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courrier international

  • Facebook: Mark Zuckerberg contre la censure mais pour les profits en Chine

    A la suite des attentats de Paris, le patron de Facebook a fait des déclarations contre la censure. Pourtant, son réseau social la pratique parfois lorsqu'il s'agit de la Chine ou du Tibet, proteste une poétesse tibétaine.

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    Le 9 janvier, deux jours après l’attaque contre Charlie Hebdo, Mark Zuckerberg figurait parmi les nombreuses personnalités qui se sont prononcées contre la censure. Le patron de Facebook a dit ne pas avoir peur des menaces de mort, et il s’est engagé à ce que le réseau social continue à laisser poster les opinions les plus diverses, se félicite la poétesse tibétaine Woeser sur le site de défense des droits China Change.

    “Pourtant, il y a deux semaines, Facebook a censuré une vidéo que j’avais postée sur une immolation au Tibet, et à peu près au même moment, le compte Facebook de l’écrivain chinois en exil Liao Yiwu a été suspendu, car il avait posté la photo d’un artiste se dénudant à Stockholm, en signe de protestation contre la détention du Prix Nobel de la paix Liu Xiaobo.”

    Or ces deux cas de censure malheureuse sont survenus peu après la visite de Zuckerberg en Chine en octobre 2014 et celle du responsable de l’Internet chinois Lu Wei au siège de Facebook (en décembre), souligne Woeser. Bien que la société ait expliqué ces deux incidents par des causes techniques, et nié qu’ils aient été motivés par des considérations politiques ou commerciales, la poétesse ne peux pas s’empêcher de "faire le lien entre ces incidents et la tentative claire de Zuckerberg de se faire bien voir des autorités chinoises”.

    La vidéo a été à nouveau postée avec succès, et le compte de Liao Yiwu rouvert. “Certains de mes amis pensent que Zuckerberg voulait marquer des points à la suite des attaques terroristes contre les dessinateurs français, mais nous devons lui rappeler ceci : si vous dites préférer risquer la mort qu’attenter à la liberté d’expression, vous ne devriez pas avoir peur du Parti communiste chinois pour faire de l’argent en Chine.”

    Tiré de: http://www.courrierinternational.com/article/2015/01/16/mark-zuckerberg-contre-la-censure-mais-pour-les-profits-en-chine

  • Le chef du contre-espionnage chinois placé en détention

    Depuis son arrivée au pouvoir en 2012, XI Jinping a lancé une vaste opération anticorruption visant tous les hauts fonctionnaires de l'ancienne administration de Jiang Zemin. À la fin de son mandat et devant la montée d'un mécontentement de moins en moins contrôlable de la population chinoise, l'ancien premier ministre Wen Jiabao avait tenu un discours, qui en avait surpris plus d'un, abordant la question de la persécution du Falun Gong - largement censurée en Chine et dans les médias internationaux. Il y demandait la fin de la répression, la libération des pratiquants et la condamnation des responsables à tous les différents niveaux. Depuis l'arrivée de Xi Jinping, sont visés par la lutte anticorruption, les principaux responsables de la persécution du Falun Gong, remontant au fur et à mesure jusqu'à Jiang Zemin en détruisant son vaste réseau d'influence en Chine. Une chronique à retrouver dans les articles d'Epoch Times et à suivre à travers les lignes de l'actualité des médias français.

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    L'un des plus puissants responsables du renseignement chinois est tombé dans le cadre de la campagne anticorruption menée par les autorités.

    La grande compagne anticorruption annoncée par le président Xi Jinping dès sa prise de fonction, en 2013, se poursuit. Cette fois, c'est au tour de Ma Jian, vice-ministre de la Sécurité de l'Etat, d'être placé en détention, annonce le South China Morning Post, citant des "sources ayant une connaissance directe du dossier". Plusieurs de ses proches feraient également l'objet d'une enquête.

    Chargé du contre-espionnage depuis 2006, Ma Jian serait proche de Li You, dirigeant du groupe Founder, un conglomérat technologique détenu par l'université de Pékin. Ce dernier aurait financé des opérations financières hautement profitables pour des membres de la famille de Ma Jian.

