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conscience de la chine

  • Gao Zhisheng vivant et bien portant dans la prison de Shaya

    Après plus de 9 mois de séparation, le célèbre avocat chinois Gao Zhisheng a été autorisé à rencontrer sa famille. Le 12 janvier dernier, Gao Zhisheng a rencontré et parlé avec son jeune frère et son beau-père à l'intérieur de la prison du XinJiang où il est toujours captif.

    [Geng He, Épouse de Gao Zhisheng]:
    « Il avait l'air bien. Il est sorti et ses membres ne semblent pas avoir été blessés. Il avait le crâne rasé et ne paraissait pas trop maigre. »

    Geng He, l'épouse de Gao Zhisheng, a fui aux États-Unis avec ses deux enfants en 2009. Elle a expliqué que son mari n'avait pas été autorisé de parler des conditions de vie à l'intérieur de la prison.

    [Geng He, Épouse de Gao Zhisheng]:
    « Ils n'ont pas pu lui poser de questions sur la vie dans la prison. À la fin de la rencontre, son frère lui a demandé s'il pouvait lire le journal ou regarder la télévision. Le garde a interrompu la conversation et a répondu que Gao Zhisheng ne pouvait pas regarder la télévision mais que la prison possédait une bibliothèque. »

    Au moins, cette rencontre prouve que Gao Zhisheng est vivant et bien portant. Les craintes étaient nombreuses à ce sujet après que des responables de la prison de Shaya aient refusé une demande de visite à son frère aîné en août dernier. Lors de précédentes périodes de disparitions forcées, Gao Zhisheng avait subi de graves tortures entre les mains de responsables de la sécurité chinoise.
    Mais  l'avocat des droits de l'homme Tang Jingling a récemment confié au Journal The Epoch Times qu'il pense que Gao Zhisheng est toujours torturé et soumis à un contrôle strict.
     (http://www.theepochtimes.com/n2/china-news/gao-zhisheng-allowed-family-visit-in-remote-prison-338368.html)

    Le militant Hu Jia a appelé les sympathisants de Gao Zhisheng à lui envoyer des cartes postales en prison. Une façon d'assurer sa sécurité.

    [Hu Jia, Militant pour les droits de l'homme]:
    « Ces cartes postales font comprendre aux responsables de la prison que l'attention est tournée vers eux. Chaque carte postale ajoute de la pression sur la prison. La pression leur rappelle de ne pas persécuter illégalement les prisonniers politiques. »

    Gao Zhisheng est souvent appelé la conscience de la Chine. Il s'est fait connaître en défendant les minorités. Mais après avoir appelé les autorités chinoises à mettre un terme à la persécution des pratiquants du Falun Gong. Gao Zhisheng est lui-même devenu une cible de la répression.

    En 2006, il avait été condamné à trois ans de prison pour subversion, avec cinq ans de sursis. En 2009, l'avocat a disparu en détention. En décembre 2011, les médias ont annoncé que Gao Zhisheng avait violé cette période de sursis et qu'il était détenu dans la région reculée du Xinjiang.

    Tiré de: https://www.youtube.com/watch?v=JCTPLkfY4Ho&feature=youtu.be

  • Gao Zhisheng, l'avocat spécialiste des droits de l'homme, est en vie

    Gao Zhisheng, avocat, droits de l'homme, Chine, Gao, Conscience de la ChinePour la première fois depuis qu’il est emprisonné dans la région éloignée du Xinjiang, le célèbre avocat spécialiste des droits de l’homme Gao Zhisheng a reçu la visite de son frère et de son beau-père, a affirmé son épouse, Geng He.

    La rencontre avec Gao Zhiyi et Geng Yundi, respectivement frère et beau-père de Gao Zhisheng, a eu lieu le 24 mars. Des agents de sécurité avaient escorté les deux membres de sa famille de la province du Shaanxi jusqu’au Xinjiang pour une rencontre de 30 minutes. Ils ont vu Gao Zhisheng à travers la vitre de protection de la prison et ont communiqué avec lui par récepteur de téléphone.

    Lors d’une entrevue le 27 mars, Geng He, qui réside actuellement en Californie, a expliqué les difficultés éprouvées par son beau-frère pour rencontrer Gao Zhisheng. Il est arrivé à Pékin le 24 février et s'est rendu à plusieurs agences gouvernementales qui l’ont toutes renvoyé. Dans un endroit, il a même été détenu par des agents de sécurité locaux.

