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censure en chine

  • Le journal des informations sur la Chine

    Tiré de: http://fr.ntdtv.com/

  • L'agence Xinhua rejetée à Taïwan

    L'agence Xinhua rejetée à Taïwan, Chine, agence Xinhua, médias d'état chinois, espionnage chinois, Taiwan, Taiwan et le régime chinoisTaïwan ferme ses portes à l'agence de presse Xinhua, le porte-parole du Parti communiste chinois et la rejette de son territoire. Selon Radio Free Asia, cette agence de presse voulait s'établir sur l'île.

    Il y a trois mois, Xinhua demandait la permission d'emménager dans la tour Taipei 101. Le Conseil des Affaires continentales de l'île (MAC) a refusé, précisant parce que l'agence ne répondait pas aux critères pour poser sa candidature sur l'île. Actuellement, seuls certains journalistes de la partie continentale sont autorisés à écrire sur Taïwan.

    Ces dernières années, les relations entre Taïwan et le régime chinois se sont quelque peu détendues, néanmoins les tensions sur la souveraineté perdurent. Taïwan se considère comme un État autonome et indépendant, alors que le régime chinois considère qu'il s'agit d'une province qui se veut séparatiste depuis la guerre civile de 1949.

    L'ancien chef du Conseil des Affaires continentales (MAC) de Taïwan, Joseph Wu, a déclaré à Radio Free Asia, qu'ils avaient raison de se méfier de Xinhua, car elle relève directement de l'autorité centrale du Parti communiste chinois.

    Joseph Wu, ancien ministre du Conseil des Affaires continentales a expliqué
    «Xinhua est une agence de nouvelles de l'État chinois. Elle travaille conjointement avec le gouvernement communiste de Chine. Ainsi, son rôle dans le monde va au-delà de la simple diffusion de nouvelles. Xinhua ne rassemble pas seulement des dépêches et informations, mais elle est aussi chargée de recueillir des renseignements pour le régime chinois. Ceci est un fait connu par les États-Unis et d'autres pays. Je crois que la plupart des Taïwanais sont également au courant».

    Dans le cadre de son «approche modérée», le régime chinois tente énergiquement d'élargir les horizons de son agence médiatique d'État à travers le monde entier. Pour ce faire, on se souvient de leur acquisition, dernièrement, d'une immense enseigne LED sur Times Square à New York.

    Tiré de: http://www.lagrandeepoque.com/LGE/Chine-/-Asie/Lagence-Xinhua-rejetee-a-Taiwan.html

  • Le régime chinois menace Google de représailles


    Le régime chinois menace Google de représailles par NTDFrancais

    L’armée chinoise accuse le gouvernement américain d’avoir délibérément lancé une « guerre Internet » mondiale afin de faire tomber la Chine. Cela après que Google ait accusé la Chine d'avoir piraté des comptes Gmail.

    Il y a 17 mois, Google avait retracé et localisé l’origine des attaques informatiques dans la ville de Jinan, qui abrite une école militaire professionnelle. Les responsables chinois ont à plusieurs reprises nié avoir mené ces attaques, affirmant  que Google servait d'« outil politique. »

    [David Gewirtz, Directeur exécutif, Stratégie américaine]:
    « La Chine prétend que Google,  en tant qu'entreprise américaine, répond aux désirs du gouvernement américain. Franchement, connaissant Google, c’est probablement l’inverse. Je pense que, dans de nombreux cas, Google a beaucoup plus d’influence que le gouvernement américain dans ce genre d’affaires. »

    Les autorités chinoises ont menacé Google de représailles, sans cependant en préciser la nature. Les observateurs prennent ces menaces au sérieux.

