Avertir le modérateur

amnesty

  • Gao Zhisheng emprisonné depuis 2006 en Chine pour avoir défendu les droits en Chine

    Gao Zhisheng, avocat spécialisé dans la défense des droits humains, a subi depuis 2006 disparition forcée, torture, assignation à résidence illégale et emprisonnement, en raison de ses activités.

    Le ministère chinois de la justice, après avoir considéré en 2001 Gao Zhisheng comme « l’un des dix meilleurs avocats du pays », lui a retiré fin 2005 son autorisation d’exercer et a suspendu les activités de son cabinet d’avocat. Cette décision faisait suite à la publication de lettres ouvertes appelant les autorités à mettre un terme aux persécutions religieuses, notamment à l’encontre des pratiquants du Fa Lun Gong.


    En février 2006, Gao Zhisheng organise une campagne de grèves de la faim pour attirer l’attention sur les persécutions visant les défenseurs des droits humains en Chine. Peu après, les autorités l’arrêtent et le détiennent sans inculpation jusqu’à son procès qui se tient à huit clos et sans avocat pour le représenter. Il est condamné à trois ans de prison avec sursis et assigné à résidence.
    Il brise alors le silence sur les tortures qu’il a subies au cours de sa détention avant le procès. En septembre 2007, il fait publier une lettre ouverte adressée au Congrès des États-Unis dans le journal américain Epoch Times, attirant l’attention sur la détérioration de la situation des droits humains en Chine. La réaction des autorités ne tarde pas : il est arrêté et détenu au secret près de six semaines. Pendant cette période, il est violemment battu et torturé.


    En février 2009, alors qu’il est encore sous le coup d’une mesure de résidence surveillée, Gao Zhisheng est enlevé par la police et disparaît pendant quatorze mois. Il réapparait en mars 2010 mais est à nouveau enlevé deux semaines plus tard, après avoir donné une interview à l’agence Associated Press. Ses proches restent sans information sur son sort jusqu’en décembre 2011, quand des médias officiels annoncent que Gao est emprisonné pour purger sa peine d’emprisonnement car il aurait violé les termes du sursis.
     

    Gao Zhisheng est actuellement détenu à la prison du comté de Shaya, dans le nord-ouest de la Chine où il risque de subir des actes de torture.
    La torture et les autres formes de mauvais traitements restent généralisées dans tous les lieux de détention en Chine, bien que le pays ait ratifié la Convention des Nations unies contre la torture en 1988.
    Très peu d’avocats en exercice prennent le risque de défendre des victimes de violations des droits humains. Ils constituent une partie importante du mouvement pour la défense des droits (weiquan), qui s’appuie sur le droit chinois pour protéger les droits des personnes. Harcelés, agressés, surveillés, ils risquent égale

    Tiré de: http://www.amnesty.fr/AI-en-action/Protegeons-les-personnes/Defenseurs-des-Droits-Humains/Actualites/Chine-Gao-Zhisheng-avocat-enferme-pour-avoir-plaide-pour-la-liberte-7352

  • Amnesty International: risque de torture pour les pratiquants de Falun Gong

    Amnesty International, Falun Gong, secte, Falun Dafa, torture, Amnesty, InternationalWang Xiaodong et sa sœur Wang Junling, pratiquants du Falun Gong, ont été placés en détention et risquent de subir des actes de torture et d'autres mauvais traitements. Ce sont des prisonniers d'opinion, incarcérés uniquement pour avoir exercé pacifiquement leurs droits à la liberté d'expression et d'association.

    Wang Junling, aussi connue sous le nom de Wang Xiaomei, a été arrêtée le 26 mai à Cangzhou, dans la province du Hebei, dans le nord-est de la Chine, en raison des efforts qu'elle a déployés pour faire libérer son frère, Wang Xiaodong, incarcéré depuis le 25 février parce qu'il appartient au mouvement spirituel du Falun Gong.

    Après le placement en détention de Wang Xiaodong, Wang Junling a activement cherché à faire libérer son frère, notamment en faisant signer une pétition aux membres de 300 familles de leur village natal, Zhouguantun, dans la province du Hebei, ce qui représente la quasi-totalité des familles du village. Ces villageois ont ensuite subi des pressions pour retirer leur soutien. Wang Junling a également publié une lettre ouverte sur Internet, ce qui lui a valu de recevoir des menaces. Elle s'est alors réfugiée dans la clandestinité. Fait inhabituel, cette pétition a été estampillée comme authentique par les membres du comité du village de Zhouguantun. La pétition comme la lettre auraient circulé en haut lieu au sein du gouvernement. Wang Junling a été arrêtée devant un bâtiment, à Cangzhou, où il semble qu'elle se cachait. Deux autres personnes, Kang Lanying et Tan Jianying, qui l'ont peut-être hébergée, ont été interpellées au même moment.

    Wang Xiaodong, enseignant, se trouve au centre de détention de la ville de Botou depuis qu'il a été arrêté le 25 février par 40 policiers qui sont entrés chez lui sans mandat et ont saisi, entre autres, de l'argent liquide. Il a été inculpé d'être en possession d'un CD contenant des informations sur la pratique spirituelle du Falun Gong. Au bout de plusieurs tentatives, il semble que sa famille soit enfin parvenue à engager un avocat.

    Lire la suite sur: http://www.amnesty.org/fr/library/asset/ASA17/013/2012/en/4c52af7f-fa83-4c4d-b9e3-24586aaf0518/asa170132012fr.html

  • Prélèvements d'organes : un secret d'état chinois

    Le 27 mars dernier, Amnesty International publiait un rapport sur la peine de mort dans le monde. Parmi les 57 pays appliquant toujours la peine de mort, seuls 20 pays ont exécuté des prisonniers en 2011 pour un total de 676 prisonniers exécutés.

    Selon Amnesty International, ce chiffre n'inclut pas les criminels exécutés en Chine et le nombre de condamnés à mort en Chine dépasse la somme de ceux de tous les autres pays. Mais le nombre de prisonniers exécutés est un secret d'état en Chine et aucun étranger ne peut connaître les chiffres avec exactitude.

    [Lan Shu, Observateur] :
    « Le PCC a toujours considéré le nombre de prisonniers exécutés comme un secret d'état. C'est une dictature totalitaire. Beaucoup de choses sont gardées secrètes. »

    Selon l'avocat chinois Jiang Tianyong, le condamné connaît seulement sa peine et son avocat est informé que son client est condamné à mort ou sera exécuté, mais il ne connaît pas tous les détails. Le public n'a aucun droit de savoir.

    [Jiang Tianyong, Avocat]:
    « D'un point de vue légal, la loi chinoise ne justifie pas l'attitude du PCC. Selon la loi, même si le procès est fermé au public, le jugement doit être rendu public. L'avocat et la famille devraient être informés de l'application de la peine de mort. »

    Selon lui, Il est suspect que le PCC considère le nombre de condamnations à mort comme un secret d'état.

    En 2005, lors d'une réunion de l'Organisation mondiale de la santé, Huang Jiefu, le Ministre adjoint de la santé chinoise a admis pour la première fois que la majorité des organes transplantés en Chine provenaient de condamnés à mort.
    Par la suite, Mao Qun'an, le porte-parole du Ministère de la santé, a nié la déclaration de Huang Jiefu et affirmé qu'un grand nombre d'organes transplantés provenaient de donneurs volontaires. 

    En mars 2006, après la publication de rapports dénonçant le prélèvement forcés d'organes sur des pratiquants de Falun Gong encore vivants et leur vente sur le marché noir, les autorités chinoises ont gardé le silence pendant trois semaines.
    Qin Gang, le porte-parole du Ministère chinois des affaires étrangères, a nié l'existence de camps de concentration et de prélèvements forcés d'organes. Il a également déclaré que les rapports sur l'existence de prélèvements d'organes sur des prisonniers exécutés n'étaient que mensonges. Qin Gang a aussi nié les déclarations de Huang Jiefu.

    Mais au cours des Deux réunions de cette année, Huang Jiefu a de nouveau déclaré : « La pénurie d'organes est un obstacle au développement de la greffe d'organes en Chine. En raison du manque de donneurs volontaires, les prisonniers exécutés sont devenus la première source d'organes. »

    [Lan Shu, Observateur] :
    « Le PCC a choisi d'admettre publiquement qu'ils collectent des organes sur les prisonniers exécutés pour détourner l'attention. Ils veulent détourner l'attention publique.
    Ce que le public est le plus impatient de savoir, c'est si les documents de Wang Lijun envoyés à l'étranger comportent des informations confidentielles sur les prélèvements forcés d'organes effectués par le PCC sur les pratiquants de Falun Gong encore vivants. »

    Lan Shu a aussi expliqué que le PCC a admis publiquement les prélèvements d'organes sur les prisonniers exécutés pour détourner l'attention des prélèvements forcés d'organes sur les pratiquants de Falun Gong encore vivants.

    Tiré de: http://fr.ntdtv.com/ntdtv_fra/actualite/2012-04-01/370476262553.html

Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu