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cour suprême des États-unis

  • Le génocide Chinois devant la Cour Suprême des Etats Unis

    Publié: Lundi, 18. avril 2005
    CIFD : : Le procès pour génocide en Chine est déposé devant la Cour Suprême des États-unis
    Les victimes d’atrocités pressent la Cour de soutenir les « Droits Inaliénables » de tous
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    Dans un cas récent soumis à la Cour Suprême des Etats-Unis, l’ancien chef du Parti Communiste de la Chine a été accusé de génocide, de torture et de crimes contre l’humanité pour son rôle joué dans la campagne pour « éradiquer le Falun Gong».
    WASHINGTON DC (IFD) – Avec les mains attachées derrière le dos, M. Liu Yonglai 36 ans est étendu nu et grelotte sur le sol. L’odeur de la chair brûlée est dans l’air.

    Après avoir arrosé le corps de Liu avec de l’eau glacée pour augmenter l’intensité des chocs électriques, plusieurs gardiens du camp de travail ont choqué son corps avec des matraques électriques – chacune émettant une décharge de 36,000 volts -- visant les parties sensibles du corps tel la bouche, le cou, l'anus et les organes génitaux.

    Dans le corridor tout près, à l’extérieur, d’autres victimes se lamentent, étendues sur le sol ou vomissent à la suite de semblables tortures.

    De l’autre coté du camp, Mme Fu Shuying, 60 ans, Mme Chen Hui, 27 ans et Mme Sun Yan, 30 ans sont attachées dans la position de l’aigle étendu pendant que les tortionnaires enfoncent à plusieurs reprises de longues baguettes dans leur vagin, causant l’inflammation et de graves saignements. D'autres femmes souffrent de tortures semblables avec des brosses à toilette et des brosses à chaussure.

    C'est le camp de travail de Dalian en Chine, l’un parmi des centaines de camps où la police et les gardiens chinois, sous des ordres des plus hautes autorités du Parti communiste, utilisent « tous les moyens nécessaire » pour contraindre les pratiquants de la méditation chinoise traditionnelle, Falun Gong, à renoncer à leur foi et à jurer allégeance à la ligne du Parti.

    Pour M. Liu, Mme Fu et d'innombrables autres, qui devraient survivre à leur « ré-éducation », il n'y aura aucune justice sous le système juridique de la Chine. En fait, pour nombre des 100 millions de personnes en Chine qui pratiquent le Falun Gong, le système judiciaire chinois est l’un des organes d'État utilisé contre eux pour mener, depuis plus de cinq ans, une persécution que de nombreux avocats des droits de l'homme qualifient de génocide.

    De l’autre coté du globe, cependant, l'espoir -- ou du moins une lueur d’espoir -- se trouve sur les marches de la Cour Suprême des États-unis où se joue le sort d'une poursuite judiciaire en recours collectif contre l'ancien dirigeant de la Chine Jiang Zemin.

    Le temps fort du procès

    En octobre 2002, les pratiquants du Falun Gong ont déposé un recours collectif en justice contre l’ancien dirigeant du Parti communiste, Jiang Zemin, l’homme qui a « mobilisé un mouvement de masse de l’ère Mao, contre [ Falun Gong] selon Willy Lam, principal analyste de CNN, en Chine.

    La cour du District Nord de l'Illinois a démis la cause en s’appuyant sur la suggestion d'immunité déposée par le Département d’État des Etat-Unis. Cette suggestion, cependant, était basée sur leur caractérisation de l'ancien dirigeant du Parti en tant que chef légitime de la République Populaire de Chine, malgré le fait que ses tactiques de l’ère Mao rivalisent de cruautés avec celles des Nazis lors de la deuxième guerre mondiale, les Bosniaques en Bosnie-Herzégovine et les Khmers rouges au Cambodge. Plus tard, le septième circuit a confirmé la décision de la cour du District-- malgré le fait que le défendeur se soit retiré du Parti Communiste et de son poste au gouvernement, peu après le dépôt du cas.

    Cependant, la politique sur laquelle le Département d’État a appuyé son opposition à ce procès disparaît rapidement de la scène américaine. La tyrannie -- comme indiquée récemment par Mark Palmer dans « L’Axe Véritable du Mal » est une pépinière pour le genre de terrorisme dont nous avait fait l'expérience le 11 septembre 2001 et une recette pour le désastre, si on le laisse sans contrôle.

    Dans son livre, Palmer -- un ancien ambassadeur des États-Unis et vétéran de 26 ans de service au Département d'État des États-unis – présente un manuel, modèle de politique étrangère sur comment débarrasser le monde des derniers dictateurs: une collection de 45 dirigeants, que M. Palmer appelle « les 45 moins désirés au monde».

    Le journal Wall Street a qualifié le livre de M. Palmer de « un des meilleurs et des moins remarqués de tous les livres traitant d’une quête de paix après l’ère du 11 septembre. »

    Pour sa politique d’ « élimination » du Falun Gong et son exécution des autres atrocités des droits de l'homme, Palmer place Jiang Zemin de Chine parmi les pires d'entre eux.

