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éducation

  • La Chine peut-elle interdire les textes occidentaux dans ses écoles?

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    Une série de remarques récemment prononcées par Yuan Guiren, ministre chinois de l’éducation, a inquiété de nombreux libres penseurs en Chine: selon le ministre, les manuels scolaires et la pensée de «l’Occident» devraient être bannis des écoles chinoises. 

    «Xinhua, l’agence de presse officielle du régime chinois, a rapporté quelques-unes de ses paroles: «Il est nécessaire de mettre en place une meilleure gestion de l’utilisation des documents d’enseignement provenant de l’Occident».

    «Les documents insistant sur les valeurs occidentales sont interdits dans nos classes», a affirmé Yuan Guiren alors qu’il rencontrait des représentants d’universités chinoises à Pékin.

    Voici un autre de ses commentaires tranchants: «Toute attaque verbale ou diffamation envers les dirigeants du Parti, ou toute discussion diabolisant le socialisme, ne devrait jamais être entendue dans les salles de classe».

    Il n’est pas certain que cette politique soit appliquée. Elle représenterait un immense défi, étant donné que les textes occidentaux sont déjà largement utilisés dans les universités chinoises.

    Par exemple, le site web de l’Université de Pékin, l’une des plus prestigieuses de Chine, présente une liste d’ouvrages recommandés aux étudiants se préparant à passer l’examen d’entrée dans la section des relations internationales, parmi lesquels se trouvent plusieurs livres occidentaux. 

    Pas plus tard qu’en 2011, le ministre de l’éducation avait lui-même approuvé des textes «occidentaux» dans un commentaire: «Pour lancer la réforme, nous devons nous ouvrir et permettre à l’éducation chinoise de sentir la pression de l’éducation à l’étranger.»

    Cela se passait le 3 mars 2011, au cours d’un forum de l’éducation lors de la Conférence consultative politique du peuple chinois. En réponse aux inquiétudes selon lesquelles la pensée occidentale pourrait dépasser la Chine, Yuan Guiren avait dit: «Il n’y a aucun risque, car cela se passe dans notre pays, où se trouve le Parti communiste chinois.»

    L’ironie des remarques de Yuan Guiren n’est pas passée inaperçue et a été moquée par les internautes et les observateurs politiques chinois – étant donné que le Parti communiste chinois lui-même est fondé sur les principes du marxisme-léninisme, deux philosophies clairement occidentales.

    Selon Shen Kui, professeur en droit de l’Université de Pékin, a demandé dans un message en ligne que le ministre de l’éducation clarifie la différence entre «valeurs occidentales» et «valeurs chinoises» – étant donné que la constitution de la République populaire de Chine stipule que le peuple doit être éduqué selon le marxisme, l’internationalisme et le communisme – trois idéologies originaires de l’Occident.

    Sur Sina Weibo, une plate-forme chinoise de médias sociaux similaire à Twitter, un avocat a constaté: «Les choses qui devraient selon le ministre Yuan être bannie renverraient le «marxisme» de Chine vers l’Europe».

    D’autres sur Internet ont critiqué Yuan Guiren pour avoir soulevé des questions idéologiques sans importance lorsque d’autres problèmes liés au bien-être et à l’éducation en Chine semblent plus urgents, comme l’impunité des auteurs de mauvais traitements dans les écoles et le niveau de pauvreté qui ne permet pas à de nombreux enfants d’aller à l’école.

    «Il n’a rien dit lorsque des professeurs ont violé des élèves. Il a gardé le silence lorsque des responsables ont violé des élèves. Il n’a pas ouvert la bouche pour les enfants qui n’ont pas les moyens d’aller à l’école», a écrit un employé de la Faculté de Bangde à Shanghai sur son compte Weibo. «Maintenant, il parle. Il veut interdire les valeurs occidentales des salles de classe.»

    Tiré de: http://www.epochtimes.fr/front/15/2/7/n3510838/la-chine-peut-elle-interdire-les-textes-occidentaux-dans-ses-ecoles.htm

  • L’indépendance du système éducatif de Hong Kong remis en question

    Chine, Hong Kong, système éducatif, parapluie, éducation, école, étudiant, mouvement, conscience nationaleUn conseiller chinois a récemment suggéré que Pékin devrait intervenir dans le secteur éducatif de Hong Kong, ce dernier ayant selon lui favorisé le développement du mouvement pro-démocratie dit des parapluies.

