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catastrophes humaines et naturelles en chine

  • Où va la Chine? - Partie1

    Des parents en deuil après la mort de leurs enfants tués dans séisme du 12 mai 2008 au Sichuan, en Chine.
    Des parents en deuil après la mort de leurs enfants tués dans l'effondrement d'une école qui n'a pas résisté au séisme du 12 mai 2008 au Sichuan, en Chine. L'année olympique chinoise a été marquée par de nombreuses catastrophes naturelles et humaines. (Paula Bronstein/Getty Images)

    Une année 2008 qui devait être sucrée a été plutôt amère et voici que l'année 2009 s'annonce assez salée…

    2008 : Les catastrophes humaines et naturelles éclipsent la gloire des Jeux

    Vous le savez tous, 2008 représentait cette opportunité pour la Chine de briller dans le monde. C'était l'occasion pour le régime de montrer son savoir-faire et d'asseoir sa légitimité, reconnue par les gouvernements étrangers, en mettant en scène les Jeux olympiques. L'immense coup de relations publiques aura apporté certains dividendes, réussissant à convaincre les moins aguerris que la Chine est un pays normal, gouverné par un régime acceptable. Le soi-disant impeccable déroulement des Jeux aura même poussé des commentateurs étrangers à trouver à la dictature des penchants confortables. Les télévisions étrangères, dans ce pacte avec le régime, se sont efforcées de véhiculer ce «tout va bien dans le meilleur des mondes», pour satisfaire les sensibilités politiques et les richissimes annonceurs.

    Mais avant d'en arriver au moment fatidique du 8 août 2008 à 8 h 08, l'univers chinois a été chamboulé par une série de catastrophes.

    Tout d'abord, pour inaugurer le Nouvel An chinois et l'année du Rat, des tempêtes hivernales ont produit un chaos considérable dans plusieurs provinces de la Chine. Résultat : des milliards de dollars en dommages et des millions de Chinois qui n'ont pu effectuer les voyages habituels pour rejoindre leurs familles; un grand nombre de trains, d’autobus et d’avions ayant été annulés.

    En mars, le Tibet attire à nouveau l'attention du monde entier alors qu'une répression déferle en force sur la région. La vérité se déforme et peu à peu ne se trouve plus : les médias occidentaux adoptent en groupe la ligne que des «émeutes antichinoises» ont provoqué la foudre des autorités. Le contexte de l'éruption de violence du côté tibétain est souvent laissé de côté, soit que des manifestations pacifiques de moines ont été réprimées quelques jours auparavant. Ici et là, on tente de présenter le conflit comme une question «ethnique» avant tout. Les Tibétains qui s'en prennent aux intérêts chinois sont quasiment accusés de «racistes».

    Le blocus médiatique sur la région aura réussi à faire disparaître la crise, car sans la transmission à l'étranger d'images de moines se faisant piétiner, le régime communiste s'épargne un peu de cette pression qu'il sait déjà ignorer. En somme, on restera dans le flou par rapport à la suite de cette histoire. Par des canaux alternatifs, on a suggéré que les «émeutes antichinoises» étaient en fait un coup monté des autorités et ces dernières auraient fourni les éléments pour les déclencher et les alimenter. Une hypothèse très plausible si l'on considère que les services de police occidentaux utilisent des agents provocateurs. Un régime non démocratique qui s'exécute sans avoir à rendre de comptes à personne peut s'adonner allègrement à n'importe quel genre de stratagème pour arriver à ses fins.

    Ces évènements ont entaché l'année olympique chinoise et ont continué à hanter le régime alors que la Flamme olympique voyageait de pays en pays. Pékin voulait exhiber sa puissance en foulant un nombre record d'endroits, mais c’est dans la controverse que le parcours s’est déroulé. On a d'abord appris que les protecteurs de la Flamme, vêtus de bleu, étaient des membres de la Police armée du peuple, soit la même unité qui abattait des Tibétains au même moment. Après les grandes mobilisations de Londres et de Paris contre la répression du régime chinois, ce dernier a commencé à mobiliser des Chinois de la diaspora des différents pays visités pour qu'ils opposent une présence aux manifestants. À certains endroits, comme en Australie, au Japon et en Corée, des heurts sont survenus alors que des Chinois fidèles à Pékin s'attaquaient violemment aux manifestants pro-Tibet.

    Sichuan
    Cette tourmente dans les relations publiques s'est subitement arrêtée le 12 mai alors qu'un séisme dévastateur a frappé la province du Sichuan. Soudainement, les voix critiques contre le régime chinois se sont tues et les élans de solidarité ont pris place pour venir en aide aux victimes. Les médias étrangers, alimentés par l'agence officielle du gouvernement chinois, ont salué la réponse rapide des autorités et la visite du premier ministre, Wen Jiabao. Mais peu de temps a été nécessaire pour réaliser que tout cela était un fiasco. Le refus de laisser entrer des équipes de secours étrangères durant les premiers jours suivant le tremblement de terre a fait augmenter le nombre de victimes.

    Suite à venir

    Tiré de La Grande Epoque

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