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  • La Chine et la malédiction de l'opium

    Très bon article historique de La Tribune, sur le passage de la Chine à l'ère "moderne"

     

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    La Chine impériale, au XIXe siècle, refuse les règles de la « nouvelle économie » internationale née de la révolution industrielle. L'Occident, le Royaume-Uni en tête, lui imposera deux guerres qui signeront sa fin.

    Pendant près de deux millénaires, de 220 av. J.-C. jusqu'à la proclamation de la première République, l'empire du Milieu aura résisté aux aléas de l'Histoire. Son unité s'est édifiée sur l'autosuffisance alimentaire, obtenue grâce au contrôle de l'eau, sésame permettant d'organiser la culture du riz à grande échelle. Elle s'est reflétée dans une autonomie culturelle fermée aux influences extérieures. Avec l'empereur comme symbole d'unification et la rigoureuse administration de la « bureaucratie céleste » suivant les préceptes de Confucius, la Chine reste un verrou à forcer pour les dynamiques puissances européennes et américaine en cette seconde moitié du XIXe siècle.

    Depuis le XVIe siècle, l'Occident commercial est à l'étroit sur ses terres. Il a rapidement compris que la richesse passe par le commerce hors des frontières et l'ouverture de nouveaux marchés, de gré ou de force. Mais l'empire du Milieu fait figure d'anomalie dans cette nouvelle ère. Il n'a que faire des marchandises venues de l'Ouest. Il s'en tient à une équation simple : du thé, de la soie et de la porcelaine, prisés des consommateurs aisés du continent européen, contre de l'argent métal. Pour cela, les autorités chinoises limitent le commerce extérieur au seul port de Canton et le contrôlent en imposant, sous la houlette d'une administration tatillonne, de lourdes taxes sur les produits importés. Pour les pays occidentaux, cela se solde par une balance commerciale fortement déficitaire. Depuis la moitié du XVIIe siècle, 28.000 tonnes d'argent sont passées du continent européen au continent chinois. Aussi, le Royaume-Uni, qui a adopté l'étalon-or depuis la première moitié du XVIIIe siècle, se retrouve dans l'obligation humiliante d'emprunter de l'argent aux autres pays européens. Pour la couronne de Grande-Bretagne, le protectionnisme strict de l'empire du Milieu ne peut pas se perpétuer.

    Aussi va-t-elle user d'un stratagème diabolique pour faire plier l'empereur. L'idée est d'introduire massivement sur le sol chinois l'opium, un produit dérivé du pavot cultivé sous contrôle britannique en Inde. L'usage de cette drogue mène à une forte dépendance, obligeant ses consommateurs à en soutenir la demande régulière. L'opium se répand rapidement à travers la société chinoise, transformant nombre d'individus en loques miséreuses. Les fumeries se multiplient. De 200 caisses (1 caisse = 64 kg) importées par la Chine en 1729, on passe à 40.000 caisses en 1838. Le paiement s'effectue en argent, inversant le flux du métal précieux des décennies précédentes.

    L'opium devient un fléau social et une tragédie humaine pour la Chine.

    En 1836, le gouvernement impérial de la dynastie Qing bannit son usage. Mais l'interdiction n'est pas suffisante, tant ce juteux commerce a les moyens de corrompre les agents officiels du port de Canton. Le démantèlement va être confié à un fonctionnaire impérial, Lin Tse-su, qui décide de sévir à la source. Il impose un embargo sur l'importation de tous les produits britanniques. L'action est efficace. En mars 1839, Charles Eliot, le commissaire britannique au Commerce, demande à tous les sujets de la reine Victoria qui font commerce d'opium de lui apporter leurs lots, le gouvernement s'engageant à les dédommager. L'équivalent d'une année d'importation d'opium est ainsi livrée à Lin Tse-su qui, en quelques mois, détruit tous les stocks, principalement britanniques, et autorise à nouveau l'importation de marchandises britanniques, sauf l'opium, dont le trafic est passible de la peine de mort. Le fonctionnaire va jusqu'à écrire à la reine Victoria et avance un argument imparable : comment pouvez-vous exporter de l'opium en Chine et l'interdire chez vous en raison de ses dangereux effets ? Le commerce ne devrait-il pas profiter à tous ?


    Lire la fin de l'article sur: http://www.latribune.fr/opinions/tribunes/20130817trib000779527/la-chine-et-la-malediction-de-l-opium.html

  • Comment négocier avec les Chinois?

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    La notion de «partenaire d’affaires» avec un étranger n’existe tout simplement pas chez les Chinois.

    L’Américain aborde généralement les négociations dans un esprit de «gagnant-gagnant». Mais lorsqu’il tente de faire affaire avec des interlocuteurs chinois, il y laisse généralement sa chemise. Ce n’est pas une mince affaire, explique Morgan Reed, directeur exécutif de l’Association for Competitive Technologies (ACT). Les Chinois viennent en affaires sans prendre de gants, alors que les entreprises américaines manquent d’agressivité et sont entravées par les principes courant du monde des affaires, qui les empêchent de prendre la réelle mesure de leur adversaire.

    Face à cette situation, Reed a adopté une approche similaire à celle d’un entraîneur: il a intégré le fait que les Chinois jouent un jeu différent et a mis au point toutes sortes d’idées pour aider les Américains à apprendre de ce fait et essayer de réagir en retour. Pour lui, chez les Chinois, la notion de «partenariat d’affaires» avec un étranger n’existe tout simplement pas.  

    La pensée de Reed, à l’égard de la Chine, s’est forgée tôt alors qu’étudiant à la fin des années 1980 il écrivait son mémoire d’université sur le devenir de Hong Kong, lorsque l’île quitterait le giron britannique pour passer sous la coupe du parti communiste chinois.

    Comment remporter un débat?
    Mais il lui était devenu évident que pour mieux comprendre, «il me fallait lire en chinois, en apprendre davantage sur la linguistique et la culture chinoise afin de saisir le sens réel de ce qui se passait autour de moi». Il s’est donc consacré à une étude ardue du «Chengyu», ces expressions idiomatiques généralement composées de quatre caractères et qui résument souvent une leçon ou la morale d’une l’histoire. Dans une discussion, leur utilisation peut être capitale. «Si jamais vous discutez longuement avec un Chinois d’un certain âge, la capacité de livrer le bon Chengyu au bon moment est très appréciée et marquera généralement le tournant de la discussion», raconte Reed.  «Ceux qui sont capables de donner le bon Chengyu remportent toujours les débats».

    Pour mener à bien sa fonction de responsable de ACT, Reed s’inspire de son expérience avec les ordinateurs - son père était professeur d’informatique, ainsi que de son étude de la langue et surtout de la culture d’entreprise actuelle en Chine. ACT dirige des sessions de formation, rédige des rapports et défend les intérêts de ses membres lors des discussions politiques avec le gouvernement des États-Unis. Reed est régulièrement invité à témoigner devant les Comités du Congrès. De par son rôle, Reed constitue un intermédiaire pour les entreprises qui cherchent à percer sur le marché chinois et il reçoit aussi des délégations en provenance de Chine qui veulent en apprendre davantage sur l’innovation. Cela lui confère un large éventail d’échanges avec des acteurs multiples et un trésor conséquent de leçons pour les futurs entrepreneurs qui envisagent l’aventure chinoise.

    Les Chinois ne cherchent pas un compromis, mais un résultat qui les satisfait.

    Lire la suite sur:http://www.lagrandeepoque.com/LGE/Chine-/-Asie/Comment-negocier-avec-les-Chinois.html

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