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cinéma

  • Après 60 ans de censure, un film chinois réédité

    Le film « La Vie de Wu Xun » est sorti en Chine en 1951, tout juste deux ans après la fondation de la République populaire de Chine. C'était l'un des plus populaires des premiers films produits par les autorités communistes. Il a été projeté pendant des mois dans les cinémas bondés de toute la Chine.

    Chine, propagande, mao, histoire, parti communiste, idéologie, lutte des classes, film, censure, cinéma, Wu XunL'intrigue, vaguement basée sur une histoire vraie, parle d'un jeune homme extrêmement pauvre appelé Wu Xun qui essaie d'emprunter de l'argent pour les funérailles de sa mère. Il est maltraité et raillé par les classes supérieures. En réaction à cela, Wu Xun décide d'économiser de l'argent toute sa vie en mendiant dans les rues, pour pouvoir construire une école gratuite pour les enfants pauvres. Des décennies plus tard, il a atteint son objectif.

    Pour beaucoup de spectateurs, le message du film semble coller parfaitement à l'idéologie communiste : un jeune homme vertueux et pauvre essaie d'améliorer le quotidien de ses semblables. Mais peu après sa sortie, le film a été durement critiqué par Mao Zedong, le dirigeant du parti communiste de l'époque.
    Selon Mao Zedong, ce film est idéologiquement incorrect : « trop intellectuel » et trop « réformiste. » Et il lui manque le message essentiel du communisme chinois : la lutte.

    Le Quotidien du peuple, le journal officiel du Parti a traité le véritable Wu Xun de « bandit, créancier et grand propriétaire terrien, » et le Parti a commencé à interdire le film.

    Tiré de: https://www.youtube.com/channel/UCIWw8PPP5OPNkDCLBrG9zVA

  • Projection du film multiprimé Free China à l'Escurial ce matin à 11h à Paris 13ième

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    Free China: Le courage de croire

    Samedi 12 octobre à 11h Au cinéma l'Escurial

    11, bd de Port Royal 75013 PARIS

    Métro Gobelins, Ligne 7

    Le documentaire relate les histoires de Jennifer Zeng et du Dr Charles Lee, deux personnes qui auront subi l’emprisonnement et la torture en Chine pour leur foi dans la pratique spirituelle du Falun Gong, pratique qui a gagné en popularité dans le pays durant les années 1990, mais qui a été sévèrement réprimée depuis 1999.

    Depuis ses débuts en avril 2012 au Palm Beach International Film Festival, le film a remporté plusieurs prix sur le circuit des festivals du cinéma, notamment le 45ème WorldFest Houston International Film Festival, et l’American Insight Free Speech Film Festival. Il a remporté le premier prix de sa catégorie à l’Awareness Film Festival in West Hollywood en mai l’année dernière.

    Kean Wong, le producteur exécutif, a déclaré que sa sortie en salles vise un objectif double: d’une part il s’agit d’ouvrir la voie à sa candidature vers une nomination aux Oscars, d’autre part il s’agit d’aider un mouvement mondial qui appelle aux droits de l’homme pour tous en Chine, à prendre de l’ampleur.

    «Nous avons réalisé que ce n’est pas seulement un fil c’est ce que vous faites avec le film», a-t-il déclaré lors d’un entretien dans son bureau de Manhattan. «Nous savions que ce film pourrait vraiment donner les outils nécessaires pour valoriser les milliers de militants du monde entier qui veulent défendre de plus grandes libertés à l’intérieur de la Chine.»

    Tout en propageant l’information à travers le monde, Kean Wong prévoit également des diffusions via satellites et des émissions sur Internet en Chine. Ainsi, il espère que cela aura un effet boule de neige, amenant les gens à l’intérieur de la Chine à défendre la justice et la liberté.

    Jennifer Zeng, qui fait l’objet du film, a déclaré qu’avec l’importance mondiale de la Chine, ce qui s’y déroulait à l’intérieur était de la responsabilité de tous. «Si nous ne faisons pas quelque chose pour arrêter cela, je ne sais pas comment nous pourrons regarder nos enfants en face dans quelques années, quand ils nous demanderont: ‘Pourquoi n’avez-vous rien fait?’»