    Ma est le deuxième plus haut responsable de la sécurité à faire l'objet d'une enquête, après la chute de Zhou Yongkang, ancien responsable de la sécurité au sein du Comité permanent du Bureau politique du Parti communiste chinois, placé sous enquête judiciaire en décembre dernier. Ma Jian a été crédité en 2012 de l'arrestation de deux taupes au sein des services chinois, l'une travaillant pour les Etats-Unis, l'autre pour la Corée du Nord.

    Ma Jian serait également lié à Ling Jihua, ancien secrétaire du président Hu Jintao, arrêté en décembre 2014. Selon le Financial Times, citant également des sources "ayant connaissance du dossier", l'arrestation de Ma Jian serait liée aux activités d'associés de Zhou Yongkang dans la province du Yunnan, dans le sud-ouest de la Chine.

    Tiré de: http://www.courrierinternational.com/article/2015/01/14/le-chef-du-contre-espionnage-chinois-place-en-detention

  • Les écarts de richesse atteignent la cote d’alerte

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    La Chine aurait franchi la cote d'alerte en matière d'inégalité de richesse, en témoigne son indice Gini. Ce coefficient est l'un des les plus utilisés pour mesurer les inégalités de richesse au sein d'une société, sur une échelle de 0 à 1 : plus il est proche de 0, plus la société est égalitaire ; plus il se rapproche de 1, plus la société est inégalitaire. En 2013, en Chine, il était de 0,473 d'après les informations publiées le 22 janvier par le Bureau national des statistiques, rapporte le quotidien économique Jingji Cankao Bao.
    Au-dessus de 0,4 on considère que la cote d'alerte est franchie et qu'il y a des risques de troubles sociaux. Or depuis plus de dix ans ce chiffre n'avait plus été publié, regrette le quotidien. La dernière référence à ce coefficient par le Bureau national des statistiques datait de 2010. Il se bornait alors à indiquer qu'en 2010, l'indice Gini avait été "supérieur à celui de 0,412 observé en l'an 2000".

    De son côté, le site Caixin Wang affirme que la Chine fait désormais partie des pays où les écarts de richesse sont les plus grands. Selon une enquête réalisée en 2012 auprès de 5 344 foyers citadins par l'économiste Wang Xiaolu, pour la Société d'étude de la réforme du système économique, le coefficient Gini était de 0,501 en 2011. Or, pour la même période, le même calcul effectué sur la base des chiffres fournis par le Bureau national des statistiques donnait un coefficient de 0,324.

    Wang Xiaolu précise que si son étude avait inclus les ruraux, le coefficient Gini obtenu serait encore supérieur, le revenu rural moyen étant bien moindre que le revenu urbain.

    Tiré de: http://www.courrierinternational.com/article/2014/01/24/les-ecarts-de-richesse-atteignent-la-cote-d-alerte

  • La censure de l’Internet est une industrie lucrative en Chine

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    Photo tirée de: La censure chinoise, comment çà marche ?

    Tomber sur le message «cette page ne peut pas être affichée» est chose courante pour les internautes chinois qui naviguent sur Internet. Cela signifie souvent que le contenu a été supprimé par la censure d’Internet. Cette pratique est connue sous l’appellation «suppression de messages» et un récent compte rendu interne a révélé à quel point l’industrie de la suppression est florissante.

    Selon un rapport publié le 18 février dans le Century Weekly de Pékin, comme la plupart des choses qui se passent en Chine, la pratique équivoque de la suppression des messages touche à la fois le monde des affaires et la bureaucratie. Elle est contrôlée par des compagnies de relations publiques, des gérants de sites et des fonctionnaires du Parti en charge de la surveillance de l’Internet.

