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bureau 610

  • Chine: La torture, les assassinats et le viol classés comme "secrets d’état"

    Chine, liberté d'expression, torture, assassinat, secret d'état, emprisonnement, bureau 610

    M. Zhai Hui, un pratiquant de Falun Gong de la ville de Shenyang, dans la province du Liaoning, a été arrêté en avril 2012. Suite aux maltraitances à long terme, il s’est émacié et est devenu incapable de manger ou de marcher. Les gardes ont dû le porter dans la salle d’audience pour son procès, en décembre 2012.

    Sa fille collégienne, a été déconcertée en apprenant que son père avait été accusé de "divulguer des secrets d’état," parce que tout ce qu’il avait fait était d’installer une antenne parabolique.

    "Comment des gens ordinaires comme nous peuvent-ils ‘divulguer des secrets d’état’ en installant et regardant la télévision par satellite?" a-t-elle demandé. "De plus, puisque la fabrication d’antennes paraboliques est autorisée en Chine, et que partout dans le monde on peut regarder la télévision par satellite, alors pourquoi est-ce considéré comme un crime ?"

    La torture, les assassinats et le viol classés comme ' secrets d’état'

    Il n’y a pas que cette jeune fille qui soit déconcertée. Le Parti communiste Chinois (PCC) a déployé des efforts incroyables pour dissimuler sa brutale répression du Falun Gong ces 15 derniers années, y compris en diffamant la pratique dans l’ensemble de ses médias d’information, et jusque dans les manuels scolaires.

    Quiconque fait circuler les faits concernant la persécution est gravement puni, en particulier s’il est pris à le faire en utilisant des medias étrangers.

    Un exemple était un article du Wall Street Journal concernant Mme Chen Zixiu, pratiquante de Falun Gong de l’agglomération de Weifang dans la province du Shandong, qui a été torturée à mort. Ian Johnson, a été récompensé d’un Prix Pulitzer en 2001 pour son article.

    Mais trois jours après sa publication, la fille de Mme Chen a été arrêtée pour avoir relayé l’expérience de sa mère à Johnson et accusée de "divulgation de secrets d’état." Elle a été détenue un an dans un centre de détention, puis trois ans dans un camp de travaux forcés.

    Mme Wei Xingyan, étudiante de troisième cycle à l’Université de Chongqing, a été violée par un policier de garde devant deux détenues dans le centre de détention de Baihelin en mai 2003. Quand la nouvelle a été diffusée outremer, le " Bureau 610 " de Chongqing a fait tout ce qu’il pouvait pour étouffer l’affaire.

    Plus de 40 personnes ont été arrêtées par la suite, et au moins dix d’entre elles ont été condamnés à l’emprisonnement, avec des peines allant de 5 à 14 ans. Toutes ont été accusées du crime de "divulgation de secrets d’état."

    Même ceux qui ont écrit des articles ont été persécutés par le PCC. Plusieurs pratiquants (Zhao Hu, Cui Hai, Shen Xuewu, et Chen Gang), qui étaient soit des professeurs d’université ou des PDG d’entreprises, ont été arrêtés dans la ville de Wuhan, province du Hubei, fin 2012.

    Pour avoir écrit des faits sans concession concernant le gouvernement, ils ont été accusés de "divulgation de secrets d’état" et de "tentative de renverser le gouvernement," et ont été condamnés à des peines allant de trois à cinq ans d’emprisonnement.

    Tuer des personnes innocentes, la torture et le viol sont des crimes flagrants. Mais le régime chinois les considère comme des "secrets d’état"et les dissimule au public.

     Abuser du système juridique

    La brutalité du PCC ne s’arrête pas là. Comme les cas de "divulgation de secrets d’état" sont souvent considérés comme confidentiels, le PCC en profite et abuse encore davantage du système juridique pour maltraiter les pratiquants.

    Après que M. Cui Hai a été arrêté, les autorités n’ont informé sa famille que deux mois plus tard. Même alors ils ne leur ont pas dit où il était détenu, et ont interdit toute visite.

    Pendant ce temps, M. Cui a été transféré entre le centre de détention, le centre de lavage de cerveau et l’hôpital psychiatrique. Il s’est souvent retrouvé dans un état critique sans que sa famille en soit jamais informée.

    Lorsque plusieurs pratiquants de Qingdao, dans la province du Shandong, ont été arrêtés en 2013, pour avoir pris des photos dépeignant les méthodes de torture utilisées sur les pratiquants de Falun Gong, les autorités ont refusé d’autoriser les visites des familles ou les consultations avec un avocat.

    Lorsque les membres de famille ont affirmé que de telles requêtes devaient être approuvées l’accusation n’étant que " saboter l’application de la loi", les autorités ont changé les accusations en "divulgation de secrets d’état" et" subversion du gouvernement."

    Lire la suite sur: http://fr.clearharmony.net/articles/a116810-Les-pratiquants-qui-revelent-la-brutalite-de-la-persecution-accuses-de-divulguer-des-secrets-d%E2%80%99etat.html

  • En souvenir des torturés du centre de lavage de cerveau de Xingtai dans la province du Hebei

    Chine, torture, prison, lavage de cerveau, bureau 610, persécution, camps de travaux forcésEntouré de hauts murs surmontés de barbelés et sécurisé à l'aide d'une porte de fer, le tristement célèbre centre de lavage de cerveau de Xingtai est situé à environ 330 mètres à l'est de l'Hôpital d'Epilepsie de Xingtai sur la route de Donghuan, qui mène au village de Jing'an.

    Le centre de lavage de cerveau a été établi par le " Bureau 610 "local, une agence de la sécurité créée par le Parti qui s'est propagée à tous les niveaux du gouvernement en Chine dans le seul but de persécuter les pratiquants de Falun Gong.

    Au cours de la dernière décennie, le centre de lavage de cerveau a emprisonné et torturé de nombreux pratiquants de Falun Gong. Certains ont été emmenés directement au centre par la police locale, et d'autres y ont été transférés depuis des camps de travaux forcés et des prisons.

    L'objectif du centre de lavage de cerveau est de forcer les pratiquants de Falun Gong à renoncer à leur croyance et à être transformés" par tout moyen qu'il juge nécessaire. Les autorités chinoises utilisent ensuite ces personnes "transformées" pour espionner et même torturer d'autres pratiquants.

     Les poumons du dentiste gravement endommagés

    M. Zhang Guangcai et Mme Zhang Xingfang, un couple marié, exploitait une clinique dentaire dans la ville de Shahe, province du Hebei. Ils ont été détenus dans le centre de lavage de cerveau de Xingtai à deux reprises en 2004.

    La première fois, cela s'est passé le 6 juillet 2004, huit jours après que des policiers du Département de police de la ville de Shahe aient fouillé leur clinique et fait irruption dans leur domicile avec un pied de biche,.

    M. Zhang a été détenu là-bas pendant trois mois. Il a été privé de nourriture et de sommeil et n'a eu qu'une utilisation limitée des toilettes.

    Le 24 décembre 2004, la police locale est retournée à la clinique et a de nouveau arrêté le couple. M. et Mme Zhang ont été emmenés directement au centre de lavage de cerveau cette fois-ci.

    M. Zhang a été menotté les mains derrière le dos, un bras par dessus l'épaule (voir illustration ci-dessous). Il a ensuite subi des chocs avec des matraques électriques. Alors que M. Zhang était torturé, un garde du centre de lavage de cerveau a dit : " Battre [les pratiquants de Falun Gong] à mort ne nous sera pas reproché - c'est enregistré comme un suicide. "

    M. Zhang a fait une grève de la faim pour protester contre la torture. Le directeur adjoint du centre de lavage de cerveau Qiu Youlin a riposté par des méthodes douloureuses de gavages forcés qui ont endommagé la trachée et l’œsophage de M. Zhang.

    La santé de M. Zhang s'est rapidement détériorée. Il luttait pour respirer, souffrait constamment, toussait en permanence et avait la sensation de suffoquer - même pendant son sommeil.

    M. Zhang a été emmené à l'hôpital, où les médecins ont constaté que ses poumons avaient été gravement endommagés. Le centre de lavage de cerveau a alors transféré M. Zhang au Département de police de la ville de Shahe.

    Le département de police a ensuite tenté de renvoyer M. Zhang au camp de travaux forcés de la ville de Handan, mais le camp ne voulait pas l'accepter à cause de son mauvais état de santé. Le département de police a dû à contrecœur libérer M. Zhang.

    Une mère allaitante torturée et éloignée de son enfant

    Lorsque Mme Wen Cai est allée au centre de lavage de cerveau de Xingtai en mars 2004 pour obtenir la libération de sa mère, elle a également été arrêtée.

    Le personnel du centre de lavage de cerveau a essayé de contraindre Mme Wen à renoncer à sa croyance dans le Falun Gong en la battant et la gavant de force avec des médicaments. Sa famille a dû payer 3 000 yuans (384 euros) pour la libération de Mme Cai et des « frais d'éducation juridique ».

    Elle allaitait encore à l'époque. Sa fille d'un an a dû passer au lait maternisé en raison de sa détention.

    Une mère battue devant sa fille de cinq ans

    Un groupe d'environ 12 personnes du gouvernement municipal du canton de Shiliting, dont plusieurs policiers, a saccagé la maison de Mme Hao Bianyun le 27 octobre 2004.

    Le groupe a pris 230 yuans (29 euros) que sa famille avait économisés pour acheter du charbon pour le chauffage en hiver.

    Lire la suite sur : http://fr.clearharmony.net/articles/a116361-Chine-Ne-pas-oublier-les-pratiquants-tortures-dans-le-centre-de-lavage-de-cerveau-de-Xingtai-dans-la-province-du-Hebei-Part-1.html

    Les témoignages de la persécution du Falun Gong en Chine sur: http://fr.clearharmony.net/cat/c116-p1-PERSECUTION-EN-CHINE.html

  • Le modèle chinois de contrôle social est en crise

    PÉKIN, CORRESPONDANT - Le Parti communiste chinois (PCC) s'est longtemps vanté de l'efficacité de son mode de gouvernance, mettant en avant que la stabilité qu'il a apportée, dans un pays aussi grand et peuplé, était essentielle au décollage économique de ces trente dernières années. Aujourd'hui, ce consensus se fissure.

    Lire la suite sur: http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2011/06/15/le-modele-chinois-de-controle-social-est-en-crise_1536297_3216.html

  • De lourdes représailles suivent la révélation du plan du Bureau 610 pour diffamer le Falun Gong lors de l’Exposition mondiale de Shanghai

    L'Exposition internationale de Shanghai s’est ouverte le 1 mai 2010, attirant des foules et un énorme afflux d’information. Le Bureau 610 a exploité l’Exposition comme une opportunité de diffamer un peu plus le Falun Gong. Ils ont fait circuler en interne un document " classé" de sept pages, intitulé : " Préconiser des directives." L’existence de ce rapport, qui s’avère être le projet d'un bombardement de propagande devant être utilisée contre Falun Gong lors de l’Expo mondiale, a été rendu public sur le site Minghui fin avril.

    Le document, "Préconiser des directives " aurait été distribué sous divers formats et différents titres à toutes les branches du Bureau 610 en Chine. Le site Internet Minghui a pu obtenir une copie de la version du rapport émis par le Bureau 610 de Qianxi, province du Hebei. Il est présenté sous la forme d’un mémo intitulé " Directives du bureau du comité de direction pour la prévention et la réponse aux questions relatives aux cultes lors de l’Exposition Mondiale de Shanghai. " (Quelques pages du document, en Chinois, peuvent être vus à : http://minghui.ca/mh/articles/2010/4/22/221953.html. Des informations supplémentaires sont disponibles à http://www.clearwisdom.net/html/articles/2010/5/2/116610.html)


    Réaction rapide et musclée

    Après que le site Internet Minghui ait révélé l’existence de " Préconiser des directives ", le système entier du Bureau 610 a été pris de panique. Les fonctionnaires ont tout fait pour le dissimuler et entrepris une série de mesures de représailles. Le gouvernement central, le gouvernement provincial et les municipalités locales ont tous envoyés leur " équipe de supervision " à Quanxi pour manipuler le Bureau 610, la division de la sécurité intérieure et les postes de police locaux afin qu’ils harcèlent violemment les pratiquants de Falun Gong et d'autres à Qianxi. Trois pratiquantes sont encore détenues à ce jour et font face à un procès.

    Centre de détention de Qianxi (situé dans le village Lixingzhuang, municipalité Baimiaozi, Qianxi) Gouvernement local de Qianxi, le Bureau 610 se trouve au 2eme étage

    Le 18 juin 2010, Wang Zhixin et Ma Yinfeng ont été illégalement arrêtés sous le chef d'accusation de " possession illégale de secrets d’états. " Avant cela, Chen Lihong a également été arrêté pour "utilisation d’une organisation sectaire pour entraver la mise en application de la loi." Le " mandat d’arrêt" ne mentionnait pas le nom de l’agent responsable du cas, qui serait en réalité Wang Liangong, chef de section adjoint de la procurature de Qianxi.

