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50 millions de chinois démissionnaires

  • Persécution du mouvement spirituel bouddhiste Falun Gong

    Un ancien professeur de l’université de Tsinghua témoigne.

    sriimg20010816_791879_0p.jpgAux États-Unis, j’étais professeur au Département de Génie Civil à l’université de Tsinghua à Pékin. Pendant 13 ans d’enseignement, mon travail m’a valu plusieurs récompenses nationales et universitaires ainsi que le respect de mes étudiants et de mes collègues.

    Je saisis cette occasion pour témoigner des persécutions que j’ai subies sous le régime communiste en Chine en espérant que mon expérience pourra permettre à d’autres Chinois de réaliser les mensonges du Parti Communiste Chinois (PCC), et pourra aussi les aider à franchir le pas pour sortir de l’emprise de ce parti pervers.

    La date du 18 février 2009 est à marquer d’une pierre blanche puisque c’est le jour où l’on a passé le cap des 50 millions de Chinois démissionnaires du PCC et de ses organes affiliés. Je félicite tous mes compatriotes qui ont eu le courage et le discernement de faire un tel choix.
    En août 2008, j’ai été obligé de quitter le poste d’enseignant que j’affectionnais tant, et suis venu à l’étranger pour avoir accès à plus de liberté et de justice. J’ai renoncé à une carrière bien établie parce que je ne voulais plus être persécuté dans un pays où la justice et les droits de l’homme n’existent pas.

    C’est en mai 1995 que j’ai rencontré des pratiquants du Falun Gong sur le campus de l’université de Tsinghua. Leur principe de «vérité, compassion et tolérance» m’a tout de suite plu et j’ai commencé à le pratiquer moi aussi peu de temps après. À cette époque, les gens étaient libres de faire les exercices en public, et les livres du Falun Gong étaient publiés à travers tout le pays.

    Il y avait neuf pratiquants à notre point de pratique à l’université. Dès le début, je me suis senti libre de pratiquer publiquement les exercices du Falun Gong, ainsi que d’autres de la faculté et les étudiants. À cette époque, la plupart des gens connaissaient le Falun Gong et savaient que c’était une pratique bénéfique. Avant 1999, plus de 100 millions de Chinois le pratiquaient.
    Mais tout a basculé en juillet 1999. Jaloux de la popularité du Falun Gong, le dictateur chinois d’alors, Jiang Zemin, a lancé une campagne de répression très dure contre le Falun Gong. Sous son commandement, les autorités chinoises ont interdit la pratique et initié une campagne médiatique diffamatoire à son encontre à l’intérieur du pays et même au niveau international par le biais des ambassades.

    En conséquence, plus de 100 millions de personnes innocentes ont été étiquetées «ennemis de l’Etat» parce qu’elles pratiquaient le Falun Gong. La persécution à grande échelle la plus impitoyable de l’histoire venait de commencer.

    La persécution m’a privé de ma liberté et du bonheur d’être enseignant. Les forces de police, le bureau 610* et les comités résidentiels locaux envoyaient des gens me surveiller chez moi, espionnant tous mes faits et gestes ainsi que ceux de ma famille. Notre téléphone et l’accès à internet étaient également contrôlés.

    Le matin du 13 mars 2006, après avoir envoyé ma fille à l’école et alors que je me préparais à rédiger le test d’admission au grade d’étudiant national, plus de 20 policiers ont soudainement fait irruption chez moi. Sans aucune autorisation, ils ont commencé à perquisitionner mon domicile. Plus tard, en face de moi, ils ont rempli un mandat d’arrêt et un ordre d’interrogatoire vierges.

    Ce jour-là, j’ai été arrêté pour avoir été en possession d’un livre du Falun Gong, un best-seller publié par une maison d’édition d’Etat avant 1999.Ma demande pour obtenir un avocat (comme j’en avais le droit) a été rejetée parce que, selon la police, j’étais un «criminel politique». Ils ne pouvaient m’accuser d’aucun crime si ce n’est de posséder un livre pourtant publié légalement, mais de toute façon, ils ne voulaient pas me libérer. Sans aucune procédure légale, j’ai été condamné à deux ans de prison. Le prétendu système légal n’est qu’une formalité pour le régime communiste.

    J’ai été détenu dans une cellule de moins de 18 m² avec 36 autres personnes. Pendant la journée, les détenus étaient obligés de tenir leurs genoux en s’asseyant sur le sol dur toute la journée jusqu’à ce que leurs muscles se tétanisent. La nuit, nous ne pouvions dormir que sur le côté, entassés les uns sur les autres comme dans une boîte de sardines en appuyant notre tête sur les pieds des autres personnes. Les jours d’été, la cellule était étouffante, l’air était humide et les températures atteignaient 40 °C. [...]

    * Le bureau 610 est une forme de Gestapo chinoise qui a été mise en place par le Parti Communiste chinois spécialement pour persécuter le Falun Gong.

    Écrit par Propos recueillis par Rémi Bleibtreu, La Grande Époque

    http://www.lagrandeepoque.com/LGE/content/view/6102/104/

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