    Aussi connu sous le nom de «compagnies de la crise pour les relations publiques sur Internet» les sociétés  de «suppression de messages» servent aussi bien les entreprises privées que les fonctionnaires. Une de ces sociétés, la Beijing Qihang Internet Public Relations, explique sur son site que certains messages en ligne doivent être supprimés parce que «de nombreuses entreprises bien connues dépensent de grosses sommes pour créer leur image de marque. Si elles ne font rien pour supprimer les articles négatifs, elles pourraient faire face à une crise fatale».

    La Beijing Qihang est en mesure de supprimer tout article que l’on peut trouver en utilisant Baidu, le moteur de recherche le plus important en Chine, ainsi que des captures d’écran des pages dérangeantes mises en mémoire-cache stockées sur les serveurs de Baidu.

    Selon le Century Weekly, le coût de la suppression d’un article peut s’élever à quelques dizaines de milliers  de yuans (1.236 eurso), tandis que le blocage d’un terme de recherche peut coûter jusqu’à 1 million de yuans (123.491 euros).

    Toutefois, en tenant compte que de nombreux internautes anonymes se servent  maintenant d’Internet pour signaler les actes de corruption, les fonctionnaires chinois sont devenus les principaux clients de ces entreprises de censure.

    La société de nettoyage Internet Yage Time Advertising a avoué dans un rapport que 60% de ses revenus provenaient de fonctionnaires de petites et moyennes villes, la plupart étant des chefs de police et des gouverneurs de cantons.

    Gu Tengda, le fondateur de Yage Time aurait dit à ses vendeurs au cours d’une session de formation: «Chacune de vos transactions commerciales devraient valoir au moins 500.000 yuans (61.808 euros)». Un ancien haut responsable a révélé que la compagnie avait réalisé un profit de 50 millions de yuans (6.180 839 euros) en 2011.

    M. Zhang, un employé d’une entreprise dans le même secteur, la 306 Internet Brand Consulting, a déclaré lors d’un entretien avec le Chinese International Business Times que cette compagnie  offre à ses clients des services à long terme. Comme il l’a expliqué: «Les prix dépendent de la difficulté du travail. Ce n’est pas difficile de supprimer les informations sur la plupart des sites d’information, mais la suppression d’information ou de messages sur des sites ou des forums financiers coûte souvent plus cher. Nous offrons également le  service pour modifier le contenu des informations originales et mettre une information positive sur nos clients».

    Selon M. Zhang, l’industrie de «suppression de messages» a commencé à prospérer en 2007 et a  atteint son sommet en 2010, mais connaît maintenant un ralentissement. «Cette industrie est toujours rentable. Elle est vraiment lucrative dans les grandes villes comme Pékin, Shanghai, Shenzhen et Guangzhou. Cependant, son marché est également prometteur dans les villes petites et moyennes.»

    Tiré de: http://www.epochtimes.fr/front/13/3/4/n3507990.htm

  • Main basse sur le Mékong

    La politique d’aménagement engagée par Pékin sur le cours supérieur du grand fleuve commence à inquiéter sérieusement les pays situés en aval.

    Alors que la Chine s’apprête à célébrer le 60e anniversaire de l’arrivée au pouvoir du Parti communiste, une manifestation de son influence grandissante passe largement inaperçue : le contrôle qu’elle exerce sur l’approvisionnement en eau de l’Asie. La géographie, en effet, a fait de la Chine le point de départ des plus grands fleuves qui s’écoulent vers l’Asie du Sud, notamment l’Indus et le Brahmapoutre, et vers l’Asie du Sud-Est, avec la Salouen et le Mékong. Ces quatre formidables cours d’eau prennent naissance sur les plateaux du Qinghai et du Tibet, une région surnommée le “Toit du monde” en raison de son altitude et de son isolement.

