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corps humain

  • « C'est contraire à la morale, à l'éthique et aux valeurs universelles »

    Noël Mamère, Europe Écologie Les Verts, UMP, Xavier Breton, Didier Sicard, éthique, France, prélèvements , organes, Chine, commercialisation, corps humain, dignité, valeurs universelles.

    Interviews lors de la conférence sur les prélèvements d’organes forcés du 27 novembre 2013 à l’Assemblée nationale

    En marge de la conférence-débat sur le trafic d’organes et le tourisme de transplantation qui a eu lieu le 27 novembre à l’Assemblée nationale, les équipes de NTD Télévision ont rencontré trois personnalités politiques et publiques françaises : le député de l’Ain, Xavier Breton ; l’ancien président du Conseil consultatif national sur l’éthique Didier Sicard et le député de la 3e circonscription de Gironde, Noël Mamère. Ils leur ont posé deux questions.

    Noël Mamère, député écologiste EELV de la 3e circonscription de Gironde

    Epoch Times : Des prélèvements d'organes forcés continuent d’avoir lieu en Chine, est ce que vous pensez que c’est acceptable?

    « Bien sûr que non ! Et cela fait longtemps que nous sommes contraints à nous battre contre les méthodes du régime chinois, pas simplement contre l'utilisation des travailleurs dans les laogai mais aussi les prélèvements d'organes sur des êtres vivants. En Chine, on fait même payer la balle à la famille de la personne exécutée, c’est intolérable.

    Ces pratiques sont donc des pratiques barbares, des pratiques sauvages qui devraient être condamnées par la communauté internationale et par les tribunaux chinois - qui pourtant restent muets et complices de ces méthodes. C'est une atteinte à l'intégrité de la personne humaine et c'est contraire à toutes les lois qui peuvent régir la dignité humaine. Je pense que d'autres pays devraient réclamer à l'Organisation des Nations Unis le bannissement de la Chine pour ces pratiques et lui imposer des sanctions.

    Mais aujourd'hui le commerce avec la Chine prime sur tout le reste et toutes les exigences que l’on peut avoir concernant le respect des droits de l'homme, on les oublie afin de pouvoir faire du commerce avec les Chinois».

    Est-ce que l’on devrait voter en France une législation afin de mettre fin à ces crimes?

    « Les députés d'autres pays que la Chine peuvent voter des lois mais elle n’auront que peu d'influence sur la Chine elle même. Il faudrait qu'en France on vote une loi qui interdise de commercer avec les Chinois tant qu'ils pratiquent le trafic d'organe ou tant qu'ils maintiendront des populations dans des camps de travaux forcés. Il faudrait que nos gouvernants - qui n'ont pas été jusqu'à présent courageux - disent de manière ferme aux autorités chinoises : « Nous ne poursuivrons nos relations commerciales avec vous qu'à la condition que vous arrêtiez le trafic d'organes ou que vous arrêtiez d'enfermer votre peuple. ». C'est une évidence, c'est une barbarie qui doit être éradiquée. C'est contraire à la morale, c'est contraire à l'éthique, c'est contraire aux principes de la dignité humaine, c'est contraire aux valeurs universelles. »

    Xavier Breton, député UMP de l’Ain

    Epoch Times : Des prélèvements d'organes forcés continuent d’avoir lieu en Chine, est ce que vous pensez que c’est acceptable?

    « Il est important d'être sensibilisé à ce trafic et à ce qu’il représente. La première chose est donc d’avoir accès à cette information. Cette conférence m’a permis de mieux comprendre la réalité tragique de ce qui se passe en Chine. Le dialogue entre les professionnels de la santé en France est important pour ne pas rester sur des principes et agir concrètement. Il y a aussi notre devoir de politique de voter une loi rappelant notre exigence éthique. La France a un message unique concernant le respect du corps humain, pour ses citoyens aussi bien que pour les autres pays, et nous devons continuer à porter ce message à l'attention de l'ensemble du monde. »

    Est-ce que l’on devrait voter en France une législation afin de mettre fin à ces crimes?