    Chen Zuo-er, président de l’Association chinoise des études de Hong Kong et de Macao, a déclaré lors d’un forum organisé jeudi dernier par ce groupe de pensée semi-officiel que Hong Kong doit considérer les «intérêts nationaux» du régime chinois dans la mise en œuvre des politiques d’éducation.

    «Pourquoi le secteur éducatif était-il dans un tel désordre lors du mouvement Occupy Central? Comment de jeunes hommes, qui n’étaient que des bébés lors de la rétrocession, sont-ils devenus ceux qui en ligne de front brandissaient le drapeau national britannique et se sont précipités dans nos camps militaires et au gouvernement?» a interrogé Chen Zuo-er.

    «De nombreuses personnes ont un manque évident de conscience nationale démocratique et civique, de buts dans la vie et de connaissances en géographie, histoire et culture», a-t-il ajouté. Ainsi, a déclaré Chen Zuo-er, la jeunesse de Hong Kong a subi un «lavage de cerveau» en rejoignant le mouvement pro-démocratie lors des près de trois mois d’occupation des rues.

    Chen Zuo-er a aussi déclaré que le haut responsable à l’éducation de Hong Kong est soumis à la «supervision des autorités centrales», citant les articles 48 et 104 de la Loi fondamentale, la mini-constitution de Hong Kong. Produit de la Déclaration jointe sino-britannique de 1984, la Loi fondamentale dicte la façon dont Hong Kong, à qui un «degré d’autonomie élevé» pour les cinquante ans suivant le retour à la Chine en 1997, a été garanti, se dirigera elle-même sous le modèle «un pays, deux systèmes».

    Les commentaires de Chen Zuo-er ont été rapidement critiqués par de nombreuses personnalités du système éducatif de Hong Kong.

    Le législateur Ip Kin-yuen, qui représente l’Union des enseignants professionnels de Hong Kong, avance que l’éducation est un domaine hors du contrôle direct de Pékin, citant les clauses 136 et 137 de la Loi fondamentale. Ip Kin-yuen a déclaré que le secrétaire de l’éducation ne répond  qu’aux hauts dirigeants du territoire de Hong Kong et à personne d’autre.

    De plus, la jeunesse de Hong Kong est devenue moins «patriotique» envers la Chine ces derniers temps, non pas à cause d’une défaillance ou d’une lacune dans le système éducatif de Hong Kong, mais à cause des changements sociaux en Chine et des informations provenant d’Internet, ajoute Ip Kin-yuen.

    Cheung Yui-fa, professeur d’études libérales dans une école locale, affirme que les étudiants de Hong Kong seront davantage éloignés du gouvernement local et du régime chinois si Pékin insiste pour passer en force grâce aux classes de «lavages de cerveau» de l’éducation nationale.

    Le gouvernement de Hong Kong et le régime chinois ont tenté d’instiller plus tôt le «patriotisme» dans les écoles de Hong Hong, en vain.

    En 2012, des dizaines de milliers de Hongkongais sont descendus dans les rues pour protester contre la proposition d’un programme d’étude basé sur l’«éducation morale et nationale» – histoire chinoise contemporaine étroitement liée avec le nationalisme chinois et influencée par un Parti communiste prochinois. Après des semaines de manifestations, de grèves de la faim et une occupation des bureaux du gouvernement, le très impopulaire chef de l’exécutif Leung Chun-ying a fait marche arrière et donné aux écoles l’option d’adopter le programme d’étude pendant une «période test» de trois ans avant de décider s’il sera rendu obligatoire en 2015.

    Le leader du mouvement étudiant Joshua Wong – le manifestant le plus célèbre du mouvement des parapluies en 2014 – a accédé à la notoriété lors des manifestations de 2012 et a fait un retour spirituel sur la proposition de Chen Zuo-er d’imposer à nouveau «l’éducation nationale» aux Hongkongais et de laisser l’autorité de Pékin exercer sur le système éducatif de la ville.

    «Franchement, sans la proposition du programme d’étude ‘sur l’éducation morale et nationale’, Joshua Wong ne serait pas ce qu’il est aujourd’hui», a-t-il déclaré, selon le journal Apple Daily.

    «Pourquoi Chen Zuo-er veut-il inspirer plus de ‘Joshua Wong?’»

    Tiré de: http://www.epochtimes.fr/front/15/1/15/n3510757/lindependance-du-systeme-educatif-de-hong-kong-remis-en-question-.htm

  • Pourquoi le système éducatif chinois produit si peu de talents de stature internationale?

