Avertir le modérateur

autorités chinoises

  • L’Université de Stockholm prête à donner congé à l’Institut Confucius

    chine,institut confucius,apprendre le chinois,programme linguistique,pékin,stockholm,suède,idéologie,autorités chinoises

    Capture d’écran d’une vidéo postée en ligne sur le site de l’Institut Confucius, avant qu’elle ne soit effacée. La description de la guerre de Corée présentée dans cette vidéo est considérée par les vétérans et les intellectuels comme propagandiste et historiquement incorrecte, renforçant les critiques selon lesquelles les Instituts Confucius aident à répandre la propagande du Parti communiste chinois. (Epoch Times)

    Selon une déclaration de l’Université de Stockholm en Suède du 20 décembre dernier, l’Institut Confucius établi dans cette université depuis 10 ans devra fermer ses portes en juin. La décision d’effacer le programme linguistique chinois financé par Pékin a été prise dans un climat d’inquiétudes internationales croissantes envers les pratiques d’embauche et les programmes enseignés par ces Instituts qui doivent s’aligner à l’idéologie du Parti communiste chinois (PCC).

    Astrid Söderbergh Widding, vice-chancelière  de l’Université de Stockholm, a confié  au journal suédois Dagens Nyheter que l’Institut Confucius local, instauré en 2005, avait perdu son utilité vu les progrès effectués par l’Université dans l’établissement de relations indépendantes avec la Chine. Elle a également mentionné le besoin d’une autonomie financière.

    «En règle générale, on questionne le fait d’avoir, dans le cadre de l’université, des instituts financés par un autre pays»,  a précisé  Mme Widding.

    Instaurés en 2004 et gérés par les autorités chinoises, les Instituts Confucius offrent des programmes linguistiques en relation avec des écoles et des universités étrangères.

    Parfois comparés aux Goethe-Institut allemands ou à l’Alliance française, les Instituts Confucius se distinguent de ceux-ci en étant directement intégrés dans des institutions éducatives étrangères. Beaucoup de petites universités et écoles qui ne peuvent pas financer de façon indépendante leur propre programme d’enseignement du chinois, sont attirées par les Instituts Confucius.

    Ces dernières années, ces Instituts ont été critiqués pour avoir propagé dans d’autres pays les points de vue et les méthodes de censure du PCC sous couvert de l’enseignement du chinois. Les professeurs employés par les Instituts Confucius n’ont pas le droit de débattre de sujets délicats tels que l’indépendance tibétaine et taïwanaise ou la persécution du Falun Gong. Ils ne sont pas autorisés non plus à adopter des convictions interdites par le régime en Chine.

    En plus, les Instituts Confucius, autrefois glorifiés par Li Changchun, ancien dirigeant du département chinois de la Propagande, comme «une importante partie de la structure de propagande chinoise à l’étranger», ont été impliqués dans l’espionnage industriel, un fait courant parmi les Chinois vivant à l’étranger. 

    Comme l’avait déjà rapporté Epoch Times en juillet 2013, la controverse entourant les pratiques d’embauche discriminatoires des Instituts Confucius a amené l’Université McMaster en Ontario au Canada à mettre un terme au contrat avec l’Institut Confucius.

    Lorsqu’elle avait signé son contrat d’embauche, Sonia Zhao, ancienne professeure à l’Université McMaster, avait dû promettre de garder secrète sa croyance en  Falun Gong, une pratique spirituelle chinoise persécutée en Chine par le Parti communiste depuis 1999.

    En 2013, l’Association canadienne des professeures et professeurs d’université (ACPPU), représentant plus de 70000 professionnels universitaires canadiens, a appelé les universités et écoles supérieures à mettre un terme à leurs relations avec les Instituts Confucius, ceux-ci étant «subventionnés et supervisés par le régime autoritaire chinois».

    En juin 2014, l’Association américaine des professeurs d’université s’est jointe à son homologue  canadienne en demandant aux universités de ne pas coopérer avec ces instituts controversés.