    « Oui il faut d'abord légiférer à l'intérieur de la France, c'est important. Et puis il faut qu'on soit un moteur au niveau international et au niveau européen - mais là on sait qu'il y a beaucoup de travail parce que les cultures sont différentes entre l'Europe du nord qui est plus utilitariste et l'Europe du sud qui s'inspire de philosophies différentes. Entre les deux, la France a un message particulier, comme on l'a vu avec les lois de bioéthique. Nous avons quelque chose à apporter en rapport à notre histoire, en rapport avec notre manière de concevoir la société.  Nous devons le dire au niveau du parlement français si nous en avons l'occasion, c'est pourquoi j'avais cosigné la proposition de loi auprès de Valérie Boyer. Nous devons travailler aux côtés des médecins et des professionnels de la santé, ceux qui sont en contact avec les autres pays.

    Nous attendons aussi de voir au niveau international quels vont être les orientations à la fois juridiques et éthiques, pour ensuite adapter dans le droit, la défense de nos valeurs. Je crois qu’il est important de ne pas se renfermer et notre parole au niveau de la France doit être une parole d'ouverture. On a la chance d'avoir une éthique du don d’organes qui est respectée, je pense notamment au comité consultatif national d'éthique que beaucoup de pays nous envient. On a la chance d'avoir des lois sur lesquelles se baser et au niveau ministériel l'agence de la biomédecine avec laquelle nous pouvons travailler concrètement. Donc il faut que nous soyons à la fois attentif à ce qui va être dit au niveau international en continuant à cultiver ce qui fait notre spécificité. »

    Professeur Didier Sicard, ancien président du Comité consultatif national sur l’éthique

    Epoch Times : Des prélèvements d'organes forcés continuent d’avoir lieu en Chine, est ce que vous pensez que c’est acceptable?

    « La Chine est un grand pays qui a des concepts très partagés entre : des conduites qui associent des hôpitaux et des policiers avec des médecins qui sont complices d'utiliser des organes de condamnés à mort et des chirurgiens en Chine qui réfléchissent et qui ont un sentiment d’éthique. Je crois qu'il faut aider ceux qui résistent. Il faut aider la Chine à prendre conscience que dans le futur, l'usage des condamnés à mort sera très délétère pour le prélèvement d'organes. En effet, la société chinoise pourrait finir par assimiler la greffe d'organe aux condamnés à mort, alors que dans la plupart des pays du monde, le don d'organes est une solidarité et non pas un prélèvement fait sur des êtres sans défense. »

    Est-ce que l’on devrait voter en France une législation afin de mettre fin à ces crimes?

    « Effectivement les informations que nous avons sont inquiétantes, la condamnation à mort comme source quasiment exclusive pour les greffes d'organes pose une question éthique majeure. Le problème est de savoir comment les autres pays peuvent aider les Chinois plutôt que les diaboliser. Pour arrêter ces prélèvements d'organes, les étrangers doivent savoir qu'ils ne doivent pas être complices de ces pratiques, car la situation est éthiquement discutable. Je pense que c'est une affaire de la responsabilité internationale plutôt que la responsabilité des Chinois. Les Chinois peuvent faire ce qu'ils veulent dans leur pays. Le problème, c’est qu’il ne faut pas que les étrangers participent à ce trafic d'organes. »

    Tiré de: http://www.epochtimes.fr/front/13/12/3/n3509096.htm

  • « La complicité médicale internationale sur les prélèvements d'organes bafoue nos valeurs citoyennes »

    Chine, prélèvements, trafic, don, organes, consentement, Falun Dafa, Assemblée nationale, commercialisation, corps humain

    Conférence-débat à l’Assemblée nationale sur le trafic d’organes et le tourisme de transplantation

    PARIS, France - A l’Assemblée nationale, ce 27 novembre a eu lieu une conférence-débat sur le thème du trafic et du tourisme de transplantations d'organes. Animée par la député des Bouches-du-Rhône Valérie Boyer et Docteur Harold king, contact français pour DAFOH, la conférence a donné la parole à des professeurs et des chirurgiens français, autour du problème éthique du trafic d’organes à l’étranger et, notamment, en Chine. Cette conférence fait suite à une conférence en juillet dernier sur les abus de transplantation d’organes en Chine, avec la venue de David Matas pour la présentation à la presse et aux députés de son ouvrage Organes de l’État. Cette fois, étaient présents des professionnels du domaine médical, le professeur Francis Navarro, chirurgien transplanteur au CHU de Montpellier ; le professeur Didier Sicard, ancien président du Comité consultatif national d'éthique ; le professeur Belghiti, chirurgien transplanteur au CHU de Beaujon; le professeur Yves Chapuis de l’Académie de médecine, ancien chirurgien et pionnier des greffes d’organes en France et le professeur Patrick Pessaux, chirurgien transplanteur au CHU de Strasbourg. Ils ont tenu à être présents pour témoigner de leurs expériences sur la transplantation d’organes en France et à l’étranger et du mutisme complice du domaine médical et politique concernant les prélèvements forcés en Chine.

    Le contexte du commerce de prélèvements d’organes non consentis en Chine

    Selon Harold King, contact de DAFOH en France (Doctors against forced organ harvesting – Médecins contre les prélèvements forcés d'organes), les prélèvements d’organes forcés sont un problème éthique majeur dans la communauté internationale et, notamment, en Chine. Depuis 1980, le gouvernement chinois a permis à la police d’utiliser sans restriction les cadavres de prisonniers pour des transplantations d’organes, avec ou sans consentement des familles ou de l'individu. Le premier impact de cette loi a été de violer pour la première fois la loi éthique reconnue au niveau mondial quant au consentement de la personne. Le second impact a été la grande opacité conséquente du système, car les services de police et les militaires gèrent intégralement les prisons en Chine. Harold King, a mentionné son doute vis-à-vis de la résolution Hangzou signée il y a quelques semaines par 169 hôpitaux chinois dans laquelle le gouvernement chinois projette de limiter l’utilisation des organes prélevés sur les prisonniers condamnés à mort et exécutés.

    Selon lui, cette résolution est, comme il en est coutume en Chine, un discours de façade, à l’image de la loi sortie en Chine en 2007 interdisant les prélèvements d’organes forcés suite à la pression internationale suscitée par la publication du rapport sur les prélèvements d’organes forcés de David Kilgour et David Matas et du rapport de Manfred Nowak rapporteur spécial des  Nations unies. Dans les faits cela n’a pas du tout été respecté. Au contraire, ce commerce d’organes en Chine touche dans une plus grande mesure les prisonniers de conscience qui n’ont commis aucune faute pénale. Ils  n’apparaissent ni dans le système judiciaire ni dans le décompte des exécutions de condamnés à mort. Pour montrer le jeu des autorités chinoises face à ces pratiques et à la communauté internationale, en 2012, le chiffre de 1167 personnes volontaires pour le don d’organes a été communiqué par le gouvernement chinois, or, curieusement, c’est exactement le chiffre de 1167 personnes qui sont mortes dans l’année pour donner leurs organes.

    La Chine s’avère être le seul pays au monde, où l’on peut obtenir un organe en moins de 2 semaines, ce qui est incompatible avec les données cliniques et scientifiques et les chiffres du nombre de personnes exécutées en Chine chaque année. La question se pose donc sur la provenance de cette source d’organes rapidement disponible. Selon les différents rapports de David Kilgour et David Matas, et du journaliste d’investigation américain Ethan Gutmann, ce surplus d’organes disponibles vient des pratiquants du Falun Gong, des prisonniers de conscience emprisonnés par centaines de milliers dans les prisons chinoises depuis 1999 et dont plusieurs recoupements de preuves expliquent les plus de 200.000 transplantations d’organes d’origine inconnue entre 2000 et 2008.

    Aller opérer en Chine au nom de la coopération scientifique

    Selon le professeur Jacques Belghiti, chirurgien transplanteur au CHU de Beaujon, il n’y a aucune publication scientifique sur les résultats de transplantations venant de prélèvements d’organes forcés.

    Jacques Belghiti a été nommé en 2006, président de la société internationale de transplantation. Selon lui, en 2006 c’était l’explosion du nombre de transplantation en Chine, avec plus de 500 centres, 8.000 transplantations rénales (officielles), 4.000 transplantations hépatiques, des prélèvements à partir de condamnés à mort et une commercialisation effrénée. C’était l’industrie principale et la source des revenus de beaucoup d’hôpitaux. A ce moment là, il n’y a pas eu de réactions de la part du milieu des transplanteurs, car il y avait un pays, la Chine, qui pouvait leur offrir pratiquement sans limite des organes de jeunes gens en bonne santé. Le rôle de Jacques Belghiti était à ce moment de faire prendre conscience - notamment aux Américains qui dirigent les grandes sociétés internationales de recherche scientifique, de l’inacceptable qui avait lieu en Chine.

    C’est à cette même période qu’il a eu connaissance de patients américains d’origine chinoise qui allaient se faire transplanter en Chine et revenaient avec des complications plus ou moins graves. Les médecins ont alors pris conscience qu’ils devaient reprendre en charge ces malades avec des médicaments anti rejet et qu’il était parfois nécessaire de refaire une transplantation. Pour le professeur Belghiti, il est inadmissible qu’il y ait une commercialisation des organes à quelques endroits que ce soit.

    En 2008, devant le constat de cette banque d’organes vivante en provenance de Chine, des professionnels de la santé de 78 pays se sont retrouvés à la conférence d’Istanbul et ont défini pour la première fois ce qu'était le trafic d’organes et le commerce de transplantation, et ce que signifiait pour un certain nombre de chirurgiens de se rendre en Chine au nom de la coopération scientifique. Il y avait alors une floraison de sites internet d’hôpitaux chinois ressemblant à des sites vacances, promettant à l’image des spots publicitaires, une réussite à 100% de la greffe, peu de complication, 4 min d’arrêt circulatoire, un taux de rejet de 0%, etc. Ces sites portaient la caution d’une collaboration étrangère. En Chine, les équipes de chirurgiens constituent un corps médical très puissant et lié pouvoir, ils pouvaient intervenir comme bon leur semble et avec tous les moyens possibles dans l’organisation du commerce d’organes.

    Selon Jacques Belghiti, ce qu’il y a de commun pour ces hôpitaux et ces cliniques de transplantation, c’est que leurs opérations médicales ont toujours été associées à une faible ou une absence totale de rigueur scientifique, et aucune publication dans les revues spécialisées. Selon lui, avec tous les moyens qui ont été donnés à ces chirurgiens, le résultat scientifique et médical est nul, et il n’en est rien resté pour la communauté internationale.

    Des chirurgiens chinois formés par des chirurgiens français

    Le professeur Francis Navarro, chirurgien transplanteur au CHU de Montpellier a pris la parole pour témoigner de son expérience de collaboration avec un hôpital chinois. Avant cela, il a tenu à préciser que suite à la conférence avec David Kilgour qui s’était tenue en 2009 à l’Assemblée nationale sur le même sujet, il avait initié une pétition auprès des chirurgiens français pour les sensibiliser à cette question éthique. Puis, il avait souhaité la remettre à Nicolas Sarkozy et au ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner, et le gouvernement lui avait fait comprendre qu’il fallait se calmer et être le plus discret possible sur le sujet des prélèvements d’organes forcés en Chine. La Chine reste en effet un sujet sensible pour le gouvernement français, et le sujet des prélèvements d’organes sur les pratiquants de Falun Gong, soigneusement évité pour ne pas froisser les fonctionnaires et les investisseurs chinois liés au régime.

    [...]

    Lire la suite de l'article sur: http://www.epochtimes.fr/front/13/11/28/n3509066.htm

  • Les fondamentaux de la médecine chinoise

    médecine, chinoise, acupuncture, santé, Chine, Qi, psychologie, corps humain, méridiens, yin et yang

    La médecine chinoise est un système complet de traitement apparu pour la première fois sous forme écrite autour de 100 avant J.-C. Depuis cette période, la Chine, le Japon, la Corée et le Vietnam ont développé leurs propres versions distinctes du système initial chinois.


    Qi (également prononcé "chi") est un concept essentiel dans la médecine chinoise. Le qi est une forme d'énergie vitale qui existe à la fois à l'intérieur et à l'extérieur du corps humain. A la racine de chaque fonction du corps humain et de l'univers qui nous entoure, il y a une forme de qi.


    La médecine chinoise décrit la physiologie et la psychologie humaines en termes de qi en corrélation avec les processus mentaux et physiques et les états émotionnels. Les différents types de qi auxquels on se réfère communément dans la médecine chinoise comprennent le qi du sang, le qi des organes, le qi de la nutrition, le qi méridien et le qi pathogène. La pathologie peut pénétrer dans l'organisme à partir de sources telles que le vent, l'humidité, la chaleur, le froid et la sécheresse.


    La qualité du qi est décrite en termes de yin et de yang. Yin et yang sont des énergies opposées qui existent en interdépendance. Le qi yin est défini comme une énergie froide ou de refroidissement et le qi yang est défini comme une énergie chaude ou de réchauffement.