    «Mon père a parlé pendant dix minutes, assis sur le tabouret», a dit Geng He. «Gao lui a posé des questions sur la santé des membres de notre famille [...] Mon père lui a répondu : “T’ayant vu, je suis heureux maintenant”. Lorsque Gao a entendu cela, il a pleuré.»

    On surnomme Gao la «conscience de la Chine». Il s’est porté à la défense de victimes d’injustice pendant des années avant de s’attirer les foudres du Parti communiste après avoir envoyé des lettres aux dirigeants chinois leur demandant de mettre fin à la persécution du Falun Gong.

    Il purge une peine de trois ans à la prison Shaya du Xinjiang depuis décembre 2011. Plusieurs considèrent sa sentence de mesure arbitraire. Un expert des affaires légales chinoises l’a qualifiée de décision aussi inusitée qu’un «tour de magie».

    La nouvelle dissipe des craintes quant à la vie et à la santé de Gao dont personne n’avait entendu parler depuis quelques mois. En entendant la nouvelle, «nous avons poussé un grand soupir de soulagement», a dit Geng He.

    Tiré de: http://www.lagrandeepoque.com/LGE/Chine-/-Asie/Gao-Zhisheng-lavocat-specialiste-des-droits-de-lhomme-est-en-vie.html

  • Gao Zhisheng, l'avocat spécialiste des droits de l'homme, est en vie

    Gao Zhisheng, l'avocat spécialiste des droits de l'homme, conscience de la Chine, Chine, avocat du barreauPour la première fois depuis qu’il est emprisonné dans la région éloignée du Xinjiang, le célèbre avocat spécialiste des droits de l’homme Gao Zhisheng a reçu la visite de son frère et de son beau-père, a affirmé son épouse, Geng He.

    La rencontre avec Gao Zhiyi et Geng Yundi, respectivement frère et beau-père de Gao Zhisheng, a eu lieu le 24 mars. Des agents de sécurité avaient escorté les deux membres de sa famille de la province du Shaanxi jusqu’au Xinjiang pour une rencontre de 30 minutes. Ils ont vu Gao Zhisheng à travers la vitre de protection de la prison et ont communiqué avec lui par récepteur de téléphone.

    Lors d’une entrevue le 27 mars, Geng He, qui réside actuellement en Californie, a expliqué les difficultés éprouvées par son beau-frère pour rencontrer Gao Zhisheng. Il est arrivé à Pékin le 24 février et s'est rendu à plusieurs agences gouvernementales qui l’ont toutes renvoyé. Dans un endroit, il a même été détenu par des agents de sécurité locaux.

    «Mon père a parlé pendant dix minutes, assis sur le tabouret», a dit Geng He. «Gao lui a posé des questions sur la santé des membres de notre famille [...] Mon père lui a répondu : “T’ayant vu, je suis heureux maintenant”. Lorsque Gao a entendu cela, il a pleuré.»

    On surnomme Gao la «conscience de la Chine». Il s’est porté à la défense de victimes d’injustice pendant des années avant de s’attirer les foudres du Parti communiste après avoir envoyé des lettres aux dirigeants chinois leur demandant de mettre fin à la persécution du Falun Gong.

    Il purge une peine de trois ans à la prison Shaya du Xinjiang depuis décembre 2011. Plusieurs considèrent sa sentence de mesure arbitraire. Un expert des affaires légales chinoises l’a qualifiée de décision aussi inusitée qu’un «tour de magie».

    La nouvelle dissipe des craintes quant à la vie et à la santé de Gao dont personne n’avait entendu parler depuis quelques mois. En entendant la nouvelle, «nous avons poussé un grand soupir de soulagement», a dit Geng He.

    Version originale : Chinese Rights Lawyer Gao Zhisheng Alive

    Tiré de: http://www.lagrandeepoque.com/LGE/Chine-/-Asie/Gao-Zhisheng-lavocat-specialiste-des-droits-de-lhomme-est-en-vie.html

  • Lettre ouverte de Gao Zhisheng à Hu Jintao et Wen Jiabao

    Voici en intégralité la 3ième lettre ouverte écrite par l'avocat Gao Zhisheng à Hu Jintao et Wen Jiabao en 2005. A la suite de cette lettre, il a été kidnappé par la police du régime et a subi les tortures qu'il décrit dans cette lettre. Nous sommes toujours sans nouvelle de lui. Un texte indispensable pour comprendre en profondeur la situation des droits de l'homme en Chine. Une véritable catastrophe humanitaire. - Attention pour public averti -

     

     

    Nous devons immédiatement faire cesser la brutalité qui suffoque la conscience et la moralité de notre nation

    A Hu Jintao, Wen Jiabao, et à tous mes concitoyens chinois dotés de conscience

     

    Je vous envoie mes salutations depuis la ville de Changchun.