    Lire la suite sur: http://www.epochtimes.fr/front/15/1/16/n3510758/luniversite-de-stockholm-prete-a-donner-conge-a-linstitut-confucius.htm

  • Expropriation forcée : un vieil homme s’immole

    CHINA, BEIJING : Cette image prise le 12 octobre 2007 montre deux pétitionnaires dormant dans une rue déserte d'un village «des pétitionnaires,» qui a été démoli quelques jours avant le Congrès de Parti communiste chinois. Parmi les vœux pour créer «une société harmonieuse», les autorités chinoises ont rasé ce quartier de Beijing où des milliers de pétitionnaires résidaient en attendant d’adresser une pétition au gouvernement sur les injustices en croissance. AFP PHOTO/Peter PARKS
    CHINA, BEIJING : Cette image prise le 12 octobre 2007 montre deux pétitionnaires dormant dans une rue déserte d'un village «des pétitionnaires,» qui a été démoli quelques jours avant le Congrès de Parti communiste chinois. Parmi les vœux pour créer «une société harmonieuse», les autorités chinoises ont rasé ce quartier de Beijing où des milliers de pétitionnaires résidaient en attendant d’adresser une pétition au gouvernement sur les injustices en croissance. AFP PHOTO/Peter PARKS

    Le 26 janvier, Zeng Huanjia, un homme de 68 ans de la ville de Yancheng, dans la province de Jiangsu, s’est aspergé d’essence avant de s'immoler devant son domicile de la rue Yingbin, se causant de sévères brûlures. Il a été conduit à l’hôpital Reijin de Shanghai dans un état jugé critique.

    Un quart d’heure avant son immolation, trois policiers du bureau local de la sécurité publique étaient venus pour assigner à comparaître le fils aîné de Zeng Huanjia, qui était absent. Ils avaient alors vu Zeng Huanjia qui rentrait chez lui. Les policiers l’avaient arrêté à la porte et lui avaient dit : «Si votre fils ne se montre pas, nous l’obligeront à partir». M. Zeng, qui avait refusé de prendre l’avis d’assignation, leur avait simplement dit : « Vous voulez ma mort » avant de courir et de s’asperger d’essence.

    Les policiers n’ont pas porté secours

    Mme Sun, une voisine de M. Zeng, a rapporté à La Grande Époque : « J’étais chez moi, lorsque j’ai entendu des cris perçants venant de l’extérieur. Nous sommes sortis et l’avons vu en feu. Il y avait beaucoup de monde tout autour de lui. J’ai appelé les secours au 110 (numéro des secours). Je tremblais. »

    M. Shang, le gendre de Zeng Huanjia, a dit : « Quand le plus jeune fils de Zeng est sorti, il était déjà en feu. Il hurlait qu’il voulait de l’aide. Quatre d’entre nous nous sommes précipités pour éteindre le feu. Les trois policiers observaient en retrait. Il nous a fallu du temps pour éteindre le feu, environ une demi-heure. Plus tard un des policiers, nouvellement diplômé, a apporté un extincteur. Les deux autres étaient restés debout sur le côté et ont repris l’assignation à comparaître qui avait été laissée chez nous».

    «En ce moment, mon beau-père est en salle aseptisée. C’est une opération lourde aujourd’hui. Il est toujours dans un état critique. Les brûlures sont très étendues. Le docteur nous a dit qu'il est brûlé au troisième degré sur plus de 75 % de son corps, mais nous, nous pensons que c’est plus grave que ça, puisqu’aucune partie de son corps n’a été épargnée par le feu. Lorsque nous essayions d’éteindre le feu, la bouche de M. Zeng était en sang, sa tête et son corps été sévèrement brûlés. C’était horrible. Le visage et les mains de sa fille ont aussi été brûlés quand elle a voulu le secourir.»

    Un commissaire de police, M. Wu, était présent sur les lieux, mais quand la famille de M.Zeng lui a demandé de l’aide, il est parti. Un membre du personnel du bureau du gouvernement local de Yancheng a dit au téléphone qu’ils faisaient tout leur possible pour sauver Zeng et a demandé aux journalistes d’appeler le Département de la propagande pour plus d’informations.

    D’après l’édition du Jiangsu du média officiel Xinhua.net, le lendemain de l’immolation, un porte-parole du Quartier Tinghu, du gouvernement local de la ville de Yancheng a déclaré que le projet d’expansion de la rue Yingbin est un des projets phare de la ville. A l’heure actuelle, 43 familles et quatre commerces ont signé un accord de démolition et de relogement. Seule la famille de Zeng a refusé. Cependant, les habitants du quartier indiquent que le gouvernement utilise plusieurs méthodes différentes afin de forcer les gens à signer les accords.

