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aung san suu kyi

  • Besson: « Filmer contre le cynisme »

    Luc Besson, Michelle Yeoh, The Lady, Chine, Birmanie,Aung San Suu Kyi, droits de l'homme

    Si le dernier film de Luc Besson raconte le combat et les épreuves vécus par Aung San Suu Kyi, à partir d'un scénario que lui avait remis Michelle Yeoh, il dit aussi la force de l'amour. « Grâce à l'amour de son pays, de son mari et de ses enfants, une petite femme de 50 kilos résiste à 300.000 militaires pendant 20 ans », résume le réalisateur. Qi semble transformé par ce tournage.

     

    Au départ, Michelle Yeoh cherchait un producteur, pas un réalisateur ?

    Elle m'a dit que, si je voulais faire la mise en scène, ce serait super. Comme j'étais très pris à l'époque, j'ai dégagé en touche. Avant de lire, en fait. Je savais juste un petit peu de quoi il retournait, mais je n'étais pas branché là-dessus.

     

    Vous avez ensuite lu le scénario…

    Et j'ai beaucoup pleuré, déjà. Je me suis rendu compte de l'importance du sujet et de ce que ça disait. Là, c'est devenu essentiel, pour moi, dans ma vie. Vu l'âge que j'ai, ce que j'ai déjà pu vivre, où on en est dans la société, cette espèce de cynisme qui coule comme de la confiture dans tous les domaines… A un moment, il faut qu'on envoie quelques messages, à la fois douloureux mais aussi très positifs parce que l'histoire d'Aung San Suu Kyi, c'est le meilleur de l'être humain.

     

    Luc Besson, Michelle Yeoh, The Lady, Chine, Birmanie,Aung San Suu Kyi, droits de l'homme Et le pire, chez les autorités birmanes !

    Ces militaires sont… bêtes, avides de pouvoir et d'argent. J'ai été à Rangoon, j'ai vu des maisons très belles avec 15 Ferrari ; vous faites trois mètres dans la rue et vous tombez sur des nids-de-poule et de la terre. A quoi ça sert ? C'est un des peuples les plus gentils du monde, mais il y a 50 millions de Birmans qui doivent vivre avec moins d'un dollar par jour. Ils affament leur peuple pour avoir un peu plus d'argent pour en faire… rien ! J'ai mon âge, j'ai des enfants, et j'ai envie de parler du cynisme de la société d'aujourd'hui. Mais on ne sait jamais trop comment, ça reste au stade des discussions entre amis à table : on donne son opinion, on est citoyen… En tant que cinéaste, ce n'est pas toujours facile, parce que les gens ont envie aussi de voir du divertissement. Ils ne vont pas forcément au cinéma pour se prendre la tête.

     

    Vous n'auriez pas pu faire ce film il y a 10 ans ?

    Je pense que je n'aurais pas compris l'importance du sujet. J'ai été présenter le film notamment dans des facultés : l'autre jour, un étudiant m'a dit qu'il n'avait jusque-là pas mesuré la liberté dont nous disposions. C'est-à-dire que le film révèle la liberté qu'on a et celle qu'on n'a pas. Il y a encore un an, en Birmanie, si vous lisiez le Times, vous alliez en prison. Quand vous écrivez une chanson, vous êtes obligé de donner le texte à l'Etat qui met un cachet, sinon aucun studio n'est autorisé à l'enregistrer. L'humoriste Zarganar a pris 65 ans de prison pour avoir raconté des blagues dans un bar ! (NDLR : il a été libéré depuis)

     

    Inscririez-vous « The lady » dans cette actualité où il est beaucoup question de révolutions et de manifestations pour la liberté ?

    C'est bizarre comme les gouvernements n'écoutent jamais leur peuple, alors qu'ils sont là pour nous, normalement. Voyez le printemps arabe, ces révolutions qui se font grâce au peuple, et puis on modifie l'organigramme pour que les gens soient contents. Ils n'ont pas encore compris, mais le mouvement s'étend. Le mouvement des 99 % est magnifique ! Alors que les élites devraient « philosophiquement » élever la société, ce sont les 99 % du bas, a priori « moins cultivés », qui lancent les véritables messages.

     

    Lire l'article en entier sur: http://www.lesoir.be/culture/cinema/2011-12-21/besson-filmer-contre-le-cynisme-885298.php

  • Aung San Suu Kyi a remis le prix des « Héros inconnus »


    Aung San Suu Kyi récompense des prisonniers... par NTDFrancais

    Aung San Suu Kyi récompense des prisonniers politiques birmans

    Dimanche dernier, Aung San Suu Kyi, leader de la ligue démocrate birmane, a remis le prix des « Héros inconnus » aux membres de la famille de trois dissidents politiques détenus.

    Les récipiendaires de ce prix sont des prisonniers politiques birmans, dont un moine bouddhiste. Aung San Suu Kyi, par le biais de leurs proches et amis, leur a à chacun adressé un prix en espèces de près de 850 euros. Ce prix est le premier du genre et les fonds ont été offerts par des citoyens birmans travaillant au Japon. Un comité d'attribution a sélectionné les trois lauréats parmi plus de 2000 prisonniers de conscience. U Eindaga, un moine bouddhiste âgé d'une cinquantaine d'années, a joué un rôle primordial dans les manifestations dirigées par les moines en 2007.

    Il a été condamné à 26 ans d'emprisonnement après la répression sanglante des ces manifestations. Bodaw U Khin Win, âgé d'une soixantaine d'années, avait déjà été emprisonné à deux reprises pour ses activités politiques, quand il a été condamné à 23 ans de prison pour avoir incité des manifestations en septembre 1999. Ko Than Naing, un travailleur social engagé, dans la quarantaine, a été condamné lui à 14 ans de prison pour s'être occupé de personnes atteintes du VIH et du Sida, s'opposant ainsi aux instructions des autorités. Malgré tout, Aung San Suu Kyi espère toujours pouvoir travailler avec le nouveau gouvernement.

    [Aung San Suu Kyi, Ligue pour une démocratie birmane] :
    « Bien sûr que je le veux, mais comme je l'ai souvent dit, il faut travailler avant d'attendre quoi que ce soit. Sans rien faire, on ne peut s'attendre à rien. Il faut espérer en travaillant et travailler en espérant. »

    Aung San Suu Kyi a été assignée à résidence pendant ces 15 dernières années par les autorités birmanes. Elle a été libérée en novembre 2010.

    Un reportage de NTD: http://www.ntdtv.com/

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  • Aung San Suu Kyi libérée par la junte

    Aung San Suu Kyi a été libérée le 13 novembre 2010
    Aung San Suu Kyi a été libérée le 13 novembre 2010, après quoi elle est allée saluer ses sympathisants massés à l'entrée de sa demeure de Yangon. (Soe Than Win/AFP/Getty Images)

    Aung San Suu Kyi, chef de file du mouvement pour la démocratie en Birmanie, a été libérée par la junte militaire le 13 novembre. La Prix Nobel de la paix, maintenant âgée de 65 ans, est allée saluer la foule qui s'était massée devant sa résidence suite à sa libération. Suu Kyi a passé la majeure partie des 20 dernières années en détention ou en résidence surveillée.

    «Je dois vous donner la première leçon politique depuis ma libération», a-t-elle dit à ses partisans et admirateurs, selon la BBC. «Nous ne nous sommes pas vus depuis si longtemps, alors nous avons beaucoup de choses à discuter. Si vous avez quelque chose à me dire, veuillez venir au quartier général [de la Ligue nationale pour la démocratie] demain et nous pourrons alors parler et j'utiliserai un porte-voix», a-t-elle plaisanté.

    «Il y a un temps pour être silencieux et un temps pour parler», a-t-elle ajouté. «La population doit parler d'une seule voix. Seulement ainsi pouvons-nous atteindre notre but.»

    Le 7 novembre, dans une élection jugée entièrement frauduleuse et non libre, la junte militaire a remporté le premier scrutin tenu depuis les 20 dernières années. Le partie de Suu Kyi n'avait pas le droit de se présenter, selon une règle disant qu'un parti ayant des membres en détention n'est pas admissible. Maintenant, les élections passées, Suu Kyi représente une menace moins élevée pour la junte et on estime que sa libération est un moyen pour les militaires de faire diminuer la pression internationale à leur endroit.

    «Le Canada appuie sans réserve les forces démocratiques birmanes et les membres de la communauté internationale aux vues similaires dans leurs efforts visant à restaurer un gouvernement civil en Birmanie. Nous continuons d’interpeller les autorités birmanes pour qu’elles relâchent tous les prisonniers politiques et qu’elles permettent à l’opposition birmane et aux groupes ethniques de participer pleinement au processus politique», a déclaré le premier ministre canadien, Stephen Harper.

    «Que Aung San Suu Kyi habite dans la prison de sa maison, ou dans la prison de son pays, cela ne change pas le fait qu'elle, et l'opposition politique qu'elle représente, a été systématiquement réprimée, incarcérée et privée de toute occasion de participer au processus politique», a pour sa part déclaré le président américain, Barack Obama.

    À Paris, un communiqué de l'Élysée indique que «le Président de la République se réjouit que Mme Aung San Suu Kyi retrouve aujourd'hui une liberté dont elle n'aurait jamais dû être privée. La France sera extrêmement attentive aux conditions dans lesquelles Mme Aung San Suu Kyi jouira de sa liberté retrouvée. Toute entrave à sa liberté de mouvement ou d'expression constituerait un nouveau déni inacceptable de ses droits».

    «Tandis que la libération de Daw Aung San Suu Kyi est certainement une bonne nouvelle, cela ne marque que la fin d'une peine injuste qui a été illégalement prolongée, et il ne s'agit aucunement d'une concession de la part des autorités», estime de son côté le secrétaire général d'Amnesty International, Salil Shetty.

    «Le fait demeure que les autorités n'auraient jamais dû l'arrêter en premier lieu, tout comme plusieurs autres prisonniers de conscience au Myanmar, les excluant du processus démocratique.»


    Version originale : Aung San Suu Kyi, Burma's Democracy Leader, Freed From House Arrest

    Tiré de: http://www.lagrandeepoque.com/LGE/International/Aung-San-Suu-Kyi-liberee-par-la-junte.html

  • La Birmanie change de nom et de drapeau

    (NTD)
    (NTD)

    Deux semaines après les premières élections du pays en 20 ans, la junte militaire birmane a changé son drapeau, son nom officiel et l'hymne national du pays. Il semblerait que l'astrologie ait quelque chose à voir avec cette soudaine modification.

    Les changements, annoncés jeudi, ont été décrits dans une nouvelle constitution, publiée en 2008, mais le gouvernement n'a pas fixé la date pour leur parution.

    Le pays s’appelle désormais «République de l'Union du Myanmar» et non plus «l'Union du Myanmar».

    Les militaires, qui ont régné depuis le coup d'État de 1962, ont changé en 1989 le nom du pays en anglais, passant de la Birmanie à Myanmar. Cela s'est produit un an après que de nombreuses manifestations contre le régime militaire, aient été réprimées et l'année précédant les dernières élections.

    Cette élection avait été remportée par le leader du parti pro démocrate «Aung San Suu Kyi», mais les militaires ont ignoré le résultat. Suu Kyi a passé 15 des 21 dernières années en détention.

    Bien que les drapeaux soient en vente dans la rue, les habitants ne semblent pas vouloir les acheter.

    «Cela pourrait être à cause de l'astrologie, ça pourrait être parce que le timing est bon. Il pourrait aussi exister d'autres raisons. Quoi qu'il en soit, il est clair qu'ils ont détourné leurs propres lois pour établir ce drapeau et l'histoire s’en souviendra», déclare Win Tin, membre de la Ligue Nationale pour la Démocratie.

    Les dirigeants militaires des services secrets de Birmanie consultent fréquemment  les astrologues.

    Pour avoir accès à cette information en vidéo: http://fr.ntdtv.com/ntdtv_fra/actualite/2010-11-02/216485677655.html

    Tiré de: http://www.lagrandeepoque.com/LGE/Chine-/-Asie/La-Birmanie-change-de-nom-et-de-drapeau.html

  • Tollé international après la condamnation d'Aung San Suu Kyi

    Si l'UE mettait ses menaces à exécution, le groupe pétrolier français Total serait en première ligne. Une des actions réclamée par les soutiens de Aung San Suu Kyi est «le compte séquestre», dispositif prévu par l'ONU, pour les revenus versés par Total à la Birmanie pour l'exploitation des gisements gaziers.

    Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon a pour sa part appelé la junte militaire birmane à libérer Aung San Suu Kyi de façon «immédiate et inconditionnelle et à la considérer sans tarder comme un acteur essentiel dans le processus de dialogue et de réconciliation» nationale.

    Renforcement des sanctions de 2007

    Le Premier ministre suédois Fredrik Reinfeldt a pour sa part évoqué de «nouvelles restrictions commerciales pour les compagnies appartenant à l'Etat» birman et «une interdiction d'entrée dans l'UE pour les quatre personnes clés responsables de la décision» de condamner Aung San Suu Kyi.

    Les sanctions européennes contre la Birmanie, renforcées en 2007, incluent, entre autres, un embargo sur les armes, une interdiction d'entrée dans l'UE et un gel des avoirs d'une dizaine de responsables de la junte.

    Les Européens veulent agir avec tous leurs partenaires et comptent sur les pressions des pays d'Asie pour obtenir la libération de l'opposante.

    Brown «en colère»

    La réaction des pays de la région vont en ce sens. La Malaisie a appelé ainsi à une réunion d'urgence de l'Association des Nations d'Asie du Sud-Est (Asean) «pour évoquer cette question, qui suscite une grande inquiétude». «Avec cette condamnation, Aung San Suu Kyi n'a aucun moyen de participer à l'élection générale de l'année prochaine, qui devrait être libre et juste», a expliqué le chef de la diplomatie malaise, Anifah Aman.

    Le Premier ministre britannique Gordon Brown s'est dit «attristé» et «en colère», alors que la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a affirmé qu'Aung San Suu Kyi «n'aurait pas dû être jugée et n'aurait pas dû être condamnée». «Nous demandons aussi la libération de plus de 2.000 prisonniers politiques dont l'Américain John Yettaw. Nous sommes inquiets de la condamnation sévère qui lui est imposée, surtout au regard de son état de santé», a-t-elle plaidé.

    Du côté des ONG, Amnesty International a fustigé une condamnation «honteuse», qui relève de la «mascarade politique», alors que la Fédération internationale des droits de l'Homme (FIDH) a pressé la communauté internationale d'agir pour mettre fin à la répression «inhumaine» en Birmanie.

    Merci à Libération: http://www.liberation.fr/monde/0101584753-tolle-international-apres-la-condamnation-d-aung-san-suu-kyi

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