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attaqués par la police dans le shanxi

  • Quoi de neuf l'Asie?

    Les dissidents sous surveillance étroite

    Des «Mères de Tian An Men» aux activistes pro-démocrates, tous ceux qui sont considérés comme dissidents sont sous surveillance accrue en Chine dans le contexte du 60e anniversaire du régime communiste. Une des mères de Tian An Men, Zhan Xianling, a été assignée à résidence pendant la quatrième session plénière du seizième congrès du Congrès national.

    «Cela fait plusieurs jours», explique-t-elle. «Cela a commencé le 15 septembre […] Il y a dehors trois personnes et une voiture de police. Je suis malade et ne suis descendue qu’une fois, ils m’ont immédiatement suivie. C’est à ce point qu’ils ont peur de leur peuple, cela signifie qu’ils se sentent coupables. Je suis vieille et malade, pourtant je vois que ces personnes sont encore plus faibles que moi».

    Qi Zhiyong, un rescapé des massacres du 4 juin 1989, a été forcé le 25 septembre de quitter Pékin, de même que Zeng Jinyan, la femme du dissident emprisonné Hu Jia.

    Attaque informatique sur un site internet «sensible»

    Le site chinois d’information «Rights Defend China Net», déjà fermé par les autorités chinoises pour avoir publié des articles «sensibles», subit depuis le 19 septembre des attaques informatiques massives. L’éditeur du site, Qiufeng, explique: «C’est très, très sérieux. Depuis que nous existons, nous n’avons jamais été attaqués comme cela. Nous sommes encore bloqués aujourd’hui».

    Le site, qui avait en 2008 écopé de 40 jours de fermeture pour avoir publié un article intitulé Le nombre de médailles d’or aux JO ne détermine pas le bonheur des gens.

    Des chrétiens «interdits» attaqués par la police dans le Shanxi

    À la mi-septembre, une centaine de chrétiens ont été attaqués par plusieurs centaines de policiers et hommes de main supposés de la municipalité. Plusieurs membres des «familles d’église du canton Fushan» ont été blessés et dix maisons détruites. Les faits ont eu lieu dans la ville de Linfen, province de Shanxi.

    Yang Hongzhen, des Chrétiens de Fushan, a assisté à la scène. Elle explique que le point de départ est la construction de l’usine «Chaussures du Gospel», construite par un chrétien qui la transforme en église au moment de Noël, Pâques et autres dates sacrées pour que les membres de l’église aient un lieu de prière.

    Au mois d’août, les membres du département de développement économique et du département de l’éducation ont ordonné l’arrêt de la construction et ont coupé l’eau et l’électricité. Lors de l’attaque, le 13 septembre, de la communauté de croyants, des maisons ont été mises à sac: bibles, vêtements, téléphones portables et argent ont été volés.

    Pour les membres des «familles d’église du Shanxi», l’opération a été ordonnée directement par les autorités provinciales. Yang Hongzhen dit avoir vu des officiers de police ordonner à des villageois de frapper les membres de l’église non-officielle.

    Les membres de l’église ont cependant eu la bonne idée de filmer les suites de l’incident et de les poster sur internet.

    Un cabinet d’avocats porte plainte

    Un cabinet d’avocats, dont seulement quatre professionnels sont encore en exercice, a déposé quatorze plaintes devant le tribunal administratif contre le ministère de la Justice chinois. Il demande que celui-ci suspende sa décision de retirer au cabinet sa licence d’exercice du droit. C’est la première fois qu’un cabinet d’avocats à Pékin ose faire appel à la justice pour contester une décision officielle.

    Ces derniers mois, les officines du ministère de la Justice chinois ont retiré les licences d’exercice de multiples cabinets d’avocats qui refusaient d’arrêter d’accepter des «cas sensibles», c’est-à-dire des cas de non-respect des droits de l’homme.

    Tong Zhaoping commente: «Nous sommes le premier cabinet à déposer tant de dossiers. À Pékin, c’est une première, un cabinet d’avocats qui utilise des armes légales pour défendre ses droits. C’est justement parce que nous sommes les premiers que nous devons endurer des pressions sans précédent».

    Cheng Hai, un autre avocat du cabinet, explique: «Le ministère de la Justice a 15 jours pour répondre. S’il ne le fait pas, il perd par défaut. Il doit donner des faits et une base légale à ses actes, sinon le jugement par défaut sera contre lui».

    Tiré de Radio Sound of Hope

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