Avertir le modérateur

art martial et dao

  • Les arts martiaux traditionnels chinois

    Le Wu-De : Le précepte des arts martiaux 


    Toutes choses sont générées par le Dao et soutenues par la vertu. Le Wu-De est directement lié à la morale. Le Dao est la voie de l'univers. Etre vertueux signifie suivre les lois de l'univers. Celui qui a des qualifications dans les arts martiaux croit en la rétribution karmique, arrive à distinguer le bien du mal, respecte le Dao et les  valeurs de la vertu. Il comprend que le bon et le mauvais sont récompensés en conséquence, il  élimine le mal et favorise la bonté, cultive la vertu et aspire au Dao tous ces préceptes sont une partie de Wu-De (littéralement vertu martiale).


    Lao Tseu a dit: « Le Dao engendre. Le De (la vertu) nourrit.». Le Dao crée toutes choses et la vertu accueille toutes choses. Toutes choses respectent le Dao et la vertu dans le but d'établir les bases de l’existence. Avec la vertu, toutes les choses restent dans l'existence. Sans la vertu, toutes les choses cessent d'exister. Si l'on commet du mal et qu’on est totalement dépourvu de vertu, on s’éteindra dans son ensemble. Cela ne s'applique pas seulement aux arts martiaux.

    Le Wu-De est la vertu de maîtriser et de mettre fin aux conflits. Pour analyser la signification du caractère chinois « Wu » (), il faut retirer le caractère « Ge » (, qui signifie « Arme ») et mettre cette arme tranchante de côté afin de faire cesser la violence. Puis placer un couteau sur le dessus du caractère «Zhi» (, qui signifie « Arrêter ») pour donner le caractère chinois «Zheng» (, qui signifie « Droiture»). C'est justement ce que Lao Tseu a dit dans le fait « d'avoir dix ou cent fois la capacité sans la nécessité de l'appliquer». Même si quelqu'un a la capacité et les armes de se battre contre dix ou cent, il lui sera interdit de les utiliser abusivement. Même s'il a des armes tranchantes et des soldats lourdement armés, il maintiendra la justice sans les utiliser. Au lieu de cela, il va utiliser la douceur pour vaincre l’adversité - c'est le fondement des arts martiaux.

    Depuis les temps anciens, les lois de l'univers ont été menées par deux vertus, la vertu de la littérature et la vertu des arts martiaux. La vertu littéraire est la vertu d’utiliser les bonnes aptitudes à la littérature pour se conformer avec la nature et ne faire qu'un avec le monde. La vertu martiale est la vertu d’utiliser les bonnes compétences dans les arts martiaux pour suivre la nature et harmoniser le monde. Un poème dit, «une œuvre de littérature est destinée à durer pour toujours, un pays est protégé par les forces militaires. » Une œuvre de littérature passe l'épreuve du temps en écrivant sur la bienveillance, la fidélité et la moralité. Un pays jouit d'une longue existence en n’initiant pas de guerre, même si il est armé de forces militaires. Si l'un d’entre eux est équipé de capacités littéraires et martiales et les emploient à des fins malveillantes, il perd sa vertu et il perd en conséquent toute sa droiture et sa réputation. Il sera donc condamné par le ciel et la terre, et disparaîtra à jamais du domaine de l'existence. Par exemple, nous avons vu, dans l'histoire et jusqu’à l'heure actuelle, des écrivains prêts à ternir leur plume ou la terre de leurs paroles, en écrivant des articles pour louer l’empereur Jie et l'empereur Zhou qui étaient connus pour être corrompus et brutaux. Cependant pour les écritures taoïste, confucianiste et bouddhiste; le respectable empereur Wen, l'Empereur Wu, le duc de Zhou, et les personnages talentueux des dynasties Tang et Song, ils ont tous souligné la vertu lors de la pratique des arts martiaux ou de l'écriture des textes littéraires. C'est avec la vertu pour la littérature et les arts martiaux que la Chine a établie ses cinq mille ans de culture.

    Le Wu-De (vertu martiale) est la vertu de ne pas intimider les bonnes personnes et de ne pas craindre les mauvaises. Dans les temps anciens, quand l'empereur Huang a lutté contre le chef rebelle Chi You, il a vaincu la méchanceté avec la droiture, et a ainsi participé à l’histoire du Wu-De. Le roi Tang de la dynastie Shang, et les Empereurs Wen et Wu pratiquaient le Dao et conquéraient les pays de ceux qui ne suivaient pas le Dao. Le grand empereur Tang Taizong avait construit le Pavillon Lingyan pour promouvoir les vertus martiales de la loyauté et du courage. Zhang Sanfeng a fondé le Tai-Chi, et il a vaincu tous les guerriers en étant doux comme de l'eau et en conquérant l’adversité par la douceur. Lao-Tseu a dit: « La meilleure caractéristique est comme celle de l'eau. L’eau bénéficie de tout mais n’entre pas en compétition, elle va volontiers dans les endroits que d'autres détestent, elle est donc presque comme le Dao. » La pratique du Tai-Chi utilise non seulement des mouvements doux et lents pour améliorer la santé et prolonger la vie, mais il est aussi capable de douceur pour vaincre l’adversité et mettre fin aux violences sans blesser les gens. Le Tai-Chi illustre donc la vertu martiale.


    Le Wu-De se perd quand on ne parvient pas à distinguer le bien du mal, quand on ignore le bon et qu’on craint le mauvais, quand on utilise son pouvoir pour profiter de la faiblesse ou qu’on aide la perversité à commettre des actes malveillants. Celui qui est sans vertu, non seulement perd la vertu, mais aussi perd complètement la bienveillance et la droiture, il ne sera plus en mesure de garder ses compétences dans les arts martiaux, et ne recevra que des mauvaises rétributions karmiques.


    Untel accumule la vertu martiale quand il croit en la rétribution karmique et distingue le bien du mal, la droiture de la méchanceté. Il cultive son cœur et améliore sa norme morale, oriente son esprit dans ​​l'apprentissage du Dao, il prend la célébrité et la richesse à la légère, et il a un cœur bon et inébranlable. Bien qu'il endure de nombreuses épreuves, il n’abandonnera pas cette voie même après avoir été testé d'innombrables fois. Lorsque confronté à des forces puissantes et vicieuses ou à des personnes de mauvaise nature, il n'est pas effrayé et ses compétences ne sont pas compromises.

    Sans peur, le cœur est calme et l'esprit concentré. Ses compétences non compromises peuvent dépasser la violence et mettre fin aux conflits. S'il se conduit selon les vertus chinoises traditionnelles de loyauté, patience, bienveillance, droiture, piété filiale, et honnêteté, il peut développer de remarquables compétences dans les arts martiaux, et possède naturellement la vertu martiale. Parmi les vertus martiales, distinguer le bien du mal, la justice de la méchanceté, et croire en la rétribution karmique sont les plus importantes. Toutes les autres vertus découlent de celles ci. C’est exactement comme ce que disait Lao Tseu, «Quand la vertu se perd il y a la bienveillance. Lorsque la bienveillance se perd il y a la droiture. Lorsque la droiture est perdue il y a la cérémonie. Les rituels de la cérémonie sont la fibre la plus mince de la foi et de loyauté; c'est le début de la confusion et du trouble. » En conséquence, la moralité et la bonté viennent en premier.

    Pour développer la vertu martiale, on obtient des compétences dans les arts martiaux en se basant sur la vertu et en cultivant la vertu tout en pratiquant les arts martiaux. On pratique les arts martiaux et les normes morales simultanément. C'est seulement en faisant de cette façon que l’ont peut prolonger l’histoire du Wu-De dans l’histoire des cinq mille ans de culture divine de la Chine.


    Ecrit par Youfu Li le 4 juin 2008

    Les Arts martiaux chinois

    Les arts martiaux chinois sont originaires de l'ancienne culture chinoise traditionnelle, ils ont donc un contenu et un sens intérieur très riche. Ils sont initialement dérivés du taoïsme, lui même étroitement lié à la cultivation personnelle (amélioration de soi). Ses composants de base comprennent de cultiver la vertu, les techniques artistiques, de nourrir sa santé et sa longévité, d’améliorer sa condition physique, de se défendre et de renoncer à la violence. Ainsi, le premier caractère dans les arts martiaux est le mot «Wu» (), qui est formé par la combinaison des caractères « Arrêter » () et «la Guerre» ().

    Dans la longue histoire de la civilisation chinoise, le premier art martial à apparaître a été le «Jiao-di » un style de lutte utilisé lors de la bataille de l'Empereur Jaune contre Chi-you (de 2852 à 2205 avant JC). Suite à cela, plusieurs écoles de techniques de sabre sont apparues pendant la période des Royaumes combattants (1). De la dynastie des Han (206-220 av JC) à la dynastie des Tang (618-907), l'art du combat de l'épée englobait des contenus artistiques de plus en plus riches. Par exemple, les «Trois Sommets» de la dynastie Tang sont: les poèmes de Li Bai, la technique artistique de l’épée de Pei Min et la calligraphie et l'écriture de Zhang Xu. Rétrospectivement, on peut voir que la technique de l'épée atteint son apogée durant la dynastie des Tang, tout comme la poésie chinoise. Après les dynasties Song (960-1279) et Yuan (1271-1368), le taoïste Zhang Sanfeng établi le Tai Chi Quan lors de son chemin spirituel vers l'illumination. Durant les dynasties Ming (1368-1644) et Qing (1644-1912), la communauté spirituelle a commencé à enseigner le Ba Gua et le Xingyi Quan. Aujourd'hui, nous les reconnaissons comme des styles d'arts martiaux internes. Par la suite, les styles d'arts martiaux externes ont été créés et propagés auprès du grand public. Ils sont connus pour leur élégance et leur rapidité. Par exemple, le système du Poing Long (Long Fist) comprend le Cha Quan, le Hua Quan, le Pao Quan, le Hong Quan, le Hua Quan, ainsi que d'autres styles tels que le Ba Chi Quan, Tle ong Bei, le Fan Zi Quan, et la technique de la Mante religieuse. Le fameux Shaolin Quan a aussi été divisé en styles du Sud et styles du Nord.

    Les styles internes mettent l’accent sur le développement interne de la personne et sur la cultivation intérieure tandis que les styles externes vont de l'extérieur vers l'intérieur, en mettant l'accent sur les formes physiques ainsi que sur la formation de l'esprit, du corps et de l'esprit ensemble. Que ce soient les styles internes ou externes, ils possèdent tous deux la pratique de toutes les sortes d'armes, telles que l'épée, la lance, le bâton, l’Ax, Yue (hache à long manche) et le Gou (crochet) et la fourchette.

    Les traditions des arts martiaux chinois se retrouvent dans la cultivation de la vertu, l'admiration artistique, l’auto-guérison, la condition physique, l'autodéfense, etc. Les arts martiaux chinois ont une théorie profonde sur les aspects techniques et artistiques. Par conséquent, les arts martiaux sont une partie très importante de la culture divine chinoise.

    Note:
    (1) Aussi connue comme l'ère des Royaumes Combattants, elle couvre la période allant du 5ème siècle avant JC à l'unification de la Chine par la dynastie des Qin en 221 avant JC. Elle est généralement considérée comme la deuxième partie de la dynastie des Zhou de l'Est, bien que la dynastie des Zhou se soit terminée en 256 avant JC, 35 ans avant la fin de la période des Royaumes combattants.

    4 juin 2008

    Tiré de : http://competitions.ntdtv.com/

    Le 3ième concours des Arts martiaux traditionnels aura lieu à New York en octobre 2011

    Plus d’informations sur : http://martialarts.ntdtv.com/en/

    arts martiaux traditionnels chinois, Wu-De, Wu Shu, Kung Fu, art martial, précepte des arts martiaux, art martial et Dao, Lao Tseu et Dao, Chine, culture chinoise traditionnelle,compétition d'arts martiaux NTD, histoire des Empires chinois, Shaolin, vertu martiale, vertu et morale, littérature chinoise, littérature


Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu