Milieu fait face à sa propre crise économique : «La Chine a amassé des réserves en devises pour un montant de 1.900 milliards de dollars. Or la nation chinoise a besoin de reconstituer ses réserves bancaires, car beaucoup de banques chinoise ssont proches de la banqueroute. C’est pourquoi je pense que les réserves chinoises en dollars ne joueront pas un rôle important sur le marché financier international». 

    terre.jpgLors de son entretien avec La Grande Époque en Allemagne, le Dr Rudolph prévoit en Chine une crise des subprimes similaire à celle survenue aux Etats-Unis, mais un peu plus lente. Il ne croit pas que les banques chinoises aient eu des répercussions sur leurs investissements aux Etats-Unis pendant cette période: «Les banques chinoises ont parié pendant des années, en premier lieu avec les fonds d’état chinois CIC, puis avec les milliards appartenant au capital des organismes de refinancement hypothécaire Fannie Mae et Freddie Mac aujourd’hui mises sous tutelle gouvernementale, autant avec Morgan Stanley et la banque européenne insolvable Fortis». 

    La Grande Époque: La chancelière Angela Merkel est actuellement en Chine. Quel rôle la Chine jouera-t-elle pendant le sommet de l’ASEM et les discussions au sujet de la réforme de la finance? 

    Jörg Rudolph: Je pense que la Chine ne peut jouer aucun rôle, en tout cas pasle rôle que beaucoup attendent, car la Chine a sa propre crise économique, et elle prend du temps. Je n’ai aucune illusion au sujet d’une contribution positive de la Chine au problème financier mondial. 

    Même si l’on tient compte deses énormes réserves?

    Ces réserves sont de l’ordre de1.900 milliards de dollars. Elles sont largement investies en Europe et aux Etats-Unis sur les marchés d’actions ou en bons du trésor, pour environ 1.000 milliards de dollars. La Chine a besoin de la plupart de cet argent pour soutenir ses propres banques comme par exemple pour Nong Ye Yinhang (Banque agricole de Chine) qui est virtuellement en faillite. Je n’ai aucun espoir de voir ces réserves contribuer de façon positive à soulager la crise, ni à la résoudre. Tout leur argent a été investi. Quels que soient es décisionnaires, le régime chinois ou le Politbureau, personne ne peut simplement camoufler l’argent. Il y a aussi une autre considération: le fonds chinois CIC a lourdement investi sur les marchés internationaux pendant les années passées, par exemple dans Morgan Stanley, et dans la banque belge Fortis. Ce fonds a donc enregistré des pertes énormes, et je ne serais pas surpris qu’il ait également investi dans Lehman Brothers. Personne en Chine n’oserait donc maintenant répéter les mêmes erreurs, ce qui est un changement politique. 

    Quelles banques chinoise sont besoin d’être aidées?

    C’est difficile à dire. Nous savons que la Chine a investi 400 milliards de dollars dans les organismes de crédit Fannie Mae et Freddie Mac, qui sont maintenant nationalisés pour éviter la faillite. Cela signifie que les milliards de dollars investis par les chinois seraient perdus. 

    Cette conversion du gouvernement américain vers la nationalisation est-elle arrivée sous la pression chinoise? 

    C’est facile de l’affirmer, n’est-ce pas? Les politiques américains et le parti chinois ont une relation de symbiose et doivent se faire mutuellement confiance, ce qui explique leurs relations amicales. Le régime chinois a investi beaucoup d’argent aux Etats-Unis. Il a financé la dette américaine. Ils ne peuvent pas simplement effacer ces emprunts, parce que le régime chinois a un intérêt vital au maintien à flot de l’économie américaine. Après tout, les marchés américain et européens sont des débouchés commerciaux cruciaux pour les produits chinois, dans ce cas, ils sont interdépendants. ils ne prendront pas le risque de s’offenser ni d’avoir des attitudes irrationnelles. C’est la raison pour laquelle nous devons supposer qu’ils continueront à débattre des différents moyens pour trouver des solutions à cette crise. 

  • Et si les asiatiques demandaient des contreparties ?

    M. Sarkozy pensait sans doute à la Chine en évoquant, le 23 septembre, un "format à partir du G8, avec possibilité d'ouverture sur des pays émergents". Peu importe qui, au bout du compte, aura amené la Chine à Washington. Ce qui est stupéfiant, c'est qu'il ait fallu plaider pour qu'elle y soit. Et que les dirigeants occidentaux, plongés jusqu'au cou dans "la plus grave crise financière depuis 1929", n'aient pas jugé indispensable que des moteurs de croissance comme la Chine et l'Inde soient associés d'office à la recherche d'une solution durable.

    Car une chose est d'inviter la Chine, une autre est de savoir comment elle va se comporter. A la tête d'un pays plus ouvert, le premier ministre indien fait moins de mystères. Les Chinois, eux, se trouvent aujourd'hui projetés sur la scène internationale dans un rôle nouveau, face à des Occidentaux dont les attentes ne sont guère plus claires : refonte ou régulation ? Et si les Asiatiques, invités à participer au sauvetage du capitalisme mondial, demandaient des contreparties ? Comme un pouvoir accru au FMI, aux dépens des Européens ?

    Ces Asiatiques ont jusqu'ici eu le bon goût de ne pas accabler les responsables de la crise actuelle, du moins pas trop haut. "Critiquer le capitalisme ? Mais nous, on veut continuer à nous en servir !", réplique un Chinois, en marge de la réunion de l'ASEM à Pékin. "Critiquer les Occidentaux ? A quoi bon, ils représentent toujours près de 70 % de l'économie mondiale !", commente un Indien. "Pallier l'absence de leadership américain ? Mais il est essentiel que les Etats-Unis continuent d'assurer notre sécurité !", s'affole un Japonais...

    C'est un monde nouveau et inconnu. A Pékin, vendredi, le président Hu Jintao n'avait visiblement aucune envie d'y plonger à pieds joints. "Réglons d'abord nos propres problèmes, a-t-il dit. Maintenir une bonne dynamique pour notre développement économique est une importante contribution aux marchés financiers mondiaux." Le lendemain, le premier ministre Wen Jiabao, qui passe pour le plus réformateur des deux, avait un discours plus proactif, évoquant la nécessité de poursuivre "l'innovation financière", mais assortie de régulation.

    Tiré de L'Asie entre en scène, Le Monde, 27 10 08

  • Comment le régime chinois tire profit de la réunion du G20

    Ceux qui connaissent les méthodes du régime chinois ne sont pas étonnés de cette nouvelle manigance. Il est de reconnaissance publique que le chef de l'etat soudanais est à l'origine du génocide du Darfour. Sur fond de crise économique mondiale, le sommet Europe-Asie se termine et c'est la Chine qu'on invite à se réunir le 15 novembre auprès des Etats Unis et de l'Europe pour établir un plan économique mondial. Comprenant déjà son poid sur le commerce mondial, le parti communiste chinois profite de cette occasion pour nettoyer son image.

    Et comment le gouvernement chinois s'y prend t'il? Il demande la non reconnaissance du génocide du Darfour et la non condamnation du chef d'état soudanais pour crimes contre l'humanité. Rappelons que la Chine est le premier exportateur de pétrole et de matières premières du Soudan en même temps que son premier fournisseur d'armes. Rappelons que la communauté internationale, jouant d'une fausse innocence ou par diplomatie, a maintes fois demandée au gouvernement chinois de faire pression sur le gouvernement soudanais en tant que son premier partenaire économique. Sous pretexte d'une politique étrangère* d'ingérence la Chine n'a pas bougé le petit doigt. (* sous pretexte d'une politique étrangère d'ingérence le gouvernement chinois protège plusieurs dictatures mondiales pour garantir à la fois son pouvoir économique et sa dictature politique)

    Résumons: le régime de Pékin profite de sa position de force dans la crise économique mondiale pour faire passer sous silence un génocide et des crimes de l'humanité dont ils sont complices.  Cette utilisation d'une crise pour redorer son image est une des méthodes que le parti communiste chinois utilise depuis 50 ans. Avec le tremblement de terre du Sichuan et le scandale du lait frelaté il était prévisible que le gouvernement chinois allait une fois encore utiliser à sa manière cette demande de l'Europe de participer au G20. La manipulation est publique, et elle était prévisible.

    Tiré de AFP: http://afp.google.com/article/ALeqM5jdOI1Pj1pG13OD4R39vDswLmon9w

  • Crise économique: Bush vs Sarkozy

    De la semaine dernière jusqu'a ce week end, notre Président Mr Sarkozy a essayé de convaincre le Président M.Bush te tenir une réunion avec les  grandes puissances financières mondiales. Son but: créer un nouvel ordre économique mondial. Un des arguments de Mr Sarkozy "On ne peut pas créer un nouvel ordre mondial sans la Chine". Une des réponses de M. Bush: " Il ne faut en aucun cas remettre en cause la liberté d'entreprise et le libéralisme économique"

    La question est épineuse de savoir si l'on peut faire sans la Chine aujourd'hui.

    Il y a une expression pour définir ce pays qui est "nourrir le loup". Si les pays occidentaux pactisent ouvertement et globalement avec la Chine et les pays communistes, c'est le début de la fin de l'idéal respect des libertés et des croyances comme principe fondateur du système occidental et c'est aussi la victoire acceptée des politiques de repression utilisant la terreur, la torture, la propagande, la censure pour mener un peuple et un pays.

    Peut on faire sans la Chine? Non. Peut on faire sans le parti communiste chinois? Sans hésiter: Oui

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