    Selon un habitant, M Sun, «la compensation est très faible, mais nous n’y pouvons rien. Ils ne nous laissent pas dormir. Ils cognent sur nos portes, font exploser des pétards et jettent des ordures ici. C’est la troisième fois que nous sommes expropriés. Maintenant il faut que nous partions encore une nouvelle fois. Nous avons été obligé de signer l’accord». D’après les résidents, dix-huit des familles ont été expropriées à trois reprises.

    Le 7 janvier, le Bureau local de la planification avait envoyé des démolisseurs chez Zeng pour cause de construction illégale supposée. Le fils aîné de Zeng s’était alors aspergé d’essence afin de protéger leur maison. « Nous avons vécu dans cette maison plus de dix ans. Ils ont envoyé de nombreux policiers. Nous avons utilisé nos vies pour protéger notre maison, avant que la police s’en aille. »

    Du 17 au 19 janvier les fonctionnaires de la ville de Yancheng avaient loué deux étages à l’hôtel Yinyuan et y avaient convoqué toutes les familles à exproprier. Pendant 72 heures, ils les avaient interrogées, menacées et violentées pour les forcer à signer l’accord d’expropriation et de démolition.

    M. Shang, un des habitants, raconte : «Le Bureau des démolitions et relogements n’a pas relâché la pression sur nous. Ils ont utilisé le Bureau de la sécurité publique, le commissariat de police, la police militaire et des individus non identifiés, etc, pour faire pression sur les familles en continu pendant 72 heures. Nous étions la seule famille à ne pas signer l’accord.»

    Au cours des vingt dernières années, la famille de Zeng a été obligée de déménager par trois fois. Ils font remarquer : «Nous continuons pourtant à soutenir le projet de construction du gouvernement. Nous demandons seulement au gouvernement de nous donner une maison dans les environs, peu importe qu’elle soit neuve ou ancienne. S’il vous plaît, ne nous poussez pas à la mort. Ma mère est morte suite aux pressions du troisième déménagement. Nous sommes terriblement endettés. Notre famille compte treize personnes, mais nous ne sommes que trois à avoir un emploi. Nous dépendons de cette maison pour notre activité. Mais le gouvernement réplique que notre demande n’est pas raisonnable

    Tiré de: http://www.lagrandeepoque.com/LGE/Header/Expropriation-forcee-un-vieil-homme-simmole.html

  • Pékin fait-il pression pour annuler à Lyon un spectacle traditionnel chinois ?

    lyon-amphitheatre-salle-3000-2.jpgLe 20 mars à l'Amphithéâtre à Lyon, doit être donné un spectacle d'arts traditionnels chinois joué par une compagnie basée à New York, Shen Yun Performing Arts. Les artistes œuvrent à faire revivre les traditions artistiques et l'héritage spirituel chinois à travers une série de tableaux, pas aux goûts des autorités chinoises. Seraient en cause des représentations du mouvement pacifiste du Falun Gong (association partenaire de Lumière d'Asie, organisatrice de la tournée en France), et considéré en Chine comme une secte, d'autres évoquant l'histoire du Tibet. Selon Zhaozhen Hun, président de l'association Lumière d'Asie, un appel téléphonique du consulat de Chine à Lyon au Palais des congrès, destiné à obtenir des informations sur ladite association, serait en réalité une tentative d'intimidation. Après avoir réussi, toujours selon Zhaozhen Hun, à faire annuler la représentation que la troupe Shen Yun Performing Arts devait donner en 2010 à Hong Kong, après de vaines tentatives similaires en 2007 à Paris, en 2008 au Danemark, en 2009 à Francfort et cette année à Vienne, c'est donc la représentation lyonnaise qui incommoderait le régime de Pékin. Contacté, le consulat de Chine n'a souhaité apporter « aucun commentaire » à l'accusation.

    Tiré de Le Progrès: http://www.leprogres.fr/fr/region/le-rhone/rhone/article/2653060,184/Pekin-fait-il-pression-pour-annuler-a-Lyon-un-spectacle-traditionnel-chinois.html

  • Des politiques américains forcés à suivre le drapeau chinois?

    (Daxiong/The Epoch Times)
    (Daxiong/The Epoch Times)

    Dans ses activités en Occident, le régime chinois déploie de gros moyens pour influencer les politiques — le but principal est que ces politiques soutiennent les mesures de Pékin dans les moments critiques, explique Li Fengzhi, ancien officier de renseignement du Parti communiste chinois (PCC) au ministère de la Sécurité d’Etat.

    Il ajoute que c’est particulièrement le cas avec les politiques chinois en Occident, et met en garde les politiques occidentaux de bien faire la différence entre la Chine et le Parti.

