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autonomie pour le tibet

  • Affamés d'autonomie: des parlementaires européens jeûnent pour le Tibet

    09-12-2008

     Le président français, Nicolas Sarkozy, est accueilli par le Dalaï-lama
    Le président français, Nicolas Sarkozy, est accueilli par le Dalaï-lama le 6 décembre 2008 à Gdansk, dans le nord de la Pologne. Une rencontre qui a enragé Pékin. (Eric Feferberg/AFP/Getty Images)

    BRUXELLES – La semaine dernière, 45 membres du Parlement européen ont tenu un jeûne de 24 heures afin de souligner leur appui au Dalaï-lama et sa lutte non violente pour l'autonomie du Tibet.

    Le chef spirituel tibétain s'est adressé au Parlement européen le 4 décembre et a rencontré le président français, Nicolas Sarkozy, le 6 décembre en Pologne. Cette rencontre a enragé Pékin qui a répliqué en annulant un sommet Chine-Union européenne qui était prévu plus tôt dans la semaine et qui devait se pencher sur la crise économique.

    Les cinq parlementaires à l'origine de la grève de la faim ont déclaré qu'ils appuyaient les politiques non violentes du Dalaï-lama et qu'ils s'opposaient à la répression continuelle des libertés en Chine.

    «C'est notre déclaration pour afficher notre solidarité, premièrement, bien entendu, avec le Dalaï-lama; nous appuyons sa voie du milieu, du dialogue, de la non-agression», a affirmé le député Thomas Mann en conférence de presse.

    Durant 24 heures, les participants à la grève de la faim n'ont consommé que de l'eau minérale.

    Il est routinier pour Pékin de faire pression sur les pays occidentaux pour qu'ils ne rencontrent pas le Dalaï-lama, considéré par le régime communiste comme un terroriste et un séparatiste. Le Dalaï-lama a abandonné l'idée d'indépendance vers la fin des années 1980 pour privilégier une plus grande autonomie, notamment culturelle, de son peuple à l'intérieur de la Chine. Une voie dite du «milieu» qui ne fait pas l'unanimité chez les Tibétains, victimes d'une sévère oppression depuis la conquête du Tibet par les communistes chinois en 1951.

    Le parlementaire italien Marco Cappato estime que la décision de Pékin d'annuler le sommet avec l'Union européenne était un «signe de faiblesse» et d'«impatience».

    «Le droit à la démocratie est universel. Il n'appartient à aucun État de le proscrire ou de le réprimer... Nous sommes des individus contre l'oppression», a commenté M. Cappato.

    «La communauté internationale ne devrait pas rester neutre et nous, en tant que députés du Parlement, nous sommes une quarantaine à jeûner pendant une journée pour symboliser... notre appui à ce chef politique et spirituel, Sa Sainteté le Dalaï-lama.»

    Le 6 décembre, en Pologne, en date du 25e anniversaire de la remise du prix Nobel de la paix à l'ex-dirigeant du syndicat anticommuniste polonais Solidarité, Lech Walesa, le président français a rencontré un autre lauréat du Nobel de la paix, soit le Dalaï-lama. Nicolas Sarkozy a invité Pékin à «dédramatiser» cette rencontre, sur fond d'un renouveau de l'effervescence antifrançaise qui avait perturbé la Chine avant les Jeux olympiques.

    Des observateurs estiment que la montée aux barricades de Pékin est plus agressive parce que la France détient la présidence de l'Union européenne et que celle-ci est considérée comme le maillon faible, plus facilement manipulable avec des menaces de représailles économiques.

     

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