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émeutes en chine

  • Le début de la fin du régime chinois?

    Voici un extrait d'un article de Libération qui montrent bien la tension qui monte en Chine et le régime chinois qui tente ce qu'il peut pour garder le pouvoir:

    "Deux milles manifestants, jusqu’à 10 000 selon certains témoignages, ont attaqué les bâtiments du gouvernement local, brisant fenêtres, ordinateurs et voitures officielles à coup de masses, de chaînes et de haches. Selon le gouvernement local qui a mobilisé des milliers de policiers armés de matraques et de gaz lacrymogènes, 74 membres des forces de l’ordre et cadres locaux ont été blessés. A l’origine de cette poussée de fièvre, l’habituel grief des paysans, expulsés de leurs terres par les autorités locales. Les compensations qu’ils attendent depuis 2006 dans le nouveau quartier de Wudu se font attendre. Lundi matin, une trentaine d’entre eux sont venus protester devant le bureau des plaintes de la ville. Mardi, ils étaient des milliers. «Les policiers ont frappé tous ceux qui passaient, qu’ils soient jeunes ou vieux», a raconté au Washington Post une fermière, Wang Jinli, qui parle de plus de 100 arrestations parmi les manifestants. Les responsables locaux ont rétabli l’ordre, provisoirement. Mais leurs méthodes laissent à désirer, selon Pékin qui a l’œil rivé sur le thermomètre social du pays.

    L’incident de Longnan n’est pas isolé. Dans toutes les provinces chinoises, la colère monte. Taxis en grève à Yongden (Gansu), Chongqing et dans l’île de Hainan. Ouvriers débauchés devant les usines fermées dans la région de Canton, «l’atelier du monde». Mercredi, plusieurs centaines de pétitionnaires du Hunan, qui avaient déjà protesté chez eux il y a quelques semaines, se sont rassemblés devant un bâtiment municipal à Pékin. Bien qu’il soit illégal de faire grève et de manifester en Chine, les citoyens exaspérés bravent les risques d’être frappés, condamnés ou envoyés en camp de travail. Les autorités scrutent les signaux de tension. La presse officielle choisit d’en parler, à sa façon, plutôt que de se laisser déborder par Internet où enfle la révolte. «Il est impossible de bloquer l’information aujourd’hui», expliquait hier une source proche des autorités à l’agence Reuters, «le gouvernement essaie de contrôler les informations en les publiant». Fait nouveau, dans un pays qui a refusé de publier les bilans des catastrophes naturelles jusqu’en 2005.

    C’est aussi le signe d’une inquiétude réelle du parti unique au pouvoir devant la crise financière. La croissance baisse, la Bourse de Shanghai a chuté de 70 % depuis le printemps, laissant 100 millions de boursicoteurs sur le carreau. Et le chômage fait des ravages dans les villes du Sud, où des milliers de migrants sans emploi commencent à plier bagage… Toutes les couches sociales chinoises, jusque-là confiantes dans la croissance de la troisième puissance économique du monde, ont de bonnes raisons d’être inquiètes et de se retourner contre le pouvoir. Celui-ci, pour la première fois depuis 1989, redoute que se fissure le modèle mis en place par Deng Xiaoping à la fin des années 70. Le pacte social qu’il avait initié à l’aube du décollage économique, sur la base «enrichissez-vous mais ne mettez pas en cause l’autorité du parti», pourrait se déliter dans la crise mondiale. D’où l’assouplissement du discours, et un déluge de réformes annoncées dans la presse officielle."

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