    Élément de réponse à la question posée dans le titre: alors que les élèves chinois sont les plus studieux au classement PISA, peu de talents éclosent. Les raisons, un système éducatif formaté et des étudiants chinois manquant de curiosité, d’imagination, et d’esprit critique.

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    Les élèves chinois ont en général un meilleur niveau scolaire que leurs homologues des autres pays, comme le montre chaque année le classement du PISA (Program for International Students Assessment), où par exemple, les élèves de Shanghai arrivent régulièrement parmi les premiers. Mais la Chine ne produit que très peu d’individus avec des talents de classe internationale, ou des créatifs exceptionnels, observe Qian Yingyi, doyen de la School of Economics and Management de l’université de Tsinghua, en Chine, et qui a également enseigné à l’université de Stanford, à l’université du Maryland, et à l’UC Berkeley. A quoi cela est-il dû ?

    Comme les talents naturels sont répartis à peu près de façon égalitaire au sein de tous les groupes ethniques, le nombre de personnes dotées de talents exceptionnels devrait être proportionnel à la population, et donc, il devrait y en avoir un très grand nombre en Chine, qui, avec 1,3 milliard d’habitants, jouit de la plus grande population de la planète.

    Or, jusqu’à présent, aucun Chinois n’a obtenu de prix Nobel scientifique. Pire, l’Inde, un pays également très peuplé, mais avec un revenu par tête et un niveau d’éducation inférieurs à ceux de la Chine, produit bien plus de talents de stature internationale que la Chine. Ainsi, les doyens de la Harvard Business School, de la Chicago School of Business, de la Cornell School of Business, and de la Washington University School of Business, sont tous d’origine indienne, tout comme le sont les CEO des multinationales Microsoft, Pepsi, Deutsche Bank, et MasterCard. « Jusqu’à présent, aucun Chinois n’est parvenu à occuper ce type de poste », déplore Qian Yingyi.

    Selon la perception générale, la créativité, la capacité à diriger et à influencer ne sont pas des points forts des Chinois. Or, ces talents ne peuvent pas vraiment se cultiver ; ils éclosent naturellement lorsque l’environnement est propice. De ce fait, il est plus important de mettre en place les conditions favorables pour l’éclosion de ces talents, plutôt que de chercher à les éduquer, estime Qian Yingyi, qui a observé que les étudiants chinois manquaient de curiosité, d’imagination, et d’esprit critique.

    Même si la curiosité et l’imagination sont innées, l’environnement peut les affaiblir. Le niveau d’étude est l’un de ces facteurs d’érosion : plus il est élevé, et moins les individus témoignent de ces qualités. En outre, les étudiants chinois ne sont pas encouragés à utiliser leur esprit critique, et il n’est donc pas si étonnant qu’ils ne deviennent que très rarement créatifs. « De ce fait, ce n’est pas tant que les écoles chinoises sont incapables d’élever des talents supérieurs, mais plutôt que le système éducatif chinois les étouffe », analyse Qian Yingyi.

    Cela ne serait pas si dommageable si la Chine en était encore à un stade de développement économique basé sur l’imitation et l’amélioration. Mais le pays a maintenant dépassé ce stade, et il aurait besoin d’innovation, et en particulier, « d’innovation de rupture ».

    En outre, ce n’est pas le seul défaut du système éducatif chinois : il a aussi tendance à produire des individus qui manquent du sens de la société dans son ensemble, ce qui s’illustre dans la corruption généralisée que l’on observe à la fois dans les secteurs public et privé, conclut Qian Yingyi.

    Tiré de: http://www.express.be/joker/fr/platdujour/pourquoi-le-systeme-educatif-chinois-produit-si-peu-de-talents-de-stature-internationale/210414.htm

  • Histoires de la Chine ancienne: Honorer l’«Enseignant d’un seul mot»

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    L’expression chinoise 一字之師 (yī zì zhī shī), ou 一字師 (yī zì shī), signifie littéralement «enseignant d’un seul mot», ou «enseignant d’un seul caractère [chinois]». Elle décrit une personne de talent capable de magistralement transformer un écrit en améliorant ou en corrigeant la formulation d’un seul mot.

    Le dicton tire son origine d’une histoire à propos de Qi Ji (齊己), un moine et poète de la Dynastie Tang (618-906 ap. J.-C.).

    Un matin, après une nuit de lourde neige, Qi Ji découvrit que les fleurs de prunier sur plusieurs branches s’étaient déjà ouvertes. Il décida d’écrire un poème intitulé Prunier précoce.

    Il y avait dans le poème deux lignes disant: «Dans le village sous la neige profonde, plusieurs branches ont fleuri la nuit dernière».

    Qi Ji était très satisfait de son poème et le montra tout heureux à son ami Zheng Gu (鄭谷), lui aussi poète, pour lui demander son avis.

    Zheng Gu étudia le poème et suggéra: «Si plusieurs branches ont déjà fleuri on ne peut pas dire que ce soit ‘précoce’. Pourquoi ne pas changer le mot plusieurs en ‘une‘ afin que ce soit plus approprié?»

    Son changement d’un seul mot était vraiment la touche finale faisant toute la différence. Qi Ji remercia sincèrement Zheng Gu, et s’inclina devant lui pour exprimer sa gratitude et son respect. Plus tard, les gens firent l’éloge de Zheng Gu comme étant l’«enseignant d’un seul mot» de Qi Ji.

    Exprimer de la gratitude pour la correction d’une erreur

    Il y a une autre histoire semblable à propos de Li Xiang (李相), un haut officier militaire sous la Dynastie Tang.

    Li Xiang adorait lire, en particulier l’ancien classique Chunqui (春秋). Un jour, il était en train de lire le livre à voix haute et prononça de travers le dernier caractère du nom du personnage historique Shu Sun Chuo (叔孫).

    Il remarqua une expression inhabituelle sur le visage d’un de ses subalternes. Li Xiang en fut troublé et demanda la raison à ce dernier.

    Réticent à indiquer l’erreur de son supérieur, l’homme s’inclina et répondit: «J’ai cru entendre le général prononcer le mot (chuò) comme (ruò), et j’ai réalisé que je ne l’avais pas prononcé correctement jusque-là, cela m’a fait honte».

    Li Xiang pensait qu’il avait prononcé le mot correctement d’après le dictionnaire de la Dynastie Tang Jing Dian Shi Wen (經典釋文), littéralement «Écrits explicatifs sur les classiques et les canons», mais n’en était pas sûr.

    «Peut-être ai-je fait une erreur», déclara Li Xiang. Il prit le dictionnaire sur l’étagère, voulant vérifier avec présence de son subalterne. En voyant l’attitude sincère et l’ouverture d’esprit de Li Xiang toujours prêt à apprendre, son subordonné eut alors le courage de corriger l’erreur de Li Xiang.

    Li Xiang lui en fut très reconnaissant. Pour montrer sa gratitude, il observa immédiatement la cérémonie officielle d’hommage à un enseignant.

    Plaçant sa propre chaise contre le mur nord, Li Xiang demanda à son subalterne de prendre un siège puis lui-même s’agenouilla et se prosterna devant lui, l’appelant respectueusement son «enseignant d’un seul mot».

    L’histoire de l’«enseignant d’un seul mot» avise les gens de l’attitude correcte à l’égard de l’apprentissage: nous ne devrions pas attacher d’importance à notre statut social ni à notre âge, mais au contraire considérer comme maître ceux qui ont une connaissance plus étendue que nous sur un sujet donné, et devrions humblement rechercher leur avis.

    Tiré de: http://www.epochtimes.fr/front/14/1/6/n3509218.htm

  • Comment les anciens honoraient leurs maîtres

    Chine, maître, disciple, élève, enseignement, apprentissage, art martial, chine ancienne, culture, éducationLes Chinois ont toujours eu pour habitude d'honorer et de respecter leurs maîtres, car c'était une valeur traditionnelle qui formait une relation de cohésion entre l'enseignant et l'élève. En enseignant à ses étudiants, on attendait du maître qu'il transmette ses connaissances érudites et sa sagesse concernant la façon dont on devrait se comporter dans la société. Son devoir était d'apporter tout au long de la vie une sagesse valable à ses étudiants, et pour cette raison l'ancienne population de la Chine avait le proverbe : "L'enseignant d'un jour devrait être respecté comme le père de toute une vie". Les gens prêtaient beaucoup d'attention à leur conduite et à leur comportement, car ils voulaient apprendre les principes moraux adéquats qu'un humain devrait posséder. Cela leur permettait de développer la vertu, et pour cette raison, ils étaient reconnaissants envers la bienveillance de leur maître.