    [Gordon Chang, Auteur, « L’effondrement imminent de la Chine »] :
    « Toutes les menaces chinoises devraient être prises au sérieux. Pékin a sapé les opérations de Google depuis que l'entreprise a mis le pied en Chine et nous avons clairement vu Google perdre des parts de marché. Il s’agit donc d’une menace sérieuse. »
    Wikileaks a confirmé que les attaques pirate venaient de Chine. Et d’autres gouvernements affirment avoir été aussi victimes de pirates chinois. Le régime chinois réfute ces attaques et déclare en être aussi victime.

    [Gordon Chang, Auteur, « L’effondrement imminent de la Chine »] :
    « La Chine tire des informations fiables à partir de comptes Gmail de responsables haut-placés. Ce ne sont peut-être pas des informations confidentielles, ils obtiendront des informations qui mèneront à des informations confidentielles. »
    Les allégations de Google font l’objet d’une enquête du FBI. Aucun compte de responsable du gouvernement américain n’a été gravement compromis.

  • Le régime chinois bloque les recherches internet sur le mot «Egypte»

    egypte chine.jpgLe mot «Egypte» est soudainement devenu un mot sensible sur internet en Chine vendredi. Le mot a été bloqué sur tous les moteurs de recherche en Chine, y compris le micro-blog populaire, Sina.
    Certains rapports avancent que l’interdiction a été faite samedi 29 janvier du jour au lendemain. Mais un rapport d’une agence de presse a dit que des recherches sur Sina tapant «Egypte» vendredi ont été accueillies par un message expliquant que «selon les lois et les règlements de la police, les résultats de ces recherches ne sont pas présentés».

    Encouragés par la Tunisie où une protestation massive a poussé le Président Zine al-Abidine Ben Ali à fuir vers l’Arabie Saoudite, plus de 80.000 Egyptiens ont envahi les rues vendredi, demandant au Président Hosni Mubarak de démissionner. Mais en Chine Continentale, les informations concernant l’Egypte ont été successivement bloquées et tous les médias ont été obligés d’utiliser les communiqués de presse de Xinhua.

    Free More News (FMN), un site d’informations chinois non gouvernemental, a publié un article par son service de micro-blog, revendiquant qu’une interdiction commune a été proclamée par le Bureau d’Etat du Conseil de Renseignements et le département n°11 du Ministère de la Sécurité Publique.

    Selon le rapport de FMN, l’interdiction disait «concernant les émeutes en Egypte, tous les médias doivent utiliser les communiqués de presse de Xinhua. Il est interdit de traduire des rapports des médias étrangers. Les sites web doivent intensifier le contrôle des envois par le web, forums, blogs, et spécialement la section interactive de Twitter. Pour ceux qui ne sont pas correctement gérés, nous les fermerons».

    Le Département n°11 du Ministère de la Sécurité Publique est responsable de la Surveillance et de la Sécurité du Réseau Public de l’Information

    L’équipe de Radio France Internationale (RFI) a essayé de vérifier la source de ces informations via Free More News. RFI a expliqué que les informations provenaient de personnel de l’industrie des médias. La «validité est garantie», mais le nom de la source ne pouvait pas être divulgué, en raison de problème de sécurité.

    La chaîne de télévision CCTV du régime Chinois a diffusé les nouvelles de protestations anti-gouvernementales en Egypte dans l’après-midi du 29 janvier, mais d’autres médias continentaux ont essayé de minimiser les informations ou de cacher une partie des informations pour permettre à leurs chaînes de se faire difficilement une place en Chine.

    Tiré de: http://www.lagrandeepoque.com/LGE/Chine-/-Asie/Le-regime-chinois-bloque-les-recherches-internet-sur-le-mot-Egypte.html

  • Chine et USA à claviers tirés

    cyvercafé.jpgLa réplique n'a pas tardé. Après les révélations du Washington Post, affirmant que les Etats-Unis envisageaient de subventionner ouvertement un groupe contre la censure sur internet proche du mouvement interdit Falun Gong, Pékin a lancé sa mise en garde. En déclarant « s'opposer fermement » à ce que « tout gouvernement ou organisation soutienne les forces antichinoises dans leurs activités antichinoises». Une passe d'armes le même jour où les deux pays reprennent leur dialogue sur les droits de l'Homme suspendu depuis deux ans. Tout en affirmant que la décision n'avait pas encore été prise, le Département d'Etat a confirmé que Washington étudiait une telle subvention.

    Il s'agirait de verser 1,5 million de dollars au Global Internet Freedom Consortium, (GIFC). Cette organisation propose des programmes informatiques permettant de contourner la censure. Falun Gong y est très impliqué et le GIFC est de fait très en pointe dans ce type de produits. Ils circulent sous le clavier en Chine et sont aussi utilisé ailleurs, par les opposants iraniens notamment. Au moment de l'affaire Google, en janvier dernier, la chef de la diplomatie américaine, Hillary Clinton, avait fermement pris position contre la censure sur internet et déclaré que les Etats-Unis soutiendraient la recherche technique pour assurer la liberté sur le Web au plus grand nombre. Certains diront que le fait que la subvention soit ouvertement donnée par la diplomatie américaine, sans transiter plus discrètement par la CIA ou la NSA, relève de la provocation. D'autres y verront une saine transparence...

    Le sujet était évoqué dans cet article publié au début de l'affaire Google : Internet contrôle.pdf

  • Derrière la censure de Google par le Parti communiste chinois

    Une des images des fausses immolations de la place Tian An Men. (Newsmakers)
    Une des images des fausses immolations de la place Tian An Men. (Newsmakers)

    Depuis le 12 janvier 2010, jour où Google a déclaré ne plus se soumettre au filtrage forcé du parti communiste chinois (PCC) dans les recherches d’information sur internet, et jusqu'au 23 mars où le moteur de recherche a annoncé officiellement qu’il arrêtait la censure en déplaçant ses serveurs à Hong Kong, la presse internationale écrit abondamment autour de la thématique «censure/anti censure». L'acharnement du PCC et la détermination de Google ont attiré l’attention sur les mots-clés que le régime chinois souhaite bloquer…et par suite logique sur les informations et vérités qu'il veut dissimuler au peuple chinois.

    Des filtres à rigueur sélective

    En Chine continentale, les sites à contenu pornographique, cible dite prioritaire des autorités chinoises, sont filtrés au mieux à 70%. D'autres informations par contre, par exemple celles concernant le mouvement bouddhiste Falun Gong sont, elles, bloquées au-delà de 95%. Entre les dates du 12 au 17 janvier 2010, Google a temporairement supprimé le blocage de certains mots, permettant aux Chinois continentaux de voir la célèbre photo «seul face aux chars» symbolique des massacres de la place Tian An Men en 1989, et des informations positives sur le Dalaï Lama. La recherche sur les trois idéogrammes «Falun Gong» aboutissait par contre encore aux informations officielles de Pékin sur le mouvement spirituel.

    Parmi les résultats autorisés de la recherche en chinois simplifié des mots «Falun Gong»,  l’affaire de «l’auto‑immolation des pratiquants de Falun Gong sur la place Tiananmen» de 2001 occupe une place importante. Au moment de cette médiatique affaire et du battage international que Pékin en a fait, l'opinion publique en Chine continentale était en train de passer vis-à-vis du Falun Gong d'une empathie silencieuse à un soutien de plus en plus affiché. Après l'immolation, les membres du mouvement, de paisibles pratiquants d'exercices énergétiques, sont devenus pour beaucoup des illuminés tentant d'atteindre le paradis en s'immolant par le feu. L’influence de ces informations a été déterminante sur l’opinion chinoise.

    Mais, le 14 août 2001, le Programme International des Nations Unies pour le Développement de l’Education (PNUED) a publié une déclaration dans laquelle elle affirme sans détour et après analyse des vidéos que «la scène à été montée de toutes pièces par le gouvernement». De plus, le PNUED a fermement dénoncé devant l’assemblée générale de l’ONU «le terrorisme d’état» pratiqué par le régime chinois: «Des familles ont été déchirées parce que certains des leurs ont été tués par le régime. On a causé la perte de nombreuses personnes, non pas par la pratique du Falun Gong, mais par la torture, les incarcérations en hôpitaux psychiatriques où ils subissent des traitements extrêmement violents, le travail forcé dans les camps et autres traitements de ce genre».

    Et la vie des Chinois?

    Google, tant qu'il acceptait les règles nécessaires au maintien sur le marché chinois, n’avait d’autre choix que d’appliquer les ordres du Parti communiste chinois (PCC) et effectuer un blocage total de ces informations. Mais ce qui a été bloqué par Google ne s’arrête pas là. Aucun Chinois en Chine continentale – sauf à savoir détourner les blocages internet par des logiciels spécialisés, ne sait par exemple que des études officielles chinoises menées en 1998 sur un échantillon de 30.000 pratiquants du Falun Gong avaient montré des effets bénéfiques pour la santé, faisant alors dire au directeur de la Commission des Sports: «Si cent millions de Chinois le pratiquent, ce sont cent milliards de yuans économisés en dépenses de santé chaque année». Ni que «la pratique interdite» est maintenant présente dans plus de 100 pays où elle est appréciée comme méthode de relaxation ou une voie de sagesse.

    Pour beaucoup et peut-être naïvement, si Google a cessé de se plier aux exigences du régime chinois, jusqu’à abandonner le marché publicitaire continental mis en place tant bien que mal pendant trois ans, cela signifie que les hautes sphères de Google ont commencé à se rendre compte du poids de l’information qu’ils avaient bloquée. Les contenus qu’ils avaient filtrés étaient en fait très probablement parmi les «mots clés» les plus importants pour la vie des Chinois. Les sympathisants du Falun Gong rappellent que la gigantesque campagne de répression du mouvement a eu un impact quasiment sur toutes les familles de Chine continentale. «Avant la répression en juillet 1999, il y avait près de 100 millions de Chinois qui pratiquaient Falun Gong» rappelle le mouvement. «Le PCC a employé la méthode de répression des proches et des familles, donc quasiment toutes les familles chinoises ont été directement ou indirectement touchées par cette vague de persécution.»

    «L'affaire de l'immolation de la place Tienanmen» - Rappel des faits

    Pas de fumée sans feu – un événement trop utile pour être fortuit


    Le 23 janvier 2001, l’après-midi du réveillon du Nouvel An chinois, sur la place Tiananmen à Pékin, cinq personnes s'aspergent d’essence et s'immolent. Une d'entre elles, une femme nommée Liu Chunling, décède. Les quatre autres personnes, y compris Liu Siying, la fille de Liu Chunling, sont gravement brûlées.

    Hasard des circonstances, pour une raison que l’on ignore, ce jour-là, deux voitures de police contenant une vingtaine d’extincteurs étaient stationnées sur le bord de la place. Toujours sans raison apparente, la télévision China Central Television a réussi à filmer avec plusieurs caméras cette scène soudaine, n’ayant duré que quelques minutes en tout et pour tout, pour en faire une «information exclusive». Après l’affaire, l’agence de presse chinoise a changé son habitude qui était de publier le reportage en anglais deux jours plus tard, pour publier l’information en anglais dans les deux heures qui ont suivi, en identifiant les personnes comme des «Falun Gong», voulant s’immoler pour «monter au ciel et atteindre la plénitude». Ensuite, la rubrique Focus sur l’actualité a diffusé un documentaire principalement produit par Chen Mang, intitulé «l’affaire de l’immolation place Tiananmen».

    Le 23 décembre 2008, cet ancien vice-directeur du service des commentaires de l’actualité de la chaîne CCTV décède. Faveur sans précédent, ce «petit soldat» (Xiaobing) a vu ses cendres reposer dans le mausolée des hauts fonctionnaires chinois, le Babao Shan (la montagne aux huit trésors). Un endroit auquel même Zhao Ziyang, par deux fois secrétaire général du PCC et Li Zuopeng, ancien vice-conseiller général de l’armée de la libération et commissaire politique de la marine, n’ont pas réussi à accéder.