    Laissez-moi avant tout exprimer mon profond chagrin pour les citoyens chinois innocents qui ont été tués par le gouvernement de Guangdong, et mes condoléances et mon soutien aux familles des victimes. J’aimerais aussi exprimer mes plus vives protestations contre ces brutalités meurtrières envers nos bons compatriotes. J’invite instamment les plus hautes autorités à suivre les principes reconnus par les sociétés civiles, à punir les meurtriers et ceux qui sont responsables, et à réconforter et offrir compensation aux familles des victimes [1].

    L’hiver à Changchun est extrêmement froid. Bien que "caché" dans une chambre où la plupart du temps il n’y a pas d’eau, mon sang bouillonne. Non du fait d’avoir à écrire une lettre ouverte à Hu et Wen, mais plutôt que pouvoir travailler pour le futur d’un des plus grands peuples du monde suffirait à faire bouillonner le sang de n’importe quel citoyen ordinaire.

    Le 18 octobre, avec un enthousiasme tout aussi bouillonnant, j’ai écrit une lettre ouverte à Hu Jintao et à Wen Jiabao, deux de mes compatriotes, invitant instamment leur gouvernement à "cesser de persécuter ceux qui croient en la liberté et à renouer avec le peuple chinois". Le jour suivant, j’ai reçu chez moi des menaces téléphoniques non voilées. Trois jours plus tard, au moins dix voitures de police et 20 policiers en civil ont commencé à encercler, surveiller, et suivre toute ma famille 24 heures sur 24. Quinze jours après avoir écrit la lettre, le Bureau judiciaire de Pékin a illégalement fermé mon cabinet d’avocats. La manière dont notre pays traite un citoyen qui fait ouvertement des suggestions est tout à fait regrettable.

    Une autre réaction suscitée par la lettre ouverte est que des pratiquants de Falun Gong de différentes provinces de Chine qui ont été persécutés, m’ont écrit et invité dans leur région pour m’en apprendre plus sur leur situation réelle. Ces lettres venaient en grande partie des villes de Changchun et de Dalian. Depuis le 29 novembre, j’ai passé presque 24 heures quotidiennes à voyager continuellement entre les villes de Jinan, dans la province du Shandong, de Dalian et de Fuxin, dans la province du Liaoning, et la ville de Changchun, dans la province de Jilin, pour y mener une nouvelle série d’enquêtes. A la différence de mon habitude de voyager seul, j’avais l’honneur d’être accompagné par le Professeur Jiao Guobiao [2].

    Pendant ce temps des flopées de policier en civil continuaient à roder autour de ma maison nuit et jour créant une atmosphère de terreur et réprimant sérieusement toute ma famille. Le 29 novembre, j’ai échappé à la filature de plus de 20 policiers en civil et ai passé 15 jours à enquêter à ma façon sur les faits. J’en profite pour dire tout spécialement ici que nous faisons de notre mieux pour dire la vérité sur la façon dont cette nation est continuellement et brutalement persécutée, en particulier actuellement. Nous entendons aussi rappeler à tous la gravité et l’urgence des problèmes auxquels nous sommes confrontés. Il est temps pour notre nation et pour chacun d’entre nous de faire sérieusement face à nos problèmes. Toute excuse ou retard revient à commettre un crime envers la nation toute entière !

    Dans cette lettre, je n’éviterai aucun des problèmes réels que j’ai constatés, même si je devais être immédiatement arrêté lorsqu'elle sera publiée. Les 15 jours d’enquête m’ont encore une fois montré la douloureuse réalité. Le Bureau "6-10" est – du moins il peut être appelé – un gang existant au sein du pouvoir politique de la nation, et pourtant au-dessus du pouvoir politique. C’est un gang qui peut contrôler et réguler toutes les ressources politiques. Bien que ce soit une organisation existant en dehors de la constitution et des règles qui structurent le pouvoir du pays, le Bureau "6-10" utilise de nombreux pouvoirs supposés être utilisés par les agences gouvernementales nationales, et même de nombreux pouvoirs qui dépassent ceux des agences gouvernementales nationales. Il utilise des pouvoirs qui n’appartiennent et n’ont jamais appartenu à la nation depuis le début de la civilisation politique de l’espèce humaine sur cette terre.