    Dr. Terri Marsh, l’avocate des demandeurs, a dit : « Le défendeur passera à l’histoire comme l’un des hommes du vingtième siècle ayant eu le moins de scrupules, un homme qui a torturé et a assassiné des milliers et des milliers d’adhérents du Falun Gong, une pratique basée sur les principes moraux et spirituels de l’authenticité, de la bienveillance et de la tolérance. » Sans compter le fait que Jiang n’a jamais été légitimement élu à son poste comme il est requis par la Constitution de la Chine, Dr. Marsh soutient le fait que « les moins désirés » comme Jiang Zemin, Saddam Hussein, Adolph Hitler et le Khmer Rouge ne sont pas intrinsèquement, en soi, des chefs d'État légitimes, à cause de l’ampleur de leurs crimes contre l'humanité.

    Les avocats internationaux des droits de l'homme sont d’accord, et ont, un à un, déclenché une réaction mondiale en chaîne de poursuites judiciaires contre Jiang -- dans les pays tels que la Belgique, l'Espagne, la France, l'Irlande, le Canada, l'Islande, la Suisse, l'Afrique du Sud, la Grèce, la Corée et Taiwan.

    Selon Thérésa Chu, avocate responsable du dépôt de plusieurs de ces procédures contre Jiang Zemin, toutes ensembles elles forment « la plus grande cause des droits de l'homme depuis la 2e guerre ».

    Le 7 février 2005, la cause contre Jiang aux Etats-Unis a été soumise à la Cour Suprême.

    Selon Dr. Marsh, il est d’un intérêt vital pour les États-unis de traduire le défendeur en justice. « Démettre ce cas, dit-elle, minerait le cadre entier de Nuremberg et les principes sur lesquels notre nation a été fondée. D'ailleurs, l’opinion du Septième Circuit est la seule parmi les Circuits qui soutient que les crimes de génocide et de torture de l'ancien chef (légitime ou illégitime) peuvent être considérés comme protégés et immunisés. »

    Un témoignage américain

    Même dans les débuts des États-unis en tant que nation, on comprenait bien le rôle du pays dans la protection de l’autorité de la loi et des droits de l'homme à l'étranger. En 1775, Alexander Hamilton a écrit : « Les droits sacrés de l'humanité sont écrits par la main de la divinité elle-même et ne peuvent jamais être effacés ou obscurcis par une puissance mortelle. » Selon la résolution du Massachusetts du mois d'octobre 1765 : « Il y a certains droits essentiels qui sont fondés dans la loi de Dieu et de la nature et qui sont les droits communs de l'humanité. » Ainsi, dans la déclaration de l'indépendance, les pères fondateurs déclarent que toutes les personnes « sont dotées par leur créateur de certains droits inaliénables ». Ces droits incluent le droit de se régir, de suivre sa foi spirituelle et de pratiquer librement.

    Comme indiqué par les sénateurs Lieberman, McCain et le membre du Congrès, M. Wolf et Lantos lors de leur récente introduction du Bill pro démocratique, la politique étrangère des Etats-Unis doit être basée sur l'appui de ces droits et l’autorité de la loi partout. Selon le sénateur Lieberman, « au cours des trente dernières années, l'autorité politique légitime basée sur le consentement du gouverné a pris sa juste place. Mais la tyrannie prospère encore dans de trop nombreux endroits dans le monde. »

    Le droit de réclamer la protection de la loi

    En 1803, le maréchal en chef de la justice a indiqué (dans Marbury vs. Madison) alors que les droits de l'homme avaient déjà reçu l'attention de nos cours: « L'essence même de la liberté civile consiste dans le droit de chaque individu de réclamer la protection de la loi quand il est lésé.» De plus, dans un autre cas devant la Cour Suprême, le Schooner Amistad, le conseil a présenté un argument que les personnes qui étaient détenues comme esclaves à bord d’un bateau, amenées plus tard sur nos rivages, devaient être libérées sinon les secteurs administratifs et juridiques des Etats-Unis deviendraient complices dans la privation des droits humains fondamentaux. En réponse, la Cour Suprême des États-unis avait ordonné que les anciens captifs soient libérés, notant que la question devait être décidée sur les éternels principes de justice et du droit international.

    En 1980 le secteur exécutif a exprimé clairement que l’Acte des Réclamations des Torts à l’Étranger, décrété dans la loi en 1789, permet à des étrangers de poursuivre devant des cours aux États-unis, pour des tortures et d'autres crimes contre l'humanité. En 1992, la Loi de la Protection des Victimes de Torture a été décrétée comme loi, par le Congrès des États-unis pour protéger les victimes de torture autour du globe. Selon le Président Bush, qui a signé le bill pour en faire une loi, malgré le souci de son administration pour les interférences potentielles avec la politique étrangère des Etats-Unis, « cette législation est importante parce qu'elle maintient et renforce notre engagement d'assurer le respect des droits de l'homme partout ».

    Pour M. Liu, Mme Fu et d'autres qui sont étendus, nus et ensanglantés sur le plancher du camp de travail de Dalian, que les États-Unis se dédient fermement à la cause de la liberté dans le monde peut signifier la différence entre la vie et la mort. En effet, des millions de personnes à travers la Chine sont pleins d'espoir pour que les délibérations de Cour au sujet de cette cause, soient enracinées dans les principes qui ont fondé notre nation. Thomas Jefferson savait que la République qu'il aidait à créer, mènerait le monde, par l’exemple. Quel meilleur exemple pourrait-il y avoir là que de protéger loyalement les droits des gens dans le monde d'être libérés des chaînes de la tyrannie et de la torture?

     


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    Article – 1 avril 2005
    Centre d’Information du Falun Dafa, www.faluninfo.net

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