    Pour les internautes chinois qui ont avidement débattu du sujet, les faits sont clairs: Chen Mang avait accepté une mission secrète de Luo Gan, secrétaire de la commission centrale politique et judiciaire, consistant à orchestrer la mise en scène sur la place Tiananmen, et à le diffuser comme une vraie information. Chen Mang aurait ainsi dépêché sur place des caméras et des journalistes, précédant les acteurs de la scène, venus du Hunan.

    Une arnaque monumentale

    Après cette affaire, tous les médias internationaux ont rediffusé le reportage des médias de Chine continentale. Cependant, en analysant le reportage original de la presse chinoise, des experts médicaux ont décelé au moins 14 points de doutes, paradoxaux et clairement falsifiés. Mais ces analyses et ces doutes ont été filtrés et bloqués par Google en Chine et les médias chinois.

    Par exemple, une jeune fille censée être gravement blessée et ayant subi une trachéotomie peut encore parler et chanter avec une parfaite prononciation – impossibilité médicale. Les brûlures des «victimes» sont recouvertes de bandages hermétiques alors qu'elles doivent être laissées à l'air, les journalistes pénètrent dans les chambres sans vêtements de protection et sans aucun souci d'asepsie. Sur la place Tian An Men, un policier qui tient une couverture anti-feu au-dessus d'une des victimes hésite, attend que celle-ci ait crié un slogan Falun Gong devant la caméra, et seulement alors la recouvre de la couverture.

    Parmi d'autres détails, un journaliste du Washington Post a enquêté sur la jeune femme décédée, Liu Chunling, et révélé qu’elle n’avait jamais pratiqué le Falun Gong. Sa fille, qui avait bien récupéré de ses brûlures, est décédée mystérieusement par la suite.

    Tiré de: http://www.lagrandeepoque.com/LGE/Header/Des-vies-derriere-la-censure-de-Google-par-le-Parti-communiste-chinois.html

     

  • Google tente d'échapper à la censure chinoise

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    Depuis lundi soir, les internautes chinois sont redirigés vers une version non censurée du moteur de recherche hébergée à Hong-Kong. Pékin condamne cette décision de Google et les Etats-Unis se disent «déçus».

    Ce n'était donc pas un coup de bluff. Lundi soir, deux mois après avoir publiquement fait état de son différend avec la Chine, Google a mis ses actes en accord avec sa parole, en fermant la version chinoise de son moteur de recherche. Désormais, une requête sur Google.cn redirige vers Google.com.hk, c'est-à-dire sur la déclinaison de Google hébergée à Hong-Kong, dont les résultats sont affichés en chinois simplifié et échappent à la censure.

    La Chine a d'ores et déjà annoncé qu'elle condamnait cette décision, déclarant que Google avait «violé une promesse écrite» et «avait absolument tort». De son côté, la Maison Blanche s'est dite «déçue» du constat d'échec des négociations entre Google et la Chine, qui a conduit le géant de l'internet à cesser de censurer son site chinois.

    Victime, avec d'autres grandes entreprises américaines d'un piratage à grande ampleur fin 2009, émanant selon lui de la Chine et visant des militants des droits de l'Homme, Google avait annoncé le 12 janvier qu'il cesserait ses activités dans le pays si l'obligation de censurer ses résultats n'était pas levée. Depuis, le dialogue avec les autorités de Pékin n'a pas avancé. «Nous avons une politique de longue date d'ouverture aux investissements étrangers. Mais la condition préalable est qu'ils respectent les lois chinoises», a rappelé la semaine dernière le porte-parole du ministère du Commerce, Yao Jian.