    Ci-dessous deux histoires au sujet d'enseignants et d'élèves de la Chine ancienne :


    Le Gouverneur Wen et le Roi Wu respectaient Jiang Ziya comme un Maître

    Pendant les années de déclin de la dynastie Shan, le Gouverneur Wen, de la partie occidentale du pays, gouvernait son peuple avec bienveillance. Il avait compris qu'afin de développer sa région et accomplir des progrès, il avait besoin d'un peuple autour de lui qui fasse montre d'un comportement vertueux. Il avait entendu dire que Jiang Ziya était un érudit possédant de hauts critères moraux, il désira donc inviter Jiang à rejoindre son gouvernement. Il décida d'une date qui soit numériquement de bon augure, prit un bain pour se rendre propre et respectable, puis emmena ses suivants jusque dans la ville de Boxi pour rencontrer Jiang. En parlant à Jiang, le Gouverneur Wen pensa que Jiang était en effet un individu très doué, possédant de hauts critères moraux, et ayant le désir d'aider les gens. Le Gouverneur Wen dit joyeusement :"Avant que mon grand-père décède, il m'a dit qu'un jour une personne de grand talent viendrait m'aider à apporter la prospérité dans ma région. Je pense que vous êtes cette personne". Jiang rejoignit le gouvernement de Wen en tant que Premier Ministre et Wen le traitait comme son maître, ménageant un grand respect envers Jiang. En conséquence, la région de Wen devint de plus en plus prospère. Alors que Wen se mourait, il demanda à son fils Wu de traiter Jiang comme un père aussi bien que comme un maître. Plus tard, Jiang aida Wu à vaincre le roi de la dynastie Shan, et couronna Wu roi de la dynastie Zhou.


    Yue Fei s'est rappelé la bienveillance de son maître

    Yue Fei était un héros de la dynastie Song. Il est né dans une famille pauvre, et son père mourut alors qu'il était jeune. Enfant, il n'eut pas les moyens d'aller à l'école. Mais il avait un grand désir d'apprendre, et se tenait souvent autour de l'école locale à regarder par la fenêtre, essayant d'écouter les enseignants donner leurs cours. Comme il ne pouvait acheter ni stylo ni papier pour écrire, il écrivait sur le sol avec une brindille cassée. Mazître Zhou Tong le vit souvent et réalisa qu'il était impatient d'apprendre, et lui offrit donc une instruction gratuite. Yue Fei apprit comment aimer ses compatriotes et combattre pour son pays. Les jours qui tombaient sur les nombres impairs, Yue Fei étudiait la littérature, et les jours pairs il apprenait les arts martiaux. On lui enseigna une technique spéciale pour tirer les flèches et il devint un excellent tireur d'élite. Avec une grande dévotion pour ses études, il devint finalement maître à la fois dans les arts martiaux et la littérature. Il fut un général bien connu sous la dynastie Song et était craint de ses ennemis. Lorsque Zhou Tong mourut, Yue Fei l'enterra comme s'il avait été son père. Le premier et le quinzième jour de chaque mois, Yue Fei rendait hommage à Zhou Tong qu'il soit chez lui ou en voyage. Il sortait l'arc qu'il avait reçu de Zhou Tong et tirait trois flèches enflammées dans le ciel. Yue Fei a dit : "Mon maître m'a enseigné à être un homme et à aimer mon pays. Il m'a enseigné les arts martiaux et comment être un excellent tireur d'élite avec un arc et une flèche. Je ne peux pas oublier ce qu'il a fait pour moi".

    Les gens de l'ancienne Chine avaient un proverbe : "Toutes les personnes établies dans le taoïsme, le bouddhisme ou le confucianisme ont eu leur maître. Tous les anciens empereurs ont eu leur Maître". Les gens qui ne respectent pas leur maître sont dépourvus de gratitude et ne s'élèveront pas. Tous les sages de l'histoire ont montré du respect pour leur Maître et ont été des modèles pour les générations futures.

  • Respecter un professeur comme un père

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    "Un professeur est celui qui parle des principes, enseigne des techniques, et dissipe la confusion." C’est l'explication donnée par Han Yu de la Dynastie Tang. La vie est donnée par les parents. Comment vivre sa vie et comment se conduire dépend la plupart du temps des professeurs. En chinois, "professeur" (Shi) et "père" (Fu) sont combinés dans l'expression " maître " (Shi Fu). Un ancien dicton disait : "Celui qui m'enseigne un jour, est mon père pour la vie." C'est-à-dire, on devrait traiter son professeur avec respect et humilité.

    Dans la culture traditionnelle chinoise, on accordait de l’importance au respect pour les professeurs. Des inscriptions sacrées figuraient dans toutes les familles traditionnelles, lesquelles comprenaient le ciel, la terre le roi, les ancêtres et les professeurs. Ceci montre à quel point le respect était dirigé vers les professeurs.

    L'histoire suivante est tirée de Zizhi Tongjian, des archives historiques.

    Wei Zhao était un disciple accompli dans la dynastie orientale des Han. Quand il était jeune, Wei admirait Guo Tai et demanda à servir Guo en nettoyant les salles et la cour de Guo. Guo en fut d'accord.

    Un jour, Guo ne se sentait pas bien. Il demanda à Wei de cuisiner un peu de porridge. Quand cela fut fait, Wei servit le porridge à Guo. Guo l'invectiva, "Quand tu fais la cuisine pour une personne âgée, tu ne lui montre pas suffisamment de respect. Tu m'as fait perdre totalement mon appétit." Guo jeta le bol par terre.

    Wei revint afin de cuisiner à nouveau et essaya de resservir Guo. Cependant, il fut de nouveau grondé. Ceci arriva à trois reprises. Wei ne changea pas son attitude ni ne montra même le plus léger mécontentement.

    Alors Guo s'exclama, "Avant je ne te connaissais qu'en surface. Maintenant, je connais ton cœur !"

    Tiré de: http://fr.clearharmony.net/articles/200510/22775.html

  • Apprendre sans réfléchir c’est travailler pour rien

    Confucius, culture chinoise traditionnelle, éducation, apprendre, moralité, éthique, Fleur de prunierConfucius, 551 av J.C – 479 av J.C, naquît dans le Royaume de Lu pendant la période du Printemps et de l’Automne. On lui avait donné le nom de Qiu et son nom de courtoisie était Zhongni. (Dans la culture chinoise, un nom de courtoisie est un nom utilisé plus tard dans la vie à la place du nom de naissance.)

    Confucius fût nommé fonctionnaire chargé de la supervision de l’éducation dans le royaume de Lu. Il voyagea dans tout le royaume, enseignant les valeurs morales, les concepts éthiques, la pensée, les points de vue politiques et la ’cultivation’ au sein du contexte de moralité, ainsi que des concepts idéologiques et culturels de son temps.

    On dit que le plus haut critère de Confucius était "la clémence" Ses étudiants affirmaient que son instruction était centrée autour de la "loyauté et de la considération d'autrui. "

    Confucius enseignait la "doctrine du milieu", compilée dans un des quatre anciens textes confucéens, connus sous le nom des Quatre livres, et publiés en 1190 par Zhu Xi.

    Les pratiquants savent que pour améliorer son xinxing (moralité et comportement éthique d’une personne), une personne devrait bien se comporter et devenir une bonne personne. Mais cela va encore plus loin, signifiant devenir une meilleure personne et améliorer son critère moral au-delà de la norme pour les humains.

    Ainsi, quel est le critère que Dieu a donné aux humains pour être homme ? Les paroles de Confucius qui suivent pourraient ouvrir nos esprits.

    Selon les Analectes de Confucius, considérées comme une interprétation de ses paroles et de son comportement, Confucius disait :

    " Apprendre sans réfléchir c'est travailler pour rien, réfléchir sans apprendre est dangereux. "

    Confucius voulait dire que si quelqu’un apprend sans réfléchir, il ne comprendra pas, et que si quelqu'un réfléchit mais n’apprend pas, il sera confus.

    Lorsqu’une personne apprend, elle peut mémoriser, puis se souvenir de ce qu’elle a appris. Mais souvent, elle ne comprend que les pensées supercicielles et non les compréhensions profondes qui se présentent. Beaucoup ne connectent pas ce qu’ils apprennent avec la réalité, ce qui signifie qu’ils ne peuvent pas appliquer ce qu’ils ont lu. Ainsi, apprendre devient superficiel. Nous pouvons le décrire comme " inhaler l’information sans la digérer." On connaîtra les bases sans pouvoir mettre en pratique ce qu’on a appris. On apprend mécaniquement, sans mettre en pratique ce qu'on a appris.

    La science moderne est très mécanique et superficielle, elle empêche de comprendre le contenu plus profond à moins de cultiver son xinxing et d'améliorer son caractère. La science moderne limite les pensées des gens. Ils devraient donc prêter attention à cette méthode d’étude et comprendre ses forces et ses faiblesses pour éviter de devenir informatisés, mécanisés et uniformisés.

    D’un autre coté, Confucius enseignait que si une personne ne fait que réfléchir mais n’étudie pas, elle deviendra confuse et n’améliorera pas son caractère. Bien sûr, un professeur avisé joue un rôle important en instruisant ses élèves. Il est vraiment difficile de trouver un maître qui ait cette sagesse. Ainsi, lorsque l’on en découvre un, on ne devrait pas être paresseux et saisir le temps, réaliser qu’il s’agit d’une précieuse opportunité et étudier dur, suivre les directives du maître et mieux faire jusqu’à ce que l’on réussisse.

    La ‘cultivation’ diffère du comportement humain. Cultiver diffère d'étudier la connaissance humaine, de cultiver son caractère moral ou de l'amélioration de soi.

    Pour un pratiquant, le critère est plus élevé et la raison en est plus profonde. Seuls les pratiquants peuvent comprendre ce concept lorsqu’ils cultivent diligemment.

    Tiré de: http://fr.clearharmony.net/articles/201110/58372.html

  • Protéger un cœur innocent pendant un temps de mensonges

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    Ma fille est née à Pékin en 1992. Sa naissance a été accompagnée de complications qui ont failli me coûter la vie. Cela a bouleversé la famille, sa grand mère s’est exclamée: «Quel genre d’enfant est-elle pour venir au monde dans de tels troubles?»

    Ma fille a appris à dire «non» à seulement dix-huit mois. Ce jour-là, elle s’est montrée désobéissante. J’ai alors pris un visage sévère et ai commencé à la gronder. C’était étonnant car elle n’avait pas peur et ne semblait pas du tout contrariée. Elle m’a juste regardée en fronçant les sourcils et, avec beaucoup d’effort, a dit très clairement: «Non, maman! Pas en colère!»

    C’était sa première tentative claire et forte de dire «non». C’était comme si elle se souciait plus de mon bien-être que d’être réprimandée. À cet instant, j’ai compris que tout ce par quoi j’étais passée pour elle, ainsi que ce par quoi je passerai, serait précieux.

    Mon étonnement envers les propos tenus par ma fille

    Ma fille a commencé à se soucier de la vie à deux ans et demi. Un jour, je l’ai emmenée faire un tour dans une école primaire et nous nous sommes assises dans la cour de récréation.

    Elle a regardé avec envie une salle de classe et m’a demandé: «Maman, est-ce que je peux aussi aller à l’école?» «Non, tu es trop petite», lui ai-je répondu.

    Elle s’est tue un moment, puis avec un profond soupir, m’a dit: «Maman, quand est-ce que je serai ENFIN plus grande?» Elle a insisté sur le mot «enfin» comme si c’était un problème présent dans son esprit depuis une longue période.

    Aucun mot n’a pu sortir de ma bouche. Je regardais ses yeux en méditant silencieusement, me demandant si elle était, en quelque sorte, une réincarnation de philosophe. Ma réponse a été très éloignée de la philosophie: «Mange plus et, petit à petit, tu grandiras».

    Quand ma fille a eu trois ans et demi, elle m’a donné une leçon. Son ton était sérieux. Elle m’a dit: «Maman, pourquoi il y a des gens méchants dans le monde?»

    Étonnée, je l’ai regardée et ai dit directement: «Oui, pourquoi, en effet? S’il n’y avait pas de gens méchants, seulement de bonnes personnes, le monde ne serait-il pas superbe?». Des centaines de pensées, des milliers de réponses possibles me sont venues à l’esprit, mais à la fin, je ne pouvais que répondre à sa question d’une façon compréhensible pour une enfant de son âge. Alors je lui ai dit: «Je ne sais pas».

    Elle a penché la tête et a dit fièrement: «Eh bien, je sais!» Surprise, je l’ai questionnée: «Vraiment? Alors, dis-moi pourquoi il y a des gens méchants».

    «Ils continuent de faire des choses méchantes, de sorte qu’ils se transforment en mauvaises personnes!». Mon Dieu, c’est cela?

    Un jour, à quatre ans et demi, mon mari et moi l’avons emmenée pour un trajet en voiture. C’était sans doute un jour faste, nous avons vu beaucoup de voitures de mariage le long du chemin, chaque voiture étant plus luxueuse que la précédente. Ma fille regardait par la fenêtre avec enthousiasme.

