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  • Amnesty International : L'abolition du système de camps de travail en Chine “un changement cosmétique”

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    Pour Corinna-Barbara Francis, chercheuse d'Amnesty International, équipe Asie de l'Est (Londres), abolir "le système de rééducation par le travail (RTL) semble n'être qu'"un changement cosmétique" pour éviter l'indignation publique suscitée par le système abusif de RTL où la torture était endémique.

    La "Rééducation par le travail" est un terme que le régime chinois a forgé pour déguiser ce qui se passe vraiment dans ses camps de travaux forcés- la torture, le surmenage, les conditions de travail dangereuses, et souvent le lavage de cerveau.

    Amnesty International a publié le 17 décembre un nouveau rapport concernant le système des travaux forcés en Chine qui conclut qu' “il est clair que les politiques sous-jacentes consistant à sanctionner les gens pour leurs activités politiques ou leurs croyances religieuses n'ont pas changé. Les sévices et la torture perdurent, mais simplement sous une forme différente."

    Le rapport d'Amnesty confirme ce que le site web Minghui n'a cessé de rapporter depuis début 2013, lorsque les autorités chinoises ont pour la première fois annoncé la fermeture du système de camps de travail.

    Les abus continuent en dépit de la fermeture des camps de travail

    Le Camp de travail de Jiangsu dans la province de Fangqiang (sur la photo) a été fermé en février 2013, selon le rapport d'Amnesty. Toutefois, les pratiquants de Falun Gong ont été transférés à un autre camp de travail lorsqu'ils ont été "relâchés". Les caractères affichés à l'entrée signifient "réforme par le travail" et "centre de réadaptation pour toxicomanes." Bien que nous sachions que le camp de travail a été déclaré "fermé", cela ne signifie pas que le centre de réadaptation pour toxicomanes situé au même endroit l'est aussi.

    La recherche d'Amnesty International identifie quelques tendances. De nombreux camps de travail ont simplement changé de nom lorsqu'ils ont été déclarés "fermés." Dans de nombreux cas, ils sont rebaptisés centres de réadapation pour toxicomanes et continuent à servir d'installations pour la détention arbitaire et la torture.

    Les autorités chinoises utilisent de plus en plus les soi-disant "prisons noires", les centres de réadaptation pour toxicomanes, et les "centres d'éducation juridique" (un euphémisme pour "centres de lavage de cerveau") pour remplacer les camps de "réforme par le travail."

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    Les méthodes de torture dans les "prisons noires" : le banc du tigre, les passages à tabac brutaux (le lit d'étirement, également appelé cinq chevaux écartelant le corps), les chocs électriques, la suspension par les menottes, le gavage, la chaise en fer, l'injection de médicaments inconnus.


    Le rapport d'Amnesty déclare que les autorités du Bureau 610 et la police apparaissent habituellement aux camps de travail locaux le jour où des pratiquants de Falun Gong sont libérés afin de les transférer directement aux centres de lavage de cerveau et continuer avec la torture et autres indignités qui leurs sont communément infligées.

    Par exemple, Zhang Zhi, une pratiquante de Falun Gong et ancien professeur au Collège de la ferme agricole du Heilongjiang, a été relâchée en juin 2013 du Centre de réadapation pour toxicomanes de Harbin. Le personnel du Bureau 610 de Harbin attendait à la grille et l'a transférée à un centre de lavage de cerveau. Zhang a été capable de s'échapper seulement parce que sa famille était là et est intervenue. Elle a dû se cacher depuis de peur que le Bureau 610 n'esaie de l'enlever de chez elle pour la ramener au centre de lavage de cerveau.

    Il y a aussi des cas où les pratiquants de Falun Gong ont été envoyés à des centres de lavage de cerveau établis à l'emplacement des précédents camps de travail. L'information publiée dans le rapport d'Amnesty international corrobore les déclarations du Centre d'information de Falun Dafa (CIFD).

    Le CIFD déclarait dans un précédent communiqué : "De telles tendances font courir aux pratiquants de Falun Gong et aux autres détenus de plus grands risques, parce que les installations de lavage de cerveau sont souvent moins juridiquement codifiées que le système RTL. N’ayant pas d’existence officielle, les centres de lavage de cerveau sont connus pour avoir été arbitrairement installés dans des endroits aussi variés que des écoles, des appartements, ou même d’anciens temples bouddhistes."

    Le travail forcé joue un rôle clé dans la persécution

    Le système du travail forcé a joué un rôle clé dans la persécution du Falun Gong, absorbant de grands nombres de pratiquants au cours des années. Des milliers de pratiquants ont été envoyés dans les camps de travail en l'espace d'un an après juillet 1999, début de la persécution.

    “Des preuves suggèrent que les pratiquants de Falun Gong constituaient en moyenne de un tiers à, dans certains cas, 100 pour cent de la population totale de certains camps RTL.” déclare le rapport. Mme Zhang a dit à Amnesty International qu'elle connaissait personnellement 21 pratiquants qui étaient morts sous la torture dans des camps de travail

    Dans le tristement célèbre Camp de Masanjia, elle a été soumise à la torture pas moins de dix fois en l'espace de deux mois entre le 14 juillet et le mois de septembre 2008, en plus de la privation de sommeil, des chocs électriques et des coups.

    Le rapport d'Amnesty a publié un récit de l'expérience de Mme Zhang au Camp de travail pour femmes de Pékin.

    “Le souvenir le plus insupportable, qui me glace encore les sangs en l'évoquant, est que mon nez et ma bouche ont été couverts pendant de longues périodes de temps et à répétition, de sorte que je n'étais plus capable de respirer ce jusqu'à ce que je perde le contrôle de ma vessie et de mes intestins. Pendant des mois, j'ai été soumise à répétition à une telle torture. Ils m'ont fourré des serviettes mouillées dans le nez et la bouche, de sorte que je ne pouvais plus respirer .... la douleur est si terrible que j'ai eu l'impression que j'allais exploser et tout mon corps a perdu la force et mes jambes sont devenues flasques jusqu'à ce que je devienne incontinente .”

    Le rapport indique également que les carrières du personnel des camps de travail sont directement liées à leurs "performances" en persécutant les pratiquants de Falun Gong. Une telle campagne de persécution utilise des dizaines de milliers de fonctionnaires pour contrôler l'esprit des gens et les torturer pour leurs croyances plutôt que de s'engager dans la répression du crime.

    “Il y a un risque très réel que les autorités chinoises n'abolissent un système de détention arbitraire que pour étendre l'utilisation d'autres sortes.” avertit le rapport d'Amnesty.

    Autres articles sur le même sujet (en anglais) :
    • Vidéo et article de CNN :
    Amnesty report: China's abolition of labor camps a 'cosmetic change'
    • Rapport de presse d'Amnesty International :
    China’s 'Re-education Through Labour' camps: Replacing one system of repression with another?
    • Intégralité du rapport de recherche d'Amnesty International (PDF):
    “Changing the soup but not the medicine?” :Abolishing re-education through labour in China
    • Article d'Epoch Times: “
    Amnesty International: New Name, Old Abuses as Labor Camps Close in China

    Tiré de: http://fr.clearharmony.net/articles/a115108-Amnesty-International-L-abolition-du-systeme-de-camps-de-travail-en-Chine-%E2%80%9Cun-changement-cosmetique%E2%80%9D.html

  • Amnesty International et le magazine Lens exposent la noirceur du système légal en Chine

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    Deux rapports sortis cette année au début d’Avril ont une fois de plus exposé la noirceur du système légal en Chine. L’un était un journal intime écrit par une prisonnière du Camp de Travail de Masanjia dans le nord-est de la Chine et qui détaillait les cruelles tortures perpétrées chaque jour à l’intérieur du camp. L’autre était le rapport annuel d’Amnesty International sur la peine de mort, publié le 10 Avril.

    Tous deux révèlent pleinement la nature inhumaine du système légal chinois, qui ôte inconsidérément la vie aux gens et ne connaît aucune limite dans la manière dont il avilit la dignité humaine.

    Journal de Torture de Masanjia

    L’article Hors de Masanjia que le magazine Lens, basé à Pékin, publiait dans son numéro d’avril était centré sur un journal sorti clandestinement par une détenue. Les mauvais traitements infernaux qu’il décrivait ont scandalisé le monde entier.

    Si l’on regarde de plus près la maltraitance des détenus de Masanjia, on peut voir que cela n’a rien de nouveau. Un rapport publié par la Commission des N.U. sur les Droits de l’Homme le 13 Fév. 2001: Intégration des Droits de la Personne Humaine pour les Femmes et la Perspective du Genre: Violence Contre les Femmes, décrivait avec moult détails les tortures au camp de travail de Masanjia.

    Son compte-rendu est très similaire au récent article du magazine Lens, mais incluait également un récit tragique négligé par l’article de Lens. En Octobre 2000, les gardes de Masanjia dévêtirent brutalement 18 pratiquantes de Falun Gong et les jetèrent nues dans les cellules des hommes.

    Cependant, le rapport des N.U. ne reçut quasiment aucune attention de la presse, et il est facile de comprendre pourquoi.

    En 2001 il semblait que l’ensemble du monde avait ouvert les bras pour recevoir avec enthousiasme la Chine dans l’Organisation Mondiale du Commerce. Le fait que Masanjia utilisait tous moyens, aussi malfaisants soient-ils, pour dégrader la dignité humaine ne s’harmonisait pas bien avec l’humeur internationale.

    Qui plus est, la majorité des Chinois à cette époque était convaincue qu’une nation puissante est le garant du bien-être personnel. Ils ne mettaient aucunement en doute la propagande du régime chinois concernant Falun Gong.

    Le résultat fut que ce rapport plein d’autorité des N.U. fut largement ignoré par les médias internationaux, dont l’attention était focalisée sur la brillante perspective du développement économique de la Chine.

    La plupart des Chinois hors de Chine qui avaient entendu parler du rapport N.U. choisirent de le croire fabriqué de toutes pièces par des «forces étrangères anti-Chine» dans le but de diffamer la Chine.

    Quelques autres...

    Lire la suite sur: http://www.epochtimes.fr/front/13/6/3/n3508422.htm

  • Amnesty International: La Chine met à mort plus que le reste du monde combiné

    Dans un nouveau rapport, Amnesty International estime que la Chine exécute des milliers de personnes chaque année, mais le régime a cessé de déclarer le nombre de mises à mort depuis 2009.

    La peine de mort est abolie à Hong Kong, mais aucun signe ne montre que la partie continentale du pays suivra. Le responsable d’Amnesty à Hong Kong, Mabel Au, confie à Radio Free Asia que les autorités chinoises ont quelque chose à cacher, elle a dit, je cite : " La Chine n'aura rien à cacher, si l'accusé a eu un procès équitable et s’il y avait suffisamment de preuves pour le condamner. "

    Les pays qui exécutent le plus de prisonniers sont la Chine, l'Iran, l'Irak, l'Arabie saoudite et les Etats-Unis.

    Pour Salil Shetty, Secrétaire général d’Amnesty, " Les gouvernements qui condamnent encore à mort sont à court d'arguments pour se justifier. Il n'existe aucune preuve qui indique que la peine de mort soit un moyen de dissuasion spéciale contre le crime."

    Dans le monde, seul dix pour cent des pays pratiquent la peine de mort.

    Tiré de: http://fr.ntdtv.com/ntdtv_fra/actualite/2013-04-16/375580491191.html

  • Amnesty International: risque de torture pour les pratiquants de Falun Gong

    Amnesty International, Falun Gong, secte, Falun Dafa, torture, Amnesty, InternationalWang Xiaodong et sa sœur Wang Junling, pratiquants du Falun Gong, ont été placés en détention et risquent de subir des actes de torture et d'autres mauvais traitements. Ce sont des prisonniers d'opinion, incarcérés uniquement pour avoir exercé pacifiquement leurs droits à la liberté d'expression et d'association.

    Wang Junling, aussi connue sous le nom de Wang Xiaomei, a été arrêtée le 26 mai à Cangzhou, dans la province du Hebei, dans le nord-est de la Chine, en raison des efforts qu'elle a déployés pour faire libérer son frère, Wang Xiaodong, incarcéré depuis le 25 février parce qu'il appartient au mouvement spirituel du Falun Gong.

    Après le placement en détention de Wang Xiaodong, Wang Junling a activement cherché à faire libérer son frère, notamment en faisant signer une pétition aux membres de 300 familles de leur village natal, Zhouguantun, dans la province du Hebei, ce qui représente la quasi-totalité des familles du village. Ces villageois ont ensuite subi des pressions pour retirer leur soutien. Wang Junling a également publié une lettre ouverte sur Internet, ce qui lui a valu de recevoir des menaces. Elle s'est alors réfugiée dans la clandestinité. Fait inhabituel, cette pétition a été estampillée comme authentique par les membres du comité du village de Zhouguantun. La pétition comme la lettre auraient circulé en haut lieu au sein du gouvernement. Wang Junling a été arrêtée devant un bâtiment, à Cangzhou, où il semble qu'elle se cachait. Deux autres personnes, Kang Lanying et Tan Jianying, qui l'ont peut-être hébergée, ont été interpellées au même moment.

    Wang Xiaodong, enseignant, se trouve au centre de détention de la ville de Botou depuis qu'il a été arrêté le 25 février par 40 policiers qui sont entrés chez lui sans mandat et ont saisi, entre autres, de l'argent liquide. Il a été inculpé d'être en possession d'un CD contenant des informations sur la pratique spirituelle du Falun Gong. Au bout de plusieurs tentatives, il semble que sa famille soit enfin parvenue à engager un avocat.

    Lire la suite sur: http://www.amnesty.org/fr/library/asset/ASA17/013/2012/en/4c52af7f-fa83-4c4d-b9e3-24586aaf0518/asa170132012fr.html

  • Les mots peuvent changer des vies

    Tiré de: http://www.amnesty.fr/AI-en-action/Protegeons-les-personnes/Personnes-en-danger/Media/Bu-Dongwei-Les-mots-peuvent-changer-des-vies-001369

    Bu Dongwei, ancien prisonnier d'opinion aujourd'hui libéré, témoigne de ses conditions de détention en Chine, et de l'importance de la solidarité internationale pour les prisonniers.

    Bu Dongwei – aussi connu sous le nom de David Bu – est un fidèle du mouvement spirituel Falun Gong. Arrêté le 19 mai 2006, il a été condamné à deux ans et demi de rééducation par le travail à Pékin, le 19 juin 2006, pour « entrave à l’application de la loi » et « troubles de l’ordre public » après que la police ait découvert de la littérature Falun Gong chez lui. Plusieurs sources concordantes suggèrent que Bu Dongwei a été emmené au centre de détention de Qinghe (District de Haidan) puis transféré au camp de rééducation par le travail de Tuanhe à Beijing le 21 juillet 2006, où il effectue des travaux d’emballage. Les autorités de Tuanhe ont demandé à sa famille de contribuer financièrement aux frais (400 yuan par mois soit environ 52 dollars). Avant d’être détenu, Bu Dongwei travaillait pour une association d’aide américaine, l’Asia Foundation. Bu Dongwei avait auparavant purgé une peine de 10 mois en rééducation par le travail, d’août 2000 à mai 2001, à Tuanhe pour appartenance à une association hérétique et entrave à l’application de la loi, après avoir envoyé des pétitions aux autorités leur demandant de revoir leur position vis-à-vis des fidèles de Falun Gong. Pendant cette période, il aurait été torturé et maltraité dans le but de renoncer à ses croyances. Il a été privé de sommeil, battu et forcé de rester assis des journées entières sur une petite chaise. Amnesty International le considèrait avant sa libération comme un prisonnier d’opinion et a appelé à sa libération immédiate et inconditionnelle.

    Tiré de:

    http://www.amnestyinternational.be/doc/s-informer/notre-magazine-le-fil/libertes-archives/les-anciens-numeros/445-Numero-de-juin-juillet-aout/5-Action,1560/article/chine-bu-dongwei-fidele-de-falun

  • Chen Zhenping : Une mère emprisonnée, torturée

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    La mère de Zhaoyu Jin a été envoyée en prison pendant 8 ans en 2009 pour sa seule pratique du Falun Gong. Amnesty International indique qu'elle a été méchamment battue et qu’on lui a injecté des drogues nocives.

    Chen Zhenping, mère de Zhaoyu Jin qui réside aujourd'hui en Finlande, a été enlevée chez elle dans la province du Henan en juillet 2008. En l’espace d’un mois, elle a été envoyée, après un procès secret, dans un camp de prisonniers pour huit ans. Amnesty International (AI) considère Chen comme une prisonnière de conscience et s’est occupé de son cas. En avril 2010, AI a signalé que Chen avait été méchamment torturée, soumise à des passages à tabac réguliers et s’était vue injecter de force certaines drogues.

    Ce qui suit sont des extraits des appels d'AI au nom de Chen depuis 2008 :

    China: Fear of torture: Chen Zhenping (f) (3 November 2008):

    "La pratiquante de Falun Gong Chen Zhenping a été arrêtée sans mandat le 9 juillet à son domicile dans la ville de Zhengzhou, province du Henan. Sa famille n'a pas été autorisée à lui rendre visite, et elle ne sait pas où elle se trouve à présent détenue. Elle court un grave danger de torture…

    Elle a été détenue une première fois pendant 10 jours au centre de détention du village de Matougang, puis déplacée au centre de détention No.1 de la ville de Zhengzhou… Selon une co-détenue, Chen Zhenping a été détenue dans une cellule avec plus de 30 personnes et forcée de dormir à même le sol. Il a été rapporté par une ancienne co-détenue qu'elle a été forcée de travailler jusqu'à 19 heures par jour pour produire des couvertures, des cotons tiges et d'autres marchandises, avec des buts stricts de production : si elle n'atteignait pas les quotas elle était battue et autrement maltraitée"

    China: Further Information on Fear of torture / incommunicado detention: Chen Zhenping (f) (22 January 2009):

    "Chen Zhenping a été condamnée en août 2008, après un procès secret, à huit ans d'emprisonnement pour " utilisation d'une organisation hérétique pour subvertir le pouvoir d’état. " La famille de Chen Zhenping craint qu'elle puisse 'être déplacée dans une prison loin de chez eux

    L'avocat de Chen Zhenping est allé se renseigner au tribunal du peuple du district de Jingshui à Zhengzhou, province du Hunan, à propos de son cas en novembre 2008. Un agent judiciaire lui a dit que les pratiquants de Falun Gong n'avaient pas le droit d'engager des avocats.

    Le 5 décembre l'avocat a demandé à la fille de Chen âgée de 18 ans d'aller d'aller à la cour et de demander le document de condamnation. Elle a fait plusieurs tentatives pour obtenir le document et on lui a dit à plusieurs reprises de revenir à une date ultérieure. Le 4 janvier, quand elle a refusé de quitter la cour sans le document, un employé lui a donné des coups de poing, des coups de pieds, l'a poussée à terre et est monté sur sa poitrine jusqu'à ce que trois autres employés de la cour interviennent pour l'arrêter. La police locale a refusé d’enquêter sur l'incident.

    China:Further Information: Imprisoned woman tortured in China: Chen Zhenping (1 April 2010):

    " La pratiquante de Falun Gong emprisonnée Chen Zhenping, qui sert actuellement une peine de prison de huit ans en Chine… est suspectée avoir reçu des injections forcées de drogues et avoir été soumise à des passages à tabac réguliers en prison. Elle continue à courir de sérieux risques de davantage de torture…

    Elle est actuellement détenue dans la prison pour femmes numéro 5 de la province du Henan, où approximativement 200 pratiquantes de Falun Gong sont détenues.

    Une ancienne prisonnière qui a été récemment libérée de la même prison a rapporté que Chen Zhenping est détenue dans une cellule minuscule où elle est observée vingt-quatre heures sur vingt-quatre par d'autres détenus, beaucoup sont des criminels et des toxicomanes. L'ancienne prisonnière a rapporté que Chen Zhenping n'a pas été souvent autorisée à aller aux toilettes et a été attachée à un lit et battue.

    Elle s’est vue également injecter de force des drogues et on l'a entendue pleurer " ne me faites pas l'injection. Ne me faites pas l'injection. Je ne veux pas prendre la drogue… "

    Les détenues de Falun Gong dans la prison sont soumises quotidiennement à des diffusions dénonçant le Falun Gong et à une musique aiguë à moins qu’elles ne renoncent à leur foi."

    Tiré de: http://www.fr.clearharmony.net/articles/201010/53510.html

  • Le magazine de la santé de France 5 à propos des prélèvements d'organes forcés en Chine

    mag_sante.jpgLe 3 décembre 2009, suite à une conférence à l’Assemblée nationale organisée par la Coalition d'Investigation sur la Persécution du Falun Gong (CIPFG) en présence de deux députés, deux éminents professeurs de médecine, Francis Navarro et Yves Chapuis de l’Académie nationale de Médecine, deux ONG (Amnesty International et Ensemble contre la Peine de mort) , David Kilgour et Michel Wu ancien chef du Service Chine de Rfi, la télévision internationale de langue française TV5 réalisait un reportage de 6 minutes dénonçant le rôle effrayant du régime communiste chinois dans l’assassinat systématique des pratiquants de Falun Gong après le prélèvement de leurs organes de leur vivant, et les énormes profits engrangés par ces agissements.

    Le 7 janvier 2010, Michel Cymes et Marina Carrère d'Encausse en faisaient à leur tour un des sujets de leur "Magazine de la Santé", une émission de grande écoute sur France 5

    En voici la retranscription :


    Marina Carrère d'Encausse (MCD) s'adressant à leur journaliste Claire Feinstein (CF) – vous surveillez pour nous la santé à l’étranger, et vous avez mis le doigt sur une histoire absolument monstrueuse de trafic d’organes en Chine.

    CF : Oui on a tous en tête effectivement ces histoires qui ne sont malheureusement pas des légendes, de personnes pauvres, très pauvres qui ont été contraintes de vendre un de leurs organes, un rein, leur cornée, effectivement contre une somme d’argent, une somme assez dérisoire en général, c’est ce qu’on appelle le tourisme de transplantation parce que ces organes sont en revanche achetés à prix d’or par des personnes assez aisées en attente d’une greffe. Ce tourisme de transplantation est très développé en Inde, aux Philippines et en Egypte, l’an dernier on comptait effectivement 6800 transplantations rénales soit 10% du nombre total du au tourisme de transplantation. Alors dans ce trafic effectivement la Chine ...

    Michel Cymes (MC) : la Chine ... alors là on a repoussé les frontières de l’horreur

    David Matas et David Kilgour, à l'écran

    CF : Oui, ça va très très loin, il y a quelques années le gouvernement chinois, sous la pression internationale a avoué qu’effectivement la principale source d’organes, c’était les condamnés à mort, un procédé pas très très éthique, mais là ils vont encore plus loin. En 2006, deux éminents avocats canadiens, David Matas, qu’on voit à gauche de l’image et David Kilgour, qui est un ancien ministre du gouvernement fédéral canadien, ont mené l’enquête, alertés par les ONG, notamment Amnesty International, qui s’étonnaient de voir que le nombre d’organes à disposition était bien plus important que le nombre de condamnés à mort. Et effectivement, en fouillant un petit peu, ils ont mis le droit sur un scandale sanitaire absolument hallucinant dont les victimes sont les membres du Falun Gong. C’est un mouvement mystique chinois d’inspiration bouddhiste, donc des gens plutôt pacifistes, les pratiquants sont très nombreux en Chine, et depuis 1999, le gouvernement chinois les réprime violemment, inquiet en fait de voir qu’un mouvement regroupe autant de personnes. Donc depuis 1999, ils sont systématiquement traqués, arrêtés et emprisonnés dans des camps de travail, d’où ils ne ressortent jamais, et pour cause puisqu’ils servent de donneurs d’organes, non consentants évidemment.

    MCD : Est-ce qu’on a des preuves de cette histoire ?

    CF : Oui, les deux avocats ont recueilli des témoignages assez terribles, notamment de médecins repentis, d’anciens médecins militaires qui étaient réquisitionnés pour cette tâche obscure, qui se rendaient dans les différents camps de travail, et prélevaient sur ces prisonniers encore vivants, souvent sans même une anesthésie, les cornées, les poumons, les reins, les cœurs de ces prisonniers.

    MCD : Et après on incinérait les corps et donc on faisait disparaître tout ça ?

    CF : On faisait disparaître tout ça, les familles n’avaient aucune nouvelles donc de ces prisonniers qui n’étaient pas même pas jugés et qui disparaissaient simplement …

    MCD : Et ce qui est étonnant c’est que dans ces camps il n’y avait pas que ces personnes là, mais il n’y avait qu’elles qui avaient un examen de sang à l’arrivée …

    CF: Une des premières choses qui a alerté les ONG c’est effectivement de constater que sur ces donc 300 camps de travail en Chine, sur trois cent mille prisonniers, 150 mille sont des membres du Falun Gong, et seules ces personnes là avaient droit à un bilan sanguin complet. Ce bilan sert en fait à pouvoir établir une compatibilité entre les prisonniers et les receveurs potentiels.

    MC : Alors les deux avocats que vous citiez ont quand même pris des témoignages ...

    CF: Ils ont effectivement publié une enquête qui s’appelle Bloody Harvest, une enquête de 130 pages dans laquelle, ils ont rassemblé 52 preuves et témoignages, notamment de médecins, de victimes miraculeusement sauvées de ces camps, et de médecins d’hôpitaux publics et privés qu’ils ont enregistrés à leur insu et qui expliquent très simplement comment quand ils ont besoin d’un organe, ils vont simplement se servir, en fait c’est une banque d’organes.

    MC : Alors les Chinois ont fait une erreur, parce qu’ils ont invité un jour un chirurgien en chef du service d’hépatologie digestive et de transplantation du CHU de Montpellier, qui est le professeur Francis Navarro, et on l’invite à venir montrer des techniques de transplantation …

    CF : On l’invite pour effectivement former les chirurgiens chinois aux techniques de transplantation, bien maîtrisées par les français, et puis il s’étonne parce qu’on lui fixe une date, très précise, une transplantation prévue c’est forcément sur donneur vivant, donc un père une mère une sœur, on peut la prévoir, donc il demande le dossier médical du donneur, et du receveur pour pouvoir préparer l’opération et là on lui dit " on n'a pas de dossier pour le donneur parce qu’on ne sait pas qui c’est, mais il y en aura un le jour où vous viendrez" , donc il s’en étonne et effectivement il comprend, en fouillant un petit peu qu’une personne sera effectivement exécutée, pour cette opération là.

    MCD : Il faut dire avant qu’on parle de la réaction internationale que ce professeur Francis Navarro prépare un livre avec un journaliste parce qu’il a mené vraiment une large enquête, un livre qui sort dans quelques semaines …Alors la réaction de la communauté internationale devant ça ?

    CF : La première enquête des deux avocats canadiens est sortie en 2006, puis en 2007 peu de temps avant les JO de Pékin, donc pas réellement de réaction, des petites réactions un petit peu offusquées mais pas plus, on n'a pas insisté. Du côté de la Chine, on s’offusque pour le coup de telles médisances, de telles pratiques n’existent pas selon le gouvernement chinois, alors ils considèrent effectivement que tous ceux qui tiennent de tels propos sont forcément des ennemis de la Chine. Et puis ce qu’on a vu après la sortie de ces rapports c’est qu’ils ont fait un petit peu de ménage, moins d’organes disponibles pour les greffes, moins de greffes, ça s’est tassé un petit temps et puis c’est reparti de plus belle et ce tourisme de transplantation en Chine continue à exister et on peut encore trouver des sites internet sur lesquels on propose ces voyages de transplantation

    MC : 30 ,000 dollars pour une cornée, 100 000 pour un foie et 150 000 dollars pour un poumon !

    MCD : On en reparlera quand le livre du Pr Navarro sortira.

     

    Tiré de: http://www.fr.clearharmony.net/articles/201001/49184.html

  • Tollé international après la condamnation d'Aung San Suu Kyi

    Si l'UE mettait ses menaces à exécution, le groupe pétrolier français Total serait en première ligne. Une des actions réclamée par les soutiens de Aung San Suu Kyi est «le compte séquestre», dispositif prévu par l'ONU, pour les revenus versés par Total à la Birmanie pour l'exploitation des gisements gaziers.

    Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon a pour sa part appelé la junte militaire birmane à libérer Aung San Suu Kyi de façon «immédiate et inconditionnelle et à la considérer sans tarder comme un acteur essentiel dans le processus de dialogue et de réconciliation» nationale.

    Renforcement des sanctions de 2007

    Le Premier ministre suédois Fredrik Reinfeldt a pour sa part évoqué de «nouvelles restrictions commerciales pour les compagnies appartenant à l'Etat» birman et «une interdiction d'entrée dans l'UE pour les quatre personnes clés responsables de la décision» de condamner Aung San Suu Kyi.

    Les sanctions européennes contre la Birmanie, renforcées en 2007, incluent, entre autres, un embargo sur les armes, une interdiction d'entrée dans l'UE et un gel des avoirs d'une dizaine de responsables de la junte.

    Les Européens veulent agir avec tous leurs partenaires et comptent sur les pressions des pays d'Asie pour obtenir la libération de l'opposante.

    Brown «en colère»

    La réaction des pays de la région vont en ce sens. La Malaisie a appelé ainsi à une réunion d'urgence de l'Association des Nations d'Asie du Sud-Est (Asean) «pour évoquer cette question, qui suscite une grande inquiétude». «Avec cette condamnation, Aung San Suu Kyi n'a aucun moyen de participer à l'élection générale de l'année prochaine, qui devrait être libre et juste», a expliqué le chef de la diplomatie malaise, Anifah Aman.

    Le Premier ministre britannique Gordon Brown s'est dit «attristé» et «en colère», alors que la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a affirmé qu'Aung San Suu Kyi «n'aurait pas dû être jugée et n'aurait pas dû être condamnée». «Nous demandons aussi la libération de plus de 2.000 prisonniers politiques dont l'Américain John Yettaw. Nous sommes inquiets de la condamnation sévère qui lui est imposée, surtout au regard de son état de santé», a-t-elle plaidé.

    Du côté des ONG, Amnesty International a fustigé une condamnation «honteuse», qui relève de la «mascarade politique», alors que la Fédération internationale des droits de l'Homme (FIDH) a pressé la communauté internationale d'agir pour mettre fin à la répression «inhumaine» en Birmanie.

    Merci à Libération: http://www.liberation.fr/monde/0101584753-tolle-international-apres-la-condamnation-d-aung-san-suu-kyi

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