    Nous pouvons voir que le pouvoir symbolisé par le nombre 610 continue à “interagir” avec le public à travers des moyens tels que le meurtre du corps physique et de l’esprit d’une personne, les fers, les chaînes, les tortures à l’électricité, et les "bancs du tigre" [3]. La nature de ce pouvoir est devenue celle d’un gang criminel. Il continue à torturer nos mères, nos sœurs, nos enfants, et notre nation toute entière. M. Hu et M. Wen en tant que membres de notre nation occupant des positions particulières en ce moment et que la majorité du public perçoit comme étant dotés de conscience, devraient faire face à toutes ces choses avec nous tous.

    C’est avec un cœur qui tremble et un stylo qui tremble que j’écris les tragiques expériences de ceux qui ont été persécutés ces six dernières années. Parmi les récits véridiques de l’incroyable brutalité, parmi les dossiers de torture inhumaine infligée par le gouvernement à sa propre population, les actes immoraux qui m’ont le plus abasourdi ont été les pratiques obscènes et pourtant routinières du personnel du Bureau 610 et de la police, consistant à s'en prendre aux organes génitaux des femmes. Dans la persécution, les organes génitaux et les seins de presque chaque femme et l’appareil génital de chaque homme ont subi des sévices sexuels de la manière la plus vulgaire qui soit. Presque chaque personne ayant été persécutée, que ce soit un homme ou une femme, a été d’abord complètement déshabillée avant n’importe quelle torture. Il n’y a pas de langage ni de mots pour décrire ou re-créer la vulgarité et l’immoralité de notre gouvernement à cet égard. Qui, ayant un corps tiède, pourrait se permettre de demeurer silencieux face à de telles vérités ?

    A 4h20 le 28 octobre 2005, Mme Wang Shouhui (mère) et M. Liu Boyang (fils) de la ville de Changchun ont été suivis par le personnel du 610 et ont été illégalement arrêtés. Tous les deux ont été brutalement torturés par la police. A environ 20h, Liu Boyang, 28 ans est mort de la torture. A peu près dix jours plus tard, sa mère a elle aussi été torturée à mort. Les corps des malheureux sont encore aux mains des fonctionnaires du 610. Après la mort de Liu, les fonctionnaires du 610 ont mis trois jours pour informer son père, tandis que l’heure de la mort de Mme Wang demeure encore incertaine. Le père de Liu a cherché un avocat dans sa ville, mais personne n’a osé accepter son cas. Le vieil homme a dit : "Dans une société comme celle-ci, il est plus dur de vivre que de mourir. Vivre cause davantage de douleur. Lorsque j’aurais pris soin de leurs enterrements, je les suivrai et partirai aussi."

    Mme Wang Shouhui, son mari et son fils (Liu Boyang) ont commencé à pratiquer le Falun Gong en 1995. Depuis que la persécution a commencé le 20 juillet 1999, ils ont constamment été harcelés par la police du poste de police de Zhengyang du district de Luoyuan et par les fonctionnaires du Bureau de l’Administration de la rue Zhengyang. Mme Wang a été illégalement détenue en octobre 1999 et envoyée au camp de travail Heizuizi en février 2000. Au camp de travail, elle a été torturée huit fois à la matraque électrique. Elle a aussi été forcée à travailler pendant la journée. Pendant cinq jours et cinq nuits, on l’a empêchée de dormir et on lui a demandé de rester debout. Elle a été torturée plusieurs fois sur le "lit du mort" [4] . La fois la plus grave, elle a été battue avec deux matraques électriques pendant plus d’une heure alors qu’elle était attachée au "lit du mort". Pas un endroit de son corps ou de son visage n’était intact. Elle n’a été relâchée qu’au moment où la torture a mis sa vie en danger.

    Le 11 avril 2002, Mme Wang discutait dans la rue lorsqu’elle a été encore une fois enlevée par la police du poste de Zhengyang, dans le district de Luyuan. Des policiers de la Première division des services de police de Changchun lui ont bandé les yeux et l’ont emmenée dans une chambre de torture secrète à Jingyueshan, Changchun. Elle a été torturée sur le "banc du tigre" pendant deux jours et une nuit, temps pendant lequel elle a également reçu des décharges de deux matraques électriques appliquées sur ses seins. Trois hommes ont utilisé leurs poings pour la frapper au visage, à la poitrine et dans le dos. En conséquence, le maxillaire gauche de Mme Wang a été fracturé et elle a vomi une grande quantité de sang. Plus tard, ses poumons se sont infectés. Alors qu’elle était à l’hôpital de la police, les quatre membres de Mme Wang ont été immobilisés quand elle était sous perfusion. On l’interdisait d’utiliser les toilettes. A la place, l’hôpital a violemment inséré un tube dans sa vessie mais sans prendre aucun soin d’elle. Elle n’a pas pu bouger pendant cinq jours et cinq nuits. A la suite de quoi sa vessie a été définitivement endommagée et elle ne pouvait plus la contrôler.

    Le 27 juin 2002, Mme Wang et sa famille ont été de nouveau emmenés au poste de police de Zhengyang par la division Sécurité et Politique du département de police du district de Luyuan. Mme Wang a été ligotée comme un ballot pendant toute une soirée. Plus tard, alors qu’elle était illégalement détenue au centre de détention n° 3 dans la ville de Changchun, les gardes ont attaché ses menottes aux fers qu’elle portait aux pieds pendant dix huit jours et l’ont brutalement alimentée de force pendant un mois. Puis elle a été envoyée à l’hôpital provincial de la police où on lui a immobilisé les membres et elle a été brutalement gavée pendant 30 jours. Elle n’a été relâchée que lorsque sa vie a été en danger. Au même moment, plusieurs policiers du poste de police de Zhengyang ont brutalement torturé, battu et roué de coups de pieds Liu Boyang. Ils l‘ont aussi giflé avec des chaussures de cuir, l’ont attaché à une corde, lui ont recouvert la tête d’un sac plastique, lui ont attaché les bras derrière le dos et l’ont suspendu par les menottes. Lorsque Liu a été suspendu en l’air, ils secouaient ses pieds ou les tiraient vers le bas. M. Yuan Dachuang, un officier de police dirigeant la torture a dit effrontément "J’ai tué pas mal de pratiquants de Falun Gong avec cette torture. Si tu meurs je n’aurais pas à en porter la responsabilité." Chaque fois qu’ils étaient torturés, la mère et le fils pouvaient entendre les cris déchirants l'un de l'autre.

    Lire la suite sur: http://fr.clearharmony.net/articles/200601/24098.html

    La lettre en anglais: http://www.theepochtimes.com/news/5-12-16/35876.html

  • Un ex-espion démissionne du Parti communiste chinois

    Li Fengzhi
    Li Fengzhi, un ex-espion au sein du ministère de la Sécurité d'État chinois, a démissionné publiquement du Parti communiste chinois. (Courtoisie de Li Fengzhi)

    Motivé par son amour pour la Chine, son dégoût du régime au pouvoir et son sentiment de culpabilité d'avoir fait partie de ce système, un ex-espion a démissionné publiquement du Parti communiste chinois (PCC) en exhortant ses collègues à faire de même.

    Li Fengzhi, un ex-agent de renseignement du ministère de la Sécurité d'État chinois (MSÉ), a annoncé sa démission du PCC le 11 mars 2009, ajoutant son nom à plus de 50 millions d'autres.

    M. Li, qui habite maintenant aux États-Unis, affirme que le PCC le harcèle et le menace depuis qu'il a quitté son poste au sein du MSÉ. Ce climat malsain ne l'a toutefois pas refroidi et il a finalement décidé de démissionner du PCC publiquement.

    «Parmi plusieurs autres facteurs, ma conscience est la raison la plus importante pour laquelle j'ai démissionné», raconte M. Li. «Démissionner du PCC est vraiment un geste patriotique et un effort pour sauver la Chine. Me dresser contre le PCC est la meilleure manière de démontrer ma loyauté envers mon pays.»

    Le père de Li Fengzhi, l'ingénieur à la retraite Li Shuchen, a également démissionné du PCC dernièrement et a encouragé son fils à suivre ses pas au nom de la justice et de la liberté.

    «Personne, ayant une expérience professionnelle comme la mienne, a ouvertement dénoncé le PCC», laisse entendre M. Li. «Je suis fier et heureux d'être le premier. J'espère seulement que ce que je fais pourra aider, inspirer et encourager d'autres gens.»

    En 2005, un ex-policier chinois ayant travaillé pour le Bureau 610, un organe du genre gestapo dédié à la persécution du Falun Gong, avait fait une sortie publique après s'être exilé en Australie. Hao Fengjun, qui avait comme tâche de colliger des renseignements concernant des pratiquants de Falun Gong au Canada, en Australie et aux États-Unis, avait également démissionné publiquement du PCC.

    M. Hao avait été inspiré à l'époque par la défection en Australie du diplomate chinois Chen Yonglin, ayant lui aussi révélé l'étendue du réseau d'espionnage de Pékin ciblant les mouvements dissidents à l'étranger.

    Dans son entretien avec La Grande Époque, M. Li a peu révélé des pratiques d'espionnage de la Chine et a plutôt mis l'accent sur les raisons qui l'ont poussé à s'exprimer publiquement.

    Il dit avoir été impliqué dans la collecte de renseignements politiques et économiques. «Les agences de renseignement des autres pays sont au service du pays, mais en Chine le MSÉ ne sert que le PCC – très souvent par des moyens non éthiques – et ne sert pas les intérêts du pays.»

    «Les ministères de la Sécurité d'État et de la Sécurité publique sont supposés protéger le bien-être du pays et de la population», estime Li Fengzhi, «mais ces agences sous le contrôle du PCC sont devenues des outils politiques utilisés contre la population. Les exemples abondent.»

    Rejoignant les propos de Chen Yonglin et Hao Fengjun, Li Fengzhi assure que les Chinois vivant à l'étranger ne sont pas à l'abri du réseau d'espionnage de Pékin. «N'importe qui peut être utilisé comme un espion», mentionne-t-il. «Par exemple, les forces diplomatiques du PCC ont fait beaucoup d'efforts pour amadouer et corrompre les associations étudiantes chinoises. Je souhaite, et je crois, qu'un jour les jeunes étudiants – incluant les soi-disant patriotes qui ont cru les mensonges du PCC – se réveilleront et verront le vrai visage du PCC.»

    M. Li affirme que le régime chinois a envoyé de nombreux espions pour infiltrer les groupes de pratiquants de Falun Gong à l'étranger afin de collecter des informations et causer des dommages. «Jiang Zemin [ex-dirigeant chinois] avait l'habitude de se vanter de cela, mais les gens ont ensuite réalisé qu'une telle forme d'espionnage ne fonctionne pas contre le Falun Gong», explique-t-il.

    M. Li croit que la persécution du Falun Gong est cruelle est épouvantable, mais même le PCC a réalisé qu'il ne pouvait éliminer le groupe spirituel.

    «Je crois que le mal ne peut pas triompher du bien», dit-il. «La persécution du Falun Gong est une tache morale de même qu'un échec stratégique. Contrairement à l'intention du PCC d'annihiler le Falun Gong, la persécution a en fait aidé le Falun Gong à se renforcer.»

    «Le PCC est maintenant pris avec la persécution, étant incapable de poursuivre ou de mettre fin aux mauvaises choses qu'il a faites. Je suis confiant qu'un jour le peuple chinois va recouvrer la liberté de croyance.»

    Déclaration
    Dans sa déclaration annonçant sa démission du Parti communiste chinois, Li Fengzhi a écrit : «Depuis sa fondation, le PCC a agi contre les valeurs morales universelles des êtres humains. Avec sa dictature, le PCC a réprimé les droits de l'homme et privé le peuple chinois de leurs droits de liberté et de démocratie.

    «Le PCC a sans cesse trompé les gens avec des mensonges éhontés et a, sans scrupule, ruiné la culture authentique chinoise. C'est la source de plusieurs crises sociales, économiques et morales dans la Chine d'aujourd'hui. La persécution des gens sans défense qui agissent au niveau populaire, des groupes religieux et des dissidents s’aggrave chaque jour.

    «La dictature du PCC a longtemps été la véritable barrière au progrès et au développement de la Chine. Ainsi, j'annonce solennellement ma démission du PCC et de ses organisations affiliées, en appui aux organisations et aux individus consciencieux comme mon père, et par solidarité avec ceux qui ont été ou qui sont toujours persécutés et réprimés par le PCC. J'espère que ma détermination pourra éveiller plus de gens consciencieux.»

    L'entièreté des propos recueillis de Li Fengzhi est disponible en anglais à ICI

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