    Charles Lee a mis à profit sa participation à la production pour aider à informer le gouvernement américain sur «la vraie nature du Parti communiste chinois», de sorte que les responsables américains seront mieux équipés pour traiter avec leurs homologues chinois.

    Alors qu’il était emprisonné, Charles Lee a été forcé de produire des pantoufles Homer Simpson et autres babioles destinées à l’exportation vers des pays comme les États-Unis. Il pense que des chroniques de ce genre vont réhabiliter à sa juste  place la réalité de sanctions allant jusqu’à la persécution en Chine.

    «Il ya le côté plus sombre» de la Chine, a déclaré M. Wong. «Le régime utilise la persécution et  la violence comme un mécanisme pour générer la peur sur toute la population.» L’objectif, dit-il, est d’empêcher que les gens se lèvent pour réclamer justice.

    Free China a été co-produit par la Télévision NTD, diffuseur en langue chinoise indépendant, basé à New-York, et World2Be Productions, une société créée par le metteur en scène du film Michael Perlman, qui a également dirigé Tibet: Au delà de la peur.

  • « World War Z » le nouveau film de zombies, inspiré par des faits réels

    Le livre original retrace l'apparition soudaine de zombies venant du commerce d'organes chinois

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    Lorsque les cadres dirigeants de Paramount Picture décidèrent de modifier « World War Z », le film apocalyptique de zombies, prochainement au cinéma, afin d'effacer la référence à la Chine comme lieu d'origine du virus qui fait apparaître les zombies, ils s'attendaient à ce que la censure chinoise approuve le film pour une sortie en salle théâtrale dans le pays – le deuxième plus grand marché pour le cinéma du monde.

    Cependant, le film, qui est sorti le 21 juin aux Etats-Unis et sort le 3 juillet en France, a été rejeté par les autorités chinoises en charge de la censure, selon  TheWrap.com, citant une source « qui est familière des prochaines sorties de films en Chine ». Un cadre dirigeant de Paramount a démenti les nouvelles et expliqué au blog que le studio n'avait pas encore reçu de réponse de Chine.

    Selon TheWrap.com, la scène en question montrait des personnages discutant du lieu d'où provenait le virus transformant les gens en zombies, qui, dans le livre, se situait en Chine. Les dirigeants de Paramount avaient préventivement effacé la scène, afin de s'assurer que le film gagne son droit d'être joué dans les salles chinoises. En ce moment, le régime chinois possède un quota de 34 films étrangers qu'il autorise à être diffusés sur grand écran dans le pays.   

    Alors que la scène relevait, apparemment, d'une intrigue mineure dans le film, la Chine et son trafic d'organes au marché noir jouent un rôle primordial dans le livre duquel le film a été adapté.

    Ecrit par Max Brooks et publié en 2006 sous le même titre, l'histoire du roman débute en Chine, où le premier patient à être infectés par le virus qui transforme en zombie est décrit comme étant un jeune homme provenant d'un village reculé en Chine. Le virus se propage ensuite dans d'autres parties du monde grâce trafic illégal d'organes. Les organes infectés, extraits de prisonniers politiques, sont vendus à des patients en attente de transplantations. Les gens ayant reçu des organes transplantés meurent et ressuscitent en zombies.

    « Des années avant l'irruption du virus, ils avaient prélevé des millions d'organes à partir de prisonniers politiques. Tu penses que quelque chose comme un petit virus va les empêcher de continuer à utiliser cette poule aux œufs d’or? » dit l'un des personnages de Max Brook dans le livre.

    Le roman se continue en décrivant la manière dont fonctionnait le trafic illégal : « Tu prends le cœur juste après que la victime soit morte... peut-être même alors qu'elle est encore en vie. Ils ont l'habitude de faire ça, tu sais, extraire les organes vivants pour s'assurer qu'ils soient frais. Tu les parques dans de la glace, tu les mets dans un avion pour Rio. La Chine est le plus grand exportateur d'organes humains sur le marché mondial »

    Il demeure difficile de savoir si l'histoire à propos des prélèvements d’organes existait dans les premiers brouillons du script, ou si elle a été coupée du film pour plaire aux censeurs chinois, mais il est certain que cette scène ne sera pas dans le montage final. Comme les droits pour le film ont été vendus à Paramount Picture en 2006, il est attesté que le script a connu des révisions importantes, et parmi elles le changement de scénariste. Paramount n'a pas voulu répondre à des demandes de précisions.

    Le roman d'origine consiste en une histoire racontée selon le point de vue de plusieurs personnes ayant survécu à la guerre des zombies. Le film suit le parcours d’un ancien employé de l'ONU, joué par Brad Pitt, alors qu'il essaye de trouver un moyen de stopper l'épidémie du virus.

    L'apparition de zombies, et la description des organes parqués dans la glace et exportés dans d'autres pays, le livre de Max Brook donne une description assez précise des pratiques actuelles du régime chinois concernant les prélèvements d'organes à partir de prisonniers de conscience.

    Depuis 2006, lorsque les juristes canadiens David Kilgour et David Matas ont publié un rapport révélant la récolte systématique d'organes de pratiquants de Falun Gong détenus dans les prisons chinoises. Il existe de fortes allégations que les prisonniers en Chine sont tués pour leurs organes (ensuite vendus pour les transplantations) et que la majorité des organes proviennent de pratiquants de Falun Gong, une pratique spirituelle interdite et persécutée par le régime chinois depuis 1999. La croissance exponentielle du nombre de transplantations d'organes en Chine depuis l'an 2000 a amené les experts à estimer que des centaines de milliers d'organes provenant de pratiquants du Falun Gong avaient été prélevés jusqu’à maintenant.

    Max Brook lui-même a expliqué dans une interview qu'il avait effectué une recherche approfondie afin de s'assurer que tout dans le livre, à l'exception des zombies, soit « soit inspiré de la réalité, soit 100% vrai ».

    Tiré de: http://www.epochtimes.fr/front/13/6/28/n3508545.htm

  • Les projectionnistes de films chinois, autrefois piliers de la propagande, en ont assez du Parti

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    Après une accumulation de frustrations dues à un manque de pensions et des résultats insatisfaisants concernant leurs pétitions, un certain nombre de projectionnistes de films, ayant travaillé durant des décennies pour aider à projeter des films de propagande du Parti, ont annoncé leur intention de renoncer à leur appartenance au PCC.

    Plus de 8.000 projectionnistes de films, dont beaucoup sont des membres du Parti, vivent dans les régions rurales de la province du Hunan, où Mao Zedong a mené ses activités révolutionnaires de guérilla avant de prendre la tête du Parti. Il y a une trentaine d’années, ces villageois voyageaient à travers les villes de la région pour mettre en place des projections de films pour la propagande communiste du Parti.

    «Nous avons tous travaillé pour le Parti communiste durant plus de trente ans, un dixième d’entre nous ne vivent plus», a déclaré un des projectionnistes à Epoch Times. «Ces gens ont consacré leur jeunesse au Parti communiste, cependant ils ne pouvaient pas mourir en paix. Beaucoup ont dit qu’ils allaient quitter le Parti».

    Il a ajouté qu’environ 5.000 parmi eux se sont rendus à une convention collective pour quitter publiquement le PCC, et aller à Pékin afin de demander réparation pour mauvais traitements.

    Les temps ayant changé, les projectionnistes ont été dépassés par la technologie qui a rendu leur travail obsolète. Obligés de retourner dans leurs villages, ils ont repris les emplois d’agriculteurs pauvres, appartenant à la génération de leurs parents, et n’ont reçu aucune subvention de l’État pour leurs années de service.

    Selon le site Chinese Human Rights Defenders, les projectionnistes ont sollicité des pensions à titre de compensation pour leur fidélité passée au Parti. 2.000 projectionnistes âgés ont fait une pétition adressée aux responsables locaux le 14 juin pour que soient appliquées les lois de protection de l’État.

    Mais la réception fut bien en-dessous des limites de la bienséance. «Aucun fonctionnaire n’est venu nous saluer», a déclaré à Epoch Times un représentant qui a souhaité garder l’anonymat. «Il faisait très chaud ce jour-là, plus de 40 pétitionnaires d’un certain âge ont dû être emmenés à l’hôpital pour y recevoir des soins... Les gens étaient furieux.»

    Au lieu de cela, la police a chassé les pétitionnaires et arrêté six représentants parmi les militants. Les six ont été libérés et renvoyés chez eux.

    Du fait de cette réponse de la part de la police suite aux pétitions, et en raison de la détention d’un autre militant local, les projectionnistes de films ont décidé de quitter le Parti communiste. Ces projectionnistes âgés ont décidé de se rendre à Pékin pour demander réparation.

    La chance pour que Pékin verse des pensions est faible, a déclaré Tan, le directeur du Bureau provincial des lettres et des appels, affirmant dans une interview d’une franchise inhabituelle que leurs problèmes ne seraient résolus que «si le Parti communiste n’était plus là».

    Les responsables locaux ont offert de verser aux projectionnistes une allocation mensuelle de 500 à 600 yuans (60.44 à 73.31 euros), mais ceux-ci se sont moqués de cette somme, précisant qu’ils auraient besoin d’au moins 1.000 yuans (123.30 euros) par mois, ce que les fonctionnaires ont refusé à leur tour.

    Selon les personnes au courant de l’affaire, les fonctionnaires du ministère de la Sécurité d’État sont récemment intervenus. Ces derniers jours, ils ont visité un certain nombre des représentants des projectionnistes, pour «discuter». Le Parti communiste a finalement maîtrisé toutes ces personnes, nul n’osant plus dire un mot par téléphone.

    Tiré de: http://www.epochtimes.fr/front/13/6/21/n3508502.htm

     

  • Projection de "Free China" à l'Entrepôt à Paris

    Free China : Le courage de croire retrace les vies de deux personnes ayant été la cible de la campagne politique du Parti communiste chinois. Le documentaire explore les histoires de Jennifer Zeng et du Dr. Charles Lee, qui ont été l'un et l'autre emprisonnés et torturés en Chine pour leur pratique spirituelle du Falun Gong, qigong très populaire en Chine, puis sévèrement persécuté à partir de 1999.

    Free China a été co-produit par la Télévision NTD, diffuseur en langue chinoise indépendant, basé à New-York, et World2Be Productions, une société créée par le metteur en scène du film Michael Perlman, qui a également dirigé Tibet: Au delà de la peur.

    Mardi 4 juin, le lauréat du Prix Nobel de la Paix Desmond Tutu et un avocat des droits de l'homme chinois Chen Guangcheng ont publié une déclaration commune, exhortant les dirigeants du monde à soutenir les droits humaines universels pour tous les citoyens chinois et à demander à Xi Jinping de mettre fin à "la répression brutale de la liberté de pensée, de conscience et d'expression" en Chine.

    La déclaration, publiée bien en vue dans le Huffington Post, renvoie à une pétition en ligne rédigée en collaboration avec les producteurs de Free China, permettant au public d'exprimer leur opposition à toute une variété d'abus en Chine, dont le travail forcé et "l'incompréhensible pratique de prélever les organes de prisonniers exécutés."

     

    Une projection privée du film documentaire Free China aura lieu exceptionnellement à Paris le lundi 17 juin à 19h45:

    L'Entrepôt Lieu des Cultures, 7 rue Francis de Pressensé, 75014 Paris, Métro Pernety
    Projection privée et rencontre avec Michael Perlman directeur primé de "Tibet : Beyond Fear"
    Tarif : 7,80 eur

    Page Facebook: https://www.facebook.com/events/512116318848209/?fref=ts


  • Un cinéaste chinois couvert d’honneurs ruiné par ses alliances

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    Accusé de violer la politique de l’enfant unique, le véritable crime de Zhang Yimou était de soutenir Jiang Zemin

    Un réalisateur de films chinois à succès impliqué dans la propagande d’un dictateur. Cela pourrait être le scénario d’un polar, pourtant il s’agit bien d’une histoire vraie. Zhang Yimou, comme les stars de l’industrie du divertissement en Chine semblait vivre au dessus des règles. Célèbre pour ses nombreuses conquêtes parmi de belles actrices, ces liaisons se terminaient parfois par un mariage et plusieurs enfants. Au dernier recensement, Zhang Yimou aurait engendré sept enfants de quatre femmes différentes.

    Dans la communauté cinématographique chinoise, le comportement de Zhang Yimou est considéré comme une indélicatesse, mais non comme une violation. Cependant, la semaine dernière la presse d’État chinoise a bel et bien commencé à commenter, proclamant avoir découvert que Zhang Yimou violait la stricte règle de l’enfant unique en vigueur en Chine. Pourtant cet événement semble être relié aux anciennes relations qu’entretenait le cinéaste avec l’aile dure du Parti.

    Ode au Totalitarisme

    Quand il entama sa carrière, Zhang Yimou semblait vouloir se tenir à l’écart de l’orthodoxie et des jeux de pouvoir du Parti Communiste Chinois. Son premier film, Le Sorgo Rouge, fut immédiatement acclamé comme l’œuvre d’un maître, et les critiques notèrent qu’il se situait, ainsi que ses deux films suivants, dans une Chine pré-communiste. Ceci et le fait que Zhang Yimou ne pouvait pas diffuser en Chine, le fit passer aux yeux de l’Occident comme un dissident.

    Cette image changea avec son film Héros en 2002. S’affichant comme un film d’arts martiaux réalisé dans un style visuel somptueux, l’œuvre faisait en réalité l’article de la soumission de l’individu à l’État. Quand Zhang Yimou trouva sa voix politique, ce fut pour être au service du totalitarisme.

    En 2006, il réalisa La Malédiction de la Fleur d’Or, pour partie film d’action et d’arts martiaux et pour autre mélodrame en costumes historiques. Situé dans les dernières années de la Dynastie Tang, le film prétend montrer la pourriture et la corruption présentes au sein de cette dynastie considérée historiquement comme le summum artistique, spirituel et culturel de la civilisation chinoise. Pour le public chinois, c’était une sérieuse incursion de la propagande dans le 7ième art, une tentative de discréditer ceux qui voient dans la culture traditionnelle et l’histoire chinoise le cœur de la vraie Chine.

    Lorsque Zhang Yimou fut choisi pour faire les films promotionnels pour la candidature olympique de Pékin, cela ne surprit personne. Il faisait alors partie de l’establishment culturel chinois, lequel était de mèche avec le Parti pour véhiculer les thèses communistes via le grand écran.

    La cérémonie d’ouverture qu’il produisit pour les J.O. de 2008 éblouit les audiences, de la même façon que les spectateurs furent éblouis par la qualité visuelle de Héros. Mais l’œil plus avisé vit dans cette cérémonie, une ode perturbante au totalitarisme, à l’instar de Leni Riefenstahl, actrice et réalisatrice ayant promu l’idéologie nazie dans les années 30.

    Loyaliste de Jiang Zemin

    L’évocation par Zhang Yimou des plaisirs esthétiques de l’uniformité et du totalitarisme dans le Southern Weekend  n’était pas sans intention. Interviewé par Radio Free Asia, l’écrivain freelance Du Guangda basé dans le Shanxi n’y alla pas à l’époque par quatre chemins:

    «Zhang Yimou peut atteindre de hauts sommets car il appartient à la faction de Jiang Zemin. Son film Héros était destiné à soutenir Jiang Zemin, en l’occurrence, justifier la persécution et la répression en Chine. »

    Jiang Zemin fut dirigeant du régime chinois de 1993 à 2002. Dans les coulisses grâce à des bras droits aux postes clés du parti, il a continué à maintenir son pouvoir pendant la durée du mandat de Hu Jintao.

    L’initiative caractéristique de Jiang Zemin fut de lancer une campagne pour éliminer la pratique spirituelle de Falun Gong. Ainsi que clairement indiqué dans des articles commençant à être publié en Chine,  cette campagne requérait la torture brutale et le lavage de cerveau. Pendant la période de fonction de Jiang Zemin, les pratiquants de Falun Gong devinrent également la source principale d’organes utilisés dans une industrie de greffes d’organes soudainement florissante de la Chine. Zhang Yimou n’a peut-être jamais eu l’intention de devenir un chantre de la torture et du prélèvement d’organes, mais il se fit l’apologiste de Jiang Zemin. Un artiste qui autrefois professait n’avoir aucun intérêt pour la politique se retrouve non seulement avec les mains salies mais aussi avec du sang dessus.

    Lire la suite sur: http://www.epochtimes.fr/front/13/5/23/n3508377.htm

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