    Procurature du canton de Qianxi (située dans la rue Ziyu) Poste de police local de Qianxi (dans la rue Ziyu)

    Le 6 juillet 2010, les membres des familles des pratiquantes arrêtées ont engagé les avocats de la défense Zhang Chuanli et Lan Zhixue de Pékin. Cet après-midi là, les avocats se sont rendus à la division de la sécurité intérieure de Qianxi, mais il leur a été annoncé que les pratiquantes avaient été transférées à la section des poursuites de la procurature. Ils se sont rendus dans cette section, et après quelques négociations, ont réussi à voir Wang Zhixin, tard ce jour-là. Le lendemain, ils se sont rendus dans le centre de détention de Zunhua pour voir Ma Yinfeng. Au début, ils ont été refoulés. Les avocats ont dû passer quatre ou cinq appels téléphoniques à la section des poursuites et la famille de Ma Yinfeng a dû demander l’aide de connaissances. Finalement, ils ont pu voir Ma Yinfeng. Les avocats ont aussi réussi à rencontrer Chen Lihong dans le centre de détention de Qianxi


    Le Bureau 610 a utilisé tous les moyens pour harceler, menacer et enlever des personnes et fouiller leurs domiciles.

    L'article de Minghui révélant la " Préconisation de directives " a été publié le 22 avril. La preuve qu’il apporte que le Bureau 610 central se trouve derrière les manipulations en coulisse dans la persécution du Falun Gong, est plutôt convaincante. Par conséquent, les autorités du Bureau 610 central étaient furieuses d’apprendre que leur plan secret avait été exposé et ont demandé à leurs subordonnés à divers niveaux de trouver comment cela avait pu se produire.

    Le Bureau 610 de Qianxi a créé une équipe spéciale pour enquêter sur les cas de personnels de la division de la sécurité intérieure et de la division d’investigation criminelle du département de police de Qianxi, ainsi que sur la police locale. Une enquête secrète à grande échelle a été menée et de nombreuses personnes ont été menacées et harcelées.

    Poste de police de Qianxi


    Lors de l’enquête, Zhao Yong, alors Secrétaire du parti de Tangshan (actuellement Gouverneur adjoint de la province du Hebei) a émis des instructions à trois reprises demandant une enquête approfondie sur l’incident. Il a aussi appelé Wang Dongyin, Secrétaire du parti à Qianxi, qu'il a lourdement réprimandé. De fin avril à début 2010, les gouvernements provinciaux et la municipalité ont envoyé leur " équipe de supervision " à plusieurs reprises pour exercer des pressions sur Qianxi. Le Ministère central de la sécurité publique a aussi envoyé son équipe spéciale dans un poste de Qianxi.

    Le 3 mai, le membre du gouvernement municipal de Xingcheng, Mao Fengyong et son épouse ont été enlevés et leur domicile fouillé. Leur ordinateur et leurs téléphones mobiles ont été saisis. Ils ont été libérés aux alentours de 3 heures le lendemain matin après s'être fait extorquer 5000 yuans. La police locale a continué à harceler le couple quelques fois de plus.

    Aux alentours de 19 heures, le 3 mai, plus de dix policiers sont entrés par effraction au domicile de Chen Lihong et l’ont enlevé. Ils ont pris son ordinateur, son imprimante et son récepteur satellite. Parmi eux, se trouvaient Liu Jinying, Zhao Guoqi, Xu Zhigang, Wang Wei de la division de la sécurité intérieure du département de police de Qianxi ainsi que le personnel de la division d’investigation criminelle. C’est la sixième fois que Chen Lihong était arrêtée depuis 1999.

    Le 12 mai, Ma Yinfeng, son époux, Lu Zuojin et Wang Zhixin ont été arrêtés. Ma Yingeng a été arrêtée dés que le bus de passagers qu’elle conduisait est arrivé à Tangshan. Elle a été détenue dans la municipalité de Xinzhuang pendant deux jours avant d’être transférée dans le centre de détention de Qianxi. Plus tard, le même jour, elle a été transférée dans le centre de détention de Zunhua. Son domicile de Xiluzhuang et sa maison en location dans la zone urbaine du canton ont été fouillées et vidées par la police. La maison de Wang Zhixin dans la zone urbaine du canton et la maison de sa mère ont également été fouillées et vidées par la police. Après que la police ait découvert les clés de la maison appartenant à Ma Yinfeng et Lu Zuojin, plus de dix policiers se sont rendus dans la zone résidentielle où elles louaient chacune une maison, et ont tenté d’y pénétrer. Cependant, ils ont rencontré une résistance de la part des voisins

    Les fonctionnaires de Qianxi, en particulier ceux qui avaient accès aux documents et les membres de leurs familles ont été interrogés un par un, encore et encore. Dans une courte période de sept jours, sept personnes ont été arrêtées (Mao Fengyong et son épouse, Lu Zuojin et son épouse, Ma Yinfeng, Chen Lihong, Wang Zhixin et son époux) et six résidences fouillées. Les fonctionnaires ont même suivi, interrogé et menacé leurs enfants. Les maisons de plusieurs voisins ont été aussi fracturées, par erreur.


    Trois pratiquantes sont toujours détenues

    Wang Zhixin, 28 ans, est chef de bureau de la municipalité Xinzhuangzi à Qianxi. En 1996, lorsque des gens de son village ont commencé à pratiquer Falun Gong, sa mère s’est jointe à eux. Peu après, toutes ses maladies ont disparu. Plus tard, Wang Zhixin a elle aussi commencé à pratiquer Falun Gong et suivi les principes d’Authenticité-Compassion-Tolérance dans son comportement au quotidien. Après être sortie diplômée de l’université en 2005, elle est venue travailler dans le gouvernement local de la municipalité. Elle travaille très consciencieusement et a démontré des capacités de travail remarquables. Elle a été choisie chaque année comme travailleuse avancée. Tous ses collègues ont été choqués par son arrestation : Comment une telle personne pouvait-elle être illégalement arrêtée ?

    Ma Yinfeng, 46 ans, est de la municipalité Donghuayuan, Qianxi. Elle travaille comme conductrice de bus sur la ligne de passagers allant de Qianxi à Tangshan. Lorsque Ma Yinfeng a épousé Lu Zuojin, ce dernier était militaire. Un an après la naissance de leur enfant, elle est tombée malade et ne pouvait rien faire. Elle a dû laisser le soin de son enfant aux grands-parents. Le petit revenu de la famille était utilisé principalement dans des médicaments et c'était une véritable lutte financière. Lu Zuojin ne s'est pas plaint, il prenait soin d’elle et préparait des herbes médicinales pour elle tous les jours. Elle était extrêmement faible à l'époque. Sa maladie a continué pendant sept ans. Au cours de l’été 1996, elle a commencé à pratiquer Falun Gong. Depuis, elle se montre bonne envers tout le monde et sa santé s'est spectaculairement améliorée. Elle pouvait faire toutes sortes de travaux ménagers et leur maison était à nouveau pleine de joie et de rires.

