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éthique

  • Confucius n’habite plus ici

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    Dans la Chine d’aujourd’hui, le philosophe Confucius est de retour. Pour marquer son 2565ème anniversaire (en septembre 2014), le président Jinping, a rendu hommage au sage lors d’une conférence internationale organisée à cette occasion. Le " Confucianisme" a déclaré Xi, est la clé pour " comprendre les caractéristiques nationales des Chinois ainsi que les racines historiques du monde spirituel des Chinois d’aujourd’hui."

    Mais malgré toute la ferveur de ses défenseurs contemporains, il est improbable que le Confucianisme, en tant que théorie morale sérieuse, influe significativement sur le caractère de la société chinoise moderne.

    L’histoire du retour

    La renaissance confucéenne qui a commencé dans le milieu des années 1980 a été savamment décrite tant par des sinologues que par des journalistes.

    La meilleure référence académique est le magistral “Lost Soul: ‘Confucianism’ in Contemporary Chinese Academic Discourse’" (en français " Esprit perdu : ‘le Confucianisme dans le discours académique contemporain chinois’) de John Makeham, lequel illustre comment les intellectuels en Chine et hors de Chine ont travaillé depuis les années 1980 à ressusciter la pensée confucéenne en Chine à la suite de sa brutale répression sous le dirigeant communiste et fondateur de la République populaire, Mao Zedong.

    Ce qui ressort clairement de son travail est que l'impulsion pour réinventer la tradition confucéenne n’est pas juste un cynique complot du gouvernement chinois pour soutenir sa légitimité- bien qu’il le soit aussi. Le fait est qu’il y a une variété de forces sociales qui voient dans le Confucianisme une source potentielle d’identité culturelle durable et de continuité historique apaisante dans un monde moderne turbulent.

    L’écrivain New-Yorkais Evan Osnos, dans son nouveau livre “Age of Ambition”, nous montre juste à quel point les nouveaux confucianistes sont divers.

    Il décrit le Temple de Confucius à Beijing, qui remonte au 14ème siècle mais est tombé dans la décrépitude durant la Révolution culturelle (1966–1976.) Il a aujourd’hui été restauré mais son directeur est davantage un entrepreneur qu’un adepte.

    En tant que fonctionnaire mineur du Parti communiste, il se doit d’assurer que les activités du temple sont politiquement correctes. Mais en créant de nouveaux " rituels" publics, il prend une certaine liberté artistique. Il compose le confucianisme au fur et à mesure : quelques citations hors contexte par ci, quelques nouveaux numéros de danse par-là, un peu de fausse musique classique pour maintenir le moral des troupes. Une pâle compréhension du passé est formée pour convenir aux nécessités sociales et commerciales du présent.

    Mais qu’est-ce que le Confucianisme ? Et à quoi ressemblerait un retour plus authentique de la moralité confucéenne ?

    L’éthique confucéenne

    Ce sont de vastes questions qui occupent les vies intellectuelles entières de très sérieux érudits.

    Le Confucianisme lui-même n’est pas une chose singulière : il s’est ramifié et a permuté au cours des siècles en une variété d’expressions. Peut-être que ses éléments les plus essentiels, cependant, sont ceux qui prônent le comportement conscient éthique focalisé sur le fait de cultiver nos relations affectives les plus proches, tout spécialement avec notre famille, nos amis et nos voisins.

    De nombreux experts commencent leur description de l’éthique confucéenne par la notion de " ren," qui peut être traduit par "humanité" ou "bonté"ou "droiture". Elle suggère dans sa structure même que les humains sont toujours intégrés dans des contextes sociaux : le côté gauche du caractère est "personne", le côté droit "deux". Nous ne sommes pas complètement autonomes et capables d’autodétermination. Mais plutôt, nous trouvons le meilleur de nous-mêmes lorsque nous répondons aux besoins de ceux qui nous sont les plus proches.

    Comme Confucius le dit dans les Analectes 6:30 :

    La personne humaine veut se tenir debout, et donc elle aide les autres à se tenir debout. Elle veut la réussite et donc elle aide les autres à réussir.

    L’impératif de faire le bien par d'autres est d’une importance centrale pour Confucius. Nous ne devrions pas être distraits par le gain matériel égoïste ou le statut social ou le pouvoir politique dans notre effort pour maintenir et reproduire l’humanité dans le monde. Et c’est là où les exigences de la vie moderne obstruent la réalisation des idéaux confucéens dans la Chine d’aujourd’hui.

    Là où le Confucianisme entre en conflit avec la réalité contemporaine

    Dans le monde politique, le Parti communiste au pouvoir a, de façon plutôt ironique, embrassé la renaissance confucéenne. Les invocations de la rectitude socialiste mao-marxiste sonnent creux aujourd’hui dans une société troublée par la transformation économique néo-libérale et capitaliste de copinage.

    Lire la suite sur: http://fr.clearharmony.net/articles/a116780-Confucius-n%E2%80%99habite-plus-ici.html

  • Le Parlement européen vote une résolution s'opposant aux prélèvements d'organes forcés en Chine

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    Hier, le Parlement européen a notifié à la République Populaire de Chine (RPC) que la pratique des prélèvements d'organes forcés était inacceptable. Une résolution adoptée jeudi après-midi à Strasbourg a exprimé « sa profonde préoccupation devant les informations persistantes et crédibles de prélèvements d'organes systématiques organisés par l'État chinois sur des prisonniers de conscience non consentants en République Populaire de Chine, y compris sur un grand nombre de pratiquants de Falun Gong emprisonnés pour leur croyances religieuses, et des membres d'autres groupes minoritaires religieux et ethniques » .

    La Chine est appelée dans la résolution à : « mettre fin immédiatement à la pratique de prélèvements d'organes sur des prisonniers de conscience » ; de répondre aux demandes des rapporteurs spéciaux des Nations Unies sur la torture sur ​​la liberté de religion ; de justifier la source des organes utilisés dans les transplantations ; de permettre aux rapporteurs de mener leur enquête ; et de libérer immédiatement « tous les prisonniers de conscience en Chine , y compris les pratiquants de Falun Gong . »

    La résolution recommande à l'Union Européenne (UE) et à ses États membres de condamner publiquement les violations de transplantation en Chine et de sensibiliser leurs citoyens voyageant en RPC. La résolution demande à l'UE de mener une « enquête complète et transparente » sur les pratiques de prélèvements d'organes en RPC et « de poursuivre ceux qui se seraient livrés à de telles pratiques contraires à l'éthique. »

    La résolution indique également l’identité des principales victimes de prélèvements d'organes forcés en Chine : « En juillet 1999, le Parti communiste chinois a lancé une persécution nationale intensive conçue pour éradiquer la pratique spirituelle du Falun Gong menant à l'arrestation et la détention de centaines de milliers de pratiquants de Falun Gong […] il y a des rapports que des ouïghours et des tibétains détenus ont également été soumis à des prélèvements d'organes forcés ».


    Un pas en avant
    « La position du Parlement européen est vraiment très importante », a écrit le Dr Rafael Matesanz, le directeur de l'Organisation nationale de transplantation en Espagne, dans un courriel.

    « Que la représentation des citoyens de 28 pays de l'UE ait exprimé une position commune devant le gouvernement chinois en leur demandant d'arrêter immédiatement toutes ces pratiques contraires à l'éthique est aller dans le bon sens de la marche », a écrit Matesanz .

    Il a noté que, à cette occasion, les « autres considérations » qui auraient « modulés les positions de nombreux gouvernements ou d’organismes internationaux » ont été oubliées. La République populaire de Chine utilise en effet régulièrement les relations commerciales et l’intimidation diplomatique pour tenter de faire taire les critiques sur son bilan des droits de l'homme.