    «Ils doivent garder leur conscience et obéir aux lois de leurs pays», dit Li, qui a déserté la Chine en 2004 et vit aujourd’hui aux Etats-Unis.

    Les spécialistes de la Chine et de ses politiques se sont demandé si le soutien de John Liu par les autorités chinoises dans la course au poste de contrôleur de gestion de la ville de New York, est la preuve de l’influence du régime sur le candidat. La candidature de John Liu a été soutenue par les médias d’Etat de Chine, par des organisations proches du Parti communiste chinois et sur des sites Web du régime chinois.

    L’Association Américaine Fukien, a débloquée près de 70.000 dollars pour la campagne de Liu, selon le World Journal. Cette association est l’une des principales organisations qui soutient le PCC, selon Ko-lin Chin, un des principaux experts de la mafia chinoise.

    L’agence de presse étatique China News Service (CNS) a publié 32 articles sur John pendant sa campagne, dont 20 qui relataient sa campagne pour le poste de contrôleur de gestion de la ville de New York. Ce décompte n’inclut pas les 30 autres articles qui parlaient de lui l’année précédente sans lien avec l’élection. Et tous ces reportages décrivaient John Liu de manière positive.

    «Les politiques qui bénéficient d’une grande publicité dans les médias officiels du PCC  sont souvent ceux qui sont très proches du PCC ou qui ont été formés par le Parti» explique M. Li. «Le PCC ne fait pas la promotion ni de diffame quelqu’un sans raison. C'est une manière d’identifier qui sont les amis du PCC.»

    Li ajoute que le Parti offre souvent beaucoup d’argent et fait la publicité de certains politiques tout en les impliquant émotionnellement. Cela se vérifie quand on regarde à qui le Parti rend hommage, dit-il. «Cette personne est probablement très proche du PCC.»

    John Liu est allé en visite officielle en Chine en 2007, une visite organisée par Lü Chengrui, président de l'Association Shandong de New York. Lü est aussi le président de la Fédération Unie d'Associations chinoises récemment constituée. Le moment fort de la visite de John Liu était la cérémonie lors de laquelle il a reçu le prix  «le Monde est beau grâce à vous: Récompense pour les Chinois d’influence dans le Monde», patronnée par les médias étatiques.

    «Les politiques dont les médias officiels du Parti font la promotion sont souvent ceux qui sont très proches du pouvoir ou ceux qui ont été formés par le Parti», explique Li Fengzhi, ancien officier de l’intelligence au ministère de la Défense du Parti communiste chinois.

    Le 22 février 2009, la Fédération unie des associations chinoises a organisé une soirée de collecte de fonds au profit de John Liu à Flushing, quartier chinois de New York. Cet événement de collecte de fonds a été annoncé sur le site chinaqw.com, la «Voix de la Chine» journal en ligne uniquement. Selon ce site, il est «la seule agence de propagande ciblant les ressortissants chinois et qui publie uniquement sur Internet.»

    Utiliser la Communauté

    «Le PCC fait appel aux membres des communautés chinoises à l'étranger, aux étudiants chinois et associations scolaires, pour travailler avec le régime au nom de servir la nation», explique M. Li.

    Le PCC trouve aussi des organisations et des médias occidentaux en faveur du Parti pour lui servir de porte-parole. Ces organisations nationales et les médias auront une influence plus directe sur leurs politiques dans la mesure où les membres de ces organisations sont souvent des citoyens locaux.

    Tous ces efforts relèvent du Département du Travail du Front uni, entité qui dépend du Comité central du Parti communiste.

    Tactiques courantes du régime chinois

    Sans viser spécifiquement un quelconque citoyen ou politique américain, Li explique une tactique commune que le PCC emploie pour étendre son influence en Occident: «Un agent du PCC ou autre représentant va inviter un homme politique occidental à des dîners ou des rassemblements. Ils apprennent à se connaître mutuellement, ce qui permettra à l'agent du Parti d’obtenir des faveurs. Parfois, un haut fonctionnaire du PCC va participer à la manoeuvre, une invitation officielle de haut rang en Chine permettra de donner de l’importance à un politique moyen qui se sentira ainsi honoré. L'agent du PCC prendra ensuite le relais.»

    Une autre méthode, explique M. Li, est de cibler l’entourage de l'homme politique visé, la famille, les voisins, le personnel, et même des photographes de presse. «Grâce à ces proches, les agents peuvent obtenir certaines informations ou exercer une certaine influence.»

    Toutefois, lorsque l'appât n'est pas suffisant, le PCC recourt à la contrainte, indique M. Li.

    Une façon typique de coincer un homme politique occidental est de faire des recherches approfondies sur ses antécédents, explique M. Li. Le politique est invité en Chine pour une réunion, une visite officielle, ou une simple visite. Quand l’Occidental arrive en Chine, l'agent va appâter l'homme politique avec de l'argent ou des intérêts politiques.

    «Parfois, la séduction implique la vie personnelle de l'homme politique», révèle M. Li.

    Une fois que la victime tombe dans le piège, l'agent du PCC utilise des preuves pour la forcer à se soumettre à la volonté du Parti. Souvent, si le politique résiste, les agents l’accusent d’une chose qu'il n'a pas faite -- à l’aide de preuves fabriquées au moyen de la technologie moderne.

    «Cela fonctionne très bien sur des Occidentaux», selon M. Li. «Dans les sociétés occidentales, la carrière des politiques repose en grande partie sur leur réputation. Devant la menace du PCC de révéler ces preuves, les politiques prennent facilement peur pour leur carrière.»

    Tiré de:

    http://www.lagrandeepoque.com/LGE/Header/Des-politiques-americains-forces-a-suivre-le-drapeau-chinois.html

  • La responsable américaine chargée du Tibet rencontrera le dalaï lama

    ALeqM5ixxjJfk2FcPeODRcQV-YFfElhZHw.jpgWASHINGTON — Maria Otero, responsable du dossier tibétain auprès du gouvernement américain, rencontrera le dalaï lama lundi lors de la visite à Washington du chef spirituel tibétain en exil, a annoncé le département d'Etat.

    "La sous-secrétaire d'Etat pour la démocratie et les affaires générales, Maria Otero, qui est également la coordinatrice spéciale du gouvernement américain sur le Tibet, rencontrera le dalaï lama à son arrivée à Washington", a déclaré le porte-parole du département d'Etat, Ian Kelly.

    Le dalaï lama, qui effectue actuellement une longue tournée en Amérique du Nord, est attendu lundi dans la capitale américaine où il doit notamment s'entretenir avec des parlementaires, mais pas avec le président Barack Obama.

    M. Kelly, qui n'a pas donné de détails sur la rencontre entre Mme Otero et le dalaï lama, a indiqué lors du point de presse quotidien du département d'Etat que le président américain "rencontrerait le dalaï lama à un moment qui leur conviendra à tous les deux", renvoyant les journalistes vers la Maison Blanche pour plus de détails.

    La secrétaire d'Etat Hillary Clinton a nommé la semaine dernière Mme Otero responsable de la coordination sur le Tibet, avec pour objectif de promouvoir le dialogue entre les autorités chinoises et les représentants du leader spirituel tibétain.

    Les autorités chinoises se sont "fermement opposées" le mois dernier à ce que le dalaï lama rencontre des responsables officiels étrangers, après qu'il ait rencontré des collaborateurs de M. Obama en Inde.

    Pékin a également adressé une mise en garde voilée à la Maison Blanche contre une rencontre entre M. Obama et le dalaï lama, considéré par la Chine comme un "séparatiste" visant l'indépendance du Tibet sous couvert d'appels à plus d'autonomie.

    L'entourage du dalaï lama a alors indiqué que ce dernier ne rencontrerait pas M. Obama lors de sa visite à Washington cette semaine, tandis que le "Premier ministre" tibétain en exil, Samdhong Rinpoche, accusait les Etats-Unis et d'autres pays occidentaux d'opter pour "l'apaisement" avec Pékin.

    "Nous avons décidé de rencontrer le dalaï lama en raison de notre respect pour ses positions, pour le fait qu'il est un dirigeant spirituel respecté", a expliqué M. Kelly.

    "Notre position à l'égard de la Chine est claire, nous voulons tendre la main à la Chine. Nous pensons que la Chine est un acteur mondial important", a poursuivi le porte-parole.

    "Pour autant, nous n'essayons pas de minimiser certaines de nos préoccupations concernant la Chine et certains de nos désaccords avec la Chine dans le domaine des droits de l'homme, de la liberté religieuse et de la liberté d'expression", a-t-il dit.

    "Mais je pense qu'il s'agit de deux questions distinctes, la décision du président de rencontrer le dalaï lama et la forme que prennent nos relations avec la Chine", a-t-il conclu.

