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  • Chine : la campagne anti-corruption s’attaque aux banques

    Depuis son arrivée au pouvoir en 2012, XI Jinping a lancé une vaste opération anticorruption visant tous les hauts fonctionnaires de l'ancienne administration de Jiang Zemin. À la fin de son mandat et devant la montée d'un mécontentement de moins en moins contrôlable de la population chinoise, l'ancien premier ministre Wen Jiabao avait tenu un discours, qui en avait surpris plus d'un, abordant la question de la persécution du Falun Gong - largement censurée en Chine et dans les médias internationaux. Il y demandait la fin de la répression, la libération des pratiquants et la condamnation des responsables à tous les différents niveaux. Depuis l'arrivée de Xi Jinping, sont visés par la lutte anticorruption, les principaux responsables de la persécution du Falun Gong, remontant au fur et à mesure jusqu'à Jiang Zemin en détruisant son vaste réseau d'influence en Chine. Une chronique à retrouver dans les articles d'Epoch Times et à suivre à travers les lignes de l'actualité des médias français.

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    Après le secteur pétrolier, ou encore la télévision d’Etat, la campagne anti-corruption, engagée par les autorités chinoises, s’étend désormais au secteur de la finance. Le pouvoir en place à Pékin vient de frapper à trois reprises en l’espace de quelques jours. Mais, derrière cette volonté affichée, depuis deux ans, par le président Xi Jinping de mettre fin à certaines pratiques, c’est aussi un certain nombre de règlements de comptes politiques qui sont à l’œuvre.


    Mercredi 4 février, l’ancien vice-président de la Banque de l’agriculture de Chine (BAC), l’une des quatre principales banques chinoises, a ainsi été condamné à la prison à vie par un tribunal de Nankin, capitale de la province du Jiangsu (est).


    L’intéressé, Yang Kun, était accusé d’avoir abusé de sa position à la direction de l’établissement (entre 2005 et 2012) au profit d’entreprises et d’individus en échange d’un total de 30,8 millions de yuan de pots-de-vin.


    Son procès avait eu lieu en juin 2014. Le banquier avait été exclu du parti communiste (PCC) et limogé de ses fonctions en 2013.


    « Balayer le secteur financier »

    Lundi 2 février, le pouvoir chinois – plus exactement, la police interne du parti communiste – avait annoncé l’ouverture d’une enquête contre le directeur de la Banque de Pékin, Lu Haijun, lui aussi soupçonné de corruption.


    La semaine dernière, c’est le patron de Minsheng Bank, la plus grosse banque à capitaux privés du pays, qui avait été interpellé : Mao Xiaofeng avait été emmené pour interrogatoire sur des soupçons de corruption.


    La presse chinoise avait récemment indiqué que la campagne anti-corruption lancée depuis deux ans par le président Xi Jinping allait « balayer le secteur financier ».


    Les autorités chinoises, sous l’égide de Xi Jinping, mettent en avant leur lutte contre la corruption, comme l’ont fait auparavant les autres dirigeants chinois. Mais celle-ci reste endémique en Chine, voire s’aggrave selon le classement annuel, publié par l’ONG Transparency International, où la Chine a chuté de vingt places.

    Le chef de l’Etat a promis de s’en prendre aux « tigres » – les responsables de haut rang – comme aux « mouches ».

    En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/economie/article/2015/02/04/chine-la-campagne-anti-corruption-s-attaque-aux-banques_4569651_3234.html#eqgiu0lUd0gcvzMH.99

     

  • Chine: Le secteur de la souscription de prêts marque le ralentissement de l’économie

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    Plus de 60% des sociétés de souscription de prêts à Shanghai ont annoncé une  faillite. Selon un article du First Financial Daily, un journal basé à Shanghai, cette ville compte 72 sociétés de souscriptions de prêts enregistrées, mais seules 30 sont encore opérationnelles.

    Les sociétés de souscription de prêts reçoivent en plus d’une commission une prime de l’entreprise souscriptrice et s’engagent en retour à payer la banque ayant offert le prêt à l’entreprise en cas de problème.

    Une entreprise présentant un mauvais dossier de crédit nécessite l’aide d’une société de souscription pour s’assurer de recevoir un prêt bancaire.