    Erping Zhang, le porte-parole du Centre d’information sur le Falun Dafa, a déclaré que la résolution de l'UE « a envoyé un message fort au régime du PCC que de tels crimes contre l'humanité sont inacceptables par les représentants de sociétés civilisées. »


    Entrer en action
    « La pression internationale devrait suivre le même sens [que la résolution de l'UE] non seulement en Europe mais partout dans le monde, au sein des organismes internationaux comme l'OMS, l'ONU, ou le Conseil Européen » écrit le Dr Rafael Matesanz .

    Dr. Torsten Trey, directeur exécutif de l'organisation des droits humains DAFOH (Médecins contre les prélèvements forcés d'organes), voit dans cette résolution une mobilisation et une condamnation internationale des prélèvements d'organes forcés de la République populaire de Chine .

    La résolution « va servir de phare pour de nombreux autres pays et régions pour exiger de la Chine de mettre immédiatement en place les droits fondamentaux souverains du 21e siècle », écrit le Dr Trey dans un e-mail.

    Pour Rafael Matesanz la résolution donne « une définition claire de ce qui ne devrait pas être fait pour les patients: aller à l'étranger pour acheter un organe d'origine non éthique ». Elle donne également des conseils à « certains médecins européens, qui « comprenne » ou même de facilite de telles pratiques pour le bénéfice théorique de leurs patients » .

    Le Dr. Rafael Matesanz a travaillé en Espagne sur une loi qui a été votée et qui criminalise un citoyen espagnol recevant un organe prélevé sur une victime non consentante, que la transplantation ait lieu en Espagne, en Chine, ou ailleurs .

    Torsten Trey a déclaré: « Cette résolution contribuera à sensibiliser les pays du monde à adopter des règlements pour mettre fin au commerce et l'approvisionnement d'organes contraire à l'éthique ».

     Tiré de: http://www.epochtimes.fr/front/13/12/13/n3509146.htm

  • « C'est contraire à la morale, à l'éthique et aux valeurs universelles »

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    Interviews lors de la conférence sur les prélèvements d’organes forcés du 27 novembre 2013 à l’Assemblée nationale

    En marge de la conférence-débat sur le trafic d’organes et le tourisme de transplantation qui a eu lieu le 27 novembre à l’Assemblée nationale, les équipes de NTD Télévision ont rencontré trois personnalités politiques et publiques françaises : le député de l’Ain, Xavier Breton ; l’ancien président du Conseil consultatif national sur l’éthique Didier Sicard et le député de la 3e circonscription de Gironde, Noël Mamère. Ils leur ont posé deux questions.

    Noël Mamère, député écologiste EELV de la 3e circonscription de Gironde

    Epoch Times : Des prélèvements d'organes forcés continuent d’avoir lieu en Chine, est ce que vous pensez que c’est acceptable?

    « Bien sûr que non ! Et cela fait longtemps que nous sommes contraints à nous battre contre les méthodes du régime chinois, pas simplement contre l'utilisation des travailleurs dans les laogai mais aussi les prélèvements d'organes sur des êtres vivants. En Chine, on fait même payer la balle à la famille de la personne exécutée, c’est intolérable.

    Ces pratiques sont donc des pratiques barbares, des pratiques sauvages qui devraient être condamnées par la communauté internationale et par les tribunaux chinois - qui pourtant restent muets et complices de ces méthodes. C'est une atteinte à l'intégrité de la personne humaine et c'est contraire à toutes les lois qui peuvent régir la dignité humaine. Je pense que d'autres pays devraient réclamer à l'Organisation des Nations Unis le bannissement de la Chine pour ces pratiques et lui imposer des sanctions.

    Mais aujourd'hui le commerce avec la Chine prime sur tout le reste et toutes les exigences que l’on peut avoir concernant le respect des droits de l'homme, on les oublie afin de pouvoir faire du commerce avec les Chinois».

    Est-ce que l’on devrait voter en France une législation afin de mettre fin à ces crimes?

    « Les députés d'autres pays que la Chine peuvent voter des lois mais elle n’auront que peu d'influence sur la Chine elle même. Il faudrait qu'en France on vote une loi qui interdise de commercer avec les Chinois tant qu'ils pratiquent le trafic d'organe ou tant qu'ils maintiendront des populations dans des camps de travaux forcés. Il faudrait que nos gouvernants - qui n'ont pas été jusqu'à présent courageux - disent de manière ferme aux autorités chinoises : « Nous ne poursuivrons nos relations commerciales avec vous qu'à la condition que vous arrêtiez le trafic d'organes ou que vous arrêtiez d'enfermer votre peuple. ». C'est une évidence, c'est une barbarie qui doit être éradiquée. C'est contraire à la morale, c'est contraire à l'éthique, c'est contraire aux principes de la dignité humaine, c'est contraire aux valeurs universelles. »

    Xavier Breton, député UMP de l’Ain

    Epoch Times : Des prélèvements d'organes forcés continuent d’avoir lieu en Chine, est ce que vous pensez que c’est acceptable?

    « Il est important d'être sensibilisé à ce trafic et à ce qu’il représente. La première chose est donc d’avoir accès à cette information. Cette conférence m’a permis de mieux comprendre la réalité tragique de ce qui se passe en Chine. Le dialogue entre les professionnels de la santé en France est important pour ne pas rester sur des principes et agir concrètement. Il y a aussi notre devoir de politique de voter une loi rappelant notre exigence éthique. La France a un message unique concernant le respect du corps humain, pour ses citoyens aussi bien que pour les autres pays, et nous devons continuer à porter ce message à l'attention de l'ensemble du monde. »

    Est-ce que l’on devrait voter en France une législation afin de mettre fin à ces crimes?

    « Oui il faut d'abord légiférer à l'intérieur de la France, c'est important. Et puis il faut qu'on soit un moteur au niveau international et au niveau européen - mais là on sait qu'il y a beaucoup de travail parce que les cultures sont différentes entre l'Europe du nord qui est plus utilitariste et l'Europe du sud qui s'inspire de philosophies différentes. Entre les deux, la France a un message particulier, comme on l'a vu avec les lois de bioéthique. Nous avons quelque chose à apporter en rapport à notre histoire, en rapport avec notre manière de concevoir la société.  Nous devons le dire au niveau du parlement français si nous en avons l'occasion, c'est pourquoi j'avais cosigné la proposition de loi auprès de Valérie Boyer. Nous devons travailler aux côtés des médecins et des professionnels de la santé, ceux qui sont en contact avec les autres pays.

    Nous attendons aussi de voir au niveau international quels vont être les orientations à la fois juridiques et éthiques, pour ensuite adapter dans le droit, la défense de nos valeurs. Je crois qu’il est important de ne pas se renfermer et notre parole au niveau de la France doit être une parole d'ouverture. On a la chance d'avoir une éthique du don d’organes qui est respectée, je pense notamment au comité consultatif national d'éthique que beaucoup de pays nous envient. On a la chance d'avoir des lois sur lesquelles se baser et au niveau ministériel l'agence de la biomédecine avec laquelle nous pouvons travailler concrètement. Donc il faut que nous soyons à la fois attentif à ce qui va être dit au niveau international en continuant à cultiver ce qui fait notre spécificité. »

    Professeur Didier Sicard, ancien président du Comité consultatif national sur l’éthique

    Epoch Times : Des prélèvements d'organes forcés continuent d’avoir lieu en Chine, est ce que vous pensez que c’est acceptable?

    « La Chine est un grand pays qui a des concepts très partagés entre : des conduites qui associent des hôpitaux et des policiers avec des médecins qui sont complices d'utiliser des organes de condamnés à mort et des chirurgiens en Chine qui réfléchissent et qui ont un sentiment d’éthique. Je crois qu'il faut aider ceux qui résistent. Il faut aider la Chine à prendre conscience que dans le futur, l'usage des condamnés à mort sera très délétère pour le prélèvement d'organes. En effet, la société chinoise pourrait finir par assimiler la greffe d'organe aux condamnés à mort, alors que dans la plupart des pays du monde, le don d'organes est une solidarité et non pas un prélèvement fait sur des êtres sans défense. »

    Est-ce que l’on devrait voter en France une législation afin de mettre fin à ces crimes?

    « Effectivement les informations que nous avons sont inquiétantes, la condamnation à mort comme source quasiment exclusive pour les greffes d'organes pose une question éthique majeure. Le problème est de savoir comment les autres pays peuvent aider les Chinois plutôt que les diaboliser. Pour arrêter ces prélèvements d'organes, les étrangers doivent savoir qu'ils ne doivent pas être complices de ces pratiques, car la situation est éthiquement discutable. Je pense que c'est une affaire de la responsabilité internationale plutôt que la responsabilité des Chinois. Les Chinois peuvent faire ce qu'ils veulent dans leur pays. Le problème, c’est qu’il ne faut pas que les étrangers participent à ce trafic d'organes. »

    Tiré de: http://www.epochtimes.fr/front/13/12/3/n3509096.htm

  • Zhuge Lian, symbole d’intelligence et de stratégie

    Chine, culture, société, politique, stratégie, militaire, éthique, royaume

    Zhuge Liang (181-234 ap. J.-C.) était un conseiller politique réputé, stratège militaire, génie en mécanique et en mathématiques. C’est grâce à ses conseils et à ses stratégies que Liu Bei fonda avec succès le royaume de Shu. Zhuge Liang consacra toute sa vie au royaume en tant que régent, puis chancelier après la mort de Liu Bei.

    Vivant comme un jeune ermite, Zhuge Liang était connu sous le surnom de «dragon accroupi», pour sa grande sagesse, dans les cénacles intellectuels. L’histoire raconte que, après avoir refusé deux fois, ce n’est qu’à la troisième visite de Liu Bei que Zhuge Liang accepta d’abandonner son style de vie solitaire pour lui venir en aide. En effet, ce dernier était alors une figure militaire sans grande étoffe qui cherchait à rétablir la dynastie Han en cette période de chaos.

    Zhuge Liang fut le cerveau qui contribua à construire l’alliance avec le royaume oriental de Wu et à gagner la Bataille de la Falaise rouge. C’est sur ses conseils que Liu Bei put passer du statut de petite figure militaire à celui d’empereur du royaume de Shu. Une grande confiance se développa si fortement entre eux que, sur son lit de mort, Liu Bei confia son royaume et son fils à Zhuge Liang, allant même jusqu’à lui demander de monter sur le trône si son fils ne parvenait pas à être un bon dirigeant.

    En tant que régent, Zhuge Liang manifesta une grande loyauté envers le fils de Liu Bei. Il vécut sa vie sans ménager ses efforts pour aider à consolider le royaume et à développer le territoire.

    Apaiser les clans du sud grâce à l’éthique

    À la mort de Liu Bei, tandis que Zhuge Liang était occupé à concilier les relations avec le royaume de Wu à l’Est, le royaume de Shu fut harcelé par les clans du sud dirigés par leur chef nommé Meng Huo. Bientôt Zhuge Liang lança une campagne contre les clans du sud et captura Meng Huo qui refusa ensuite de se rendre. Après l’avoir reçu autour d’un bon repas, Zhuge Liang le libéra, lui permettant de réorganiser ses clans et de se battre à nouveau dans des batailles.

    Ce cycle de capture-libération insolite se répéta pendant un bon moment. Quand il le captura pour la septième fois, le chef fut convaincu de ne pas être au niveau de Zhuge Liang, tant sur le plan de la stratégie militaire que de la dignité humaine. Il se rendit donc et fut nommé gouverneur local pour apaiser la population. La paix dura de nombreuses années.

    Lancer les campagnes au nord contre le royaume de Wei

    Après avoir pacifié les clans du sud, Zhuge Liang commença une série de campagnes vers le nord contre le royaume de Wei. Nombreuses sont les histoires intrigantes qu’il nous a léguées, dont la plus connue fut celle où il utilisa, selon la légende, la stratégie du fort vide.

    Lorsqu’un responsable militaire arrogant du royaume de Shu perdit un passage important du fait de son arrogance, Zhuge Liang, avec quelques fonctionnaires civils et une poignée de soldats se retrouvèrent confrontés aux grandes troupes Wei dans un fort vide. Pour bluffer les ennemis, Zhuge Liang ordonna d’ouvrir toutes les portes du fort et de placer de vieux civils pour balayer la voie. Lui-même commença à jouer de la cithare traditionnelle calmement avec deux serviteurs se tenant debout à ses côtés dans la tour de la ville. Son rival de longue date, le commandant des troupes Wei en marche fut dérouté, soupçonna un piège et se retira. Plus tard Zhuge Liang expliqua à ses fonctionnaires ravis que cela n’aurait pu fonctionner si ce commandant n’avait pas été suspicieux au point de croire que Zhuge Liang ne prendrait jamais de risques.

    Zhuge Liang prônait les principes de loyauté et d’intégrité dans le royaume de Shu, n’ayant jamais rompu ses promesses envers ses officiers ou ses soldats. Sa vie fut remplie de récits légendaires, parfois associés à des pouvoirs surnaturels. Il inventa les boeufs en bois et le cheval flottant qui pouvaient transporter les approvisionnements de manière efficace en plaine, ou sur les cours d’eau. Il fabriqua une arbalète de tir multi-vis pour ses troupes et des lanternes à air chaud pour la signalisation militaire. En outre, il conçut le labyrinthe des sentinelles de pierre qui disposait de huit entrées. Une fois à l’intérieur, les troupes ennemies, ne pouvaient plus s’échapper.

    Zhuge Liang est mort de maladie à l’âge de 54 ans, en l’an 234 de notre ère, lors de sa cinquième expédition militaire dans le nord vers le royaume de Wei. Il a gagné le respect de tous les royaumes, et sa mort fut pleurée à la fois par le royaume de Shu et par ses ennemis. Dans la culture chinoise, son nom est associé à la «stratégie imbattable» et au «dévouement au royaume».

    Tiré de: http://www.epochtimes.fr/front/13/10/28/n3508950.htm

  • Mystérieux caractères chinois : « De » - la vertu

    Chine, apprendre le chinois, Caractères chinois, écrire, Chinois, idéogramme,vertu, moralité, éthique, culture, traditionnel, significationLa partie gauche du caractère chinois qui désigne la vertu, la moralité et l'éthique, 德 (« de »), est formé par l'idéogramme ㄔ, un caractère qui a été dérivé depuis des milliers d'années du symbole désignant « la jambe et le pied. »

    Il représente un style bienséant de marche ou de comportement. La partie droite est composée d'une suite de quatre symboles différents 十目一心 (shímùyīxīn),  dans laquelle « 一 » (yī) représente le chiffre 1, qui reflète la genèse de l'univers à travers la séparation du Yin et du Yang.

    十 (« shí »), le symbole du chiffre 10, signifie la perfection et l'achèvementtout en suggérant que seules les Divinités sont réellement parfaites. 目 (« mù ») est le caractère désigant l'œil et 心 (« xīn ») le cœur humain. Ainsi, la série de caractères 十目一心 signifient que « les divinités observent le cœur humain. »

    Vu dans son ensemble, l'idéogramme 德 implique que les actes des êtres humains doivent se conformer aux lois divines, c'est-à-dire qu'ils doivent être vertueux.

    Dans la Chine ancienne, les gens parlaient souvent d'« accumuler des mérites » (« de »). Ceux qui possédaient beaucoup de mérite et agissaient avec moralité et éthique étaient assurés de se réincarner favorablement après leur mort. Les enseignements bouddhistes disaient que la vie de chaque personne était déterminée par la quantité de mérite 德 (« de ») qu'il ou elle avait accumulée ou par la quantité de bien ou de mal qu'il ou elle avait commis dans une vie antérieure.

    L'idéogramme 德 montre combien les enseignements bouddhistes et taoïstes ont autrefois influencé la culture chinoise. Malheureusement, la pensée chinoise moderne trouve parfois ces caractères « trop compliqués ».

    Tiré de: http://www.epochtimes.fr/front/13/7/4/n3508566.htm

  • Émission de la BBC le 30 avril 2013 sur les prélèvements d'organes en Chine

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    A écouter en cliquant sur l'image.

    Reportage en anglais de la BBC Worldwide diffusée le 30 avril 2013 sur les prélèvements d'organes en Chine. Témoignage de David Kilgour et d'un médécin occidental ayant fait malgré lui une opération à vif en Chine sur un prisonnier.

    Tiré de: http://www.bbc.co.uk/programmes/p017k033

  • Apprendre sans réfléchir c’est travailler pour rien

    Confucius, culture chinoise traditionnelle, éducation, apprendre, moralité, éthique, Fleur de prunierConfucius, 551 av J.C – 479 av J.C, naquît dans le Royaume de Lu pendant la période du Printemps et de l’Automne. On lui avait donné le nom de Qiu et son nom de courtoisie était Zhongni. (Dans la culture chinoise, un nom de courtoisie est un nom utilisé plus tard dans la vie à la place du nom de naissance.)

    Confucius fût nommé fonctionnaire chargé de la supervision de l’éducation dans le royaume de Lu. Il voyagea dans tout le royaume, enseignant les valeurs morales, les concepts éthiques, la pensée, les points de vue politiques et la ’cultivation’ au sein du contexte de moralité, ainsi que des concepts idéologiques et culturels de son temps.

    On dit que le plus haut critère de Confucius était "la clémence" Ses étudiants affirmaient que son instruction était centrée autour de la "loyauté et de la considération d'autrui. "

    Confucius enseignait la "doctrine du milieu", compilée dans un des quatre anciens textes confucéens, connus sous le nom des Quatre livres, et publiés en 1190 par Zhu Xi.

    Les pratiquants savent que pour améliorer son xinxing (moralité et comportement éthique d’une personne), une personne devrait bien se comporter et devenir une bonne personne. Mais cela va encore plus loin, signifiant devenir une meilleure personne et améliorer son critère moral au-delà de la norme pour les humains.

    Ainsi, quel est le critère que Dieu a donné aux humains pour être homme ? Les paroles de Confucius qui suivent pourraient ouvrir nos esprits.

    Selon les Analectes de Confucius, considérées comme une interprétation de ses paroles et de son comportement, Confucius disait :

    " Apprendre sans réfléchir c'est travailler pour rien, réfléchir sans apprendre est dangereux. "

    Confucius voulait dire que si quelqu’un apprend sans réfléchir, il ne comprendra pas, et que si quelqu'un réfléchit mais n’apprend pas, il sera confus.

    Lorsqu’une personne apprend, elle peut mémoriser, puis se souvenir de ce qu’elle a appris. Mais souvent, elle ne comprend que les pensées supercicielles et non les compréhensions profondes qui se présentent. Beaucoup ne connectent pas ce qu’ils apprennent avec la réalité, ce qui signifie qu’ils ne peuvent pas appliquer ce qu’ils ont lu. Ainsi, apprendre devient superficiel. Nous pouvons le décrire comme " inhaler l’information sans la digérer." On connaîtra les bases sans pouvoir mettre en pratique ce qu’on a appris. On apprend mécaniquement, sans mettre en pratique ce qu'on a appris.

    La science moderne est très mécanique et superficielle, elle empêche de comprendre le contenu plus profond à moins de cultiver son xinxing et d'améliorer son caractère. La science moderne limite les pensées des gens. Ils devraient donc prêter attention à cette méthode d’étude et comprendre ses forces et ses faiblesses pour éviter de devenir informatisés, mécanisés et uniformisés.

    D’un autre coté, Confucius enseignait que si une personne ne fait que réfléchir mais n’étudie pas, elle deviendra confuse et n’améliorera pas son caractère. Bien sûr, un professeur avisé joue un rôle important en instruisant ses élèves. Il est vraiment difficile de trouver un maître qui ait cette sagesse. Ainsi, lorsque l’on en découvre un, on ne devrait pas être paresseux et saisir le temps, réaliser qu’il s’agit d’une précieuse opportunité et étudier dur, suivre les directives du maître et mieux faire jusqu’à ce que l’on réussisse.

    La ‘cultivation’ diffère du comportement humain. Cultiver diffère d'étudier la connaissance humaine, de cultiver son caractère moral ou de l'amélioration de soi.

    Pour un pratiquant, le critère est plus élevé et la raison en est plus profonde. Seuls les pratiquants peuvent comprendre ce concept lorsqu’ils cultivent diligemment.

    Tiré de: http://fr.clearharmony.net/articles/201110/58372.html

  • La force vitale de la fleur de prunier et l’esprit du jade

    divinité, culture chinoise, vitalité, vie, santé, univers, bambou, éthique, jadeTransmise des divinités aux hommes, la culture chinoise est profonde et a une très longue histoire. Elle représente l’harmonie entre la nature et l’humanité. Elle met également l’accent sur l’harmonie entre le ciel et la terre, s’agissant de la compréhension de l’univers, de la vie et de la moralité. Par conséquent, le peuple chinois a adoré le ciel et prêté attention à la vertu tout au long de l’histoire. Ils accordent de l’importance aux normes éthiques et morales, comme on peut le voir dans divers aspects de la culture traditionnelle chinoise. Les gens utilisent souvent des métaphores telles que la fleur de lotus pour la pureté – «qui pousse immaculée hors de la boue» – le bambou pour l’intégrité, la fleur de prunier pour la dignité et le jade pour le caractère intérieur noble d’un gentilhomme. Les métaphores reflètent l’admiration des gens pour la grande vertu, ainsi que l’espoir d’un caractère humain parfait.


    Dans le froid glacial de l’hiver, la fleur de prunier, qui a été chantée à travers l’histoire, annonce l’arrivée du printemps. Elle est élégante, pure et charmante. Son parfum portant loin est plaisant, élevé et respecté. Sa persévérance et sa force vitale sous la pluie et la neige motivent également les gens à s’efforcer d’aller de l’avant. La fleur de prunier est la plus belle en hiver, ce qui donne aux gens l’espoir de la magnificence du printemps.

    Beaucoup de gens vertueux de statut élevé dans toute l’histoire chinoise ont eu des caractères semblables à la fleur de prunier. Par exemple, Tao Yuanming (365 ou 372- 427) a préservé sa dignité et n’a pas cédé à la renommée et aux intérêts personnels. Zhuge Liang (181-234) est resté lucide et avait de grandes aspirations. Liu Yuxi (772-842) avait le monde entier dans son esprit bien qu’il vécut dans un abri simple et rudimentaire. Lu You (1125-1210) fut dégradé plusieurs fois, mais resta toujours fidèle à la nation. En outre, durant toute sa vie, Lu You aima et fit l’éloge de la fleur de prunier, considérant qu’il avait le caractère de la fleur de prunier.

    Les attributs du jade en font un composant précieux de la culture traditionnelle chinoise. En partie concept moral et en partie étiquette, le jade représente les valeurs et l’esprit traditionnels chinois. La qualité du jade était utilisée comme une métaphore pour la vertu d’un gentilhomme. Dans le confucianisme, la signification du jade a été bien expliquée. Confucius a dit une fois: «Un gentilhomme prise la vertu tout comme le jade» et «Un gentilhomme porte toujours du jade sur lui». Le lien entre le jade et le gentilhomme était énoncé dans ce sens et était employé pour discipliner les érudits et les fonctionnaires. On dit que le jade a cinq caractéristiques. Le jade est lisse et glacé, ce qui représente la bienveillance. Le jade a des arêtes mais ne blessera pas les autres, ce qui représente la droiture. Lorsque le jade est en pendentif, il représente l’étiquette appropriée. Le jade est très solide et dense, ce qui représente la sagesse. Le jade est coloré et pourtant clair dedans comme dehors, ce qui représente l’honnêteté. Ainsi, le jade possède les caractéristiques de la bienveillance, de la droiture, de l’étiquette, de la sagesse et de l’honnêteté.

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