    Tiré de :

    http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5j7Z31JbTpVuygSSDrgp09fSvlkjw

     

  • Quoi de neuf l'Asie?

    Les dissidents sous surveillance étroite

    Des «Mères de Tian An Men» aux activistes pro-démocrates, tous ceux qui sont considérés comme dissidents sont sous surveillance accrue en Chine dans le contexte du 60e anniversaire du régime communiste. Une des mères de Tian An Men, Zhan Xianling, a été assignée à résidence pendant la quatrième session plénière du seizième congrès du Congrès national.

    «Cela fait plusieurs jours», explique-t-elle. «Cela a commencé le 15 septembre […] Il y a dehors trois personnes et une voiture de police. Je suis malade et ne suis descendue qu’une fois, ils m’ont immédiatement suivie. C’est à ce point qu’ils ont peur de leur peuple, cela signifie qu’ils se sentent coupables. Je suis vieille et malade, pourtant je vois que ces personnes sont encore plus faibles que moi».

    Qi Zhiyong, un rescapé des massacres du 4 juin 1989, a été forcé le 25 septembre de quitter Pékin, de même que Zeng Jinyan, la femme du dissident emprisonné Hu Jia.

    Attaque informatique sur un site internet «sensible»

    Le site chinois d’information «Rights Defend China Net», déjà fermé par les autorités chinoises pour avoir publié des articles «sensibles», subit depuis le 19 septembre des attaques informatiques massives. L’éditeur du site, Qiufeng, explique: «C’est très, très sérieux. Depuis que nous existons, nous n’avons jamais été attaqués comme cela. Nous sommes encore bloqués aujourd’hui».

    Le site, qui avait en 2008 écopé de 40 jours de fermeture pour avoir publié un article intitulé Le nombre de médailles d’or aux JO ne détermine pas le bonheur des gens.

    Des chrétiens «interdits» attaqués par la police dans le Shanxi

    À la mi-septembre, une centaine de chrétiens ont été attaqués par plusieurs centaines de policiers et hommes de main supposés de la municipalité. Plusieurs membres des «familles d’église du canton Fushan» ont été blessés et dix maisons détruites. Les faits ont eu lieu dans la ville de Linfen, province de Shanxi.

    Yang Hongzhen, des Chrétiens de Fushan, a assisté à la scène. Elle explique que le point de départ est la construction de l’usine «Chaussures du Gospel», construite par un chrétien qui la transforme en église au moment de Noël, Pâques et autres dates sacrées pour que les membres de l’église aient un lieu de prière.

    Au mois d’août, les membres du département de développement économique et du département de l’éducation ont ordonné l’arrêt de la construction et ont coupé l’eau et l’électricité. Lors de l’attaque, le 13 septembre, de la communauté de croyants, des maisons ont été mises à sac: bibles, vêtements, téléphones portables et argent ont été volés.

    Pour les membres des «familles d’église du Shanxi», l’opération a été ordonnée directement par les autorités provinciales. Yang Hongzhen dit avoir vu des officiers de police ordonner à des villageois de frapper les membres de l’église non-officielle.

    Les membres de l’église ont cependant eu la bonne idée de filmer les suites de l’incident et de les poster sur internet.

    Un cabinet d’avocats porte plainte

    Un cabinet d’avocats, dont seulement quatre professionnels sont encore en exercice, a déposé quatorze plaintes devant le tribunal administratif contre le ministère de la Justice chinois. Il demande que celui-ci suspende sa décision de retirer au cabinet sa licence d’exercice du droit. C’est la première fois qu’un cabinet d’avocats à Pékin ose faire appel à la justice pour contester une décision officielle.

    Ces derniers mois, les officines du ministère de la Justice chinois ont retiré les licences d’exercice de multiples cabinets d’avocats qui refusaient d’arrêter d’accepter des «cas sensibles», c’est-à-dire des cas de non-respect des droits de l’homme.

    Tong Zhaoping commente: «Nous sommes le premier cabinet à déposer tant de dossiers. À Pékin, c’est une première, un cabinet d’avocats qui utilise des armes légales pour défendre ses droits. C’est justement parce que nous sommes les premiers que nous devons endurer des pressions sans précédent».

    Cheng Hai, un autre avocat du cabinet, explique: «Le ministère de la Justice a 15 jours pour répondre. S’il ne le fait pas, il perd par défaut. Il doit donner des faits et une base légale à ses actes, sinon le jugement par défaut sera contre lui».

    Tiré de Radio Sound of Hope

Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu