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ai weiwei

  • Ai Weiwei réagit à la pollution de l'air de Pékin

    Des centaines de millions de personnes respirent en ce moment un air mortel en Chine. C'était l'une des pires pollutions de l'histoire. Dans la province du Zhejiang, le brouillard était si dense qu'un bâtiment en feu est passé inaperçu pendant des heures.

    Les gens de l'est et du centre de la Chine sont encouragés à porter des masques et éviter de sortir de chez eux. Mais un célèbre citoyen chinois va un pas plus loin.

    [Ai Weiwei, Artiste dissident chinois] :
    « Je me sentais vraiment impuissant. La seule chose que je pouvais faire était de trouver un moyen de l'exprimer. J'ai acheté un masque à gaz et je l'ai porté sur mon visage pour envoyer deux messages: l'un est de faire savoir aux gens combien la situation à Pékin est dégoûtante. Le deuxième est de dire que chaque personne a la capacité de se sauver ».

    Pour faire une comparaison : Bakersfield en Californie est la ville la plus polluée des États-Unis. Elle a atteint un niveau record de pollution de 159 l'an dernier selon l'indice américain de la qualité de l'air. Samedi dernier, Pékin a atteint le niveau de 755. Ce genre d'air pollué peut provoquer des crises cardiaques et des accidents vasculaires cérébraux.

    Les services respiratoires des hôpitaux de Pékin ont été débordés.

    [Lu Youjin, médecin, Hôpital universitaire du Anhui] :
    «Habituellement, nous recevons environ 20 à 30 patients par jour. Mais maintenant, c'est plus de 40 tous les jours. Les services hospitaliers sont pleins et il faut rajouter des lits.»

    Selon l'Hôpital des enfants de Pékin, un tiers de ses patients souffre d'infections des voies respiratoires.

    [Li Huahuai, Infirmière en chef, Hôpital du Peuple n°1 de Yongkang] :
    « Aujourd'hui, plus de 400 patients ont besoin d'une perfusion tous les jours alors que pendant la saison estivale, le nombre dépasse à peine 200. La plupart des patients souffrent d'infections des voies respiratoires, de rhume et de la toux. »

    L'air toxique dans la capitale chinoise et dans tout le pays est un signal d'alarme pour appeler à une réforme pour l'environnement le plus rapidement possible.

    Tiré de: http://www.youtube.com/watch?v=0mlK7ZK-LXg&list=UUIWw8PPP5OPNkDCLBrG9zVA&index=5

  • Ai Weiwei: «Le Parti doit comprendre que le peuple est la fondation»

    Ai Weiwei, Chine, peuple chinois, artiste chinois, Elton John

    Dans sa maison surveillée par la police, en compagnie de ses 23 chats, Ai Weiwei résiste encore et toujours à l’envahisseur. Même réduit au silence et à la «non existence médiatique», l’homme n’en finit plus d’exaspérer les autorités communistes. Lors d’un concert à Pékin, le chanteur britannique Elton John a annoncé dédier son concert à son «ami, Ai Weiwei».

    Résultat, le lendemain, un journal d’État, le Global Times, s’égosillait contre le chanteur, poussant les spectateurs de ses concerts à le «mettre dehors». «Il a imposé l’ajout d’un contenu politique à son concert qui n’aurait dû être qu’un simple spectacle», accusait le journal. Car aux yeux des autorités communistes, Ai Weiwei est un «contenu politique» à lui tout seul.

    Engagé dans ce qu’il appelle lui-même une «partie d’échecs» avec le Parti communiste chinois, l’artiste calcule ses coups. Récemment, on présentait une de ses expositions dans un musée new-yorkais. Dans une interview donnée à France24,  l’artiste, à qui l’on a interdit de quitter le pays, explique sa situation. «Il y a d’autres façons de communiquer», déclare-t-il.

    Sur twitter, par exemple. Ai Weiwei communique et reste en contact avec ses nombreux amis. «Si quelqu’un mentionne mon nom en Chine, son message est effacé. Je suis une personne qui n’existe pas. Vous ne pouvez même pas me critiquer car vous ne pouvez pas mentionner mon nom. Nous devons passer par des technologies spéciales pour aller sur Internet et passer par des sites étrangers», déclare-t-il.

    Après avoir été emprisonné pendant près de trois mois, l’année dernière à la suite d’accusation de fraude fiscale, l’artiste s’interroge sur la réaction irréelle de son gouvernement. «Comme ils l’ont dit, ma situation est celle d’un homme libre. Ils ont annulé les charges à mon encontre et ils font comme si rien ne s’était passé. C’est une situation très étrange pour moi, vous savez. Voyez par vous-même: je suis passé par des moments bien difficiles. Mais alors qu’ils vous plongent dans une situation aussi dramatique, en même temps ils vous disent “rien ne s’est produit”».

    Dans le fond, rien n’a changé en Chine

    Le cas d’Ai Weiwei n’est pas isolé. D’autres personnalités chinoises ont, un jour, eu le malheur de connaître le même sort, voire pire. Certains sont jetés en prison, d’autres sont assignés à résidence, d’autres encore meurent dans des circonstances mystérieuses. L’avocat Gao Zhisheng dont on est sans nouvelles depuis mars 2012, reste toujours derrière les barreaux d’une prison du Xinjiang. Ce dernier avait défendu des chrétiens «dissidents», des mineurs de charbon et des pratiquants de Falun Gong. Il a été emprisonné pour «incitation à la subversion». L’avocat Chen Guanchen a également été assigné à résidence, puis s’est enfui vers les États-Unis. À la suite de quoi son frère a été jeté en prison pour «rébellion contre policiers» alors que ces derniers intervenaient illégalement chez lui.

    Lire la suite sur: http://www.epochtimes.fr/front/12/12/16/n3507633.htm

  • La Chine, dictature sous ecstasy? - Interview de Chan Koonchung par le Nouvel Observateur

    chine,dictature,ecstasy,politique-fiction,amnésie collective,liu xiaobo,ai weiwei,chan koonchung,livre interditLe Nouvel Observateur Votre livre, « les Années fastes », est une saisissante politique-fiction. Nous sommes en 2013, la Chine a réussi à se hisser à la première place mondiale en mettant à profit un second krach financier qui a emporté les économies occidentales. Les Chinois sont euphoriques et applaudissent leur gouvernement à poigne - qui, lui, n'a pas changé d'un iota. Mais cette réussite doit beaucoup à l'ecstasy présente dans l'eau du robinet, et à l'amnésie collective qui a fait « disparaître » un mois entier de répression sauvage juste avant l'avènement de cet âge d'or.

    Chan Koonchung J'ai voulu développer un « assez bon » scénario pour la Chine de 2013 confrontée à une seconde crise qui risquerait de balayer le pouvoir. Mais ce pouvoir a une longue expérience de la gestion des chocs : il commence toujours par une campagne sans merci contre les « fauteurs de troubles ». Puis il prend des mesures radicales de réajustement économique, ce qui lui permet de s'en sortir. Et pour finir, il « achète » les gens par des avancées purement matérialistes. Il existe des scénarios bien pires, où le pays pourrait sombrer dans le fascisme après une période de chaos. Mais la Chine réussira à résoudre certains de ses problèmes internes tout en restant intraitable vis-à-vis des dissidents. Le pouvoir ne voudra jamais rendre compte de ses crimes passés.

    Le système que vous décrivez dans le livre n'est pas une dictature pure et simple...
    En effet, le pouvoir n'est plus capable de faire taire toutes les voix dissidentes, il y en a trop. Mais ses méthodes sont de plus en plus sophistiquées. Voyez les universitaires ou les artistes, longtemps dans la rébellion, et aujourd'hui couverts d'argent, de bourses, de perspectives alléchantes... Du coup, ils sont tout à fait acquis au système. Les dirigeants ont compris que ce n'est pas nécessaire d'être aimé. L'obéissance suffit. Bien sûr, il leur arrive aussi de pécher par excès : en 2008, après les JO, ils ont pensé qu'ils étaient « arrivés », que rien ne devait leur résister, et ils ont voulu donner une bonne leçon aux dissidents. D'où la lourde condamnation de Liu Xiaobo, et l'affaire Ai Weiwei. Echaudés par la réaction internationale, ils se tournent de nouveau vers des méthodes plus douces : ils veulent à présent « séduire » les journalistes - un groupe qui leur donne du fil à retordre...

    L'ecstasy dans l'eau rappelle pourtant « le Meilleur des mondes ».
    En fait, c'est le scandale du « lait mélaminé » en 2008 qui m'en a donné l'idée. On a appris plus tard que l'annonce avait été sciemment retardée pour ne pas ternir les JO ! La nourriture est très frelatée ici, avec une foule de substances plus ou moins toxiques qui sont ajoutées illégalement. Et on voit qu'il est très difficile de stopper la tendance car la bureaucratie en retire trop de profit. Même chose avec la drogue dans l'eau de mon livre : prévue à l'origine pour « calmer les gens » pendant quelques jours au moment le plus critique de la crise, elle devient un ingrédient habituel. Pourquoi s'en priver, si tout le monde en profite ?

    Lire la suite de l'article sur:http://bibliobs.nouvelobs.com/romans/20120131.OBS0231/la-chine-dictature-sous-ecstasy.html

  • Ai Weiwei interrogé pour une attaque de caméra

    Ai Weiwei, artiste chinois, Chine, twitter, stade olympique de Pékin, régime chinois,exposition de graines de tournesol  Le 15 janvier 2012, l’artiste chinois Ai Weiwei a posté ce commentaire sur Twitter: «La nuit dernière, j’ai été convoqué au commissariat de Chaoyang. Ils me suspectaient d’avoir attaqué une caméra de sécurité».

    Ce commentaire a provoqué une vague de plaisanteries sur Internet. Un internaute a répondu: «La caméra a-t-elle été gravement blessée? A-t-elle passé des examens? Lui a-t’on fait une IRM?».

    L’économiste He Qinglian a posté sur son compte Twitter: «Cette histoire est vraiment amusante. Généralement, on s'attaque à des gens. La caméra est un objet, pas une personne. Seul le Parti communiste peut élever les outils du régime au statut de personne. Le tout-puissant Parti élève ses désirs à un degré ridicule».

    Gao Ying , la mère de Ai Weiwei, considère cet incident comme une blague. Elle a déclaré: «Il y a tant de blagues de ce genre, prenez-le comme une blague. La police l’a convoqué, ils avaient vu quelques personnes lancer des choses sur la caméra».

    En 2011, Ai Weiwei avait été détenu pendant 81 jours après avoir été faussement accusé d'évasion fiscale. Pour beaucoup, cette détention était un simple avertissement pour calmer les critiques de cet artiste envers le régime. Depuis sa libération, Ai Weiwei est constamment surveillé.

    Ai Weiwei n’est pas le seul à avoir souffert de ce genre d’intrusion dans sa vie. Après avoir réclamé un entretien avec le dirigeant Hu Jintao, Yang Weidong, un cinéaste indépendant de Pékin, s’est également retrouvé sous surveillance vidéo.

    Yang Weidong a dit: «Treize caméras de surveillance ont été installées près de l’entrée de notre domicile, de l’entrée jusqu’à la rue principale, sur environ 800 mètres. Maintenant, mon espace vital est réduit et je n’ai aucune intimité. Tout cela est arrivé après que j’ai demandé un entretien avec Hu Jintao, le 30 octobre 2011».

    Ai Weiwei est connu pour son exposition de graines de tournesol au Tate Modern Gallery de Londres ainsi que la conception du Nid d'oiseau, le stade olympique de Pékin.

    Mais le travail de l’artiste l’a souvent confronté au régime chinois. En décembre 2008, Ai Weiwei et son ami artiste Tan Zuoran avaient enquêté ensemble sur la mort des écoliers lors du tremblement de terre du Sichuan. Des milliers d’enfants avaient péri sous les décombres des bâtiments mal construits avec des matériaux de mauvaise qualité.

    Pour avoir accès à cette information en video: http://fr.ntdtv.com/ntdtv_fra/actualite/2012-01-24/297113235608.html

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  • Gao Zhisheng condamné à 3 ans de prison

    Le régime chinois a condamné officiellement l'avocat Gao Zhisheng à trois ans de prison. Gao Zhisheng a passé la majeure partie de ces deux dernières années en détention. Mais le régime semble vouloir s'assurer que l'avocat n'aie plus aucun contact avec le monde extérieur.

    Tiré de:

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  • Le président taïwanais assiste à l’exposition artistique d’Ai Weiwei et envoie un message à la Chine

    Taiwan, Chine, ai weiwei, président taïwanais, Ma Ying-jeou, artistes chinois

    TAIPEI - Les œuvres de l’artiste chinois Ai Weiwei sont exposées à Taipei. Le président taïwanais Ma Ying-jeou a visité l’exposition puis s’est exprimé pour soutenir le droit d’Ai, en tant qu’artiste, à exprimer ses points de vue artistiques. Ma a aussi saisi l’opportunité d’envoyer un message sur les droits de l’homme de l’autre côté du détroit.
     
    «Ai Weiwei – Absence», l’exposition présente au Musée des Beaux-arts de Taipei, est la plus importante collection des œuvres d’Ai au sein de la communauté de langue chinoise.
     
    Ai a été nommé parmi les 100 artistes les plus influents par une revue artistique de publication britannique. Son art politique provocateur et la critique du régime communiste chinois l’ont brouillé avec les autorités chinoises. Il a été enlevé par la police en avril 2011 et détenu, dans un endroit inconnu, pendant plus de 80 jours, avant un voyage prévu à Taïwan afin de discuter des détails de l’exposition.

    En dépit de l’absence d’Ai, le musée a inauguré, comme prévu, l’exposition le 29 octobre. Cependant, contrastant avec le soutien des dignitaires occidentaux rassemblés à l’exposition, il y a peu de réactions de la part des trois importants partis politiques de Taïwan.

    Lors d’un récent entretien radiophonique, Ai a commenté leur absence: «J’ai entendu dire que les politiciens de Taipei sont ambitieux. En tant que nation insulaire, Taïwan est devenue complètement dominée par la Chine. Je ne suis pas le seul absent. L’absence de Taipei et de Taïwan au sein de la communauté internationale est encore plus prononcée. Ils ont dérivé très loin du courant politique principal, parce qu’ils ne sont pas suffisamment courageux pour exprimer leur droit légitime».

    Lire la suite sur: http://www.lagrandeepoque.com/LGE/Chine-/-Asie/Le-president-taiwanais-assiste-a-lexposition-artistique-dAi-Weiwei-et-envoie-un-message-a-la-Chine.html
     

  • Ai Weiwei: volé par le régime chinois

    Ai Weiwei a précisé: «En tant que citoyen, mon innocence est liée à l’innocence du pays. Nous ne faisons pas cela uniquement pour nous, nous pensons que la procédure légale doit être juste, elle doit être transparente et juste. C’est la seule façon de voir de l'espoir dans ce pays». (NTD)
    Ai Weiwei a précisé: «En tant que citoyen, mon innocence est liée à l’innocence du pays. Nous ne faisons pas cela uniquement pour nous, nous pensons que la procédure légale doit être juste, elle doit être transparente et juste. C’est la seule façon de voir de l'espoir dans ce pays». (NTD)

    L’artiste chinois Ai Weiwei revient sur le devant de la scène. Mercredi 9 novembre 2011, il a accordé sa première interview filmée depuis son arrestation en juin dernier.

    Ai Weiwei a déclaré: «Il y a six mois, j'ai été plus ou moins pris en otage. Aujourd'hui, je paye la rançon, avec le sentiment d’avoir été volé. Vous me comprenez, dépouillé de façon officielle».

    La rançon dont il parle est une amende de 1,7 million d'euros que le régime chinois lui a ordonné de payer comme arriérés d’impôts. L'artiste a eu un peu plus d’une semaine pour trouver l’argent.

    Mais le régime chinois n'avait pas prévu l’incroyable affluence de soutiens reçus par Ai Weiwei. Des dizaines de milliers de personnes lui ont versé de l’argent. Certains ont même apporté leur contribution en pliant les billets de banque en forme d’avion qu'ils ont fait voler chez Ai Weiwei.

    Ai Weiwei souhaite rembourser toutes les personnes qui lui ont envoyé de l’argent.

    En payant cette amende, Ai Weiwei espère pouvoir faire appel pour cette affaire, qu’il considère comme une ruse pour masquer la raison réelle de ses 81 jours de détention en juin dernier. En réalité, le régime veut faire taire le critique le plus virulent du pays.

    Ai Weiwei a précisé: «En tant que citoyen, mon innocence est liée à l’innocence du pays. Nous ne faisons pas cela uniquement pour nous, nous pensons que la procédure légale doit être juste, elle doit être transparente et juste. C’est la seule façon de voir de l'espoir dans ce pays».

    Selon la loi chinoise, Ai Weiwei peut désormais prétendre à une révision administrative de son dossier. Il devrait encore verser un peu plus de 740.000 euros. Mais selon l'artiste, honorer cette somme reviendrait à avouer sa culpabilité. Pour l’instant, la balle est dans le camp du régime chinois.

    Tiré de: http://www.lagrandeepoque.com/LGE/Chine-/-Asie/Ai-Weiwei-Vole-par-le-regime-chinois.html

  • La mère d’Ai Weiwei s’exprime sur la détention de son fils

    aiweiwei.jpgLe 3 avril; l’artiste et dissident chinois Ai Weiwei a été arrêté à l’aéroport de Pékin alors qu’il se préparait à embarquer dans un avion à destination de Hong Kong. Plus tard, il a été accusé d’évasion fiscale: une accusation que ses sympathisants pensent n’être simplement qu’un prétexte pour le réduire au silence.

    Alors qu’Ai Weiwei était détenu, aucun fonctionnaire chinois n’a daigné expliquer à sa famille où il était détenu, encore moins, ne lui a laissé des opportunités pour lui rendre visite.

    Cette incertitude a ajouté à l’épreuve que Gao Ying, la mère d’Ai Weiwei, 77 ans, a subi. Dans son entretien avec NTD, elle a remercié les médias du monde pour leur soutien alors que son fils était détenu. Elle affirme que les 81 jours pendant lesquels Ai a été détenu ont été la période la plus douloureuse de sa vie, mais l’attention des média dans le monde lui a fourni la force et lui a fait ressentir qu’elle n’était pas seule.

    Ci-dessous,l’entretien:

    Journaliste: Veuillez, s’il vous plait, expliquer comment, dés lors, vous continuerez, parce qu’Ai doit encore affronter les accusations des autorités. Vous pouvez choisir les thèmes à aborder. Merci

    Gao Ying: Laissez-moi vous dire, je peux dire tout ce que je dois dire dans chaque situation, je pense que ce que je dois dire est correct et je n’ai pas d’hésitation.

    Je ne connais rien des médias mais je pense que tous ont le sens de la justice. Ainsi, je sens, après ce qui est arrivé à mon fils, pour être honnête, beaucoup de média se sont exprimés. Je pense réellement que je ne suis pas seule. Que tant de média s’expriment pour la justice est très réconfortant pour moi.

    A cette époque, je ne pouvais pas voir le gouvernement, et personne ne prêtait attention à moi, même si je perdais mon fils et ne pouvais le retrouver. Ainsi, lorsque tous ces média m’ont fourni des informations,  j’ai vu les différentes formes par lesquelles les médias ont cherché la justice pour mon fils. J’ai entendu leur voix. Tant de personnes ont protesté contre la répression exercée contre mon fils, appelant à sa libération. Ainsi, je ne me sens pas seule dans cette situation.

    Entre son arrestation et avant sa libération, aucun policier, agent de la procurature, agent judiciaire, quiconque l’a arrêté, ni aucun bureau gouvernemental ne m’a dit où mon fils se trouvait ; pourquoi il était détenu; pourquoi il n’était pas libéré et la raison de sa détention. Pour moi, ce n’était pas clair du tout. J’ai simplement entendu toutes sortes d’informations, en particulier par les média d’état qui affirment une chose aujourd’hui et une autre demain. Je ne pouvais dire ce qui était vrai et ce qui était faux.

    Mais dans mon cœur je sais. Je sais que ce qu’à fait mon fils est correct. Il s’exprime pour le peuple et défend ses droits. Il ne tente pas d’obtenir justice pour notre famille, mais pour le peuple. Cela  la mené à son incarcération. Il a été libéré le 22 juin. C’était le jour que nous attendions. Nous ne savions pas qu’il viendrait si rapidement, bien que j’y étais mentalement préparée. Je m’attendais à attendre indéfiniment, mais j’avais cette confiance qu’ils le relâcheraient, et lorsque cela arrivera, il aura la chance de s’exprimer, n’est-ce pas?

    Ainsi, lorsqu’il a été soudain libéré, je me sentais comme dans un rêve, je ne savais pas si c’était vrai ou non, parce qu’il y a toujours des rumeurs. Mais je pense que puisque de nombreux média—avant que le média d’état, Xinhua ne publie son reportage, les autres médias le savaient—ainsi, ils m’ont appelé, ils devaient avoir des informations de l’intérieur. Ainsi, je sentais que cela pourrait être vrai, mais cependant, ce n’était pas officiel, et je ne pouvais le croire. Seulement, lorsque j’ai vu mon fils, je l’ai cru—que c’était réel et qu’il est sorti. J’étais très heureuse. Je pense que tous les médias qui ont soutenu la justice, ses amis, ses sympathisants et ses amis en ligne sont tous très heureux, et auront de nombreuses histoires à raconter. Ils sont plus enthousiastes que je ne le suis.
    Journaliste: Comment va t-il? Quel est son état d’esprit ?

    Gao Ying: C’est comme cela, lorsqu’il a été libéré, il a du acquiescer à certaines restrictions. Il ne peut quitter le pays ou Pékin. Il ne peut contacter les média. Il y a eu des conditions imposées avant sa libération. Ainsi, de nombreux média ont voulu l’approcher et l’interroger mais ce n’est pas possible. Son état d’esprit ? Bien, pensez à ceci, il n’a pas vu sa famille pendant 81 jours, il ne connaît pas les changements qui se sont produits dans me monde, ou ce qui s’est produit du fait de son arrestation. Il n’a pas d’idée. Il ne savait même pas que son chauffeur, Zhang Jinsong avait été arrêté.

    Journaliste: Il n’en avait aucune idée?

    Gao Ying: Non, aucune idée. Il était juste dans une pièce. Elle était gardée par des agents de la sécurité publique. A l’intérieur, en effet, il a été bien traité, il était bien nourri et les médecins surveillaient tous les jours sa santé et il prenait ses médicaments. Il était simplement privé de liberté.

    Lire la suite sur: http://www.lagrandeepoque.com

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