    Pour être en bonne santé, une personne doit avoir un équilibre du yin et du yang parce que le yang a besoin d’être nourri par le yin pour fonctionner, et le yin a besoin du yang pour être produit et utilisé. Les êtres humains sont considérés en bonne santé lorsque le qi circule librement et qu’il y a un flux équilibré du yin et du yang.


    Quand le qi yin est déficient alors le qi yang est en excès et des symptômes tels que bouffées de chaleur, sueurs nocturnes, anxiété, agitation, pression artérielle élevée, et constipation peuvent se manifester.


    Quand le qi yang est déficient le qi yin est en excès et des symptômes tels qu'une sensation accrue de froid, de fatigue, la diarrhée, un métabolisme lent avec de la rétention d'eau, une pression artérielle basse et un retard psychomoteur peuvent se produire.


    En chinois, les mots pour les différentes émotions sont précédés par le mot ”qi”. Par exemple, la colère est appelée ”le qi de la colère" et la joie est appelée ”le qi de la joie." Par conséquent, lorsqu'on traite par l'acupuncture ou la phytothérapie chinoise on vise non seulement à traiter les fonctions physiques du corps, mais aussi les fonctions mentales et les émotions.

    Les méridiens

    Le qi circule à travers les canaux énergétiques appelés méridiens. Les méridiens forment un système ressemblant au réseau internet qui relie les différentes parties du corps ensemble et fournit le qi pour chaque partie du corps. La médecine chinoise relie chaque méridien avec des fonctions mentales, physiques et émotionnelles spécifiques.


    Dans la médecine chinoise, les fonctions mentales et les émotions ne se limitent pas au cerveau, mais sont considérées comme le résultat de l'interaction entre le cerveau et les méridiens. Une autre façon de voir les choses est que le cerveau fait partie de chaque méridien individuel, et la santé de chaque méridien affecte le cerveau.


    Le méridien du poumon est associé au chagrin et donc les gens dans le processus de deuil peuvent être plus sensibles aux infections des voies respiratoires supérieures. Le modèle biomédical pourrait expliquer cette réaction en termes de réactivité immunitaire diminuée à cause du stress chronique induit par le chagrin. La médecine chinoise caractérisera le problème comme un facteur de stress émotionnel qui provoque un déséquilibre dans le méridien du poumon, se traduisant par une déficience en qi.

    L’acupuncture

    En occident, l'une des méthodes les plus connues de traitement de la médecine chinoise est l'acupuncture, qui est aussi une des plus anciennes méthodes de traitement. Les acupuncteurs insèrent des aiguilles très fines dans le corps à des endroits stratégiques afin de rééquilibrer le flux du yin et du yang à travers les méridiens


    Les traitements par acupuncture sont utilisés seuls ou intégrés à la médecine traditionnelle pour traiter une variété de troubles psychiatriques, comme la dépression, l'anxiété, l'insomnie, la douleur, la toxicomanie et la dépression.


    Dans la médecine chinoise, la dépression majeure est considérée comme la manifestation psychiatrique extrême d'un excès de yin et d'une carence en yang. La manie est le contraire et est le résultat d'une manifestation extrême du yang et une excessive déficience en yin.


    La transition anormale entre le yin extrême et le yang extrême est semblable au modèle du cyclisme dans des troubles bipolaires. Ainsi, les acupuncteurs placent les aiguilles dans le corps dans le but de rééquilibrer le yin et le yang.

    Tiré de: http://fr.clearharmony.net/articles/201310/114710.html

  • Acupuncture et médecine chinoise

    Selon la médecine chinoise, le corps humain fait partie de l'univers naturel et partage les caractéristiques de la nature. Les cinq méridiens principaux partagent la nature et l'énergie des cinq éléments. Le méridien du foie partage ainsi la même nature que le bois et le vent. Le méridien du cœur est lié au feu et à la chaleur. Le méridien de la rate va avec la terre et l'humidité. Le méridien du poumon partage la même énergie que le métal et la sécheresse et le méridien du rein est en relation avec l'eau et la froideur.