    Fin juin, le secteur de la souscription de prêts annonçait un défaut de paiement de 2,8 milliards de yuan (près de 368 millions d’euros), un taux de défaut atteignant les 11%.

    24 sociétés de souscription de prêts, qui avaient ciblé l’industrie de l’acier dans leurs affaires, sont toutes tombées en faillite.

    Un problème national

    Shanghai n’est pas le seul endroit où le secteur de la souscription de prêts est malmené.

    Dans la ville d’Urumqi, dans la région autonome du Xinjiang, le bureau de sécurité local a fermé près de 90 sociétés souscription de prêts.

    Dans la province du Sichuan, dans le sud-ouest de la Chine, 12 sociétés de souscription ont vu leurs licences révoquées et 23 nécessitent une réorganisation.

    En octobre dernier, dans la province du Henan dans le centre de la Chine, dix sociétés locales de souscription ont fermé leurs portes.

    Dans la province du Shandong, dans le nord-est de la Chine, 26 sociétés de souscription d’actions ont fermé leurs portes au cours des six premiers mois de 2014.

    Le 19 juin, STCN.com, un site financier chinois, rapportait que dans la province du Guangdong, dans le sud-est de la Chine, 30 sociétés de souscription ont décidé de se retirer du  marché.

    Les prêts non-productifs dans le Guangdong ont grimpé de 6 milliards de yuan (plus de 789 millions d’euros) à la fin de l’an dernier jusqu’à près de 200 milliards de yuan (plus de 26 milliards d’euros) à la fin juillet dernier. Près de la moitié des prêts de souffrance étaient liés au secteur de la sidérurgie. 

    Les cadres exécutifs s’enfuient avec l’argent

    Le 10 juillet, le site Sina annonçait que plusieurs hauts dirigeants avaient disparu dans la société de souscription de prêts Ht-Sinyong dans le Sichuan.

    Le 12 juillet, le site Sina Finance annonçait que Xia Xiaolong, président de la société  de souscription de prêts PengRun, également dans le Sichuan, avait pris la fuite avec près de 200 millions de yuan (plus de 26 millions d’euros). 

    «Après le remaniement du secteur, seules quelques grandes sociétés ont pu rester dans le domaine de la souscription de prêts», a confié Chang Hong, président du groupe chinois Create Financial Holding.

    Tiré de: http://www.epochtimes.fr/front/14/11/12/n3510504/le-secteur-de-la-souscription-de-prets-marque-le-ralentissement-de-leconomie.htm

  • Des QR codes imprimés sur des billets de banques pour contourner le «grand pare-feu» de l’Internet en Chine

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    Alors qu’elle faisait ses courses dans un supermarché de Wuhan, Mme Wu a reçu sa monnaie sous forme de quatre billets d’un yuan, chacun d’eux portant des symboles qu’elle n’avait jamais vus auparavant.


    En-dessous d’un carré blanc et noir de points pixelisés – qui avait visiblement été estampillé sur les billets, se trouvaient les mots: «Scannez et téléchargez le logiciel pour contourner le pare-feu Internet»


    Mme Wu a porté ces billets à la rédaction du Wuhan Evening News et cette histoire s’est répandue dans tout le pays. Même le journal People’s Daily, porte-parole du Parti communiste, a posté l’histoire sur son site.


    Dans des commentaires en réaction à cette information et dans les remarques formulées sur Sina Weibo, une plate-forme populaire de microblogging en Chine, les internautes annonçaient qu’ils avaient aussi vu des billets portant des QR codes.


    Les codes

    Les QR codes peuvent être scannés par des appareils portables comme le fait un scanneur de code-barres dans un supermarché. Ils transfèrent automatiquement l’usager vers un site. Dans le cas présent, le code ouvre un lien court sur Google qui redirige vers un lien distant du site web Amazon, d’où peut être téléchargé le dossier du logiciel.


    Les QR codes n’ont rien d’inhabituel, pas plus que les efforts pour contourner le blocage de l’Internet en Chine, mais les internautes chinois étaient fascinés par la façon dont cela s’est propagée dans les médias à travers tout le pays: c’est un aveu qu’il existe un pare-feu Internet en Chine et qu’il y a des moyens établis de le contourner.