    Chen Hongli 38 ans, est de la municipalité Xingcheng. Lorsqu’elle a rencontré son époux, celui-ci venait juste de perdre sa première femme, décédée suite à une maladie, laissant derrière elle un garçonnet de cinq ans. Après s’être mariés, elle a donné naissance à une fille. En 1997, Chen Hongli a commencé à pratiquer Falun Gong. Lorsqu’elle a appris que le père de l’ancienne épouse de son mari était malade, elle l’a pris chez eux pour veiller sur lui. Tous les voisins ont été touchés, disant qu’ils n’avaient jamais vu quelqu’un d’aussi bon. Elle n'en a pas moins enduré de nombreux traitements inhumains depuis 1999. C’est la sixième fois qu’elle a été enlevée et détenue.

    Les trois pratiquantes mentionnées ci-dessus ont été détenues pendant trois mois à ce jour. Actuellement, Wang Zhixin et Chen Lihong sont détenues dans le centre de détention de Qianxi, alors que Ma Yinfeng est détenue dans le centre de détention de Zunhua. Les membres de leurs familles n’ont pas pu les voir durant tout ce temps. La fille de Wang Zhixin, âgée d’un an, est prise en charge par sa grand-mère. Lorsque son père et son oncle l’ont emmenée voir sa maman dans le centre de détention, ils ont été éconduits par la police. La famille de Chen Lihong et les autres villageois ont seulement réussi à la voir une fois, après de grands efforts.

     

    Tiré de: http://www.fr.clearharmony.net/articles/201008/52602.html

  • L'obscur secret de Pékin: Une analyse du bureau 610

    Véritable gestapo à la chinoise le bureau 6.10 toujours actif en Chine, a pour mission de traquer, d'emprisonner et de torturer les pratiquants de Falun Gong en Chine. Créé par Jiang Zemin en 1999, pour éradiquer le Falun Gong, il a commis en 11 ans, plus d'atrocités que n'avions connu jusque là. Sarah Cook, universitaire de Marshall a rédigé sa thèse en droit international à l'Université de Londres et a été déléguée d'une organisation non gouvernementale sur les cas de tortures chinoises à la Commission des droits de l'homme des Nations Unies. Voici son analyse en 2007

     

    Les fonctionnaires chinois nient qu’il existe. Les médias occidentaux et les universitaires le mentionnent à peine en passant. Et les avocats chinois le comparent à la Gestapo.

    On le nomme le bureau 610 et c'est la force policière extra judiciaire en charge de la mission d'éliminer le Falun Gong.

    Il n'y a aucune législation établissant le bureau 610--appelé ainsi d'après la date de sa création le 10 juin 1999 --ni aucune loi déterminant ses pouvoirs. Au lieu de cela, ce bureau a été établi par Jiang Zemin, l'ancien chef du Parti communiste et annoncé dans son discours aux cadres élites un mois avant que le Falun Gong ne soit officiellement interdit. Les ordres de Jiang pour le nouveau bureau ? « Organisez immédiatement les forces, » « créez des stratégies de combat, » et « soyez entièrement préparés au travail de désintégration du [Falun Gong]. »

    Des copies du discours de Jiang au sujet du bureau 610 ont été immédiatement distribuées à chaque niveau de la bureaucratie en Chine, disant aux cadres qu'ils « doivent coopérer » étroitement avec les bureaux 610 et ses filiales. Comme tous les juges chinois sont membres du Parti communiste, Jiang a essentiellement placé l'agence au-dessus de la loi, en violation de l'article 5 de la Constitution chinoise.

    La détermination des pratiquants du Falun Gong à continuer à pratiquer et à demander réparation s'est intensifiée en même temps que la persécution. La réponse du régime a été d'accorder de plus en plus de pouvoir au bureau 610. Jiang a donné les ordres d’ « utiliser tous les moyens possibles, » une autorisation qui a mené le bureau 610 à être bientôt reconnu pour l'utilisation de tortures extrêmes.

    En plus des coups au visage et au corps avec de lourds objets, certaines des techniques de torture les plus communes administrées ou supervisées par le personnel du bureau 610 incluent la privation de sommeil pendant des jours et des semaines, des électrochocs sur les parties sensibles du corps en utilisant jusqu'à six matraques à haute tension simultanément, arracher les ongles et le gavage avec des excréments humains.

    « L'acte immoral qui a le plus secoué mon âme est la pratique routinière du bureau 610 et des policiers d'assaillir les parties génitales des femmes, » a écrit Gao Zhisheng, l'avocat renommé des droits de l'homme à Pékin après une enquête sur les abus contre le Falun Gong dans le nord-est de la Chine en 2005. « Parmi ceux persécutés, les parties génitales et les seins de presque toutes les femmes et les parties génitales des hommes ont été sexuellement assaillies de la façon la plus vulgaire. Presque tous ceux qui ont été persécutés, qu’ils soient hommes ou femmes, ont été déshabillés avant d'être torturés. »

    Le but de telles méthodes est d'extraire par la force des confessions et des « transformations », ainsi que la dénonciation du Falun Gong. Mais pour des milliers, le résultat a été la mort.

    En plus de la torture, les agents 610 condamnent administrativement les partisans du Falun Gong directement aux camps de travail, aux centres de détention et aux classes de lavage de cerveau-- où ils peuvent être emprisonnés pendant trois ans sans passer devant un tribunal.


    Le marionnettiste

    Avec une telle autorité, on s'attendrait à ce que le bureau 610 ait un énorme personnel, mais les preuves disponibles indiquent que sa main d'œuvre est étonnamment limitée. Selon une page Web officielle appartenant à la municipalité de Penglai, une ville de 490 000 habitants dans la province du Shandong, le bureau 610 local à cet endroit se compose de seulement sept personnes.

    Le vrai pouvoir du bureau 610 se trouve dans sa capacité à forcer la main des autres partis et organismes gouvernementaux. Par exemple, la succursale centrale du bureau 610 de Tianjin emploie 50 à 60 personnes qui peuvent directement commander les forces de police composées de 30 000 hommes, avec un officier 610 dirigeant souvent plus de 100 policiers, selon Hao Fengjun, ancien employé du bureau 610.

    C’est ainsi que le bureau 610 central a dirigé l'arrestation de plus de cinq mille pratiquants de Falun Gong à Changchun en mars 2002. « Chaque jour, la police 'interrogeait' tous les pratiquants sur la liste noire du bureau 610 » a dit Wang Yuhuan, qui a été arrêté à l'époque et qui a plus tard parlé avec Gao.

    De même, quand Gao et un autre avocat ont essayé de rendre visite à leur client, un pratiquant de Falun Gong détenu dans un camp de travail, Gao se rappelle qu’on lui a dit que les administrateurs pouvaient approuver la demande de voir n'importe quel détenu. Mais pour voir un pratiquant de Falun Gong, « nous avons besoin de l'approbation spéciale du bureau 610, » avaient dit les fonctionnaires du camp.

