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épidemie de grippe aviaire en chine

  • Le régime chinois cache l’épidémie de grippe aviaire qui se propage en Chine

    l'information sur l'épidémie de la grippe aviaire a été caché par les autorités chinoises. (Getty Images)
    l'information sur l'épidémie de la grippe aviaire a été caché par les autorités chinoises. (Getty Images)

    Aussitot après la terreur causée par l’épidémie de SRAS et sa mystérieuse disparition, une autre épidémie mortelle est apparue. En 2004, le virus de la grippe aviaire s’est répandu parmi les volailles fermières et les oiseaux sauvages dans les campagnes asiatiques.

    Ces deux épidémies ont la même origine territoriale : la Chine. Révéler cette information à l’extérieur du pays s’est fait de la même façon : par quelques personnes courageuses et en dépit de l’interdiction imposée par les autorités chinoises de reconnaître l’existence de ces deux épidémies.

    Ces « héros » ont été victimes de dures représailles. Le docteur Jiang Yanyong, celui qui a révélé l’apparition du SRAS, a été arrêté et placé sous surveillance rapprochée. Quant à ceux qui sont parvenus à fournir des preuves en diffusant des photos d’innombrables cadavres d’oiseaux sauvages morts, on est encore à ce jour sans nouvelles d’eux.

    Cinq ans plus tard, tout le monde semble avoir oublié le SRAS, et semble indifférent aux quelques informations sur la grippe aviaire. Toutefois le monde médical reste très préoccupé.

    Des chiffres faux pour recenser les cas d’épidémie
    D’après les chiffres officiels du régime chinois, seulement quatre personnes seraient décédées  du virus H5N1 en Chine en 2009.

    L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a mis en garde contre le danger de la grippe aviaire qui pourrait causer des millions de morts dans le monde si le virus évolue vers une contamination d’homme à homme. Avant que cette funeste prédiction ne se réalise, les dégâts peuvent être limités si l’information sur l’épidémie circule ouvertement et à temps. Cependant, il est quasiment impossible en Chine de diffuser ce type d’information.

    En décembre 2008, le virus H5N1 a été détecté sur des poulets à Hong Kong. Le gouvernement hongkongais a tué, sur ordre des autorités chinoises des dizaines de milliers de volatiles, mais sans en donner la raison.

    Il est de notoriété publique que les volailles de Hong Kong proviennent de Chine continentale. Il est impossible que la contamination se soit produite après leur arrivée à Hong Kong. Cette révélation aurait signifié sur tout le territoire de Hong Kong qu’une épidémie massive se propage déjà en Chine et qu’elle a été volontairement occultée par les médias sous la pression du gouvernement.

    Des volatiles contaminés par le virus remis à la vente sur les marchés
    De fait, peu après la contamination à Hong Kong, la nouvelle s’est vite répandue sur internet et l’on a appris que des millions de poulets étaient mort du virus H5N1 dans la province Jiangsu du sud-est de la Chine en novembre 2008. Des reportages ont fourni la preuve que les poulets morts étaient tout simplement blanchis à l’eau de javel et vendus à Shanghai, ainsi que dans les provinces de Shandong et Henan.

    Comme les autorités continuent à dissimuler cette information essentielle, des entreprises chinoises sans scrupule profitent du contexte pour prendre le risque de vendre des bêtes contaminées au grand public et mettre en danger la santé publique. Les médias chinois prétendent que cette jeune fille de dix-neuf ans originaire de Pékin décédée le 5 janvier 2009 était la première victime d’une nouvelle vague d’épidémie du virus H5N1. Mais était-ce vraiment la première victime ?

    Les cas de grippe aviaire chez l’homme ont été signalés dans différentes régions de Chine. Cela voudrait dire que le virus H5N1 s’est répandu sur un vaste territoire dans tout le pays par des voies non régulées et que des poulets contaminés se retrouvent sur les étalages des marchés. Il suffit de constater la récente attitude du régime communiste chinois qui a caché l’existence du SRAS pour comprendre que les reportages officiels ne révèlent rien de  la réalité. En conséquence  de sérieux doutes pèsent sur la crédibilité de l’information selon laquelle seuls quatre décès auraient eu lieu pour cause la contamination par le virus.

    Sans information objective et sans accès aux statistiques réelles, les installations médicales les plus modernes et le système le plus sophistiqué sont impuissants à contrôler la propagation de l’épidémie. En dissimulant l’information, non seulement le régime communiste chinois porte atteinte à son  peuple mais c’est aussi l’humanité entière qu’il met en danger.

    La Grande Epoque

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