    Le plus curieux de tout peut-être est l’identité des individus qui ont imprimé les QR codes sur ces billets. Bien qu’il n’y ait aucun moyen de prouver qui sont en réalité les responsables, transmettre des messages sur des billets de banque est une tactique utilisée depuis longtemps par les pratiquants de Falun Gong, une discipline spirituelle traditionnelle qui est persécutée en Chine continentale depuis 1999.


    Répondre à un besoin

    N’importe qui, en fait, peut télécharger les QR codes à partir du site dongtaiwang.com, qui appartient à Dynamic Internet Technology, une entreprise qui produit le logiciel de contournement Freegate.


    Habituellement, un site hébergeant un logiciel anti-censure se verrait lui-même censuré. Mais Bill Xia, le président de Dynamic Internet Technology, a expliqué dans une interview téléphonique qu’il existe des façons de déguiser l’URL au moment du scannage pour que les utilisateurs puissent quand même accéder à la page et télécharger le logiciel sur leurs smartphones. Si les autorités chinoises voulaient bloquer ces liens, il leur faudrait sans doute couper tout accès aux services Internet d’Amazon, où les dossiers sont stockés. Toutefois, bloquer Amazon en Chine pourrait avoir de sérieuses répercussions dans le secteur des affaires.


    Bill Xia a précisé que pour l’instant, ce système fonctionne seulement sur les systèmes opératoires Android et PC. «Nous avons trouvé intéressante cette utilisation des QR codes,» a-t-il poursuivi. «Nous avons reçu des retours de Chine, des suggestions d’utilisateurs nous demandant de fournir des QR codes qui puissent être distribués en Chine. Il est intéressant de voir ce qui est en train de se passer et que l'information se diffuse largement.»


    Les reportages en Chine ne mentionnaient pas que des pratiquants de Falun Gong pourraient être derrière ces marques sur les billets. Ils identifiaient plutôt le code comme une «publicité» et avertissaient les lecteurs de «ne jamais tenter de les scanner».


    Mais les internautes ne s’en sont pas laissé conter. Beaucoup d’entre eux ont partagé leur opinion dans la section des commentaires de sites populaires. «Je vois souvent des messages de Falun Dafa [imprimés sur les billets],» a écrit l’internaute yubos1. Un autre a commenté: «Quiconque a vu un de ces billets d’un yuan avec des caractères imprimés dessus comprendra de quoi il s’agit.»


    Un autre utilisateur, woaixuneng520, a écrit: «J’ai essayé de le scanner. Ma foi! Je peux enfin regarder YouTube.»


    Certains étaient déçus par les photos floutées des billets à codes publiées dans les journaux. «Le journaliste ne pourrait-il pas pas prendre une photo plus claire? J’ai dû scanner mon écran pendant tellement longtemps», a confié un utilisateur.


    «C’est si utile,» a écrit Qingwenwoding. «C’est seulement quand on a franchi le pare-feu qu’on voit la Chine clairement».


    Les auteurs du timbre

    Peu après le début de la persécution du Falun Gong en 1999, les pratiquants de la discipline ont commencé à utiliser différents moyens non-violents pour informer les Chinois. Le régime a tenté de bloquer l’accès à toute information indépendante sur la pratique et sa persécution, en répandant en même temps sa propagande anti-Falun Gong pour justifier ses actions. Les QR codes imprimés sur les billets de banque ou affichés sur des poteaux de téléphone dans la rue sont la nouvelle étape de cette stratégie.


    Hu Ping, l’éditeur en chef du Beijing Spring, un magazine pro-démocratie, a souligné dans une interview téléphonique: «Nous savons tous que le Falun Gong a beaucoup contribué au développement de logiciels de contournement, ce qui a aidé à percer le blocage d'Internet. Les récents reportages, en particulier dans les médias officiels, vont manifestement promouvoir l’image du Falun Gong en Chine.»


    Hu Ping a ajouté que la persécution de la discipline est un sujet hautement controversé même au sein du Parti communiste. De plus, la persécution a été instiguée par les ennemis politiques de l’actuel dirigeant Xi Jinping. L’apparition de ces reportages pourrait donc servir d’avertissement adressé à la faction incluant Zhou Yongkang, l'ancien patron de la sécurité publique, et Jiang Zemin, l’ancien dirigeant du régime: «Ne pensez même pas à revenir sur la scène politique.»

    Tiré de: http://www.epochtimes.fr/front/14/1/24/n3509307.htm

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