    Guo Guoting, un autre avocat chinois des droits de l’homme, a raconté une expérience semblable quand il a demandé la permission de voir un pratiquant du Falun Gong emprisonné à Shanghai. Quand ça concerne les prisonniers de Falun Gong, le bureau 610 est en charge, a-t-il dit lors d'un entretien à Vancouver au Canada, où il vit maintenant en exil. « Quant aux prisons elles-mêmes, elles n'ont aucun pouvoir. »

    Ceci s’applique aussi aux tribunaux a dit Guo. « Je sais que les cas de Falun Gong ne sont pas décidés par le juge, mais selon les instructions du bureau 610. Ils manipulent ces cas. »

    Comment le bureau 610 s’y prend-t-il alors? Comment est-il parvenu à rassembler un tel pouvoir? La réponse se trouve dans sa structure et dans sa façon de s'accrocher à la machine existante du Parti communiste chinois.

    Après qu’une équipe de direction et un bureau 610 aient été établis sous le Comité central du PCC, des organismes correspondants ont été créés à chaque niveau administratif ainsi que dans toutes les organisations sociales importantes, les grandes compagnies, les unités de travail et dans les universités. Chaque branche est étroitement liée aux comités locaux du Parti, aux comités de politique et de droit ou aux bureaux de la sécurité publique.

    Par exemple, le bureau 610 de Penglai mentionné ci-dessus, est enregistré sous le comité de la politique et du droit, qui fait partie d'un réseau national des organismes du PCC qui s’occupent des arrestations, des interrogatoires et des poursuites en justice. De tels liens permettent au bureau 610 de manipuler le système de justice pénale.

    Le site Web du bureau de la sécurité publique assigné à l'université d'océanographie de Qingdao en Chine indique que l'école a mis en place un bureau afin de « se débarrasser du problème du Falun Gong, à savoir le bureau 610, dans l’enceinte [du bureau] de la sécurité publique de l’école . » La fédération des femmes à Jinan a affiché sur son site Web qu'une étude que la fédération avait menée après avoir surveillé les résidents locaux qui pratiquent le Falun Gong, avait été publiée dans les bulletins du bureau 610.

    Mais c'est par une structure encore plus répandue que le bureau 610 peut pénétrer au cœur de la société chinoise. Une note interne datée du 21 avril 2001 a été adressée à tous les « comités de travail, comités municipaux et bureaux de comités de voisinages, » du district ouest de Mentougou à Pékin. La note transmet les ordres d’augmenter la surveillance locale du Falun Gong et que « chaque unité de travail » intègre « inspection et contrôle… au travail actuel de rééducation ».

    Le bulletin dit aussi aux comités des bourgs et des voisinages de « coopérer étroitement avec le travail lancé par les organismes de la sécurité publique » quand ils cherchent les partisans du Falun Gong de porte-à-porte.

    Ni la surveillance étroite, ni la croyance du Parti dans son caractère péremptoire semblent s’être atténuées avec le temps. Une note différente datée d'avril 2006 donne les mêmes instructions, presque mot à mot, aux comités du Parti des municipalités et des districts.


    Quotas et argent comptant

    Tandis que quelques fonctionnaires locaux ont suivi de telles instructions avec enthousiasme, d'autres hésitent à agir contre leurs voisins. En effet, quand le Falun Gong a tout d’abord été interdit, il y avait des rapports au sujet de l'indifférence publique ou même de l'opposition silencieuse à la campagne. Dans de telles circonstances, le bureau 610 a développé divers mécanismes pour faire pression sur les petits fonctionnaires et sur les citoyens ordinaires pour qu'ils coopèrent.

    En l’an 2000, Ian Johnson, du Wall Street Journal, qui a gagné un prix Pulitzer pour son reportage sur le Falun Gong, a décrit un « système de responsabilité »; que le bureau 610 a instauré. Dans le cadre de cet arrangement, les fonctionnaires locaux devaient payer des sommes potentiellement ruineuses pour chaque pratiquant de leur juridiction qui se rendait à Pékin afin de pétitionner auprès du gouvernement central.

    Une telle évaluation s’est davantage formalisée avec le temps. Un diagramme de Guangzhou en 2002 montre un système complexe pour attribuer et déduire des points basés sur la collaboration avec le bureau 610. Le tableau doit être complété par chaque bourg et voisinage du district de Tianhe dans son évaluation de fin d'année. Parmi les articles énumérés sont : « Déduisez 8 points pour chaque pratiquant qui n'a pas été transformé » pour échouer à 'créer un dossier personnel pour chaque pratiquant de Falun Gong'… déduisez 3 points par personne » et « pour chaque fois qu'un groupe de plus de trois personnes se réunit pour faire les exercices ensemble en public, déduisez 5 points. »

    Une autre technique courante du bureau 610 est d’imposer des quotas à chaque niveau en dessous. Un quota typique inclut le nombre de pratiquants qui doivent être arrêtés au cours d’une certaine période.

    Les dirigeants qui n'arrivent pas à atteindre leur quota annuel risquent d’être rétrogradés ou peuvent même perdre leur emploi. Hao Fengjun, ancien officier du bureau 610 de Tianjin, a dit que son point de vue avait changé après avoir été témoin de la torture d’une femme du nom de Sun Ti, qui pratique le Falun Gong; elle a été torturée au cours du processus de « transformation ». A mesure que sa déception du bureau 610 grandissait, la sévérité des moyens utilisés pour le tenir en main s’accentuait.

    Hao raconte un épisode en février 2004 quand il a été placé pendant 30 jours dans une cellule solitaire, cellule créée spécifiquement pour les policiers, après avoir dit que la propagande contre le Falun Gong était « des mensonges. »

    L'ancien policier a dit que pendant sa détention, on ne lui a pas permis de contacter sa famille. La température glaciale de la cellule a fait que « ses mains ont enflé comme des petits pains cuits à la vapeur et que du pus coulait de ses oreilles. Après sa libération, il a été transféré au service des expéditions jusqu'à ce qu'il s’échappe en Australie en 2005 avec un paquet de documents 610 passé clandestinement.

    Bien qu'il assure que beaucoup de ses collègues désapprouvaient leur travail, beaucoup d'autres étaient contents d’accéder au système de récompenses du bureau 610. « Il y avait des gens qui travaillaient très dur parce que plus ils arrêtaient de pratiquants de Falun Gong, plus ils obtenaient de bonus, » a dit Hao.

    Encore plus lucratif que d’arrêter les pratiquants en Chine le fait de rassembler de l'information sur les partisans à l'étranger ; des informations de base sur la vie personnelle des pratiquants, si considérées valables, peuvent rapporter pas moins de 50 000 yuans (plus de $6.000). A l’aide d’un système d’informateurs menant parallèlement des vies ordinaires à l'étranger, le bureau 610 collecte des profils entiers des communautés de l'étranger. Hao a dit qu’il avait « reçu personnellement des informations sur des pratiquants de Falun Gong vivant en Australie, aux États-Unis et au Canada »; des informations détaillées au point d'indiquer où les gens travaillaient ainsi que les activités auxquelles ils participaient.


    Est-ce que ça marche ?

    Comme la protestation du Falun Gong sur la Place Tiananmen a pris fin aux alentours de 2002, de nombreux journalistes occidentaux et d'universitaires ont l’impression que le Parti communiste a réussi, peut-être brutalement, à écraser le groupe.

    Pourtant les documents du Parti et ceux à l’intérieur racontent une histoire différente. En 2006, les bureaux 610 s’inquiétaient encore que les banderoles du Falun Gong étaient trop évidentes. En 2005, les autorités chinoises ont confisqué 4 62 millions d'articles du Falun Gong. Le Parti place toujours le Falun Gong comme étant parmi les « cinq poisons qu’il craint le plus (les défenseurs de la démocratie, les partisans de l'indépendance de Taiwan, les Tibétains et les activistes de l’est du Turkistan entre autres).

    Hao a dit « Nous étions tous clairs sur le fait que notre communication interne concernait comment la persécution échouait. »


    Tiré de: http://www.faluninfo.net/article/486/?cid=141

  • Torturée en Chine: témoignage

    Mme Jiang Zongping torturée dans le centre de lavage de cerveau de Neijiang, dans la province du Sichuan

    Le 26 août 2009, Jiang Zongping, pratiquante de Falun Gong de Neijiang, province du Sichuan, a été envoyée dans le centre de lavage de cerveau de Neijiang par le personnel du Parti communiste chinois (PCC) local. Mme Jiang s’est souvenue de la torture qu’elle a endurée dans le centre de lavage de cerveau ; voici son propre récit des événements:

    Le 26 août 2009, trois personnes sont venues chez moi. Elles ont déclaré être membres du gouvernement de la municipalité deShengli mais n’ont montré aucun papier d’identité. En discutant avec eux, j’ai appris que la femme se nommait Liao Hong, et les noms de famille des deux hommes étaient Zhong et Jiang. Je leur ai parlé de toutes les améliorations physiques et mentales que j'avais expérimenté depuis que je pratique Falun Gong.

    Lorsque mon époux est revenu du travail, il n’a été autorisé à rentrer qu’après avoir été interrogé. Ma fille est sortie de sa chambre. En présence de mon époux, de ma fille et la mienne, ils ont nous finalement avoué le véritable but de leur visite. Il s’avérait que le gouvernement avait prévu d’organiser une session, qui était en réalité une session de lavage de cerveau, pour forcer les pratiquants de Falun Gong à renoncer à leur croyance. Ils voulaient que mon époux et moi y assistions. Ils ont feint la gentillesse disant qu’ils ne laisseraient y assister que l’un d'entre nous, afin que l'autre puisse prendre soin de notre fille. Nous leur avons fermement répondu que nous n’y assisterions jamais puisque nous n’avions commis aucun crime en croyant en Falun Gong. Alors, ils nous ont dit que si nous signions une déclaration de garantie de renoncer à notre croyance et promettions de ne jamais aller faire appel à Pékin, nous n’aurions pas à assister à la session. Nous leur avons répondu : ‘’Nous sommes en très bonne santé suite à notre pratique de Falun Gong. Ainsi, pourquoi cesserions-nous de pratiquer ?’’

    Puis Huang Zongshu, un des responsables du Bureau 610, a mené quinze ou seize personnes à mon domicile. Il y avait cinq ou six voitures du gouvernement local et du poste de police. Certains attendaient à coté des véhicules, alors que d’autres bloquaient la circulation. Huang a prononcé beaucoup d’absurdités. Certaines personnes ont pris des photos de nous, y compris de ma fille. Mon époux a appelé son père à l’aide. Lorsque mon beau-père est venu, ils l’ont pris à part et lui ont parlé pendant un moment, prétendant être gentils avec nous. Ils lui ont affirmé qu’ils ne nous accuseraient de rien. Le gouvernement pourrait nous fournir des logements gratuits. Il y avait aussi l’air conditionné. Dans le même temps, ils ont menacé que si nous n’assistions pas à la session, ils nous créeraient des ennuis. Mon beau-père était trop effrayé pour dire quoi que ce soit.

    Cependant, nous ne leur avons pas cédé. Nous leur avons dit que nous ne représentions aucune menace pour notre nation et la société. Au contraire, nous faisions en réalité de bonnes choses. Cependant, ils n'ont pas changé d'avis. Ils ont appelé le directeur du poste de police, dont le nom de famille est Luo. Je n’ai toujours pas cédé. Je me suis fermement tenue à un tube d’acier dans la cour et ne les ai pas laissés m’emmener. Huang Zongshu était très impatient avec moi, et a dit à Luo de faire immédiatement quelque chose à mon sujet. Ainsi, quatre policiers ont reçu l’ordre de me tirer de force dans leur véhicule. Ils ont aussi empêché mon époux de sortir. Il a crié : La police arrête une bonne personne ! Venez voir! La police arrête une bonne personne!’’ Plus tard, j’ai été mise dans un centre de lavage de cerveau, situé dans le campus de l’école technique des mines de charbon Xiejiaba.

    J’ai été détenue dans le centre de lavage de cerveau pendant plus de quarante jours pendant lesquels, j’ai été forcée de regarder des vidéos fabriquées condamnant notre enseignant et Falun Gong. Ils ont utilisé toutes sortes de mensonges et de mots orduriers pour diffamer Falun Gong et notre enseignant. On m’a empêché de faire le moindre mouvement ou de pratiquer la méditation assise. J’étais surveillée étroitement par un système de surveillance. Un jour, j’étais assise sur mon lit, et ramené une de mes jambes prés de mes genoux. Soudain, un garde de sécurité du nom de famille de Jian a surgi dans la pièce et m’a menacée pour que je ne pratique plus la méditation assise, en agitant sa matraque électrique devant moi. Une autre fois, des personnes ont dit des absurdités dans la pièce, j’en suis alors sortie pour respirer un peu d’air frais. Mais on m’a crié après et j'ai été ramenée dans la cellule par une personne nommée Lao Jiu. A cause de la torture mentale et physique, mes problèmes d’estomac, qui avaient cessé après que j’ai commencé à pratiquer Falun Gong, sont revenus. Il est devenu de plus en plus douloureux. Cependant, les gardes ont non seulement ignoré ma douleur, mais ont aussi ri de moi. Un autre jour, ils ont ordonné aux prisonniers de m’apporter deux mauvais livres et m’ont demandé de les lire. J’ai refusé. Ainsi, les prisonniers l’ont fait pour moi. Les livres étaient pleins d’absurdités et de pensées mauvaises, de sorte qu’ils n’ont même pas pu le supporter. Ils ont traité les livres de totales absurdités, et ils ont cessé de les lire.

    Dans le but de nous montrer leurs soi-disant réalisations politiques, nous avons été emmenés dans le jardin Dazhou. Superficiellement, ils semblait qu’ils tenaient nos mains, mais en réalité, ils nous contrôlaient. Lorsque nous sommes revenus, nous devions écrire des rapports de pensées, ou de renoncement à notre foi, etc. Je n’ai pas cédé à leurs demandes. Pour cela, j’ai été emprisonnée dans le centre de lavage de cerveau pendant plus de quarante jours.

    En octobre dernier, je suis revenue du centre de lavage de cerveau et appris que le jour de mon arrestation, mon époux avait emmené ma fille de six ans sur son vélo au centre de lavage de cerveau, mais qu'ils ne m'avaient pas trouvée. Les jours suivants, ils sont venus tous les jours mais n’ont pas été autorisés à me voir, même une seule fois. Après que les fonctionnaires aient entendu ceci, ils l’ont menacé. Il ne devait plus venir au centre de lavage de cerveau à nouveau, ni même approcher l’école qui se trouve à proximité du centre de lavage de cerveau. Lin Feng, chef adjoint du bureau de la sécurité publique municipale, a crié férocement : ‘’Si je te vois assis ici en position de lotus ou avec une paume levée, je te jetterai aussi en prison et enverrais ta fille dans un orphelinat.’’

    Début septembre 2006, alors que je tenais encore mon salon, un jour deux personnes se sont présentées, . Elles se sont dirigées droit vers l’entrepôt et ont commencé à fouiller l’endroit. Lorsqu’ils ont découvert deux copies de Zhuan Falun ainsi que quelques autres livres écrits par Maître, ils ont crié : ‘’À qui sont ces choses ? Qui est le patron ici ?’’ Les ouvriers ont répondu que le patron n’était pas dans les parages. J’étais absente à cette époque, parce que mon père était impliqué dans un accident et avait été envoyé à l’hôpital. Lorsque mon époux a tout réglé à l’hôpital et est revenu au salon, ils ont tenté de l’emmener au poste de police de la municipalité de Shengli. Ils étaient environ sept ou huit policiers, mais il a refusé d’y aller. Cinq policiers l’ont saisi par le cou et tiré en arrière, le poussant vers le véhicule. Il y avait de nombreux témoins, dont beaucoup savaient que nous étions de bons citoyens. Ils ont commencé à exprimer leur écoeurement devant les actes des policiers, et leur ont même dit qu’ils pourraient tuer quelqu’un. Sachant qu’ils avaient tort, la police a battu en retraite, et mon époux a été épargné. Cependant, de ce fait, nous ne pouvions plus tenir notre salon et pouvions seulement vivre en exil sans aucun revenu. Alors que notre enfant allait à la maternelle, ces voyous ont tenté de l’utiliser pour qu’elle les amène à nous, en utilisant l’excuse de ‘’prendre une photo de famille.’’

    Tiré de: http://www.fr.clearharmony.net/articles/201001/49162.html

  • Des pratiquants de Falun Gong en Chine jugés non-coupables

    v-21-1079890-1241691281.jpgLe 15 octobre 2009, la cour du district de Louqu dans l'agglomération de Yueyang, province du Henan, ont commencé un "procès" des pratiquants de Falun Gong M. Xu Genyuan et M. Huang Youjun. Leurs avocats ont plaidé non-coupables.

    Tôt ce matin là, Zhang Jiehong, le Chef du Bureau 610 de la ville de Yueyang, a conduit des gardiens de sécurité et du personnel de la communauté du 610 à encercler le tribunal. Chaque personne venue au tribunal a été enregistrée et secrètement prise en photo. A un peu plus de 8h, une longue ligne de personnels de sécurité se tenaient à l'entrée extérieure du tribunal et empêchait tout pratiquant de Falun Gong ou quiconque d'autre d'entrer et d'assister à l'audience.

    Plus d'une dizaine de membres de la famille de M. Xu Genyuan voulaient assister à la séance mais seuls trois d'entre aux ont été autorisé à entrer.

    Tout au long de l'audience, les avocats de M. Xu Genyuan et Huang Youjun ont défendu leurs clients avec un plaidoyer non-coupable. Lorsque le procureur public Li Weixin a accusé les deux pratiquants d'"utiliser une organisation de culte pour miner l'application de la loi," l'avocat M. Zhang Chuanli de Beijing lui a demandé de montrer des documents légaux concrets déclarant que "Falun Gong est un culte". Le procureur est resté silencieux, tandis que les juges et les agents de la sécurité nationale se sont regardés mutuellement, ahuris.

    Plus tard, M. Jin Guanghong a souligné "Les défenseurs croient que l'accusé M. Xu Genyuan et les autres pratiquants de Falun Gong sont des citoyens respectueux des lois. Leur pratique du Falun Gong ne mine pas plus l'application de la loi et les règles administratives qu'elle ne porte atteinte aux intérêts social, public et individuel. Au contraire, les pratiquants accusés ont obtenu la santé physique et mentale en pratiquant Falun Gong et élevé leurs standards moraux. De plus, c'est une contribution positive à la société qu'ils aient recommandé le Falun Gong à d'autres. Il est en même temps bien connu que tous les pratiquants de Falun Gong sont devenus plus aimants et serviables envers les autres. Donc le comportement des accusés ne porte certainement aucun tort à la société. En fait, c'est juste le contraire, il est bénéfique à la communauté."

    "En même temps, les prévenus font valoir que la religion peut purifier l'esprit et l'âme humaine, élever les standards moraux. Les doctrines religieuses encouragent les gens à faire de bonnes actions et à accumuler du De (Vertu), à se soumettre aux lois de l'état et respecter l'ordre public. Cela aide non seulement à créer de bons citoyens, mais favorise aussi la stabilité et l'harmonie sociales. En fait, les pratiquants de Falun Gong sont assurément les facteurs les plus stables pour notre société. Le gouvernement devrait encourager et non réprimer la croyance de ces personnes. Que le gouvernement ait accusé et puni des citoyens pour leurs croyances religieuses a foulé aux pieds les droits humains."

    M. Xu Genyuan et M. Huang Youjun ont plaidé non coupables. Ils ont dénoncé les crimes de Jiang Chao, Fu Wei et d'autres des Brigades de la sécurité nationale des districts de Louqu et de Junshan, qui ont torturé et persécuté ces pratiquants. M. Xu a montré aux juges et au jury les blessures infligées par des brûlures de cigarettes, les cicatrices laissées par les menottes et par des aiguilles de métal sur ses jambes, ses bras et ses mains, et sa tête dont la plupart des cheveux ont été arrachés par les gardiens de la prison. Les membres de la famille de M. Xu ont fait entendre leur indignation et leur ressentiment, et écrit une lettre de plainte contre la branche de Yueyang de la Brigade de sécurité nationale.