    Pour l’Asie du Sud-Est, le Mékong est de loin le fleuve le plus important. En 1986, la Chine a commencé à construire le premier d’une série de barrages sur les quelque 2 400 kilomètres de la section chinoise du fleuve, sans que personne ou presque ne le remarque dans les pays situés en aval. Mais, maintenant, alors que Pékin se dépêche de terminer le quatrième barrage de la série, l’inquiétude grandit au regard des répercussions possibles de ces ouvrages sur l’environnement. Au Laos, en Thaïlande, au Vietnam et au Cambodge, plus de 60 millions de personnes dépendent du Mékong pour l’eau, la nourriture et le transport. Or, selon un rapport publié en mai 2009 par le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) et l’Institut asiatique de technologie (Asian Institute of Technology, AIT), les travaux chinois risquent de mettre sérieusement en péril le Mékong et ses richesses naturelles.

    Dix ans pour remplir le réservoir du plus haut barrage du monde


    La Commission du Mékong (Mekong River Commission, MRC), une agence intergouvernementale créée en 1995 par les quatre pays du bassin inférieur pour favoriser le développement durable du fleuve, fait actuellement une analyse comparative des coûts et des avantages des barrages sur le système fluvial dans son ensemble. Mais la MRC exerce une autorité limitée, et Pékin a refusé d’y adhérer, même si environ 20 % des eaux du Mékong dépendent en permanence de la Chine.


    Comme il n’existe aucun traité international régissant l’utilisation des cours d’eau transfrontaliers, la Chine se trouve dans une position dominante puisque c’est elle qui a la maîtrise des sources. Elle a le droit de développer sa partie comme elle l’entend. Elle ne s’en est pas privée, et cela sans consulter ses voisins, ni encore moins chercher leur approbation. La série de barrages qu’elle construit sur le haut Mékong, dans la province du Yunnan, produira plus de 15 500 mégawatts d’électricité pour les villes et les industries, remplaçant les carburants fossiles polluants par une hydroélectricité propre et renouvelable. La construction du quatrième ouvrage d’art, situé à Xiaowan, devrait s’achever en 2012, pour un coût de près de 4 milliards de dollars. Se dressant sur 292 mètres, il sera le plus haut du monde. Le réservoir de Xiaowan contiendra 15 milliards de mètres cubes d’eau, soit cinq fois la capacité totale des trois premiers de la série. Il faudra entre cinq et dix ans pour le remplir, en utilisant la moitié des eaux du fleuve en amont. Une fois plein, il couvrira plus de 190 km2. Avec une capacité de 4 200 mégawatts, Xiaowan sera de loin le plus grand barrage du Mékong. La Chine envisage toutefois d’en inaugurer un autre en aval, à Nuozhadu, en 2014. Il ne sera pas aussi haut, mais il absorbera encore plus d’eau (près de 23 milliards de mètres cubes) et générera 5 000 mégawatts de puissance électrique.


    Les autorités chinoises ont assuré l’Asie du Sud-Est que ces barrages auront un impact positif sur l’environnement. A les en croire, en retenant une partie de l’eau durant la saison humide, ils permettront de contrôler les crues et l’érosion des berges en aval. A l’inverse, les lâchers de réservoir en été, à des fins de production d’électricité, atténueront les pénuries d’eau en aval durant la saison sèche.


    Mais, d’après le rapport PNUE-AIT, le grand lac au centre du Cambodge, zone de l’alevinage des poissons dans le bas Mékong, et le delta au sud du Vietnam, grenier à riz du pays, seront particulièrement exposés aux changements apportés au cycle de crues et de sécheresses si particulier du grand fleuve. Le lac cambodgien du Tonle Sap est relié au Mékong. Les scientifiques craignent qu’en réduisant l’écoulement naturel des eaux de crue on ne provoque une baisse du niveau du lac et des stocks de poisson, déjà mis à mal par la surpêche et la pollution. Quant au Vietnam, il redoute qu’une diminution des volumes d’eau douce n’aggrave le problème de l’intrusion des eaux de mer et de la salinisation des basses terres dans la région du delta, où le changement climatique et l’élévation du niveau de la mer menacent d’inonder de grandes étendues de terres agricoles et de déplacer des millions de personnes d’ici à la fin du siècle.

     

    Tiré de Courrier International :

    http://www.courrierinternational.com/article/2009/10/01/main-basse-sur-le-mekong

     

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