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censure chinoise

  • « World War Z » le nouveau film de zombies, inspiré par des faits réels

    Le livre original retrace l'apparition soudaine de zombies venant du commerce d'organes chinois

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    Lorsque les cadres dirigeants de Paramount Picture décidèrent de modifier « World War Z », le film apocalyptique de zombies, prochainement au cinéma, afin d'effacer la référence à la Chine comme lieu d'origine du virus qui fait apparaître les zombies, ils s'attendaient à ce que la censure chinoise approuve le film pour une sortie en salle théâtrale dans le pays – le deuxième plus grand marché pour le cinéma du monde.

    Cependant, le film, qui est sorti le 21 juin aux Etats-Unis et sort le 3 juillet en France, a été rejeté par les autorités chinoises en charge de la censure, selon  TheWrap.com, citant une source « qui est familière des prochaines sorties de films en Chine ». Un cadre dirigeant de Paramount a démenti les nouvelles et expliqué au blog que le studio n'avait pas encore reçu de réponse de Chine.

    Selon TheWrap.com, la scène en question montrait des personnages discutant du lieu d'où provenait le virus transformant les gens en zombies, qui, dans le livre, se situait en Chine. Les dirigeants de Paramount avaient préventivement effacé la scène, afin de s'assurer que le film gagne son droit d'être joué dans les salles chinoises. En ce moment, le régime chinois possède un quota de 34 films étrangers qu'il autorise à être diffusés sur grand écran dans le pays.   

    Alors que la scène relevait, apparemment, d'une intrigue mineure dans le film, la Chine et son trafic d'organes au marché noir jouent un rôle primordial dans le livre duquel le film a été adapté.

    Ecrit par Max Brooks et publié en 2006 sous le même titre, l'histoire du roman débute en Chine, où le premier patient à être infectés par le virus qui transforme en zombie est décrit comme étant un jeune homme provenant d'un village reculé en Chine. Le virus se propage ensuite dans d'autres parties du monde grâce trafic illégal d'organes. Les organes infectés, extraits de prisonniers politiques, sont vendus à des patients en attente de transplantations. Les gens ayant reçu des organes transplantés meurent et ressuscitent en zombies.

    « Des années avant l'irruption du virus, ils avaient prélevé des millions d'organes à partir de prisonniers politiques. Tu penses que quelque chose comme un petit virus va les empêcher de continuer à utiliser cette poule aux œufs d’or? » dit l'un des personnages de Max Brook dans le livre.

    Le roman se continue en décrivant la manière dont fonctionnait le trafic illégal : « Tu prends le cœur juste après que la victime soit morte... peut-être même alors qu'elle est encore en vie. Ils ont l'habitude de faire ça, tu sais, extraire les organes vivants pour s'assurer qu'ils soient frais. Tu les parques dans de la glace, tu les mets dans un avion pour Rio. La Chine est le plus grand exportateur d'organes humains sur le marché mondial »

    Il demeure difficile de savoir si l'histoire à propos des prélèvements d’organes existait dans les premiers brouillons du script, ou si elle a été coupée du film pour plaire aux censeurs chinois, mais il est certain que cette scène ne sera pas dans le montage final. Comme les droits pour le film ont été vendus à Paramount Picture en 2006, il est attesté que le script a connu des révisions importantes, et parmi elles le changement de scénariste. Paramount n'a pas voulu répondre à des demandes de précisions.

    Le roman d'origine consiste en une histoire racontée selon le point de vue de plusieurs personnes ayant survécu à la guerre des zombies. Le film suit le parcours d’un ancien employé de l'ONU, joué par Brad Pitt, alors qu'il essaye de trouver un moyen de stopper l'épidémie du virus.

    L'apparition de zombies, et la description des organes parqués dans la glace et exportés dans d'autres pays, le livre de Max Brook donne une description assez précise des pratiques actuelles du régime chinois concernant les prélèvements d'organes à partir de prisonniers de conscience.

    Depuis 2006, lorsque les juristes canadiens David Kilgour et David Matas ont publié un rapport révélant la récolte systématique d'organes de pratiquants de Falun Gong détenus dans les prisons chinoises. Il existe de fortes allégations que les prisonniers en Chine sont tués pour leurs organes (ensuite vendus pour les transplantations) et que la majorité des organes proviennent de pratiquants de Falun Gong, une pratique spirituelle interdite et persécutée par le régime chinois depuis 1999. La croissance exponentielle du nombre de transplantations d'organes en Chine depuis l'an 2000 a amené les experts à estimer que des centaines de milliers d'organes provenant de pratiquants du Falun Gong avaient été prélevés jusqu’à maintenant.

    Max Brook lui-même a expliqué dans une interview qu'il avait effectué une recherche approfondie afin de s'assurer que tout dans le livre, à l'exception des zombies, soit « soit inspiré de la réalité, soit 100% vrai ».

    Tiré de: http://www.epochtimes.fr/front/13/6/28/n3508545.htm

  • Manifestation publique autour de la censure chinoise dans les médias

    La contestation autour de la censure d'un article dans un journal du sud de la Chine a déclenché le premier grand mouvement de colère de 2013. Les rédacteurs du magazine Southern Weekly du Guangdong sont habitués à la censure des responsables de la propagande. Mais cette fois, le directeur de la propagande semble avoir été trop loin et le public s'est rassemblé pour défendre la liberté de la presse.

    Ce lundi, des dizaines de sympathisants du Southern Weekly se sont rassemblés à proximité des bureaux du groupe Southern Media responsable de la publication. C'étaient pour la plupart de jeunes étudiants voulant protéger la liberté des médias.

    [Une sympathisante du Southern Weekly]:
    « Si aujourd'hui, nous ne défendons pas le Southern Weekly, personne ne nous défendra si quelque chose se passe pour l'un d'entre nous. Nous partageons le même destin. Nous devrions être fiers de chaque personne et chaque média qui brave le danger. »

    Le débat sur la liberté d'expression a commencé autour d'un éditorial pour le Nouvel An. Les rédacteurs exprimaient l'idée que le régime chinois doit respecter la constitution. Mais la version finale présentée à l'impression était un véritable hommage au Parti communiste. Tuo Zhen, le directeur de la propagande du Guangdong, a modifié l'article sans en avertir les rédacteurs du magazine.

    [Un sympathisant du Southern Weekly]:
    « Peut-être que de nombreux journalistes n'ont pas trouvé le sommeil depuis que leur article a été édité. Maintenant, nous devons les soutenir. »

    Cette manifestation est un test pour les nouveaux dirigeants chinois. La police locale a autorisé la manifestation. Un signe que les autorités prennent leurs précautions avant de contenir la colère publique au sujet de la censure. Le débat s'est également propagé sur l'Internet chinois. Plusieurs lettres ouvertes circulent en ligne appelant la démission de Tuo Zhen.

    Il semblerait aussi que les responsables essaient d'étouffer cette affaire. Dimanche dernier, un message posté sur le compte officiel Weibo niait que l'article avait été censuré. Mais cela n'a fait qu'attiser les critiques. Plusieurs journalistes du Southern Weekly ont pris leurs distances par rapport à l'article contesté et ont annoncé leur intention de faire grève.

    Tiré de: http://fr.ntdtv.com/ntdtv_fra/actualite/2013-01-08/495587251620.html

  • La propagande chinoise ridiculisée par les chinois

    Les internautes chinois ridiculisent la télévision nationale. Les blagues fusent sur le Web chinois pour se moquer de la censure qui a voulu occulter l'incendie d'une tour à Pékin.

     

    Les autorités chinoises n'ont pas réussi à empêcher 20 millions de Pékinois de filmer l'incendie du Mandarin Oriental Hotel.
    Les autorités chinoises n'ont pas réussi à empêcher 20 millions de Pékinois de filmer l'incendie du Mandarin Oriental Hotel. Crédits photo : AP

    Il est rare que la propagande d'État en Chine se mette dans la position d'être ridiculisée par les 1,3 milliard de téléspectateurs de l'empire du Milieu. Mais l'incendie du chantier d'un immeuble de 29 étages, provoqué lundi soir par une fusée de feux d'artifice tirée depuis le siège de la télévision chinoise (la CCTV), et dont cette télé n'a ensuite soufflé mot, ridiculise le gouvernement chinois et sa censure.

    Car 20 millions de Pékinois ont pu filmer en direct ce brasier, en plein cœur de la capitale, qui a coûté la vie à un pompier et en a blessé six autres, sans compter les centaines de millions de yuans partis en fumée.

    Les causes de cet accident ? Des employés de la CCTV avaient fêté le dernier jour de l'année lunaire en tirant des feux d'artifice, en toute illégalité. L'une des fusées était tombée sur le toit de l'immeuble voisin en construction, qui de­vait héberger un grand hôtel de luxe, un studio de télévision et un centre technique, signé par l'architecte néerlandais Rem Koolhaas. L'un de ces totems de la modernité chinoise dont le gouvernement de Pékin a parsemé la capitale. Cela donc à deux pas de la magnifique tour CCTV, haute de 234 mètres, conçue par le même architecte…

    Les Chinois ont eu mercredi l'illustration du processus systématique de désinformation dont ils sont quotidiennement l'objet : mardi matin, CCTV s'excusait pour cet accident, regrettant «les dommages importants que l'incendie a infligés aux propriétés du pays». Mais on ne trouvait pas d'images du sinistre à la une des quotidiens (tous soumis à la censure du Parti communiste chinois), sur les sites d'Internet (filtrés par la même censure) ou sur les petits écrans. Dès mardi soir, l'affaire avait été gommée par l'agence Chine nouvelle. Et bien sûr par CCTV, chargée de lancer prochainement une chaîne d'information continue internationale, une CNN à la chinoise…

     

    «Médias du peuple»

    Comme les Chinois ont un grand sens de l'humour et adorent se moquer de leurs dirigeants, les internautes ont fait circuler des images de l'incendie - et de la fusée CCTV qui l'avait provoqué - sur leurs ordinateurs et leurs téléphones mobiles. Wang Xiaofeng, un blogueur, commentait : «Les em­ployés de la CCTV ont accidentellement créé l'un des événements majeurs de l'année, mais ils n'ont pas su en parler. Ils n'ont pas senti l'urgence de rapporter ces événements, alors qu'ils se déroulaient sous leurs yeux… Les médias officiels ont été battus par les médias du peuple.»

    C'est ainsi que les malheureux censeurs d'Internet en Chine (ils sont 40 000) ont beaucoup de travail pour effacer de la Toile tous ces commentaires désobligeants. Car, de toute évidence, la censure en Chine n'apprécie pas l'information de proximité. Elle reste en retard d'un quart de siècle sur une population beaucoup plus mature qu'elle. Et sur des milliards de SMS rigolards, impossibles à sanctionner…

    Le Figaro

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