    Après un certain temps, mon mari a voulu la taquiner: «Quand tu te marieras, voudras-tu une limousine?»

    Du fond de son siège, elle a répondit instantanément du ton le plus sérieux: «Nous verrons quand le moment sera venu».

    Après cela, elle n’a plus regardé par la fenêtre. Une fois de plus, sa réponse m’avait beaucoup étonnée. Comment arrivait-elle, à son âge, à rester si indifférente dans ses émotions?

    Apprendre à être une bonne personne

    Ma fille était brillante pour son âge. À cinq ans et demi, elle était déjà à sa seconde année à l’école primaire. Alors que j’allais à une réunion parents-enseignants, j’ai vu un grand panneau près de la porte d’entrée de l’école où l’on pouvait lire «Apprendre à être. Apprendre à connaître. Apprendre à faire. Apprendre à être en bonne santé et à être fort».

    En rentrant à la maison, je lui ai demandé: «Qu’est-ce que cela veut dire, apprendre à être?». Tout en me préparant au long discours que je voulais lui faire sur la question, elle m’a souri et répondu avec simplicité: «Je sais! C’est juste apprendre à être une bonne personne!» Instantanément, j’ai oublié mon long discours et je l’ai juste admirée.

    À six ans, je l’ai entendue parler à sa grand-mère qui se trouvait dans la pièce voisine. «Grand-mère, s’il te plaît, pratique le Falun Gong. C’est vraiment bon pour la santé. Crois moi!»

    C’est vrai. Ma fille savait que j’avais été extrêmement faible et en mauvaise santé pendant plusieurs années, mais après avoir pratiqué le Falun Gong - une pratique de méditation basée sur les principes universels d’authenticité, compassion et tolérance -, j’avais entièrement guéri de mes maladies. Alors, elle préparait un plan similaire pour sa grand-mère, voulant qu’elle guérisse elle aussi.

    Grand-mère a répondu: «Je ne sais pas comment faire».

    «Laisse Maman t’apprendre».

    «Mais, mes yeux sont en mauvais état et je ne peux pas lire le livre».

    «Je peux le faire pour toi!»

    Grand-mère, ne pouvant trouver de raison pour refuser, a voulu la satisfaire et lui a répondu: «D’accord, d’accord, j’apprendrai quand j’aurai le temps».

    Ma fille, cependant, ne voulait pas abandonner si facilement. Elle était submergée par l’émotion et lui a dit finalement: «Grand-mère, je ne veux pas que tu meures!»

    Les dommages causés par la propagande du régime

    Quand ma fille allait avoir sept ans, la télévision locale a commencé à diffuser de nombreux programmes diffamatoires et injurieux contre le Falun Gong. Les mensonges étaient tellement bizarres que je ne pouvais en croire mes oreilles et le bombardement, si intense, que je pouvais à peine penser rationnellement.

    Alors que nous regardions un programme, ma fille a demandé avec ses yeux grands ouverts: «Maman, pourquoi disent-ils que les pratiquants de Falun Gong sont mauvais?»

    Mon cœur s’est serré comme s’il avait été mordu par un millier de serpents.

    Je savais qu’elle ne penserait jamais que les pratiquants de Falun Gong sont de «mauvaises personnes», car elle n’a jamais vu aucun d’entre eux faire de «mauvaises choses». Je lui rappelais, souvent, d’être elle-même une bonne personne.

    Voyant la confusion dans ses yeux, je ne savais comment faire face à son besoin de réponse immédiate. Je ne savais pas comment répondre à sa question. J’ai eu l’amère pensée de lui dire de demander aux gens de la télévision, mais un ami a su lui répondre: «Ils déforment la vérité avec une conscience coupable, en raison de toutes leurs mauvaises actions!»

    Quand ma fille avait sept ans et demi, j’ai été envoyée dans un camp de travaux forcés pour avoir pratiqué le Falun Gong. Ma fille est venue me rendre visite quelques mois plus tard. Au moment où elle m’a vue, elle a commencé à parler avec attention: «Maman, j’ai appris à jouer de la flûte. On entend souvent Petit tintement de cloche dans notre maison».

    Elle a continué à m’expliquer qu’elle s’était bien amusée avec Petit tintement de cloche, même si à la fin de sa visite je ne savais pas si elle parlait d’un jouet, d’un animal ou d’une personne.

    Lire la suite sur: http://www.epochtimes.fr/front/12/9/17/n3507077.htm

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