    Un acte «inamical et irresponsable»

    Avant lui, le ministre de l'Industrie et des technologies de l'Information, Li Yizhong, avait jugé que la levée de la censure serait un acte «inamical et irresponsable» et prévenu que Google serait «vraiment responsable des conséquences». Dans un billet de blog, le directeur juridique de Google, David Drummond, reconnaît que «le gouvernement chinois a été très clair tout au long de nos discussions que l'autocensure est une exigence légale non-négociable». Il considère que la solution choisie est «légale» et «espère très fort» que cette décision sera «respectée».

    Techniquement, la Chine peut toutefois décider de bloquer l'accès à la version hongkongaise de Google, comme elle filtre déjà l'accès à YouTube et à Blogger, la plate-forme de blog. Engagé dans une bataille d'image face à Pékin, Google a d'ores-et-déjà prévu une page où il indique lequel de ses services est bloqué par la «Grande muraille numérique» de la Chine. Dans l'immédiat, Google prévient qu'un engorgement de ses serveurs à Hong Kong pourrait entraîner un ralentissement du service, voire rendre provisoirement inaccessibles certains services.

    Google accusé d'espionnage

    Mais Google a d'autres craintes. Le groupe américain, dont le chiffre d'affaires annuel dans le pays est évalué à 600 millions de dollars par Morgan Stanley, dit en effet vouloir poursuivre ses activités de recherche-développement et garder une équipe de vente sur place. Avec 400 millions d'internautes, la Chine est en effet le premier marché mondial, et offre d'importantes perspectives pour qui s'accommode de ses lois. Lundi dernier, le directeur financier de Google s'était déclaré confiant en l'avenir du système d'exploitation pour mobile Android. «De tout évidence, la Chine est un autre grand marché où Android devrait être florissant, je m'en réjouis», avait-il dit.

    Dans son message, David Drummond plaide donc pour que les autorités chinoises ne se retournent pas contre ses 700 employés dans le pays. «Toutes les décisions ont été inspirées et mises en œuvre par nos dirigeants aux Etats-Unis», écrit-il.

    Outre ses liens avec les autorités chinoises, Google devra aussi gérer une question d'image. Selon Joseph Cheng, professeur de sciences politiques à l'université de Hong Kong, le Parti communiste peut manier le ressort nationaliste pour étouffer la question de la censure. «La critique des exportations culturelles, ou impérialisme culturel, est une sorte de défense pour justifier les contrôles de censure des autorités chinoises», a-t-il expliqué à Reuters. Ainsi, la presse officielle chinoise s'est déjà déchaînée contre Google, l'accusant d'être liée aux services de renseignements américains.

    Tiré du Figaro: http://www.lefigaro.fr/web/2010/03/22/01022-20100322ARTFIG00823-google-tente-d-echapper-a-la-censure-chinoise-.php

  • L'occident face à la cyber muraille de Chine

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    Le siège de Google à Pékin, couvert de fleurs après que l'entreprise a annoncé qu'elle ne comptait plus censurer les résultats de son moteur de recherche, le 12 janvier 2010

    INTERNET - Dilemme pour Google et les autres: se plier aux exigences gouvernementales ou renoncer à un marché en plein boum...

    Coup de poker ou coup de com? Google a annoncé mardi «ne plus avoir l'intention de continuer à censurer les résultats des recherches sur Google.cn», suite à des attaques «sophistiquées» qui auraient visé des militants de défense des Droits de l'homme. L'entreprise va «discuter avec le gouvernement chinois» pour voir s'il est possible de proposer une version non censurée de son moteur tout en respectant la loi. En cas de réponse négative? «Cela pourrait signifier la fermeture de Google.cn et potentiellement de nos bureaux en Chine», menace le géant.