    Finalement, les avocats, les pratiquants accusés et leurs membres de famille ont demandé à la cour de prononcer un verdict non coupable et de les relâcher immédiatement. Les juges ont admis que les pratiquants de Falun Gong n'étaient pas coupables, puis l'audience a du être suspendue.

    Tiré de:

    http://www.vraiesagesse.net/news/0910/28/E111831_20091025_fr.html

    Merci aux sites ClearHarmony et Vraie Sagesse de nous apporter des reportages de cette qualité en provenance de l'intérieur de la Chine.

  • Une pratiquante de Falun Gong meurt suite à des tortures psychiatriques dans le Sud-est de la Chine

    séance de gavage forcé, en Chine, torture, parfois avec des médicaments psychotropes

    Une pratiquante de Falun Gong de 40 ans originaire de la province de Hunan est morte en détention, visiblement de tortures psychiatriques, selon des informations recueillies par le Centre d’information du Falun Dafa. Cette femme était détenue depuis mai 2008 suite à une rafle préolympique dans sa province.

     

    torture psychiatrique, par injection forcée de drogues psychotropes
    Torture psychiatrique dans une prison chinoise. Injection forcée de drogues psychotropes par des policiers

    Mme Chen Chunjun, ancienne comptable dans la société ferroviaire locale, a été arrêtée le 10 mai 2008 à Huaihua par des agents du bureau 610, force spéciale au dessus du système judiciaire (de type Gestapo) mise en place en 1999 pour « éradiquer » le Falun Gong. Elle se dirigeait vers un arrêt de bus pour rentrer chez elle quand elle a été arrêtée. Chen fait partie des dizaines de pratiquants de Falun Gong détenus arbitrairement ce mois-là dans le Hunan, dans le cadre d’une campagne de répression par des fonctionnaires locaux avant le passage de la flamme olympique à travers la province qui devait avoir lieu du 1er au 3 juin 2008.

    Des sources en  Chine ont récemment découvert que Chen est décédée en mars 2009 à l’hôpital psychiatrique de Huaihua (aussi connu en tant que Hôpital du Peuple No. 4 de Huaihua).
    Depuis 1999, la torture en hôpitaux psychiatriques a été largement documentée comme un moyen utilisé dans la persécution par le Parti communiste chinois pour forcer les gens du Falun Gong à renoncer à leurs convictions. C’est une pratique utilisée depuis des décennies contre ceux dont l’opinion ne se conforme pas à celle du Parti.

    Ces dernières années, de nombreux reportages ont été publiés sur du personnel de l’hôpital psychiatrique de Huaihua, qui sous la pression du bureau 610 local, collabore à la persécution des pratiquants de Falun Gong, notamment par l’injection de médicaments endommageant leur système nerveux. Chen a elle-même reçu des injections de médicaments psychotropes injustifiées lors d’une précédente détention dans la ville.

    « La mort de cette innocente est un rappel saisissant des terribles pertes humaines au sein de la population chinoise suite aux Jeux olympiques de l’an dernier, des mois après qu’ils soient terminés, » déclare la porte parole du Centre d’information du Falun Dafa Gail Rachlin. « Mais l’aspect le plus tragique du décès de Mme Chen est qu’il aurait pu être évité au regard de tous les signes avertisseurs sur l’existence de telles pratiques dans cet hôpital. Chaque jour qui passe sans que des mesures soient prises pour y mettre fin, des pratiquants de Falun Gong détenus à Huaihua risquent de subir le même sort. »

    « Nous lançons donc un appel urgent à la communauté internationale pour enquêter immédiatement sur les circonstances de la mort de Mme Chen et sur les autres cas passés et actuels de mauvais traitements dans cette institution. »

    En mai 2008, Chen a d’abord été détenue au Centre de détention de Zhijiang, où d’autres détenus — principalement des toxicomanes — l’ont battue sous les ordres de gardiens, lui causant des blessures à la tête. Elle a ensuite été transférée au Camp de travaux forcés pour femmes de Baimalong puis au Centre de lavages de cerveau municipal de Huaihua, où on l’a soumise à des séances dont le but était, pour les autorités, de les forcer à renoncer à leurs convictions. Elle a été transférée à l’hôpital psychiatrique de Huaihua. Il est de notoriété publique que les forces de sécurité chinoises recourent aux tortures psychiatriques contre les pratiquants qui refusent d’être « transformés » (« reprogrammation » psychologique visant à les forcer à renoncer au Falun Gong).

    Contexte des tortures psychiatriques

    Avant de mourir, Chen a été emprisonnée à plusieurs reprises durant les dix dernières années en raison de ses convictions spirituelles – notamment au camp de « rééducation par les travaux forcés » de Baimalong en 2001 et elle a été condamnée lors d’un procès inique à trois ans à la Prison pour femmes de la province de Hunan en 2002. D’après des sources proches d’elle, durant ces détentions, comme Mme Chen persistait dans ses convictions, elle a été torturée de manière répétée notamment au moyen de matraques électriques, pendue par les menottes pendant des périodes de temps prolongées, et gavée de force. Durant ces détentions à plusieurs reprises, au point qu’elle ne puisse plus ni marcher, ni voir.
    Durant sa précédente détention au camp de Baimalong, Mme Chen a reçu des injections du médicament psychotrope Thorazine, qui lui ont causé de graves dysfonctionnements du système cognitif, effet secondaire connu de ce médicament, surtout quand il est administré à des patients sains.

    Les médicaments psychotropes sont aussi administrés à des pratiquants de Falun Gong dans les camps de travaux forcés comme moyen de torture. De tels traitements ont déjà été infligés dans des personnes telles que Li Heping qui a souffert ensuite d’hallucinations traumatiques. Ils ont pu causer également des lésions permanentes du système nerveux, voire la mort. Parmi les 103 cas de morts qui ont pu être recensés en 2007 par le Centre d’information, 11 personnes — soit plus de 10 pourcent —  sont mortes après avoir reçu des injections de médicaments non identifiés en détention dans un hôpital, un camp de travaux forcés ou une prison.

    Amnesty International, Human Rights Watch et la World Psychiatric Association ont documenté des cas de mauvais traitements psychiatriques sur des pratiquants de Falun Gong et des dissidents politiques. Robin Munro a réalisé un gros travail de fond pour dénoncer de tels abus en faisant des recherches dans les fichiers mêmes d’hôpitaux psychiatriques. Dans son livre de 2006 intitulé, China’s Psychiatric Inquisition: Dissent, Psychiatry and the Law in Post-1949 China, Robin Munro consacre un chapitre entier à la question de la persécution psychiatrique du Falun Gong en Chine. [voir le communiqué : http://www.faluninfo.net/topic/148/ ]

    Tiré du Centre d'information du Falun Dafa: http://fr.infofalungong.net/content/view/391/1/

     

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