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avortement forcé

  • Le tragique héritage de la politique de l'enfant unique

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    En Chine, le commerce très lucratif des bébés de mères porteuses vendus à des couples sans enfant a vu apparaître et fleurir toute une industrie non réglementée. De récents reportages dans les médias contrôlés par l’État en Chine ont dénoncé les profits excessifs, l’exploitation des mères porteuses et les avortements sélectifs selon le sexe du fœtus dans le commerce de la maternité de substitution.

    La perte d’un enfant

    Selon le quotidien officiel Chutian Metropolis Daily de la province du Hubei, M. Li Xiaofeng, âgé de 50 ans, et son épouse Mme Xia Wenna, âgée de 47 ans, ont acquis des jumeaux (un garçon et une fille) en mai dernier grâce à une agence de mères porteuses dans la ville de Wuhan, province du Hubei en Chine centrale.

    Le couple avait une fille unique qui s’est noyée dans un accident en février dernier. Elle était alors en première année d’université. Selon l’article, cette tragédie a brisé le cœur des parents et affecté la santé mentale de Mme Xia.

    Après avoir appris l’existence de l’agence spécialisée à Wuhan, les deux époux ont abandonné leurs emplois respectifs dans la province du Sichuan (sud-ouest de la Chine) et se sont rendus à Wuhan en juin. Le couple a dû débourser près d’un million de yuan (plus de 121.000 €) pour l’adoption des deux bébés. D’après le quotidien, M. Li a déclaré que la dépense en valait la peine et qu’il était très heureux que sa femme ait retrouvé la santé.

    Comme M. Li et Mme Xia, beaucoup de personnes cherchent les services d’une agence spécialisée dans la maternité de substitution.

    Une «zone d’ombre»

    Des journalistes du quotidien Chutian Daily ont enquêté pendant un mois dans les agences de substitution de Wuhan en se faisant passer pour une mère porteuse et un client. Leur reportage affirme que les prix pour acquérir un bébé par l’intermédiaire de ces agences se situent entre 380 000 et près de 2 millions de yuan (entre 46.000 et 242.000 €).

    Les mères porteuses sont rémunérées à hauteur de 140.000 yuan environ (17 000 €) après avoir mis au monde un enfant. Les agences achètent aussi des ovules entre 20.000 et 30.000 yuan (entre 2.420 et 3.600 €) selon le quotidien.

    Le responsable d’une agence de Wuhan a confié qu’il y a au moins 5 000 cas de réussite de maternité de substitution en Chine chaque année, dont environ 2.000 à Wuhan.

    D’après Chen Hu (pseudonyme) qui a récemment fermé son agence de Wuhan, il existe environ 100 agences de mères porteuses à Wuhan, dont plus de 30 grandes agences employant des dizaines de personnes et gérant chacune plus de 100 mères porteuses et des clients de toute la Chine.

    Ces agences coopèrent avec les établissement médicaux. «En fait, les agences, les hôpitaux et les mères porteuses s’intéressent avant tout au portefeuille des clients», a déclaré M. Chen.

    Tiré de: http://www.epochtimes.fr/front/14/8/9/n3510124/le-tragique-heritage-de-la-politique-de-lenfant-unique.htm

  • Fuir la Chine pour sauver un enfant «illégal»

    Chine, politique enfant unique, sauver un enfant, enfant illégal, avortement forcé, femme célibataire, grossesseDes parents trouvent refuge à l'étranger pour échapper à la politique de l'enfant unique

    Trois parents chinois partagent le même sort: ils ont fui la Chine pour éviter l'avortement forcé et autres représailles en raison d'une deuxième grossesse «illégale et hors plan».

    La politique de l'enfant unique est en vigueur en Chine depuis une trentaine d'années. Toutes les grossesses «hors plan» – soit une deuxième grossesse, une grossesse chez une femme célibataire ou chez un couple de mineurs, par exemple – sont avortées de force si la femme refuse de s'y soumettre volontairement, à moins qu'elle soit en mesure de payer une amende considérable.

    Selon Zhai Zhenwu, directeur de l'École de sociologie et de population de l'Université Renmin à Pékin, des 16 millions de naissances annuelles en Chine, moins de 1 % est «hors plan».

    Certains couples qui désirent un deuxième enfant choisissent d'aller outre-mer pour donner naissance. Mais échapper aux autorités responsables de la planification familiale n'est pas une mince tâche.

    La carrière d'une fonctionnaire en jeu
    Mme Liu, de la province du Shandong, est allée à Los Angeles en septembre 2011 pour donner naissance à un deuxième enfant qu'elle aurait été obligée d'avorter en Chine.

    Mme Liu a 36 ans et a déjà un fils. Elle et son mari sont des fonctionnaires. Avoir un deuxième enfant signifie payer une amende et perdre leurs emplois. En 2004, Mme Liu s'est fait avorter pour une grossesse imprévue. Au printemps dernier, elle est tombée enceinte à nouveau, mais cette fois elle a décidé de garder l'enfant.

    Pour éviter que ses collègues découvrent sa grossesse et la dénoncent, elle avait au départ planifié de se cacher chez ses parents, prétendant qu'elle était inscrite à un programme d'étude à distance. Néanmoins, quelqu'un à son lieu de travail, une université, a tout de même rapporté sa grossesse à ses supérieurs.

    «De nos jours, la politique de planification familiale en Chine est reliée à la performance des responsables gouvernementaux. Un superviseur local peut oublier toute promotion si la politique de planification familiale n'est pas bien appliquée dans sa juridiction. Ma grossesse est devenue un outil dans une lutte de pouvoir entre certains fonctionnaires, c'est pourquoi quelqu'un a rapporté ma grossesse à des responsables de rang supérieur», a expliqué Mme Liu à Epoch Times.

    Lire la suite sur: http://www.lagrandeepoque.com/LGE/Chine-/-Asie/Fuir-la-Chine-pour-sauver-un-enfant-illegal.html

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