    Les cycles de Shen et de Ko expliquent le rapport entre les éléments. Le Shen décrit le cycle de la relation d’engendrement entre les cinq éléments: le feu brule le bois, cet incendie nourrit la terre, la terre produit le métal, le métal peut être fondu et l'eau permet la croissance des bois. Les émotions de ces éléments ont le même engendrement (Shen) et les mêmes relations. Le foie peut générer la joie (incendie). La joie (coeur) conduit à la confiance en soi (la terre). La confiance en soi conduit à l'émancipation (métal), qui induit la motivation (l'eau) et la motivation peut encore une fois donner le sentiment d'accomplissement.

    Le cycle du Ko décrit la relation de dégénérescence entre les cinq éléments: l'eau éteint le feu, le feu fait fondre le métal, le métal coupe le bois, le bois fend la terre et la terre bloque l'eau. Il en est de même dans la dégénérescence entres les différents aspects émotionnels et leurs méridiens. Les reins (l'eau) empêchent l'excitation (cœur, feu), l'excitation peut surmonter la tristesse (poumon, métal); La tristesse peut réprimer la colère (le foie, le bois); la colère peut dissimuler le souci (la rate, la terre); et le souci peut dissimuler la crainte.

    Par exemple, un patient peut pleurer pour couvrir sa colère sous-jacente. Mais cette colère manifeste son inquiétude. La crainte peut être utilisée pour contrôler l'excitation. La recherche de sensations fortes et l’action peuvent être utilisées pour éviter de s'affliger. L'objectif de l'homéostasie est qu’un système vivant soit en équilibre avec les cinq éléments. Un élément qui a un qi excessif ou insuffisant va être affecté dans sa relation avec les autres éléments.

    Un excès de qi bois favorise la révolte qui empêche le contrôle fait par le qi du métal et cela écrase le qi de la terre. Lorsque le qi du foie stagne à cause d’un excès de colère et de ressentiment, il provoque des symptômes dans le méridien du poumon, comme la toux, une respiration sifflante ou du chagrin et affecte les méridiens de la rate, entraînant des symptômes tels que l'indigestion, la fatigue et l’inquiétude.

    Lorsque l'un des éléments est déficient, il ne peut plus générer et contrôler. Par exemple, si le qi du rein est déficient en raison de ses relations d’engendrement et de dégénérescence, il cause une carence dans le méridien du foie, ce qui perturbe le sommeil, donne des vertiges et amène à la dépression. Un excédent de qi dans le méridien du coeur, donne lieu aux palpitations, à l'anxiété et à l'insomnie. Par conséquent, les symptômes cliniques d'un méridien - élément peuvent provenir de ce méridien- élément ou être secondaires à un méridien - élément qui agit en aval. C’est l’expérience du praticien en médecine chinoise qui permet d'évaluer ces questions et de déterminer si le dysfonctionnement est primaire ou secondaire.

    Selon la théorie de la médecine chinoise, les méridiens ont des points sur la surface du corps qui sont en constante communication avec l'environnement extérieur. Ces points appelé acupoints, sont utilisés pour manipuler l'état du qi des méridiens qui vont à l'intérieur du corps. Dans la pratique classique de la médecine chinoise, le praticien doit évaluer le patient par l’état des Qi des méridiens concernés et décider d'une stratégie de traitement en conséquence. Il ou elle devra choisir et combiner les techniques de manipulation et acupoints pour rétablir l'équilibre. Un praticien bien formé fera une enquête systématique des symptômes et des signes qu’il examine. Il regardera aussi la langue et les pouls des méridiens pour poser  son diagnostic.

    A l'époque moderne, l'acupuncture n'est pas toujours pratiquée selon le cadre théorique de la médecine chinoise classique. Certains ajoutent la stimulation électrique des aiguilles pour améliorer leur efficacité. D'autres ont développé un protocole de traitement fixe pour chaque patient avec une condition donnée sans diagnostiquer l’état des qi et des méridiens impliqués. L'incohérence avec laquelle l'acupuncture est approchée et utilisée peut être en partie responsable des différences entre les études qui cherchent à établir son efficacité.

    Le docteur Yang est un psychiatre certifié avec une licence en acupuncture, c’est un médecin de la quatrième génération en médecine de chinoise. Son site Web

    Tiré de: http://www.lagrandeepoque.com/LGE/Sante-et-bien-etre/Acupuncture-et-medecine-chinoise-pour-la-sante-mentale-partie-2.html

     

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