    Yahoo! solidaire

    L'annonce est largement saluée sur le net et par Reporter sans frontières. Le siège de l'entreprise à Pékin a même été couvert de fleurs en signe de soutien, même si certains s'interrogent sur les motivations et le timing de Google. Mercredi, Yahoo!, qui a vendu sa division chinoise au local Alibaba, s'est dit «solidaire» de son voisin de la Silicon Valley. Yahoo! n'accuse pas directement le gouvernement chinois mais, comme Google, affirme que les attaques «venaient bien de Chine». L'entreprise a refusé de préciser si elle comptait vendre ses 39% d'Alibaba si le gouvernement chinois refusait que Google propose une version non censurée de son moteur. Adobe a également été victime d'attaques, mais ne sait pas encore si elles sont connectées.

    «La grande cyber muraille de Chine»

    Depuis 1998, Pékin aurait investi plus de 800 millions de dollars pour mettre en place son «Golden shield project», également surnommé «The great firewall of China» en référence à la muraille de Chine. Grâce à des moyens de contrôle standards du matériel réseau –notamment fourni par l'Occident comme l'Américain Cisco– et des dizaines de milliers d'agents gouvernementaux, Pékin «purifie» l'Internet.

    La censure intervient à plusieurs niveaux. Des sites sites comme Youtube, Facebook, Twitter et de nombreux médias étrangers peuvent être complètement bloqués, temporairement ou de manière permanente. Mais, de plus en plus, Pékin opère au cas par cas, bloquant des pages ou des mails contenant des mots interdits (du Dalaï Lama au massacre de Tian'anmen, en passant par des critiques des dissidents contre le gouvernement).

    «Do no evil»

    La décision de Google de lancer google.cn en 2006 en se pliant à la censure chinoise avait fait l'effet d'une bombe. Selon le Financial Times, de nombreux cadres de l'entreprise y étaient défavorables, y compris le cofondateur Sergey Brin, dont la famille a souffert du communisme dans l'ex-URSS. Le célèbre slogan de l'entreprise, «do no evil» («ne fais pas de mal / ne sois pas maléfique»; en avait pris un sacré coup.

    Plier ou être bloqué: Google n'est pas le seul avec ce dilemme. Yahoo est poursuivi en justice par un dissident chinois condamné à 10 ans de prison qui accuse l'entreprise américaine d'avoir fourni ses mails aux autorités chinoises. Yahoo avait déclaré ne faire que se plier à la loi. Microsoft fait de même avec Windows Live Spaces. D'autres, en revanche, avaient catégoriquement refusé la censure, comme Altavista. Le moteur avait préféré expliquer aux internautes comment contourner le firewall grâce à des proxies ou des réseaux privés virtuels (VPN).

    Beaucoup relèvent que la cyber-muraille n'est pas vraiment hermétique. Mais les 40 euros annuels que coûte un VNP représentent une semaine de salaire d'un ouvrier chinois, rappelle James Fallow, de The Atlantic. Selon lui, un Internet complètement verrouillé n'est d'ailleurs pas le but des autorités. Il s'agit simplement de rendre les mesures de contournement assez pénibles pour que la majorité y renonce. Ou mieux, que la situation incite tout le monde à s'autocensurer.

    350 millions d'internautes

    «Presque toutes les entreprises acceptent les conditions chinoises», expliquait Reporter sans frontières à 20minutes.fr. Si elles marchent sur une fine ligne grise, c'est que le marché chinois est en plein boum. En dix ans, le nombre d'internautes a été multiplié par dix, pour atteindre 350 millions fin 2009.

    Certes, Google n'a qu'un tiers du marché, loin derrière le leader local Baïdu.cn. Selon le FT.com, la Chine pèse pour moins de 1% dans le chiffre d'affaires de Google (200 millions de dollars sur plus de 20 milliards). Certains estiment donc que si Google se retirait effectivement de Chine, le sacrifice ne serait que mineur. A court terme, effectivement. Mais menacer de renoncer à 30% d'un marché en pleine croissance est un sacré coup de poker. Reste à savoir de quelle main Google dispose dans ses négociations avec le gouvernement.

    Tiré de : http://www.20minutes.fr/article/376168/High-Tech-L-occident-face-a-la-cyber-muraille-de-Chine.php

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